Pensées Bibliques

Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /2006 21:16

QU’ÉVOQUE pour vous le mot “secte”? Des groupes de personnes bizarrement vêtues, chantant et dansant aux coins des rues? Une foule de dévots se prosternant devant l’image de quelque mystérieux gourou? D’horribles histoires d’enfants enlevés et victimes de sévices? Ou peut-être encore des récits révoltants de meurtres en série ou de suicides collectifs?

 

 

Les informations de ce genre sont malheureusement courantes — trop sans doute. En conséquence, pour la plupart des gens, le mot “secte” est devenu synonyme de singularité, de non-conformisme et parfois même de menace. Tous les groupements religieux qui n’appartiennent pas aux grandes Églises seraient des sectes. Cette opinion est-elle exacte? Plus important encore, est-ce là ce qu’enseigne la Bible ?

 

 

Qu’est-ce qu’une secte?

 

 

Les gens appellent en général "secte" les minorités religieuses, sortant de là automatiquement les 'grandes religions'. N'est-ce pas justement une attitude sectaire pilotée par ces mêmes grandes religions? Ne retombe-t-on pas dans le RACISME religieux? Les "grandes religions" n'ont-elles pas déjà opéré de la même manière lors des "saintes" croisades? Disons-le tout haut, ce n'est pas parce qu'un groupe religieux est peu nombreux ou mal connu qu'il est focément mauvais non? Ce sont LEURS ACTIONS qui doivent être jugées.

Notons en passant que quantité de Juifs du Ier siècle disaient la même chose des disciples de Jésus Christ, et surtout de l’apôtre Paul. En raison du zèle que celui-ci déployait pour prêcher la bonne nouvelle à propos de Jésus, les chefs juifs l’accusèrent d’être ‘une peste; de susciter des séditions chez tous les Juifs sur toute la terre habitée, et d’être un meneur de la secte des Nazaréens’. (Actes 24:5.) Le mot grec rendu ici par “secte” est haïrésis, qui signifie “un choix”, c’est-à-dire “le choix d’une opinion contraire à celle habituellement reconnue”. Ainsi, une “secte” est un groupe de personnes qui choisissent d’adopter une ligne de conduite ou une croyance différente de ce qui est communément accepté.

 

 

Parce que le message que prêchaient Paul et ses compagnons chrétiens était contraire à leur opinion et qu’il les irritait, les chefs religieux juifs taxèrent leur mouvement de secte. Mais avaient-ils raison? Certainement pas, car accepter ce raisonnement reviendrait à dire que le christianisme tel qu’il fut enseigné par Jésus le Nazaréen et l’apôtre Paul était une secte.

 

 

Par contre, la Bible parle de “la secte des Pharisiens” et de la “secte des Sadducéens”. (Actes 15:5; 5:17.) Pour quelle raison? Parce que ces hommes avaient choisi une ligne de conduite ou une croyance différente de ce qu’enseignait la Bible. Mettant le doigt sur leur erreur, Jésus déclara: “Vous annulez habilement le commandement de Dieu pour garder votre tradition. (...) ainsi vous rendez inopérante la parole de Dieu par votre tradition.” (Marc 7:9, 13). Ils avaient beau considérer qu’ils pratiquaient la religion établie, ils n’en constituaient pas moins deux sectes de l’époque.

 

 

L’attachement excessif qu’ils portaient à leurs critères personnels de justice amena ces chefs religieux suffisants à rejeter Jésus. En conséquence, celui-ci leur adressa ces paroles: “C’est pourquoi je vous le dis: Le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donne à une nation qui en produira les fruits.” — Matthieu 21:43.

 

 

Qui sont les sectes de nos jours?

