L'histoire, l'Archéologie et la Bible

Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /2006 12:52

"NOUS avons décidé depuis longtemps, braves soldats, de n’être esclaves ni des Romains ni de personne autre que Dieu: (...) tant que ces mains sont libres et tiennent un glaive, (...) mourons sans avoir été esclaves de l’ennemi et, en hommes libres, quittons ensemble cette vie avec nos enfants et nos femmes."

C’est ainsi que Josèphe, historien du Ier siècle, rapporte dans son ouvrage La guerre des Juifs l’exhortation désespérée qu’aurait faite Éléazar, fils de Jaïr (ou Ben Ya´ir), aux défenseurs de Massada. Pourquoi ce chef juif a-t-il poussé ses compagnons au meurtre et au suicide collectifs, à l’encontre de la loi divine (Exode 20:13)?

Les Sicaires de Massada

Avant que la révolte juive n’éclate en 66 de notre ère, une garnison romaine stationnait à Massada, colline fortifiée près de la mer Morte. Bien que Massada fût située dans un endroit isolé, Hérode le Grand y avait fait bâtir un magnifique palais d’hiver. Il y avait fait installer un système permettant même de prendre des bains chauds. Mais ce qui fut décisif, c’est que le lieu servait de cachette, sous l’occupation romaine, à un important stock d’armes. Tandis que l’animosité grandissait à l’égard des Romains qui occupaient la Palestine, le risque de voir les armes tomber aux mains des révolutionnaires juifs augmentait. L’une des factions était celle des Sicaires, mot qui signifie "hommes armés de poignards". La Bible y fait allusion en rapport avec une révolte. — Actes 21:38.

En 66 de notre ère, ces "hommes armés de poignards" prirent Massada. Équipés de leurs armes nouvellement acquises, ils marchèrent sur Jérusalem afin de soutenir la rébellion contre l’autorité romaine. Le massacre par les rebelles juifs des garnisons romaines de Massada et de Jérusalem attira sur leurs compatriotes la colère de Rome. Avant la fin de l’an 66, la douzième légion, sous le commandement de Cestius Gallus, entra en Judée et campa autour de Jérusalem. Les Romains attaquèrent la cité de toutes parts et allèrent jusqu’à saper les fondations nord du temple. Soudain, Gallus retira ses troupes et quitta la Judée sans raison apparente. Josèphe, un témoin oculaire, rapporte: "S’il avait pressé le siège un instant de plus, il aurait pris la ville tout de suite."

Mais les Romains n’allaient pas en rester là. Quatre ans plus tard, le général romain Titus marcha sur Jérusalem avec quatre légions. Cette fois-ci, la ville fut complètement détruite et la Judée se retrouva de nouveau sous la férule de Rome. Toute la Judée, sauf Massada.

Résolus à écraser cette ultime poche de résistance, les Romains ont bâti des murs de pierres autour de la forteresse et autour de leurs huit campements. Finalement, ils ont construit une rampe de terre menant au sommet, un remblai artificiel long de 197 mètres et atteignant 55 mètres, en haut duquel ils ont érigé une tour et ont placé un bélier destiné à percer les murs de Massada. Ce n’était qu’une question de temps avant que les armées romaines n’investissent et ne prennent cette dernière forteresse judéenne.

Aujourd’hui, le tracé très net des campements romains, le mur de siège périphérique et l’énorme rampe attestent le dénouement de la révolte juive. Des fouilles archéologiques intensives ont été effectuées à Massada en 1965. À propos des découvertes qui ont été faites, la Nouvelle Encyclopédie britannique (1987, angl.) déclare: "Les descriptions de l’historien judéo-romain Josèphe, qui constituaient jusqu’alors la seule source détaillée de l’histoire de Massada, se sont révélées extrêmement exactes."

Mais comment les "hommes armés de poignards" ont-ils réagi devant l’exhortation au suicide d’Éléazar, fils de Jaïr, alors que les Romains étaient sur le point de percer les murs? Josèphe rapporte: "[Ils tuèrent] leurs femmes et leurs enfants de leurs propres mains (...). Puis, ayant tiré au sort les dix d’entre eux qui seraient chargés d’égorger tous les autres, ils se couchèrent, chacun près de sa femme et de ses enfants étendus morts et, les tenant serrés dans leurs bras, tendirent leur gorge au glaive de ceux qui s’acquittaient de ce funeste office. Quand les derniers les eurent tous tués, sans broncher, ils établirent la même loi du tirage au sort les uns pour les autres (...); mais une femme âgée et une autre (...) se cachèrent (...). Le nombre des victimes fut de neuf cent soixante, en comptant les femmes et les enfants."

Découvertes

Les archéologues ont retrouvé à Massada des centaines de pièces de monnaie portant des inscriptions hébraïques comme "Pour la liberté de Sion" et "Jérusalem la sainte" qui célébraient la révolte. Dans son livre Massada, Yigael Yadin déclare: "Nous avons trouvé des sicles correspondant à chaque année de la révolte, depuis la première jusqu’à la cinquième pour laquelle ils sont très rares, car c’est la dernière année où des sicles ont été frappés. Elle correspond à 70, année où le temple de Jérusalem a été détruit." Voir la pièce de monnaie ci-dessus.

 

À un endroit stratégique près d’une porte de Massada, on a retrouvé 11 fragments de poterie; chacun d’eux porte un court surnom hébreu. Plusieurs spécialistes pensent qu’il pourrait s’agir des sorts dont parle Josèphe. Sur l’un d’eux, on lit: "Ben Ya´ir", ce qui signifie "fils de Jaïrus". "La découverte de ces sorts par Yadin, dont l’un contient le nom Ben Jaïr, est une confirmation troublante du récit de Josèphe", déclare Louis Feldman dans Josèphe et le savoir contemporain

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 17:07

ON A écrit beaucoup de livres pour mettre en doute l’authenticité et l’exactitude de la Bible. Le récit des Évangiles sur la vie du Christ a été tout particulièrement la cible des critiques. Que devons-nous croire ? Jésus a-t-il réellement existé ? Le récit de sa vie, tel qu’on le trouve dans les Évangiles, est-il authentique ?

De nombreux critiques partagent le point de vue d’Albert Schweitzer. Selon lui, le Jésus des Évangiles qui se disait le Messie, qui prêchait le Royaume de Dieu et qui fut mis à mort, consécration finale de son œuvre, est "une fiction littéraire des premiers Évangélistes". Schweitzer aurait voulu nous faire croire que Jésus était un religieux fanatique qui prêchait la destruction imminente de l’univers. D’après lui, rien ne permet de penser qu’il s’agit d’un ‘personnage historique réel’. Étant arrivé à cette conclusion, Schweitzer avait renoncé à sa fonction de pasteur et de professeur de théologie. Il retourna à l’école, étudia la médecine et devint médecin.

Certains critiques sont si sceptiques qu’ils vont jusqu’à nier que Jésus ait jamais existé. Quelles preuves avons-nous donc de l’existence de Jésus ?

LE TÉMOIGNAGE JUIF

Tout d’abord, il y a le témoignage des premiers écrits talmudiques. Après avoir étudié soigneusement leur témoignage, Joseph Klausner, célèbre savant juif, déclara que les "premiers récits talmudiques" sur Jésus confirment ‘à la fois l’existence et le caractère général de Jésus’. — Jesus of Nazareth, p. 20.

On trouve deux allusions à Jésus dans les œuvres de Josèphe, historien juif du premier siècle. L’une d’elles est souvent mise en doute parce qu’elle donne l’impression que Josèphe parle comme un chrétien (Histoire ancienne des Juifs, traduction d’Arnauld d’Andilly, livre XVIII, chapitre 4, paragraphe 3). Cependant, comme le montrent Klausner et d’autres biblistes, il n’est pas raisonnable de conclure que Josèphe n’a fait aucune allusion à Jésus, alors qu’il parle longuement de Jean le Baptiste. D’autre part, Josèphe dit plus loin qu’on fit "assembler un conseil [le Sanhédrin] devant lequel il fit venir Jacques, frère de Jésus, nommé Christ". (Histoire ancienne des Juifs, livre XX, chapitre 8, paragraphe 1.) Ces biblistes disent avec raison que cette citation laisse entendre que Josèphe a déjà parlé de Jésus. En effet, s’il n’en avait pas fait mention plus tôt, pourquoi aurait-il précisé que Jacques, homme inconnu, était le frère de Jésus ? Selon eux, Josèphe a bien parlé du ministère de Jésus, mais quelqu’un d’autre a par la suite embelli son récit.

LE TÉMOIGNAGE DES HISTORIENS ROMAINS

On ne doit pas s’attendre à ce que les historiens romains aient écrit beaucoup sur un mouvement religieux apparemment sans importance en Palestine, pays très éloigné de Rome. Tout au plus peut-on espérer trouver quelques rares allusions au Christ, ce qui est le cas. Ainsi, Tacite, célèbre historien romain, rapporte que Néron rejeta la responsabilité de l’incendie de Rome sur les chrétiens. Il ajoute que "l’auteur de ce nom [chrétiens], le Christ, avait souffert le supplice, sous le règne de Tibère, par ordre du procurateur Ponce-Pilate". — Annales, livre XV, par. 44.

D’autres écrivains romains, tels que Pline le Jeune, Sénèque et Juvénal, ont également fait allusion aux disciples du Christ.

Parlant du témoignage des écrivains juifs et païens du début de notre ère, l’Encyclopédie britannique dit fort justement : "Ces récits indépendants prouvent que dans l’ancien temps même les ennemis du christianisme n’ont jamais douté de l’historicité de Jésus, historicité qui fut mise en doute pour la première fois et sur des bases inexactes par plusieurs auteurs de la fin du 18ème, du 19ème et du début du 20ème siècles." — Édition de 1974, t. X, p. 145.

UN RÉCIT INOUBLIABLE

L’historicité de Jésus est établie non seulement par de tels récits "indépendants", mais par le récit des Évangiles lui-même. Comment cela ? John Stuart Mill, célèbre économiste et philosophe anglais du dix-neuvième siècle, fit cette remarque : "Qui d’entre ses disciples ou d’entre leurs prosélytes était capable d’inventer les paroles attribuées à Jésus ou d’imaginer sa vie et son caractère révélés dans les Évangiles ? Certainement pas les pêcheurs de Galilée." Dans le même ordre d’idée, Theodore Parker déclara : "Nous dira-t-on qu’un tel homme n’a jamais existé, que toute cette histoire est un mensonge ? Supposez que Platon et Newton n’aient jamais vécu. Dans ce cas, qui aurait fait leurs œuvres et imaginé leurs pensées ? Il fallait Newton pour inventer Newton. Quel homme aurait pu inventer Jésus ? Nul autre que Jésus."