 

 

Aujourd’hui, le terme “secte” est très largement employé, les auteurs religieux, les chroniqueurs et autres spécialistes de la religion le jetant à la face de quiconque va à l’encontre de leur sensibilité religieuse personnelle. Mais est-ce là une référence raisonnable pour porter un jugement? N’est-il pas préférable de suivre le conseil de Jésus et d’examiner leurs “fruits”? Jésus déclara en effet: “À leurs fruits vous les reconnaîtrez.” — Matthieu 7:16.

 

 

Ce critère nous permet effectivement de ranger parmi les sectes bon nombre des mouvements qui défraient parfois la chronique. Au lieu de produire “le fruit de l’esprit”, ils pratiquent abondamment “les œuvres de la chair”, parmi lesquelles “la fornication, l’impureté, l’inconduite, l’idolâtrie, la pratique du spiritisme” et d’autres choses encore (Galates 5:19-24). On peut à juste titre considérer ces groupements comme des sectes, puisque leurs adhérents vouent un culte à des dirigeants charismatiques et suivent leurs enseignements de préférence à ceux de la Parole de Dieu, la Bible.

 

 

Mais que dire des grandes religions? Soutiennent-elles les principes élevés de la Bible en matière de morale, ou bien ont-elles leurs propres idées sur la question (1 Corinthiens 6:9, 10)? Leurs membres manifestent-ils un amour réciproque — ce qui, selon Jésus, est une marque distinctive de ses vrais disciples — ou bien sont-ils amenés, sous l’influence du nationalisme et de la politique, à s’entre-tuer en temps de guerre (Jean 13:35)? À l’exemple de Jésus, ces religions défendent-elles la Bible comme étant la Parole de Dieu, ou bien la considèrent-elles comme un recueil de mythes, lui préférant les philosophies humaines ou des concepts qui déshonorent Dieu, telle la théorie de l’évolution (Jean 17:17)? Il est clair qu’en dépit de leur “respectabilité” les grandes Églises ne sont rien d’autre que des sectes mensongères qui veulent se faire passer pour le véritable christianisme.

 

 

Que devriez-vous faire?

 

 

Le véritable christianisme n’est pas une secte, et il n’est pas non plus divisé. Si vous appartenez à une Église, il vous incombe d’examiner attentivement ses enseignements et les “fruits” que produisent ses membres dans leur vie. Votre Église est-elle en complète harmonie avec la Bible sur ces points? Ou se pourrait-il qu’elle ait choisi une ligne de conduite différente de celle qu’enseigne la Parole de Dieu, se ravalant du même coup au rang de secte? Seul un examen assidu de la Bible vous permettra d’apporter une réponse exacte à ces questions.

Par Yannick - Publié dans : Pensées Bibliques
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /2006 23:50

“SI DEUX anges descendaient du ciel, l’un pour gouverner un empire, l’autre pour balayer une rue, ils n’éprouveraient pas la moindre envie de changer d’emploi”, déclara, il y a environ deux cents ans, l’ecclésiastique anglais John Newton. C’était une façon de dire qu’il faut être content de son sort.

 

 

Prenons ensemble : Philippiens 4:11, 12 (LIRE). Paul a écrit : “ J’ai en effet appris, en quelque situation que je sois, à me suffire à moi-même. [...] En toutes choses et en toutes circonstances, j’ai appris le secret et d’être rassasié et d’avoir faim, et d’être dans l’abondance et d’être dans le besoin. ” —

 

 

 

 

 

Quel était le secret du contentement de Paul ?

 

 

Paul avait tout pour réussir : Il pouvait espérer obtenir pouvoir et prestige dans le système juif, sur les plans politique, religieux et sans aucun doute pécuniaire. était citoyen romain, sans doute membre d’une famille juive en vue; il avait étudié la loi aux pieds de Gamaliel, un homme d’une grande instruction, et il avait gagné le respect des autres Pharisiens. Mais qu’est-il arrivé à Paul? Par l’intermédiaire de Jésus Christ, Dieu l’invita à devenir prédicateur de la “bonne nouvelle”. Afin de subvenir à ses besoins sans être à la charge des autres chrétiens, Paul travailla de ses propres mains. Ainsi, il put se déplacer de ville en ville, partout où son activité missionnaire l’appelait. Son œuvre d’évangélisation lui valut d’être souvent persécuté, parfois battu, lapidé et fouetté. Mais était-il content de son sort?

 

 

Il écrivit dans sa lettre aux Philippiens: (Phil. 3:8; 4:11).  “Oui, vraiment, je considère que tout est perte à cause de la valeur supérieure de la connaissance de Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai accepté la perte de toutes choses et je les considère comme des déchets, afin de gagner Christ. J’ai appris à me suffire [“à être content”] dans quelque situation que je me trouve.” Oui, l’apôtre Paul trouva un véritable contentement à servir Dieu fidèlement.

 

 

Malgré son dénuement Il a fait trois voyages missionnaires coûteux, et il s’est aussi rendu dans des congrégations qui avaient besoin de recevoir une visite. Entièrement occupé par son service pour Dieu, il avait peu de biens matériels. En général, les frères subvenaient à ses besoins. Quelquefois, cependant, il a connu le dénuement et les privations (2 Corinthiens 11:27 ; Philippiens 4:15-18). Mais même alors, Paul ne s’est jamais plaint de son sort, ni n’a convoité ce qu’avaient les autres.  Il a d’ailleurs rapporté ces paroles célèbres de Jésus : “ Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. ”

 

 

D’autres, en revanche, sont devenus mécontents, et leur attitude eut de tragiques conséquences. Ève, la première femme, avait un mari parfait, une demeure de rêve dans un jardin paradisiaque, toutes sortes d’aliments en abondance, les soins pleins d’amour de son Dieu et Père céleste, et la perspective de vivre éternellement. Pourtant, quand le Tentateur lui dit que Dieu la privait de ce à quoi elle avait droit, elle le crut et devint mécontente de son sort. Elle choisit la voie de l’indépendance, qui lui offrait la possibilité de fixer ses propres critères du bien et du mal. Mais ce choix ne lui apporta que les souffrances et la mort. Comme elle aurait mieux fait de rester contente de son sort, soumise à son mari et, par-dessus tout, à son Dieu!

 

 

Des siècles plus tard, alors que Dieu conduisait son peuple à travers le désert, il y eut de nombreux cas de mécontentement. En une certaine occasion, 254 chefs d’Israël devinrent mécontents de leur sort et se rebellèrent ouvertement contre Moïse et Aaron. Ils dirent à Moïse sur un ton provocateur: “C’en est assez de vous (...). Pourquoi donc vous élevez-vous au-dessus de la congrégation de Dieu?” Dans sa réponse, Moïse mit le doigt sur la cause de leur mécontentement, en disant: “Est-ce chose si insignifiante pour vous que le Dieu d’Israël vous ait séparés de l’assemblée d’Israël (...) pour faire le service du tabernacle de Dieu (...)? Vous faut-il donc aussi tenter d’obtenir la prêtrise?” (Nomb. 16:1-10). Quel fut le résultat de cette vague de mécontentement? La plupart des rebelles périrent par le feu, et les autres disparurent quand la terre s’ouvrit et les engloutit.

 

 

Démas, un compagnon de l’apôtre Paul, céda au mécontentement pour d’autres raisons. Il se trouvait aux côtés de Paul pendant son premier emprisonnement à Rome. Mais lors du second emprisonnement de l’apôtre, ‘Démas l’abandonna, parce qu’il avait aimé le présent système de choses’. (II Tim. 4:10.) Il perdit le vrai contentement.

 

 

D’AUCUNS estiment que leur recherche du contentement connaîtrait une issue heureuse si seulement ils pouvaient aller s’installer sous les tropiques, dans une île isolée et à l’abri du danger. Ils se disent que là, au moins, ils pourraient mener une vie tranquille, se chauffer au soleil, avoir de la nourriture en abondance et pas le moindre souci.