David Hartley, philosophe anglais, émet une pensée semblable quand il dit : "Si nous comparons la grandeur transcendante de ce personnage [Jésus] à la manière indirecte dont il a été présenté, (...) il apparaît impossible qu’ils aient dû l’inventer, qu’ils n’aient pas eu devant eux un personnage original réel (...). Comment des hommes humbles et illettrés auraient-ils pu surpasser les plus grands génies, anciens et modernes, en dépeignant un personnage ? Comment en sont-ils venus à le dépeindre d’une manière indirecte ? C’est vraiment une preuve puissante de sincérité et de vérité."

SA PERSONNALITÉ UNIQUE

Il y a une preuve encore plus puissante de l’historicité de Jésus Christ. C’est le fait que son influence ne dépend pas de sa présence physique sur la terre. Alors que l’influence qu’ont exercée sur l’histoire des monarques aussi puissants que Nébucadnezzar, Alexandre le Grand et César a cessé, celle de Jésus demeure. Des millions de gens suivent encore aujourd’hui son enseignement.

Bien qu’étant à son époque un personnage très puissant, Napoléon fut obligé de reconnaître le caractère unique de l’influence exercée par l’homme Jésus. Il déclara : "Alexandre, Charlemagne et moi avons reçu l’extraordinaire pouvoir d’influencer et de commander les hommes. Mais notre présence était nécessaire. (...) Jésus Christ, lui, a influencé et commandé ses sujets depuis dix-huit siècles sans être visiblement présent de corps." Il dit encore : "Alexandre, César, Charlemagne et moi avons fondé des empires. Mais sur quoi avons-nous basé les réalisations de notre génie ? Sur la force. Seul Jésus Christ a fondé son royaume sur l’amour."

Rousseau, célèbre philosophe français du dix-huitième siècle, écrivit à propos de Jésus : "Quelle élévation dans ses maximes ! quelle profonde sagesse dans ses discours ! quelle présence d’esprit, quelle finesse et quelle justesse dans ses réponses ! quel empire sur ses passions ! Où est l’homme, où est le sage qui sait agir, souffrir et mourir sans faiblesse et sans ostentation ?"

À notre époque moderne, Mahatma Gandhi, le "père" hindou de la nation indienne, déclara un jour à Lord Irwin, ancien vice-roi de l’Inde : "Quand votre pays et le mien mettront en pratique les enseignements donnés par le Christ dans son Sermon sur la montagne, nous résoudrons nos propres problèmes et encore ceux du monde entier." Portant un témoignage semblable sur le Sermon sur la montagne, J. T. Fisher, psychiatre américain, écrivit vers la fin de sa carrière que le Sermon sur la montagne surpassait de loin tout ce que les philosophes, les psychologues et les poètes du monde avaient pu offrir.

LES MIRACLES DE JÉSUS

Plus que toute autre partie des Évangiles, le récit des miracles de Jésus a été une pierre d’achoppement pour beaucoup de gens. Si les miracles avaient été présentés comme des événements ordinaires, les gens auraient pu trouver une raison de les nier. Mais ce n’est pas le cas. Les Évangiles en parlent comme de faits extraordinaires qui démontraient que Jésus était vraiment le Fils de Dieu. Nous lisons : "Jésus opéra, devant les disciples, encore bien d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce rouleau. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu." (Jean 20:30, 31). Il n’aurait certainement pas suffi que Jésus prétende être le Fils de Dieu. Il devait pouvoir le démontrer. Y avait-il une meilleure façon de le faire qu’en opérant des miracles ?

Mais que répondre à ceux qui disent que les miracles sont contraires aux lois de la nature ? Voici ce qu’écrivit à ce sujet Victor Hess, qui découvrit les rayons cosmiques : "On dit parfois que la ‘nécessité des lois’ de la nature est incompatible avec (...) les miracles. Ce n’est pas vrai. (...) Nombre de nos lois physiques sont de simples énoncés statistiques. Elles s’appliquent à une moyenne de nombreux cas. Elles n’ont aucun sens dans un cas particulier. (...) Un homme de science doit-il douter de la réalité des miracles ? En ma qualité de savant je réponds catégoriquement : Non. Je ne vois pas de raisons pour lesquelles le Dieu tout-puissant qui nous a créés et qui a créé tout ce qui nous entoure, ne suspendrait pas ou ne changerait pas, s’il jugeait sage de le faire, le cours naturel et normal des événements." — Faith of Great Scientists, édité par W. Howey, p. 10.

L’effet des miracles sur ceux qui en furent témoins confirme également leur véracité. C’est ce que montre le Dr W. Paley quand il dit qu’ils "passèrent toute leur vie dans les travaux, les dangers et les souffrances, conditions qu’ils endurèrent volontairement pour attester les récits qu’ils avaient fournis, et uniquement à cause de leur croyance à ces récits ; (...) ils se soumirent également pour les mêmes motifs à de nouvelles règles de conduite". — The Works of William Paley, p. 300.

Il faut en convenir. Les preuves avancées ci-dessus nous permettent, si nous sommes objectifs et raisonnables, de tirer une seule conclusion : Non seulement Jésus de Nazareth a bel et bien existé, mais le récit de sa vie tel qu’il est rapporté dans les Évangiles nous fait bien connaître le personnage historique qu’était Jésus.

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 14:08

 

 

 

“L’homme est par nature un animal religieux.” — Edmund Burke, homme d’État irlandais du XVIIIe siècle

 

 

L’HOMME ressent instinctivement le besoin d’adorer. Selon la Nouvelle Encyclopédie britannique, “les ethnologues n’ont encore découvert aucun peuple dénué de tout sens religieux, et ce, en quelque lieu ou époque que ce soit”. Dès le commencement de l’humanité, l’homme et la femme ont en toute logique adoré leur Créateur. Ils le reconnaissaient comme l’Autorité suprême, se tournant vers lui pour recevoir conseils et direction. On pourrait donc dire que l’apparition de la religion sur terre coïncide avec la création d’Adam. D’après la chronologie biblique, cela s’est passé en 4026 avant notre ère.

 

 

Peut-être d’aucuns trouvent-ils à redire à l’expression “création d’Adam”. Pourtant, la théorie non prouvée de l’évolution a récemment été sérieusement ébranlée, notamment par certains de ses partisans.

 

 

Aujourd’hui, personne, en s’en tenant aux faits, ne peut soutenir que le récit biblique de l’origine commune de l’humanité n’est pas scientifique. En 1988, la revue Newsweek a expliqué que les généticiens sont enclins à reconnaître que l’homme moderne descend d’une mère unique. L’article citait S. Gould, paléontologiste à l’Université Harvard: “Quelles que soient les différences qu’ils présentent dans leur apparence extérieure, tous les êtres humains procèdent de la même entité, apparue il y a peu de temps à un endroit particulier.” Il ajoutait: “Il existe une espèce de parenté biologique beaucoup plus profonde que nous ne l’avions imaginé.”

 

 

Ces faits et bien d’autres témoignent de l’exactitude de la Bible. Nous n’avons donc aucune raison de mettre en doute l’explication qu’elle nous donne sur l’origine des divisions religieuses.

 

 

La scission de la première religion

 

 

D’après l’Encyclopédie de la religion (angl.), presque toutes les religions connues possèdent des croyances qui, tout en différant sur les détails, sont étonnamment similaires. Par exemple, elles enseignent que les hommes ont perdu la faveur divine qu’ils possédaient à l’origine, que la mort n’est pas naturelle et que les sacrifices sont nécessaires pour retrouver la faveur divine. Voilà une solide preuve indirecte de l’origine commune des religions actuelles.

 

 

La Bible explique comment les choses se sont passées. Elle raconte que le premier couple humain a rejeté la direction de Dieu et a cherché des conseils en matière de conduite religieuse auprès d’un tiers. Bien que n’étant, semble-t-il, pas conscients de l’existence de Satan et de sa rébellion contre Dieu, ils empruntèrent la voie de l’indépendance et suivirent le conseil d’une créature, représentée par le serpent, de préférence à celui du Créateur. Par la suite, la Bible révéla que c’était Satan qui avait prêté sa voix au serpent trompeur. — Genèse 2:16 à 3:24; Révélation (Apocalypse) 12:9.

 

 

Par sa décision, l’homme s’est soustrait à la direction théocratique et a établi ses propres critères du bien et du mal. En manifestant l’esprit d’indépendance, Adam et Ève placèrent l’humanité sur une voie qui allait déboucher sur l’apparition de nombreuses religions différentes. Dans leur grande majorité, elles constitueraient un faux culte qui contrasterait avec la véritable forme d’adoration. Directement ou indirectement, c’est Satan, le grand Adversaire, qui bénéficia de ce faux culte. L’apôtre Paul put donc écrire: “Les choses que sacrifient les nations, elles les sacrifient à des démons et non à Dieu; et je ne veux pas que vous deveniez les associés des démons. Vous ne pouvez pas boire la coupe de Jéhovah et la coupe des démons; vous ne pouvez pas avoir part à ‘la table de Jéhovah’ et à la table des démons.” — 1 Corinthiens 10:20, 21.

 

 

Ainsi, la rébellion d’Adam instaura une seconde forme d’adoration, qui faisait passer la créature avant le Créateur. Et celui qui, en réalité, soutenait cette nouvelle religion était le même qui s’était proclamé “dieu”, Satan le Diable. — 2 Corinthiens 4:4; 1 Jean 5:19.

 

 

Caïn et Abel, les deux premiers fils d’Adam et Ève, offraient des sacrifices au Créateur, ce qui indique que tous deux avaient des sentiments religieux innés. Cependant, la suite des événements montra qu’ils n’étaient pas unis en matière de religion. La preuve en fut apportée moins de 130 ans après le début de l’histoire humaine, lorsque le Créateur accepta un sacrifice présenté par Abel et rejeta celui de Caïn. Manifestement, Dieu n’était pas disposé à agréer la pratique d’une religion toute personnelle. Cette situation suscita la colère de Caïn et l’amena à assassiner son frère. — Genèse 4:1-12; 1 Jean 3:12.

 

 

Pour la première fois dans l’histoire humaine, un sang innocent souillait la terre à cause de la haine religieuse. Ce n’allait pas être la dernière fois. Analysant la situation actuelle, un chroniqueur a écrit que “probablement la moitié ou plus des conflits qu’on livre dans le monde sont soit des conflits de nature purement religieuse, soit des guerres où les disputes religieuses ne sont pas exclues”.

 

 

Aux jours d’Énosch, neveu de Caïn et d’Abel, “on commença à invoquer le nom de Dieu”. (Genèse 4:26.) Puisqu’Abel avait déjà, en son temps, prié Dieu avec foi par son nom, cette ‘invocation du nom de Jéhovah’ s’entend dans le sens que les gens se mirent à le profaner, à l’employer de façon dégradante. Il s’agissait manifestement d’hypocrisie religieuse.

 

 

Le Targum de Jérusalem, une paraphrase des Écritures, dit ceci: “C’est durant cette génération qu’ils commencèrent à s’égarer, à se faire des idoles et à les appeler du nom de la parole du Seigneur.” L’idolâtrie, ainsi que la prétention de vouloir se faire une représentation de Dieu, n’a cessé d’être une caractéristique de la fausse religion jusqu’à nos jours.

 

 

Le passage de Jude 14, 15 fait allusion à la prophétie prononcée par le fidèle Hénoch à l’encontre des idolâtres de ce premier millénaire de l’histoire humaine. On y lit: “Voici que Jéhovah est venu avec ses saintes myriades, pour exécuter le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies de tous leurs actes d’impiété qu’ils ont commis avec impiété, et de toutes les choses choquantes que les pécheurs impies ont proférées contre lui.” Ces paroles se réalisèrent au cours du second millénaire, alors que la fausse religion était florissante. Peut-être même l’impiété se traduisait-elle alors par le culte d’anges qui, désobéissant à Dieu, s’étaient matérialisés sur terre et mariés avec “les filles des hommes”. De ces unions étaient nés des êtres hybrides qui “furent les hommes forts du temps jadis, les hommes de renom”. — Genèse 6:4.

 

 

Cependant, “Noé trouva faveur aux yeux de Jéhovah” parce qu’il “marchait avec le vrai Dieu”. (Genèse 6:8, 9.) Lui et sa famille, soit en tout huit membres de la vraie religion, étaient bien isolés dans le monde méchant qui les entourait. À cause de la fausse religion et parce que ceux qui la pratiquaient étaient en majorité, “la méchanceté de l’homme était abondante sur la terre” et “la terre se remplit de violence”. (Genèse 6:5, 11.) Dieu décida alors de déclencher un déluge pour détruire les pratiquants de la fausse religion. Seuls à bénéficier de la protection divine, Noé et sa famille furent les uniques survivants du cataclysme, ce qui les incita par la suite à ‘bâtir un autel à Jéhovah’, un acte conforme au vrai culte (Genèse 8:20). Le déluge avait permis de distinguer très clairement des deux religions existant à l’époque de Noé laquelle était la vraie et laquelle était la fausse.

 

 

Ce qui précède part du principe que le récit biblique est véridique. Mais outre les preuves mentionnées au début de l’article, considérez celles qui sont présentées dans l’encadré suivant.

 

 

 

 

Y a-t-il vraiment eu un déluge universel?

 

 

 

 

  “Loin d’être un événement improbable des périodes géologiques récentes, le déluge de la Genèse cadre au contraire tout à fait avec elles (...). En réalité, c’est la période la plus propice à un bouleversement rapide et violent de ce genre.” — Le déluge reconsidéré (angl.).

 

 

  “L’archéologie a également permis de découvrir d’autres versions du récit [biblique] du déluge (...). Les similitudes sont plus frappantes que les différences.” — Fouilles aux pays bibliques (angl.).

 

 

  “Un cataclysme universel au cours duquel la terre fut inondée ou submergée par les flots [est] un concept commun à presque toutes les mythologies du monde. (...) Selon la mythologie inca, il fut provoqué par le dieu suprême, Viracocha, qui, mécontent des premiers hommes, avait décidé de les détruire.” — Dictionnaire Funk et Wagnalls du folklore, de la mythologie et des légendes (angl.).

 

 

  “On rencontre de plus grandes similitudes encore avec le récit de la Genèse dans une autre épopée babylonienne dont le héros porte le nom de Gilgamesh. (...) Elle a probablement été composée vers le début du second millénaire. (...) [La tablette d’argile XI] est presque intacte, ce qui nous permet d’avoir en notre possession la plus complète des versions du récit du déluge en écriture cunéiforme.” — Encyclopédie judaïque (angl.).

 

 

  “Tout comme les Hébreux, les Babyloniens, les Grecs, les Scandinaves et d’autres peuples de l’ancien monde, de nombreuses tribus indiennes d’Amérique du Nord et du Sud perpétuent des traditions du déluge. (...) ‘Lorsque les premiers missionnaires arrivèrent (...), écrivit le révérend Myron Eells en 1878, ils découvrirent que ces Indiens avaient leurs traditions du déluge, d’après lesquelles un homme et sa femme avaient été sauvés sur un radeau.’” — Légendes indiennes du nord-ouest du Pacifique (angl.).

 

 

 

 

L’avenir de la religion et le vôtre

 

 

Connaître le passé de la religion est essentiel, car il n’existe fondamentalement que deux types de religion: l’une, agréée par le Créateur de l’humanité, et l’autre, manifestement inacceptable à ses yeux. Logiquement donc, celui qui désire obtenir l’approbation de Dieu se doit de partager Son point de vue sur la religion. Souvenez-vous que nous sommes tous concernés, car “l’homme est par nature un animal religieux”.

 

 

Lorsque vous examinez une religion en particulier, prenez suffisamment de recul pour vous demander si ses enseignements sont compréhensibles, clairs et logiques; si elle a produit de bons fruits. A-t-elle aidé ses membres à s’approcher de Dieu en leur inculquant l’importance d’obéir à Ses commandements, ou bien leur a-t-elle permis de fixer leurs propres règles de conduite? La religion a-t-elle enseigné aux gens à faire confiance à Dieu pour résoudre les problèmes du monde? Ne les a-t-elle pas plutôt trompés en les encourageant à placer leur confiance dans des moyens politiques? A-t-elle favorisé la paix et l’unité parmi les habitants de la terre, ou a-t-elle suscité des divisions et fomenté des guerres?

 

 

D’autres articles de ce site développeront bientôt l’évolution des religions suivant les époques.

 

 

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /2006 22:02

Religion et science n’ont pas toujours fait bon ménage. Dans les siècles passés, des théologiens se sont opposés aux découvertes scientifiques qu’ils jugeaient compromettantes pour leur interprétation des Écritures. Faut-il pour autant voir dans la science l’ennemie de la Bible ?

SI LES rédacteurs de la Bible avaient adhéré aux conceptions les plus répandues de leur temps, leur œuvre ne serait qu’un tissu d’aberrations scientifiques. Or, loin de cautionner pareilles inexactitudes, certaines de leurs affirmations sont non seulement scientifiquement fondées, mais encore en totale contradiction avec les vues de l’époque.

La forme de la terre

Des milliers d’années durant, cette question a intrigué les humains. L’idée communément admise dans l’Antiquité était celle d’une terre plate. C’est ainsi que les Babyloniens croyaient que l’univers était une boîte, ou une chambre, dans le fond de laquelle se trouvait la terre. Pour les prêtres védiques de l’Inde, la terre était plate et habitée seulement sur une face. Une tribu primitive d’Asie la représentait sous la forme d’un gigantesque plateau à thé.

Dès le VIe siècle avant notre ère, le philosophe grec Pythagore avait déduit de la forme de la lune et du soleil que la terre devait elle aussi être sphérique. Aristote (IVe siècle av. n. è.) fut du même avis. Selon lui, la rotondité de la terre était démontrée par les éclipses lunaires, car l’ombre de la terre sur la lune est alors incurvée.

La notion d’une terre plate dont seule la face supérieure serait habitée n’en disparut pas pour autant. L’idée d’une terre ronde heurtait l’esprit de certains, car il leur aurait fallu en accepter le corollaire : l’existence des antipodes. Lactance, apologiste chrétien du IVe siècle de notre ère, trouvait l’idée absurde. Voici le raisonnement qu’il tenait : " Y a-t-il quelqu’un d’assez fou pour croire que des hommes marchent la tête en bas ? [...] que des plantes ou des arbres poussent à l’envers ? que pluie, neige et grêle tombent de bas en haut2 ? "

Pour quelques théologiens, le concept des antipodes relevait du dilemme. Quand bien même de telles populations auraient existé, on les imaginait séparées du monde connu tantôt par un océan immense, tantôt par une zone torride autour de l’équateur, l’un et l’autre infranchissable. Se posait alors la question de l’apparition des antipodes. Perplexes, certains théologiens préféraient nier purement et simplement leur existence, ou avançaient, après Lactance, que la terre ne pouvait tout bonnement pas être ronde !

Mais l’idée d’une terre sphérique faisait son chemin, et elle finit par s’imposer largement. Il fallut toutefois attendre le XXe siècle et l’ère spatiale pour que des humains s’éloignent suffisamment dans l’espace et constatent de visu que la terre est un globe.

Mais que disait la Bible sur cette question ? Au VIIIe siècle avant notre ère, époque où l’on croyait généralement à une terre plate, des siècles avant que les philosophes grecs n’émettent l’hypothèse d’une terre sphérique, et plusieurs milliers d’années avant que des humains ne voient le globe terrestre depuis l’espace, le prophète hébreu Isaïe fit cette déclaration remarquable de simplicité : " Il y a Quelqu’un qui habite au-dessus du cercle de la terre. " (Isaïe 40:22). Le terme hébreu traduit par " cercle ", hough, peut également être rendu par " sphère3 ". D’autres traductions donnent d’ailleurs le " globe de la terre " (Crampon 1905 ; Zadok Kahn) ou " la rondeur de la terre ". — Estienne Michel.

Laissant de côté les mythes qui avaient cours, le rédacteur biblique Isaïe fit concernant la terre une affirmation qui n’a pas été démentie par le progrès scientifique.

Sur quoi la terre repose-t-elle ?

Dans les temps anciens, d’autres questions ayant trait au cosmos hantaient les humains : Sur quoi la terre repose-t-elle ? Qu’est-ce qui maintient en place le soleil, la lune et les étoiles ? La loi de la gravitation universelle, formulée par Newton, ne serait publiée qu’en 1687, et l’idée que des corps célestes puissent être littéralement suspendus dans le vide, sur rien, était étrangère à l’esprit de l’époque. L’explication généralement avancée était donc que des objets ou des substances concrètes maintenaient la terre et les autres corps célestes en suspension.

Selon une ancienne croyance, peut-être imaginée par un peuple insulaire, la terre était entourée d’eau et flottait. Les hindous se figuraient que la terre reposait sur plusieurs fondements successifs : d’abord sur quatre éléphants, les éléphants sur une tortue géante, et la tortue sur un gigantesque serpent enroulé qui flottait sur les eaux de l’univers. Empédocle, philosophe grec du Ve siècle avant notre ère, croyait, quant à lui, que la terre reposait sur un tourbillon à l’origine du déplacement des corps célestes.

À l’époque, l’influence d’Aristote était déterminante. Tout en supposant la terre sphérique, il niait catégoriquement qu’elle puisse être suspendue dans le vide. Réfutant l’idée que la terre repose sur l’eau, il déclara ceci dans son Traité du ciel : " L’eau non plus [pas plus que la terre] ne reste pas naturellement immobile en l’air, mais elle doit reposer sur quelque chose4. " Quel est donc ce " quelque chose " ? Aristote affirmait que le soleil, la lune et les étoiles étaient fixés à la surface de sphères solides et transparentes. Chaque sphère se trouvait imbriquée dans une autre, et la terre se tenait, immobile, au centre. À mesure que les sphères tournaient les unes dans les autres, les corps qu’elles soutenaient — le soleil, la lune et les planètes — se déplaçaient dans le ciel.