 

 

À ce sujet, James Michener et Grove Day racontent (dans le livre Rascals in Paradise) “un épisode imaginaire de l’histoire moderne du Pacifique”. Dans les années 1930 un Australien arrive à la conclusion qu’un grand conflit se prépare. Désirant rester à l’écart de ce cataclysme, il se met à chercher méthodiquement un lieu de refuge.

 

 

“Finalement, un raisonnement de la logique la plus rigoureuse lui fait décider que le seul refuge sûr contre la folie du monde est une île tropicale. (...) Il étudie la carte du Pacifique et fixe son choix sur l’île qui offre tous les avantages: isolement, sécurité, agrément (...). À la fin de l’été 1939, une semaine avant que l’Allemagne envahisse la Pologne , ce sage Australien s’enfuit dans son refuge du Pacifique Sud: l’île pratiquement inconnue de Guadalcanal.” Trouvera-t-il là-bas la sécurité et le contentement?

 

 

Hélas! non, car même l’île isolée de Guadalcanal devint le théâtre de violents affrontements en 1942 et 1943. Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette île fut tout, sauf un paradis tropical.

 

 

Ces événements remontent à plusieurs dizaines d’années. Mais qu’en est-il aujourd’hui? Que voit un observateur impartial?

 

 

Il voit des grèves, des manifestations, des enfants qui partent de chez eux, des étudiants qui abandonnent leurs études, l’usage de la drogue, des foyers brisés et des divorces. Tout cela est devenu monnaie courante. Pourquoi? Quel est le dénominateur commun de tous ces problèmes? C’est le mécontentement.

 

 

Considérez encore les menaces qui pèsent actuellement sur la paix du monde. Songez à la possibilité d’un holocauste nucléaire. Qui peut trouver le contentement dans de telles conditions?

 

 

Aujourd’hui, pas plus que durant la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas d’île tropicale sûre et retirée dans laquelle il serait possible de fuir. À l’ère de l’avion, des communications et aussi de la pollution atmosphérique, personne ne peut trouver un endroit qui offre une tranquillité et une sécurité parfaites. Cela signifie-t-il que tous, hommes, femmes et enfants, sont condamnés à vivre malheureux et mécontents? Bien sûr que non! C’est ce que nous allons voir en répondant à cette question urgente: Pouvez-vous être satisfait de votre sort?

 

 

 

 

 

Ce que signifie se suffire à soi-même

 

 

Paul savait se suffire à lui-même, cela veut dire se contenter du nécessaire. Il a associé le contentement à l’attachement à Dieu. “ Nourriture et vêtement ” n’étaient que les moyens qui lui permettaient de poursuivre l’attachement à Dieu. Pour Paul, le secret du contentement consistait donc à se reposer sur Dieu dans n’importe quelle situation.

 

 

Beaucoup aujourd’hui préfèrent mettre leur confiance dans l’argent. En conséquence, beaucoup s’engluent dans la poursuite de l’argent et des biens matériels. Au lieu d’en retirer bonheur et satisfaction, ils “ tombent dans la tentation, dans un piège et dans de nombreux désirs insensés et nuisibles, qui plongent les hommes dans la destruction et la ruine ”. — 1 Timothée 6:9, 10.

 

 

Pourquoi essayer de s’amasser des choses matérielles ?

 

 

La Bible nous dit explicitement que “ la scène de ce monde est en train de changer ”. C’est pourquoi elle nous lance cet appel pressant : en  1 Corinthiens 7:29-31.“ [Que] ceux qui se réjouissent [soient] comme ceux qui ne se réjouissent pas, et ceux qui achètent comme ceux qui ne possèdent pas, et ceux qui usent du monde comme ceux qui n’en usent pas pleinement. ”

 

 

Et vous? Est-ce que vous travaillez pour nourrir votre famille? Dans ce cas, êtes-vous insatisfait? De nombreuses choses peuvent troubler le chrétien: la malhonnêteté de certains hommes haut placés, l’injustice envers les pauvres et les nécessiteux, le favoritisme, sans parler du travail par lui-même, qui est souvent monotone. Comment être satisfait dans de telles conditions? Souvenez-vous que vous n’êtes pas seul. Les fidèles serviteurs de Dieu du passé rencontrèrent les mêmes problèmes, et la Bible nous a rapporté, pour nous encourager, la façon dont ils ont surmonté ces problèmes.