L’explication d’Aristote se tenait. En effet, comment interpréter autrement que des corps célestes restent en suspension sans être retenus à quoi que ce soit ? L’admiration qui entourait ce personnage valut à son opinion d’être admise comme un fait pendant environ 2 000 ans. Une encyclopédie (The New Encyclopædia Britannica) explique qu’aux XVIe et XVIIe siècles l’Église " a élevé au rang de dogme religieux " les conceptions d’Aristote5.

L’invention de la lunette astronomique entraîna une remise en cause de la théorie d’Aristote. L’énigme ne devait toutefois trouver solution qu’avec Isaac Newton, lequel expliqua que les planètes sont suspendues dans le vide, maintenues sur leur orbite par une force invisible : la gravité. La chose paraissait incroyable. Même certains collègues de Newton doutaient que l’espace fût un vide, un vide presque totalement dépourvu de matière6.

Que disait la Bible sur cette question ? Il y a près de 3 500 ans, elle affirmait en termes on ne peut plus clairs que la terre est suspendue " sur rien ". (Job 26:7.) Dans l’original hébreu, le mot traduit ici par " rien " (belimah) signifie littéralement " sans rien7 ". Une traduction anglaise (Contemporary English Version) emploie l’expression " sur le vide ".

Une planète suspendue " sur le vide " : voilà qui à l’époque ne cadrait pas du tout avec l’image que l’on se faisait généralement de la terre. Bien en avance sur son temps, le rédacteur biblique consigna pourtant cette affirmation scientifiquement exacte.

Bible et médecine

La médecine moderne nous a beaucoup appris sur la propagation et la prévention des maladies. Les progrès du XIXe siècle ont introduit dans la pratique médicale l’antisepsie, méthode consistant à lutter contre l’infection par des mesures d’hygiène. Le résultat ne se fit pas attendre. On nota une diminution sensible des cas d’infection et de mort prématurée.

Les médecins de l’Antiquité, eux, ne saisissaient pas pleinement les phénomènes de contagion ni ne mesuraient l’importance de l’hygiène dans la prévention des maladies. Nombre de leurs pratiques médicales passeraient d’ailleurs pour barbares aujourd’hui.

Un des plus anciens textes médicaux parvenus jusqu’à nous est le papyrus Ebers, une compilation du savoir thérapeutique égyptien des années 1550 avant notre ère. Répertoriés dans ce rouleau, quelque 700 remèdes contre les maux les plus divers, " de la morsure de crocodile à la douleur d’orteil8 ". Une encyclopédie biblique (The International Standard Bible Encyclopaedia) déclare ceci : " Les connaissances médicales de ces médecins étaient purement empiriques, essentiellement magiques et tout à fait contraires à la science9. " La plupart des remèdes proposés étaient au mieux inefficaces, au pire extrêmement dangereux. Une prescription censée favoriser la cicatrisation recommandait par exemple de panser la plaie avec des excréments humains mélangés à d’autres substances10.

Ce précis médical égyptien est à peu près contemporain des premiers livres de la Bible, donc de la Loi mosaïque. Né en 1593 avant notre ère, Moïse grandit en Égypte (Exode 2:1-10). Comme il appartenait à la maisonnée de Pharaon, il fut " instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ". (Actes 7:22.) Il connaissait bien " les médecins " d’Égypte (Genèse 50:1-3). Trouve-t-on l’empreinte de leurs thérapeutiques inefficaces ou dangereuses dans les écrits de Moïse ?

Pas du tout. La Loi mosaïque renferme au contraire des règles sanitaires très en avance sur leur temps. C’est ainsi qu’une loi concernant les campements militaires stipulait que l’on enterre les excréments en dehors du camp (Deutéronome 23:13). C’était là une mesure préventive particulièrement avancée. En effet, outre qu’elle empêchait la contamination de l’eau, elle offrait une protection contre la shigellose, transmise par les mouches, et contre les autres maladies diarrhéiques qui, aujourd’hui encore, fauchent chaque année des millions de vies dans les pays où les conditions sanitaires sont déplorables.

La Loi mosaïque contenait d’autres mesures préventives contre la propagation des maladies infectieuses. C’est ainsi que tout individu contagieux ou supposé tel était mis en quarantaine (Lévitique 13:1-5). Vêtements et récipients touchés par un animal mort de lui-même, peut-être de maladie, devaient être ou lavés ou détruits (Lévitique 11:27, 28, 32, 33). Quiconque touchait un cadavre était considéré comme impur et devait passer par tout un processus de purification, qui prévoyait notamment des bains et le lavage de ses vêtements. Pendant les sept jours de son ‘ impureté ’, l’individu devait éviter tout contact physique avec les autres. — Nombres 19:1-13.

La sagesse d’un tel code sanitaire offrait un contraste saisissant avec la médecine des nations environnantes. Plusieurs milliers d’années avant que la science médicale n’étudie les modes de propagation des maladies, la Bible recommandait des mesures préventives équilibrées. Nul ne s’étonnera dès lors des paroles de Moïse selon lesquelles les Israélites vivaient à son époque en moyenne 70 ou 80 ans. — Psaume 90:10.

L’exactitude scientifique des faits bibliques précédents ne doit pas faire oublier que d’autres affirmations bibliques sont, elles, scientifiquement indémontrables. Faut-il y voir une incompatibilité entre Bible et science ?

Admettre l’indémontrable

Indémontrable ne veut pas dire faux. Les preuves scientifiques dépendent en effet de la découverte de témoignages satisfaisants ainsi que de la capacité de l’homme à interpréter correctement les faits. Certaines vérités sont indémontrables, soit qu’aucune trace n’en a été conservée, soit que ces traces sont vagues ou toujours enfouies, soit encore que les moyens ou les compétences scientifiques ne permettent pas de tirer une conclusion définitive. Serait-ce le cas de certaines affirmations pour lesquelles on manque de preuves matérielles extrabibliques ?

Du point de vue scientifique, l’affirmation de la Bible selon laquelle il existe des sphères invisibles peuplées d’êtres spirituels ne peut être ni confirmée ni infirmée. Il en est de même des événements miraculeux qu’elle rapporte. D’aucuns trouvent par exemple insuffisants les indices géologiques concernant le déluge (Genèse, chapitre 7). Doit-on en conclure qu’il ne s’est pas produit ? Le temps ou certaines transformations brouillent parfois les événements historiques. Est-il vraiment impossible que des milliers d’années d’activité géologique aient en grande partie effacé les preuves du déluge ?

Certes, la Bible affirme des choses que les faits matériels disponibles ne peuvent ni confirmer ni infirmer. Doit-on s’en étonner ? La Bible n’est pas un manuel de science. Elle est cependant un livre véridique. On l’a vu, les faits montrent que ses rédacteurs étaient des hommes intègres et honnêtes. Qui plus est, quand elle aborde des points d’ordre scientifique, les termes employés sont exacts et ne portent pas l’empreinte des anciennes théories pseudo-scientifiques qui, finalement, n’étaient que des mythes. La science n’est donc pas l’ennemie de la Bible. Ce livre mérite vraiment d’être examiné sans parti pris.

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 14:02

QUE ce soit dans l’hémisphère Nord ou dans l’hémisphère Sud, Noël figure parmi les fêtes les plus populaires, aussi bien parmi les croyants que parmi les non-croyants. Au Japon, où la population est en majorité shintoïste, Noël a sa place aux côtés d’autres fêtes, et sa célébration donne maintenant lieu à une intense activité commerciale et à des festivités sans retenue. Cependant, ces aspects si peu religieux des festivités de Noël ont-ils toujours existé? Quelle est l’origine de Noël?

Un examen de la manière dont Noël était célébré durant le premier millénaire de notre ère nous aidera à remonter à ses origines préchrétiennes. Dans la revue History Today, Alexander Murray, de l’université d’Oxford, affirme que l’homme du Moyen Âge "fusionna certains rites païens du solstice d’hiver avec la théologie naissante de Noël". Comment et pourquoi cela eut-il lieu?

Des origines préchrétiennes

Les peuples de l’Europe antique observaient qu’au moment du solstice d’hiver le soleil semblait se tenir immobile près de l’horizon austral avant de reprendre lentement sa course ascendante dans le ciel. Dans le calendrier julien, ce solstice d’hiver (terme dérivé de mots latins signifiant "soleil" et "s’arrêter") correspondait à l’origine au 25 décembre. Il ne fallut pas longtemps pour que ces mêmes peuples identifient le soleil à Dieu, Source et Sustentateur de la vie. En 274 de notre ère, l’empereur romain fit du Sol invictus (le soleil invaincu) le principal protecteur de l’empire, cela le 25 décembre, honorant ainsi Mithra, dieu de la lumière.

À propos de l’émergence de la chrétienté comme nouvelle religion impériale, Alexander Murray écrit: "Après de nombreuses incertitudes, la victoire revint au christianisme, principal rival [du mithriacisme]. Toutefois, vers l’an 300, ce rival devait toujours faire preuve de diplomatie. C’est à ce moment-là que l’Église décida de créer une fête en l’honneur de la naissance du Christ (nativitas en latin). (Nulle fête de ce type ne figure sur les listes du IIIe siècle; on trouve la première référence à cette nouvelle fête dans un document datant de 336.)" Quelle date fut choisie pour cette célébration? Le 25 décembre; fruit d’"une décision astucieuse et commode de la part des premiers pères de l’Église", lit-on dans le livre Découverte du folklore et des coutumes de Noël (angl.). Pourquoi "astucieuse et commode"?

La période du solstice d’hiver était déjà une époque de réjouissances à cause des Saturnales, fête agricole romaine de sept jours dédiée au feu et à la lumière. Suivaient les Calendes, fête de trois jours célébrant la prise de fonction des magistrats romains, lesquels servaient pendant une année à compter du premier jour, ou calendes, de janvier. Ainsi, étant donné que les Saturnales, les Calendes et l’anniversaire mithriaque du soleil invaincu se célébraient chaque année à peu près au même moment, le 25 décembre fut choisi comme date de célébration de la "Messe du Christ", afin d’inciter les peuples païens à se convertir à la nouvelle religion d’État de l’Empire romain.

Avec le temps, la fête païenne germanique du solstice d’hiver, Yule, vint renforcer la coutume des banquets, des réjouissances et des échanges de cadeaux. Les cierges (ou les bougies), les bûches, les arbres et les décorations faites de plantes à feuilles persistantes devinrent des éléments de premier plan lors des célébrations de Noël. Mais, se diront peut-être certains, les chrétiens devaient sûrement accorder une place importante à la célébration de la naissance du Christ, et ce bien avant l’introduction des traditions païennes. En était-il bien ainsi?

Inconnu des premiers chrétiens

La Bible ne révèle pas la date exacte de la naissance de Jésus. Par ailleurs, "les premiers chrétiens ne célébraient pas sa naissance", déclare la World Book Encyclopedia. Pour quelle raison? "Parce que la célébration de tout anniversaire de naissance passait à leurs yeux pour une coutume païenne." Dans son Histoire de la religion chrétienne et de l’Église aux trois premiers siècles (angl.), Augustus Neander le confirme en ces termes: "La célébration des anniversaires de naissance était une notion tout à fait étrangère aux conceptions des chrétiens de cette période."

Au vu de ce qui précède, vous pouvez constater que les célébrations de Noël ont leurs racines dans le paganisme. Comme l’explique la revue The Economist, c’est plus tard seulement que "des publicitaires [de la religion] s’approprièrent ‘cette fête de la lumière [l’anniversaire du soleil invaincu], Christ étant la lumière du monde’, et prétendirent (avec un manque de preuves qui eût été jugé inacceptable par un organisme de vérification de la publicité) que l’enfant Jésus était né en décembre. C’est la raison pour laquelle l’Écosse presbytérienne a longtemps méprisé Noël, tout comme l’Amérique puritaine, jusqu’à ce que les intérêts commerciaux ne redonnent vie à cette fête".

Le retour des traditions de Noël

Selon Gavin Weightman et Steve Humphries, auteurs de Noëls d’autrefois (angl.), au début du règne de la reine Victoria (1837-1901) "aucun petit Britannique ne pendait ses bas au-dessus de la cheminée la veille de Noël; personne n’avait entendu parler de saint Nicolas; on ne connaissait pas les diablotins; très peu de gens mangeaient de la dinde le jour de Noël; il n’était pas courant d’échanger des cadeaux; et il n’y avait guère qu’à la cour qu’on décorait et illuminait l’arbre de Noël. En fait, le jour de Noël n’était pas une date très importante et ne donnait lieu à aucune sorte de rituel social". Qu’est-ce qui a donc insufflé une nouvelle popularité aux festivités de Noël?

D’après Noëls d’autrefois, "c’est aux environs des années 1830 que ces festivités antiques ont commencé à prendre la forme d’une courte et respectable réunion de famille (...), la mutation s’étant plus ou moins achevée dans les années 1870 avec l’apparition en Grande-Bretagne du personnage de saint Nicolas". C’est à cette époque que Charles Dickens écrivit Un chant de Noël, l’histoire de la conversion de l’avare Scrooge à l’esprit de Noël. Ce livre déclencha un mouvement de générosité en faveur des pauvres. Devant la misère et les difficultés économiques que la révolution industrielle avait fait s’abattre sur les villes, l’Angleterre victorienne se lança dans une sorte de croisade morale, qui évolua à la fin du règne d’Edouard VII, seuls les pauvres dits "respectables" étant désormais jugés dignes de charité.

Voici les observations qu’a faites un rédacteur du quotidien britannique Catholic Herald: "Peu à peu, au fur et à mesure que s’est élevé le niveau de vie général, de nombreux aspects déplaisants du Noël des classes moyennes ont commencé à se répandre. La simplicité et la générosité ont fait place à l’esprit de compétition. Les repas sans prétention desquels se dégageait un bonheur authentique sont devenus des orgies où l’on se gave d’une nourriture copieuse. Au nom de cette nouvelle tradition, et que cela leur plaise ou non, les gens s’obligent à se retrouver en famille pendant plusieurs jours, s’occupant à des jeux que certains trouvent idiots, regardant la télévision, chose que d’autres détestent, se coupant de leurs voisins et de ceux du dehors à une époque de l’année où sont pourtant censées régner la bonne volonté et la bienveillance.

"Et si quelqu’un ose dénoncer cette situation, s’il s’aventure à critiquer le mercantilisme ou simplement les conventions sociales, il se fait traiter de radin. Je considère, pour ma part, que Noël s’est horriblement dégradé au cours des dernières années."

Que vous partagiez ou non l’opinion de cet homme, qu’êtes-vous à même de constater autour de vous à l’époque de Noël?

Noël Une époque dangereuse

Avez-vous constaté que certains profitent de cette occasion pour boire et manger plus que de raison? Des ivrognes tapageurs n’ont-ils jamais perturbé votre tranquillité et celle de votre voisinage? Même si de nombreuses personnes font preuve de bonté et de considération au moment de Noël, leurs efforts louables n’empêchent pas la dégradation des relations familiales, si courantes en cette période de l’année.

Peut-être vous demandez-vous pourquoi Noël est si propice aux écarts de conduite. C’est essentiellement parce qu’il s’agit d’une fête païenne. Pensez-vous que le Christ prendrait plaisir à de telles choses?

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /2006 21:13

“Il n’y a qu’une seule religion, mais il en existe une centaine de versions.” — George Bernard Shaw, dramaturge irlandais (1856-1950)

 À LA création de l’homme, et aussi après le déluge survenu à l’époque de Noé, il n’y avait effectivement qu’une seule religion. Sans doute vous demandez-vous pourquoi ‘il en existe aujourd’hui une centaine — voire davantage — de versions’.

 Pour le savoir, nous nous intéresserons à Nimrod, l’un des arrière-petits-fils de Noé. À son sujet, la Bible déclare: “Il fut le premier qui devint un homme puissant sur la terre. Il se montra un puissant chasseur en opposition avec Jéhovah. (...) Et le commencement de son royaume fut Babel, et Érech, et Accad, et Calnéh, au pays de Schinéar. De ce pays il passa en Assyrie et bâtit Ninive, et Réhoboth-Ir, et Calah.” — Genèse 10:8-11.

 Puisque Nimrod “fut le premier qui devint un homme puissant sur la terre”, il donna manifestement le départ à quelque chose de nouveau. Quoi donc? L’expression “le commencement de son royaume” nous fournit un indice. Si Nimrod avait un royaume, c’est qu’il était roi. Le commentaire biblique allemand d’August Knobel parle de lui à juste titre comme du “premier monarque postdiluvien”, expliquant que personne lui ressemblant n’avait jamais existé. De même, la Bible de Jérusalem rend ainsi Genèse 10:8: “Nemrod (...) fut le premier potentat sur la terre.”

 Nimrod s’opposa au Créateur, qui n’avait absolument pas destiné les hommes à se diriger eux-mêmes. Quand “il passa en Assyrie”, Nimrod s’appliqua à étendre sa domination politique, peut-être par la force. Il devint ainsi “un puissant chasseur”, non seulement d’animaux, mais aussi d’humains.

 Nimrod et la tour de Babel ont-ils réellement existé?

 L’Encyclopédie Collier (angl.) explique: “Les exégètes ont tenté, sans grand succès, d’identifier Nimrod à quantité de rois, de héros ou de divinités antiques, dont le dieu assyro-babylonien Mérodach (Mardouk); Gilgamesh, héros babylonien à la réputation de chasseur; Orion, un chasseur dans la mythologie classique.” Un ouvrage allemand de référence reconnaît qu’en réalité “nous ne savons rien de plus sur lui que ce qu’en dit le récit biblique”.

 Quoi qu’il en soit, Nimrod a bel et bien existé. La tradition arabe fait mention de lui. Son nom, encore orthographié Nimrud ou Nimroud, entre dans la composition de différents noms de lieu du Moyen-Orient. Des poèmes didactiques suméro-akkadiens célèbrent ses hauts faits. Quant à l’historien juif Flavius Josèphe, il le cite nommément.

 Destiné à supplanter Dieu dans son rôle de Souverain légitime de l’humanité, le système politique de Nimrod prit une teinte religieuse. Des hommes commencèrent à bâtir ‘une tour dont le sommet serait dans les cieux’ pour se faire “un nom célèbre”, et non pour glorifier Dieu. — Genèse 11:4.

  Bien que les archéologues ne soient pas parvenus à identifier avec certitude les ruines de la tour de Babel construite par Nimrod, ils ont découvert en Mésopotamie au moins une vingtaine de structures vraisemblablement similaires. En réalité, dans cette région, ce type de tour religieuse était caractéristique de l’architecture des temples. Le livre Les chemins de la foi (angl.) affirme que les temples babyloniens “s’organisaient autour d’une ziggourat, sorte de pyramide surmontée d’un petit temple”. Il ajoute: “Ressemblant à des édifices religieux allant des pyramides d’Égypte aux stūpa indiens ou aux pagodes du monde bouddhiste, la ziggourat (...) est probablement un lointain ancêtre de l’église coiffée d’un clocher.”

 L’archéologue allemand Walter Andrae effectua de nombreuses fouilles en Mésopotamie au début du XXe siècle. Il explique que le petit temple situé au sommet de la ziggourat était considéré comme “la porte (...) par laquelle le Dieu des cieux passait pour descendre l’escalier de la ziggourat et atteindre son lieu de résidence terrestre”. Il n’est guère étonnant que les habitants de Babel aient prétendu que le nom de leur ville était formé de Bab (porte) et d’ilu (Dieu), et qu’il signifiait “Porte de Dieu”.

 Examinons maintenant d’autres éléments qui ôtent toute raison de douter du récit biblique concernant Nimrod et sa tour.

 Des conséquences qui vous touchent

 Nimrod, le premier à associer la religion à la politique, établit le modèle de toutes les alliances ultérieures du même genre. Son projet allait-il bénéficier de l’approbation divine? Le principe suivant énoncé plus tard dans la Bible allait s’appliquer: “Un bon arbre ne peut porter des fruits sans valeur, pas plus qu’un arbre pourri ne peut produire de beaux fruits.” — Matthieu 7:18.

 À l’origine, tous les habitants de la terre parlaient la même langue. Mais lorsque Nimrod et ses partisans entreprirent la construction de la tour de Babel, Dieu manifesta son désaccord. Nous lisons: “Jéhovah les dispersa donc de là sur toute la surface de la terre et ils cessèrent graduellement de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel [de balal, qui signifie “confondre”], car, là, Jéhovah avait confondu le langage de toute la terre.” (Genèse 11:1, 5, 7-9). Les bâtisseurs durent se sentir frustrés quand, brusquement, ils furent dans l’impossibilité de discuter du phénomène, et encore plus de s’entendre sur sa cause. Sans doute avancèrent-ils de nombreuses théories, dont la diversité fut accrue par l’incapacité des groupes linguistiques à communiquer entre eux.

 Quand ces groupes se dispersèrent sur la terre, ils emmenèrent logiquement avec eux leurs conceptions religieuses. Avec le temps, ces conceptions, semblables dans le fond, subirent l’influence de traditions et d’événements locaux. D’“une seule religion” naquit bientôt “une centaine de versions”. Manifestement, ce premier projet politico-religieux avait bien mal tourné.

 Ses conséquences, qui se sont fait sentir au fil des siècles jusqu’à aujourd’hui, vous touchent personnellement. Vous avez pu vous en rendre compte si vous avez déjà essayé de discuter religion avec quelqu’un d’une autre confession. Même des mots courants du vocabulaire religieux, tels que “Dieu”, “péché”, “âme” et “mort”, n’ont pas la même signification pour tout le monde. Il y a 300 ans, l’exégète anglais John Selden fit cette remarque pertinente: “Tout bien considéré, il est difficile de trouver quelque part trois [personnes] qui aient exactement la même religion.” Voilà ce dont l’homme a hérité, tout cela à cause d’un puissant chasseur qui fut jadis incapable de terminer sa tour, parce qu’il ne bénéficiait pas de l’approbation du Créateur.