 

 

Prenons le cas d’Asaph, un Lévite bien connu comme chanteur et musicien. Il écrivit: “Je portais envie aux vantards, quand je voyais la paix des méchants. Ils ne sont même pas dans le tourment de l’homme mortel, et ils ne sont pas frappés comme les autres hommes.” Il commença donc à se dire: “C’est en vain que j’ai purifié mon cœur et que je lave mes mains dans l’innocence.” — Ps. 73:3, 5, 13.

 

 

En réalité, Asaph se demandait: ‘À quoi bon faire le bien? Les autres font le mal et s’en tirent quand même. Pourquoi ne ferais-je pas comme eux?’ Mais il comprit ensuite que son raisonnement était mauvais. Un jour qu’il se trouvait au sanctuaire avec les autres adorateurs de Dieu, il reconnut que la prospérité des méchants est de courte durée. — Ps. 73:15-19.

 

 

A-t-on fait quelque nouvelle découverte sur la façon de trouver le vrai contentement? Non, il n’y a rien de neuf. Le conseil que l’apôtre Paul donna il y a mille neuf cents ans est tout aussi valable maintenant qu’avant. Il écrivit: “En effet, c’est un moyen de grand gain que cette piété avec la vertu qui consiste à se suffire à soi-même [ou “avec le contentement”]. Car nous n’avons rien apporté dans le monde et nous n’en pouvons non plus rien emporter. Si donc nous avons nourriture et vêtement, nous nous contenterons de cela.” — I Tim. 6:6-8.

 

 

Prenez donc le temps de méditer sur votre sort. Certes, il pourrait être meilleur, mais il pourrait aussi être bien pire. Efforcez-vous de vous contenter de ce que vous avez, plutôt que de languir après ce que vous n’avez pas. Trouvez le bonheur en faisant ce que vous pouvez pour aider spirituellement vos semblables et en étant une source d’encouragement pour eux. Suivez ces conseils, comme beaucoup l’ont déjà fait, et vous pourrez être content de votre sort.

 

 

Par Yannick - Publié dans : Pensées Bibliques
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Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /2006 18:29

PARMI les principales religions, plusieurs ont, à un moment ou à un autre, imposé le célibat à leurs ministres du culte. Mais, au sein de la chrétienté, aucune n’a accordé autant de place au célibat que l’Église catholique. Or, le célibat ecclésiastique fait aujourd’hui l’objet d’une vive controverse. Selon une revue américaine (The Wilson Quarterly), “ au cours des dernières décennies, il est apparu étude après étude que le célibat obligatoire, auquel les prêtres catholiques sont soumis depuis le XIIe siècle, est à l’origine des difficultés rencontrées par l’Église pour recruter et garder ses prêtres ”. De l’avis du sociologue Richard Schoenherr, “ le poids de l’Histoire et du changement social s’oppose à l’admission exclusive d’hommes célibataires dans la prêtrise catholique ”. Quel est le point de vue biblique sur le célibat ecclésiastique ?

 

 

Mariage ou célibat ?