 Croyances issues de Babel

 “Aucune religion actuelle n’a un panthéon aussi fourni que le culte suméro-assyro-babylonien”, affirme l’auteur Petra Eisele. Elle avance le chiffre de 500 dieux, précisant que certaines des listes les plus longues en comptent jusqu’à 2 500. En fin de compte, d’après la Mythologie générale, publiée chez Larousse, “les théologiens officiels de la Babylonie fixèrent de façon à peu près définitive la hiérarchie des dieux, en les répartissant en triades”. Une triade marquante était composée d’Anou, d’Enlil et d’Ea. Une autre, des dieux-astres Sin, Shamash et Ishtar, cette dernière déesse étant également connue sous le nom d’Astarté, la Grande Déesse.

 Mardouk, le principal dieu de Babylone, appelé plus tard Enlil ou Bel, était le dieu de la guerre. Dans Les chemins de la foi, on lit que cela “constituait l’aveu religieux d’un fait historique: la guerre devenait une préoccupation de plus en plus nette chez les adorateurs babyloniens”. Il était logique qu’un puissant chasseur comme Nimrod, qui s’attaquait autant aux hommes qu’aux animaux, adore le dieu de la guerre, et non “le Dieu d’amour et de paix” dont parle la Bible. — 2 Corinthiens 13:11.

 Les dieux babyloniens et assyriens étaient étonnamment “humains”; ils avaient les mêmes besoins et les mêmes passions que les mortels. C’est la raison pour laquelle se répandirent des rites religieux, tels que la prostitution sacrée, que l’on peut difficilement considérer comme étant d’origine divine.

 La sorcellerie, l’exorcisme et l’astrologie faisaient également partie intégrante de la religion babylonienne. Petra Eisele affirme: “Il est fort possible que la hantise des sorcières en Occident (...) tire son origine de Chaldée.” Les Babyloniens firent aussi de grands progrès dans l’astronomie en essayant de lire l’avenir dans les étoiles.

 On sait que les Mésopotamiens croyaient également en l’immortalité de l’âme, car ils plaçaient dans les tombeaux des objets destinés à être utilisés par les morts dans l’au-delà.

 

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 18:49

À CETTE question, nombre de conducteurs religieux ont répondu par l’affirmative. Ainsi, dans leur commentaire sur la Bible , Robert Jamieson, A. Fausset et David Brown déclarent: “Maudit soit Canaan [Genèse 9:25] — cette malédiction s’est accomplie avec (...) l’esclavage des Africains, descendants de Cham.” — Commentaire, critique et explication de la Bible (angl.).

On a dit que cette malédiction biblique condamnait les Noirs à être esclaves et à avoir la peau noire. C’est ce qui a amené beaucoup de Blancs à croire que les Noirs sont une race inférieure, conçue par Dieu pour servir les Blancs. Beaucoup de Noirs se sont aigris de voir le traitement qu’ils recevaient à cause de cette interprétation religieuse, comme le montre le témoignage suivant:

“En été 1951, j’avais sept ans; je m’étais assise sur les marches de la première église baptiste de Sheepshead Bay, à Brooklyn, et je pleurais. J’avais essayé en vain d’effacer le noir de ma peau, parce que mes petites camarades blanches m’avaient fait des réflexions sur la couleur de ma peau qu’elles trouvaient vilaine. Je l’avais tant frottée avec de la lessive qu’elle était rouge; elle était enflée et me faisait mal, presque autant que mon cœur d’enfant qui commençait à se demander pourquoi un Dieu d’amour avait fait des gens noirs, à moins qu’il ne les aime pas vraiment.

“J’avais entendu dire que cela venait d’une malédiction que Dieu avait prononcée contre notre race. Mais je ne savais pas, ou je ne comprenais pas, ce que nous avions pu faire à Dieu pour mériter une telle punition. Et, à la réflexion, je pense que j’avais dans le cœur un ressentiment personnel contre Dieu pour m’avoir faite noire et m’avoir mise dans un monde blanc.

“À force de subir les moqueries et les sarcasmes de mes camarades, ainsi que les remarques racistes du genre: ‘Si tu es blanc, c’est bien; si tu es café au lait, tu peux toujours attendre; mais si tu es noir, va-t’en’, j’étais traumatisée et je commençais à bouillir intérieurement, particulièrement contre les petites filles blanches de mon âge.”

 

 

Qu’est-ce que cette fameuse malédiction biblique? Les Noirs sont-ils noirs en raison d’une malédiction que Dieu aurait prononcée sur l’un de leurs ancêtres? Et ont-ils subi des siècles d’esclavage en raison de cette malédiction? Est-ce que la Bible enseigne une chose pareille? Vérifions par nous-mêmes. Voici le passage de la Bible qui est à l’origine du litige:

“Noé, le cultivateur, commença de planter la vigne. Ayant bu du vin, il fut enivré et se dénuda à l'intérieur de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et avertit ses deux frères au-dehors. (…) Lorsque Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce qui lui avait fait son fils le plus jeune. Et il dit : Maudit soit Canaan ! Qu'il soit pour ses frères le dernier des esclaves ! Il dit aussi : Béni soit Yahvé, le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave ! Que Dieu mette Japhet au large, qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave ! »”. — Gen. 9:20-27 (Jr).

On a prétendu que cette malédiction biblique avait imposé aux Noirs une condition de servitude perpétuelle. D’ailleurs, en 1838, Théodore Weld, lors d’une de ses croisades antiesclavagiste, écrivit dans un tract qui eut une grande diffusion que la “prophétie de Noé [citée ci-dessus] est le vade mecum [qui accompagne tout le temps] les esclavagistes, et ils ne s’aventurent jamais à l’extérieur sans elle”. — La Bible contre l’esclavage (angl.), page 66.

Avant toute chose, veuillez noter que rien dans la Bible ne dit qu’avoir la peau noire provient d’une malédiction. Notez également que c’est Canaan, et non son père Cham, qui fut maudit. Canaan n’était pas noir, et ses descendants non plus; ce sont les peuplades qui s’établirent dans le pays connu plus tard sous le nom de Palestine (Gen. 10:15-19). Avec le temps, les Cananéens furent assujettis par les Israélites, descendants de Sem, puis par les Médo-Perses, les Grecs et les Romains, descendants de Japhet. Cette sujétion des Cananéens accomplit la malédiction prophétique prononcée sur leur ancêtre Canaan, malédiction qui n’avait donc rien à voir avec la race noire.

D’où vient la race noire? De deux autres fils de Cham: Cusch et vraisemblablement aussi Put, dont les descendants se sont établis en Afrique. Mais, comme nous venons de le voir, la Bible ne dit absolument pas que les descendants de ces hommes, des Noirs, ont été maudits. C’est une erreur de faire une telle supposition. Quand l’Église a-t-elle commencé à appliquer cette malédiction à Cham?

Un ecclésiastique, qui vivait il y a 1 500 ans, a fait cette interprétation en ces termes: “Cham, dans sa folie d’avoir voulu tourner en ridicule la nudité de son père, fut condamné à être esclave.” Dans son livre intitulé L’esclavage et l’Église catholique (angl.), John Maxwell fait cette remarque: “Cet exemple désastreux d’exégèse [explication] fondamentaliste a servi pendant 1 400 ans à justifier l’idée que les Noirs d’Afrique sont maudits de Dieu.”

Jusqu’à il y a cent ans, l’Église soutenait que les Noirs étaient maudits par Dieu. Maxwell explique que cette attitude “a survécu apparemment jusqu’en 1873, année où le pape Pie IX rattacha une indulgence aux prières adressées en faveur des ‘pauvres Éthiopiens d’Afrique centrale pour demander que le Dieu Tout-Puissant finisse par ôter la malédiction de Cham de leur cœur’”.

Déjà, bien avant le début de la chrétienté il y a 1 500 ans, et probablement même avant la venue de Jésus Christ sur la terre, les rabbins juifs racontaient des histoires sur l’origine de la race noire. Voici ce que rapporte l’Encyclopædia Judaica: “Cusch, descendant de Cham, a eu la peau noire en guise de punition parce que Cham avait eu des rapports sexuels dans l’arche.”

Des “histoires” semblables ont été forgées de toutes pièces à notre époque. Les partisans de l’esclavage, tels que John Fletcher, en Louisiane, enseignaient que le péché qui a provoqué la malédiction prononcée par Noé était un mariage interracial. Il voulait faire croire que Caïn avait été affligé d’une peau noire pour avoir tué son frère Abel, et, en plus, que Cham avait péché en se mariant avec quelqu’un de la race de Caïn. Il vaut également la peine de noter qu’au siècle dernier Nathan Lord, président du collège de Dartmouth, attribuait également la malédiction de Noé prononcée sur Canaan au fait que Cham “aurait contracté un mariage interdit avec la race perverse et maudite de Caïn”.

Ces enseignements n’ont absolument aucun fondement biblique. Dans les siècles passés, des philanthropes avaient déjà montré que la malédiction prononcée par Noé était appliquée à tort aux Noirs. Ainsi, en juin 1700, le juge Samuel Sewall, de Boston, donna cette explication: “C’est Canaan qui a été maudit trois fois, mais Cham n’a pas été mentionné. (...) Or les Noirs ne descendent pas de Canaan, mais de Cusch.”

En 1762, un certain John Woolman avait, lui aussi, publié un traité dans lequel il montrait que l’exploitation de cette malédiction contenue dans la Bible pour justifier l’esclavage et pour priver certaines gens de leurs droits naturels “est trop grossière pour être admise par l’esprit de quiconque souhaite sincèrement gouverner sa vie d’après des principes sensés”.

Cette erreur d’interprétation des membres du clergé sur la malédiction contenue dans la Bible a eu des conséquences regrettables. Mais rien dans la Bible ne permet de justifier l’esclavage que l’on a imposé aux Noirs d’Afrique et les mauvais traitements qu’on leur a fait subir depuis lors. La vérité est la suivante: les Noirs ne sont pas et n’ont jamais été maudits par Dieu!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 23:19

“En Égypte, la religion était à la base de tout, et dominait tout.” — Will Durant, historien et écrivain du XXe siècle.

 LES premiers colons de l’Égypte descendaient de Cham, fils de Noé, très probablement par Mizraïm, fils de Cham et oncle de Nimrod (Genèse 10:6-8). Après la confusion des langues à Babel, les constructeurs déçus se dispersèrent pour prendre un nouveau départ, emmenant avec eux leur religion babylonienne. Certains d’entre eux s’établirent dans ce qui devint l’Égypte.

 Dans son Histoire de la civilisation, Will Durant parle de “l’emprunt à la Sumérie et à la Babylonie de certains éléments de la civilisation égyptienne”. Ainsi, la religion babylonienne a profondément marqué l’Égypte, où la religion est devenue un facteur dominant. La Nouvelle Encyclopédie britannique déclare: “La vie culturelle et sociale était tellement imprégnée d’idées religieuses qu’il est impossible de comprendre la civilisation égyptienne sans connaître la religion égyptienne, et vice versa.”

 Inconséquence

 La religion égyptienne était polythéiste et son panthéon comptait plus de 500 dieux, voire un millier. “Dans toute l’Égypte, les groupes de dieux locaux étaient généralement des triades”, dit l’égyptologue E. Wallis Budge. Avec le temps s’imposa la triade composée d’Osiris (le père), d’Isis (la mère) et d’Horus (leur fils), tous trois formant une sainte famille.

  Dans ce culte polythéiste, plusieurs dieux se disputaient le titre de ‘dieu unique’. Mais les prêtres et les théologiens ne voyaient, semble-t-il, aucune objection à croire en un seul dieu tout en considérant qu’il existait sous de multiples formes. Pour B. Mertz, ce “n’est qu’un nouvel exemple de la belle inconséquence caractéristique de la religion égyptienne”.

 Les Égyptiens représentaient souvent les attributs des dieux, quand ce n’était pas les dieux eux-mêmes, sous la forme d’animaux. Mais l’auteur français Fernand Hazan affirme que ces animaux, loin d’être simplement des symboles, étaient l’objet d’un culte, “parce qu’ils constituaient le point de convergence des puissances divines, bonnes ou mauvaises”. Il n’est donc guère surprenant qu’un citoyen romain ait été lynché pour avoir tué un chat, et qu’on ait découvert dans des tombeaux égyptiens des momies de chiens, de chats, de crocodiles, de faucons et de taureaux.

 Ritualisme, pratiques occultes et arts magiques faisaient partie intégrante de la religion égyptienne. De même que l’utilisation d’images et de symboles religieux, comme la croix ansée qui représente la vie. Selon la Nouvelle Encyclopédie britannique, on accordait une telle importance à ces symboles que “la foi individuelle (c’est-à-dire la piété personnelle) n’a jamais été primordiale”. Cet ouvrage ajoute que, de toutes les images, “celle d’Isis tenant son fils Horus sur ses genoux — peut-être l’archétype de La Vierge et l’Enfant — est la plus remarquable”.

 Les Égyptiens croyaient à la vie après la mort. Ils momifiaient leurs morts et plaçaient le corps des pharaons décédés dans d’impressionnantes pyramides. D’après une brochure, à l’intérieur d’anciens tombeaux on a trouvé “des objets insignifiants mais révélateurs, tels que des boîtes à fard, des perles et des récipients qui ont autrefois contenu aliments et boissons”.

 Dix plaies dans un compte à rebours pour la destruction

 Ce qui se produisit en 1728 avant notre ère allait avoir de terribles conséquences pour l’Égypte et sa religion. Environ deux siècles après le séjour d’Abraham en Égypte, ses descendants s’y étaient établis pour échapper à une grande famine (Genèse 12:10; 46:6, 7). Connus sous le nom d’Israélites, ils résidèrent dans ce pays pendant 215 années. C’est dans ce contexte qu’allait avoir lieu la bataille des dieux, qui opposerait une multitude de dieux égyptiens à Jéhovah, le Dieu unique des Israélites. Lorsque ceux-ci demandèrent l’autorisation de quitter l’Égypte pour adorer leur Dieu, la situation devint vite critique.

 Le roi d’Égypte, appelé pharaon (titre dérivé du mot égyptien signifiant “grande maison”), rejeta leur requête. Jéhovah fit alors savoir qu’il avait l’intention d’exercer miraculeusement son pouvoir en faveur de son peuple (Exode 7:1-6; 9:13-16). En faisant s’abattre une série de dix plaies sur l’Égypte, il défia les dieux égyptiens. — Exode 12:12.

 La première plaie changea en sang l’eau du Nil, l’artère nourricière de l’Égypte, ce qui causa la mort des poissons et obligea les Égyptiens à creuser pour trouver de l’eau potable (Exode 7:19-24). Quelle disgrâce pour Hâpi, le dieu du Nil!

 La grenouille était considérée comme un symbole de la fertilité. Le livre Les dieux des Égyptiens (angl.) explique que “le dieu-grenouille et la déesse-grenouille passaient pour avoir joué un rôle primordial dans la création du monde”. Aussi la plaie des grenouilles humilia-t-elle, non seulement les dieux de la fertilité — tels qu’Osiris, Ptah et Sebek — mais aussi les dieux créateurs. — Exode 8:1-6.

 Les prêtres-magiciens ne purent reproduire la troisième plaie, ce qu’ils avaient fait pour les deux premières (Exode 8:16-18). Le dieu Thot, patron des magiciens, avait perdu son pouvoir magique. Quant à Geb, dieu de la terre, il fut incapable d’empêcher “la poussière de la terre” de se transformer en moustiques.

 La quatrième plaie vit l’établissement d’une ligne de démarcation entre le pays de Goschen, territoire de Basse-Égypte où demeurait la communauté israélite, et le reste du pays. La plaie des taons n’affecta pas Goschen, alors qu’elle fit subir de lourdes pertes aux autres régions d’Égypte (Exode 8:20-24). Bouto, une déesse tutélaire, ainsi que le dieu Horus s’avérèrent manifestement incapables de maîtriser l’évolution de la situation en Basse-Égypte, dont ils étaient pourtant les protecteurs.

 Hathor était une déesse à tête de vache, et Nout, déesse du ciel, était également représentée comme une vache. Toutes deux furent profondément humiliées lorsque la cinquième plaie infligea une peste mortelle à “toutes sortes de bestiaux”. — Exode 9:6.

 On prétendait que Thot connaissait “toutes les formules magiques nécessaires pour guérir les malades”. Quant à Amôn-Rê, d’après la 70e strophe d’un poème composé en son honneur, c’était un médecin “qui dissout les maux et chasse les affections”. Mais ces deux dieux censés posséder le pouvoir de guérir ne purent faire obstacle à la sixième plaie, “des furoncles à ampoules, qui faisaient éruption sur les hommes et sur les bêtes”, et même sur “les prêtres-magiciens”. — Exode 9:10, 11.

 On attribuait aux dieux Shou, Reshpou et Tefnet la maîtrise des éléments naturels. Mais tout comme les météorologistes d’aujourd’hui, ils furent impuissants face aux tonnerres et à la grêle qui frappa les hommes, les bêtes et la végétation, et “brisa toutes sortes d’arbres des champs” lors de la septième plaie (Exode 9:25). Ce qui restait après cette pluie de grêle fut ravagé par les sauterelles lors de la huitième plaie (Exode 10:12-15). Une cuisante défaite fut ainsi infligée à Min, dieu de la moisson, qui, tenant la foudre dans sa main droite, était supposé maîtriser le tonnerre et les éclairs. Pendant ces deux plaies, tous ses pouvoirs lui avaient échappé.

 Lors de la neuvième plaie, “des ténèbres opaques commencèrent à se produire dans tout le pays d’Égypte durant trois jours”. (Exode 10:21, 22.) Rê, le dieu-soleil, Sekhmet, déesse dont la tête était surmontée du disque solaire, et Thot, dieu lunaire, virent leur éclat littéralement terni.

 Et quelle clameur lorsque les premiers-nés moururent brusquement! “Il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort”, même la “grande maison” de Pharaon (Exode 12:29, 30). Pharaon se targuant d’être le fils du dieu-soleil Rê, la mort inattendue de son premier-né était en réalité la mort d’un dieu. Quelle écrasante défaite pour Bès, protecteur de la maison royale, et pour Bouto, qui protégeait le roi contre ses ennemis!

 Déshonoré — non pas une fois, mais dix fois — assoiffé de vengeance, Pharaon, à la tête de ses armées, se rua comme un fou à la poursuite des Israélites, qui étaient en train de quitter le pays (Exode 12:37, 41, 51; 14:8). Composé jadis en l’honneur de Ni-maât-Rê, pharaon peu connu, un poème vantait ainsi ses mérites: “Combattez pour son nom. (...) Pas de tombe pour le rebelle qui s’oppose à sa majesté, son cadavre est jeté à l’eau.” Mais pour ce qui est du pharaon qui vécut le compte à rebours pour la destruction, c’est son propre cadavre qui fut jeté à l’eau. Celui qu’un ouvrage de référence dépeint comme l’“incarnation terrestre du dieu Horus, héritier de la royauté d’Atoum, fils du dieu-soleil Rê”, périt dans la mer Rouge par la main du Dieu des Israélites contre lequel il s’était élevé. — Exode 14:19-28; Psaume 136:15.

 Ces événements ont-ils réellement eu lieu?

 Bien qu’elle prétende que le récit de l’Exode soit “sous certains aspects une légende”, la Nouvelle Encyclopédie britannique admet que “des biblistes modernes tendent à croire que derrière la légende se trouvent des faits réels”. Parlant de la difficulté de dater les dynasties égyptiennes à partir des listes de rois, elle déclare: “Ces listes ne constituent pas un témoignage historique fiable, car elles ne mentionnent que les noms des rois jugés dignes d’être honorés; de nombreux souverains modestes et certains impopulaires sont totalement ignorés — supprimés des listes.”

 Étant donné cette inexactitude historique et cette manipulation des faits, est-il surprenant que l’écrasante défaite de l’Égypte et de ses faux dieux ait tout bonnement été ‘supprimée’? Nullement, surtout si l’on se rappelle que les scribes rédigeaient les annales sous la tutelle des prêtres, dont le principal intérêt était manifestement de conserver leur position et de défendre la gloire de leurs dieux.

 Ces événements survenus dans l’Antiquité ne présagent rien de bon pour quiconque soutient la contrepartie moderne de la religion égyptienne. Seuls ceux qui pratiquaient la vraie religion — les Israélites et un certain nombre d’Égyptiens qui les accompagnaient — sortirent indemnes de la bataille des dieux. Un avenir brillant s’ouvrait à eux, qui formaient “une nation mise à part, différente des autres”.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /2006 13:08

SI VOUS êtes agnostique, vous n’êtes ni vraiment athée ni vraiment croyant. L’athée est persuadé de la non-existence de Dieu, tandis que le croyant est fermement convaincu que Dieu existe et qu’il est concerné par les affaires humaines.

 L’agnostique, lui, pense qu’on manque de preuves pour dire si oui ou non Dieu existe. Il se garde plus exactement de prononcer un jugement ou prétend que si Dieu existe, il est inconnu ou inconnaissable.

 Avez-vous des amis qui sont agnostiques ou bien l’êtes-vous vous-même? Si oui, pour quelles raisons? Peut-être pensez-vous que l’agnosticisme est l’attitude qui se défend le mieux dans ce XXIe siècle pétri de rationalisme. Si tel est le cas, je vous invite à examiner les propos de certains hommes qui ont contribué à façonner la pensée contemporaine. Vous noterez ce qu’ils croyaient au sujet de Dieu et les motifs qu’ils invoquaient. Cela vous aidera sans doute à mieux comprendre le pourquoi de vos propres convictions.