 

 

Au cours de l’Histoire, de nombreux hommes et femmes pieux appartenant à diverses religions ont choisi de rester célibataires. Pour quelle raison ? Beaucoup croyaient que les choses charnelles, matérielles, étaient “ le siège du mal ” ; pour eux, la pureté spirituelle passait par le renoncement à toute activité sexuelle. Pourtant, ce n’est pas le point de vue de la Bible. Selon les Écritures, le mariage est un don pur et saint qui vient de Dieu. Le récit de la création consigné dans la Genèse le présente comme “ bon ”, et non comme un obstacle à une relation spirituellement pure avec Dieu. — Genèse 1:26-28, 31 ; 2:18, 22-24 ; voir aussi Proverbes 5:15-19.

 

 

L’apôtre Pierre et d’autres serviteurs approuvés de Dieu qui détenaient une autorité dans la congrégation chrétienne primitive étaient mariés (Matthieu 8:14 ; Actes 18:2 ; 21:8, 9 ; 1 Corinthiens 9:5). C’est ce qu’indiquent clairement les directives que l’apôtre Paul envoya à Timothée au sujet de la nomination de surveillants, ou “ évêques ”, dans les congrégations. Il écrivit : “ Il faut [...] que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme. ” (1 Timothée 3:2, Bible Liénart [3e éd., 1952] ; c’est nous qui soulignons). Notez que rien ne laisse entendre qu’il soit inconvenant pour un “ évêque ” d’être marié. Paul précise simplement qu’un “ évêque ” ne doit pas être polygame ; s’il est marié, il ne doit avoir qu’une seule femme. Plus généralement, comme le note une encyclopédie biblique (Cyclopedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature, par McClintock et Strong), “ aucun passage du N[ouveau] T[estament] ne peut être interprété dans le sens d’une interdiction du mariage pour le clergé sous la loi de l’Évangile ”.

 

 

Si elle tient le mariage en haute estime, la Bible ne réprouve en aucun cas le célibat lorsqu’il est librement choisi. Elle le recommande même à certains comme un mode de vie désirable (1 Corinthiens 7:7, 8). Jésus Christ a dit que des hommes et des femmes choisiraient délibérément de ne pas se marier (Matthieu 19:12). Pourquoi ? Non parce qu’ils verraient dans le mariage en lui-même quelque chose d’impur qui entraverait leur développement spirituel, mais plutôt parce qu’ils voudraient concentrer leurs efforts sur l’accomplissement de la volonté de Dieu en des temps qui leur sembleraient pressants.

 

 

Vers le célibat obligatoire

 

 

Dans les siècles qui suivirent la mort de Christ, les choses changèrent cependant. Au cours des trois premiers siècles de notre ère, “ certains ministres religieux étaient mariés et d’autres pas ”, explique David Rice, un dominicain qui a renoncé à la prêtrise pour se marier. Puis les chrétiens de nom subirent l’influence de ce qu’un auteur a appelé un “ amalgame d’idées grecques et bibliques ”, qui fut à l’origine d’une vision pervertie de la sexualité et du mariage.

 

 

Bien sûr, certains continuaient à opter pour le célibat avant tout “ pour avoir la liberté de se consacrer entièrement à l’œuvre du royaume de Dieu ”. Mais d’autres le faisaient davantage en raison des philosophies païennes qu’ils avaient adoptées. On lit dans une encyclopédie (The New Encyclopædia Britannica) : “ La croyance selon laquelle les relations sexuelles rendent impur et sont incompatibles avec la sainteté devint [chez les chrétiens de nom] la principale justification de la pratique du célibat. ”

 

 

Au IVe siècle, précise David Rice, l’Église “ interdit aux prêtres mariés d’avoir des relations sexuelles la veille de célébrer l’Eucharistie ”. Lorsque l’Eucharistie devint quotidienne, les prêtres se virent par conséquent contraints à une continence absolue. Par la suite, le mariage des prêtres fut complètement interdit. Dans l’Église, le célibat devint ainsi obligatoire pour tous les ministres.

 

 

L’apôtre Paul avait précisément mis en garde les chrétiens contre une telle évolution. On lit en effet : “ L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains renieront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques [...] : ces gens-là interdisent le mariage. ” — 1 Timothée 4:1, 3, Bible de Jérusalem.

 

 

“ La sagesse, a dit Jésus Christ, se révèle juste par ses œuvres. ” (Matthieu 11:19). De même, le rejet des normes divines se révèle insensé lorsqu’on examine ses œuvres, autrement dit ses conséquences. David Rice a interrogé de nombreux prêtres dans le monde entier sur la question du célibat obligatoire. Il lui a été dit : “ On reste prêtre, on fait du bien dans la mesure du possible et on use avec discrétion de la disponibilité sexuelle de femmes dévouées et admiratives. ”

 

 

Citant Matthieu 7:20, Rice écrit : “ ‘ C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ’, a dit Jésus. ” Puis il décrit la situation tragique engendrée par la loi du célibat ecclésiastique : “ Les fruits du célibat obligatoire, ce sont des milliers d’hommes qui mènent une double vie, des milliers de femmes dont l’existence est brisée, des milliers d’enfants rejetés par leur père, pour ne rien dire de la souffrance des prêtres. ”

 

 

Un mariage honorable est une bénédiction de Dieu. Les conséquences spirituelles du célibat obligatoire sont de toute évidence désastreuses. En revanche, le célibat librement choisi, bien que nullement indispensable à la sainteté et au salut, constitue un mode de vie enrichissant et spirituellement satisfaisant pour certains. — Matthieu 19:12.

Par Yannick - Publié dans : Pensées Bibliques
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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /2006 20:59

ALORS que le XXIe siècle commence et que les conditions mondiales se dégradent sans cesse, de plus en plus de gens croient que des êtres extraterrestres voyagent dans des objets volants non identifiés (OVNI). Les OVNI sont-ils une fiction, une tromperie, un canular monté par des gens qui veulent s’amuser de la crédulité du public ?

 

Des gens qui semblent tout à fait normaux et de bonne foi affirment avoir vu un OVNI ou des extraterrestres ; d’ailleurs, des professeurs bardés de diplômes et des scientifiques croient à l’existence de ces visiteurs venus d’autres planètes. Ces personnes sont convaincues que des extraterrestres observent les humains et, parfois, communiquent avec eux. Aux États-Unis, des “ support groups ” (des centres d’accueil) ont été créés pour aider ceux qui affirment être entrés en contact avec des visiteurs venus de l’espace.

 

Plan de survie extraterrestre

 

Dans Les extraterrestres sont parmi nous (angl.), Ruth Montgomery rapporte les propos de personnes qui, toujours plus nombreuses, sont convaincues d’être des extraterrestres incarnés. Certains annoncent qu’aura lieu en l’an 2000 “ un événement cosmique pour lequel les anges de haut rang et les maîtres ont été préparés ”. Des gens croient que des extraterrestres utilisent les OVNI pour collecter et préserver des spécimens végétaux et animaux, ou que les OVNI serviront de ‘ vaisseaux de sauvetage ’ pour tenir des millions d’humains à l’écart lors de la désolation prochaine de la terre. Après cette grande destruction, ces humains seront ramenés sur terre, où ils instaureront “ un âge nouveau et un ordre nouveau ” de conscience spirituelle. Un jeune Américain, membre d’un groupe qui s’est donné pour nom “ Alien Youth ” (Les jeunesses extraterrestres), a dit à Réveillez-vous ! avec le plus grand sérieux : “ Avec mes amis, nous attendons d’être téléportés par nos ancêtres extraterrestres. ”

 

Certains prétendus extraterrestres affirment être dirigés par Dieu ; d’autres disent qu’ils lui demandent conseil sur la manière d’aider l’humanité. Dieu utilise-t-il des visiteurs venus d’autres planètes pour sauver l’humanité d’une catastrophe mondiale imminente ?

 

Dieu communique avec les humains

 

Dès les débuts de l’histoire humaine, Dieu a communiqué avec les humains. La Bible rapporte des conversations qu’il eut avec Adam et Ève, Noé, Abraham et d’autres (Genèse 3:8-10 ; 6:13 ; 15:1). Rêves, voix et visions furent utilisés pour transmettre la volonté de Dieu et produire la Bible. Cependant , la rédaction de la Bible achevée, la communication directe entre le ciel et l’humanité était-elle nécessaire ? Non, car la Bible déclare que les Saintes Écritures rendent “ l’homme de Dieu (...) pleinement qualifié, parfaitement équipé pour toute œuvre bonne ”. (2 Timothée 3:17.) Elle affirme que c’est dans ses pages que l’on trouve la direction nécessaire pour faire face à ces temps troublés. Néanmoins, y a-t-il motif à croire que Dieu nous fournirait des renseignements ou des instructions spéciales par le biais d’un porte-parole extraterrestre ? Non, car l’apôtre Paul a déclaré : “ Même si nous ou un ange du ciel, nous venions à vous annoncer comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que nous vous avons annoncé comme une bonne nouvelle, qu’il soit maudit. ” — Galates 1:8.

 

Bien que les assertions des soi-disant extraterrestres semblent s’accorder avec les prophéties de la Bible annonçant que la terre devra bientôt subir des changements cataclysmiques, ces personnages proposent une méthode de survie qui dépend de créatures. La Bible n’exhorte pas les hommes à trouver une hypothétique sécurité dans des vaisseaux extraterrestres ou dans tout autre endroit. Elle nous dit plutôt de rechercher protection en nous vouant à Dieu, offrande de notre personne qui est symbolisée par le baptême d’eau (1 Pierre 3:21 ; voir aussi Psaume 91:7 ; Matthieu 28:19, 20 ; Jean 17:3). Jésus a dit que “ celui qui aura enduré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé ”. — Matthieu 24:13.

 

Ces passages n’associent-ils pas la survie à la nécessité de relations spirituelles avec Dieu plutôt qu’à un lieu de refuge précis ? Par conséquent, au lieu de préparer l’humanité à survivre, les histoires d’extraterrestres distraient les gens des exigences divines, qui sont, elles, pour leur bien-être éternel.

 

Qui pourrait s’efforcer d’éloigner l’humanité du moyen de survie prévu par Dieu tout en prétendant le représenter ? Ed Conroy, dans son Rapport sur le livre Communion (angl.), affirme que “ les ufologues [personnes qui étudient les OVNI] sérieux ayant une formation en psychologie et en sciences sociales ” incluent dans leurs recherches des études comparatives sur les thèmes suivants : “ ‘ Visiteurs nocturnes ’, fantômes, esprits frappeurs, apparitions, visions religieuses, et ce qu’on a appelé des démons. ” Nombre d’ufologues et de prétendus extraterrestres affirment que les vaisseaux spatiaux sont pratiquement inutiles pour voyager. Ils disent que ces créatures peuvent voyager invisiblement et se matérialiser partout sur terre sans avoir recours à un vaisseau spatial.

 

La Bible nous avertit que Satan et ses démons cherchent à égarer l’humanité. Ils tirent avantage du désespoir des humains pour leur proposer des solutions alléchantes mais trompeuses (2 Corinthiens 11:14). C’est pourquoi la Bible avertit : “ Dans les périodes à venir quelques-uns abandonneront la foi, faisant attention à des paroles inspirées trompeuses et à des enseignements de démons. ” — 1 Timothée 4:1.

 

De la même manière aujourd’hui, il convient de rejeter toute prétendue visite et toute instruction apparemment profitable provenant de ces êtres, quelle que soit la forme qu’ils revêtent. Ceux qui s’aviseraient de suivre les conseils trompeurs d’“ extraterrestres ” plutôt que ceux de la Parole de Dieu commettraient une grave erreur dans ces temps critiques.

Par Yannick - Publié dans : Pensées Bibliques
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