 La responsabilité des Églises

 Le mot français “agnostique” vient de l’anglais “agnostic”. Ce terme (dérivé du grec agnôstos, “inconnu”) fut introduit au XIXe siècle par le scientifique anglais Thomas Huxley qui favorisa la propagation de la théorie darwinienne de l’évolution. Huxley avait remarqué que les Églises prétendaient détenir une gnose (“connaissance”) intime de Dieu et de l’origine des choses. Mais il ne pouvait accepter cette connaissance. Il en expliqua le motif et fournit par là même la raison de son agnosticisme:

 “Si nous pouvions voir d’un seul coup d’œil les torrents d’hypocrisie et de cruauté, les mensonges, les massacres, les violations des devoirs d’humanité qui ont jailli de cette source [les Églises] tout au long de l’histoire des nations chrétiennes, ce que nous pouvons imaginer de pire au sujet de l’enfer serait bien fade comparé à cette vision.”

 Sans doute la foi d’Huxley en l’existence de Dieu fut-elle ébranlée quand il accepta la théorie de l’évolution. Néanmoins, sa foi fut minée bien davantage encore par la conduite des Églises, elles qui auraient dû être en mesure de l’aider. Leur histoire, tout au long des siècles, ne prévenait pas les gens en faveur de la croyance en Dieu.

 Dans le même ordre d’idées, le socialiste Harold Laski, à la fois éducateur et théoricien politique, écrivit: “J’ai été élevé dans un foyer juif orthodoxe; mais je suis incapable de me souvenir d’une époque au cours de laquelle le rituel ou le dogme eurent pour moi une signification.” Pour quelles raisons? Il précise: “Tant en Angleterre qu’en Amérique, je n’ai pu noter chez les membres d’aucune Église un attachement suffisamment fort aux principes, un attachement qui les pousse à se battre en faveur de la justice.”

 De plus, il ajouta: “Je ne puis voir que ceci, dans le déroulement de l’Histoire, c’est que les Églises ont toujours été les ennemies de la raison par leur pensée et les ennemies de la justice sur le plan social.”

 La conduite des Églises vous a-t-elle aussi amené à douter de l’existence de Dieu? Certes, leur hypocrisie et leur mauvaise conduite ne sont plus à démontrer. Toutefois, il convient de noter que la Bible , la principale source d’informations sur Dieu, a prédit l’avènement d’une telle perversion de la foi chrétienne: “Ils resteront attachés aux traditions extérieures de la religion et, pour sauver la façade, garderont l’apparence de la piété.” — II Timothée 3:5.

 De fait, les défauts de la religion établie ne sont pas une raison de conclure à la non-existence de Dieu. Si un patient s’est fait duper par un charlatan, il ne doit pas conclure aussitôt que sa guérison est impossible. Il recherchera plutôt un authentique médecin. De même, si les religions établies ont éloigné beaucoup d’hommes de Dieu, n’en concluons pas qu’on ne peut le trouver. Cela signifie seulement qu’il nous faut nous tourner dans une autre direction.

 Inconnaissable ou inconnu?

 Certains prétendent qu’Huxley construisit le mot “agnostique” à partir d’un terme de la Bible. Selon le récit biblique des Actes, lorsque Paul prêcha aux habitants d’Athènes, il leur rappela l’existence d’un autel de leur ville qui portait cette inscription: “À un Dieu inconnu [agnôsto en grec].” (Actes 17:23). Paul disait-il que ce Dieu inconnu des hommes sages d’Athènes était inconnaissable? Tant s’en faut! En fait, il leur expliqua ensuite comment ils pouvaient connaître ce Dieu.

 Il en va de même aujourd’hui. Bien que Dieu soit inconnu de beaucoup, il n’est pas inconnaissable. La Bible nous fournit un moyen d’apprendre quelque chose à son sujet: “Ses qualités invisibles se voient distinctement depuis la création du monde, car elles sont perçues par l’intelligence grâce aux choses qui ont été faites.” (Romains 1:20). Les témoignages de ceux qui ont pour métier l’étude des “choses faites” vont dans le sens de cette déclaration.

 Albert Einstein, l’homme de science le plus éminent de notre siècle, ne croyait pas au Dieu de la Bible. Néanmoins , ses recherches concernant la nature de l’univers lui inspirèrent un sentiment d’émerveillement qui n’était pas éloigné de la reconnaissance de Dieu.

 Dans l’un de ses ouvrages (Out of My Later Years) Einstein examine le fait d’apprendre l’unité fondamentale de la nature. Voici ses propos: “Quiconque a pris une part active aux progrès notables obtenus dans ce domaine est mû par un profond respect pour le rationnel qui apparaît clairement dans l’existence.” Einstein poursuit: “Par la voie de l’intelligence, cette personne parvient à s’affranchir des entraves que sont les envies et les espérances personnelles et atteint une attitude d’esprit humble vis-à-vis de la grandeur de la raison incarnée dans l’existence qui, en son plus profond, est inaccessible à l’homme.”

 Le pas à faire n’est pas très grand entre, d’une part, reconnaître “le rationnel qui apparaît clairement dans l’existence” ou “la grandeur de la raison incarnée dans l’existence” et, de l’autre, accepter que derrière tout cela se trouve un subtil Raisonneur ou la Source du rationnel. Ce pas a été franchi par Alfred Wallace, un contemporain de Darwin et l’un des défenseurs de la théorie de l’évolution et de la doctrine de la survivance du mieux adapté.

 Bien que croyant fermement que les hommes ont pour ancêtres des animaux, Wallace vit en l’homme quelque chose qui lui apporta la preuve que Quelqu’un de plus grand que l’homme doit exister. Ce quelque chose était son sens moral élevé et son potentiel intellectuel. “Sous aucun rapport je ne peux mettre cela sur le compte de la survivance du mieux adapté”, écrivit-il. Il soutint plutôt que ces qualités “nous fournissent la preuve infaillible de l’existence d’êtres plus élevés que nous, de qui proviennent peut-être ses qualités et vers qui nous tendons sans doute”.

 Par ses recherches, le professeur Edward Milne, de l’université d’Oxford, acquit la conviction de l’existence de Dieu. La science moderne montre de plus en plus clairement la complexité et la beauté des lois qui président l’univers. Edward Milne avait conscience qu’il nous faut accepter l’existence de Dieu pour expliquer à la fois l’origine de la matière et la source des lois de la nature qui la régissent. “Si un mystère entoure la création de la matière, a-t-il affirmé, alors un mystère encore plus grand entoure la création des lois arbitraires qui la gouvernent.”

 C’est pourquoi ce physicien a reconnu: “Bien que j’aie connu des périodes d’agnosticisme, j’en suis toujours revenu. Je crois avec la plus grande ferveur que cet univers a été créé par un Dieu Tout-Puissant.”

 Après tout, est-il si illogique même pour un athée de penser qu’il ne peut exister une intelligence hautement supérieure à l’Homme ?

 La condition de l’agnostique

 On a remarqué que par nature l’homme ressent le besoin instinctif de rendre un culte. Ceux qui soutiennent être agnostiques ou athées peuvent trouver que quelque chose leur fait défaut s’ils examinent avec soin leur situation. Ils ressemblent quelque peu aux enfants élevés dans un orphelinat qui ressentent un sentiment de perte pour n’avoir jamais connu leurs parents.

 Même un incroyant aussi convaincu que Bertrand Russell, le grand mathématicien, a fait le constat suivant à un moment de sa vie: “Je suis étrangement malheureux, parce que ma vie est très compliquée, parce que ma nature même est irrémédiablement complexe. (...) Le centre de mon être est et restera toujours une immense peine, et singulièrement torturante, la recherche de quelque chose qui soit au-delà des réalités du monde, quelque chose de surhumain et d’infini — la vision béatifique — Dieu — je ne le trouve pas et je ne pense pas qu’on puisse le trouver.”

 On peut parvenir à croire en la réalité — bien qu’elle soit invisible — de Dieu, par l’examen des “choses faites” et, en particulier, grâce à l’étude de la Bible.

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /2006 23:00

SALUÉE par des coups de tonnerre et des éclairs, ce fut une naissance mémorable. La date: 1513 avant notre ère; le lieu: le mont Sinaï (à l’époque en Arabie, maintenant en Égypte). Ce n’était pas un homme, mais une nation, qui venait de naître.

 

 

Moins d’un an auparavant, tenus en esclavage par la Puissance mondiale égyptienne, les Israélites formaient encore une société patriarcale, peut-être forte de trois millions d’âmes. Une fois qu’ils furent affranchis, leur Dieu décida de les organiser en nation, mais pas de la même manière que les autres nations. Ils allaient constituer une nation mise à part, différente de toutes les autres nations, passées ou à venir.

 

 

Union del’Église et de l’État’, mais d’un caractère particulier

 

 

La tentative de Nimrod visant à associer la religion au gouvernement s’était soldée par un échec. Or, les dispositions prises au mont Sinaï présentaient quelques similitudes avec ce projet. Apporteraient-elles quelque chose de meilleur?

 

 

Une nation a besoin de lois. Les Israélites reçurent donc dix lois fondamentales, communément appelées les Dix Commandements, auxquelles furent ajoutées quelque six cents autres ordonnances (Exode 20:1-17). Ce code de lois reposait sur des vérités fondamentales.

 

 

Ces lois s’inspiraient-elles du code d’Hammourabi, rédigé antérieurement? C’est ce que pensent certains du fait qu’Hammourabi, roi de la première dynastie babylonienne, régna plus d’un siècle et demi avant qu’Israël ne soit constitué en nation. En 1902, on découvrit une stèle sur laquelle avait été copié ce code de lois. L’original se trouvait à Babylone, dans le temple de Mardouk. Toutefois, voici ce que le livre Documents de l’époque de l’Ancien Testament (angl.) écrit à ce sujet: “En dépit de nombreuses ressemblances, rien ne nous autorise à penser que le texte hébreu est directement issu du texte babylonien. Même là où les deux codes de lois diffèrent peu quant à la lettre, ils diffèrent beaucoup quant à l’esprit.”

 

 

Ce n’est pas là la seule différence entre cette nation et les autres. En effet, à l’origine, elle ne devait pas être dirigée par un homme, mais par un roi céleste invisible, ce qui allait la rendre vraiment différente de toutes les autres nations. C’est seulement près de 400 ans plus tard que fut établie une dynastie de rois humains. Même alors, la nation d’Israël resta unique en son genre. En effet, contrairement à d’autres souverains, tels que les pharaons d’Égypte, son roi ne prétendait pas être Dieu ou un descendant de Dieu. Il était simplement assis sur “le trône de Yahvé”, en ce sens qu’il représentait Dieu. —1 Chroniques 29:23 ().

 

 

Les différents pouvoirs en Israël — législatif, judiciaire et exécutif — nous font peut-être penser à certaines formes de gouvernements modernes. Mais là encore, on remarque une nette différence. Ésaïe 33:22 explique: “Car Jéhovah est notre Juge [l’organe judiciaire], Jéhovah est notre Législateur [l’organe législatif], Jéhovah est notre Roi [l’organe exécutif].” Le Dieu d’Israël détenait ces trois pouvoirs. Ni le roi, ni les juges, ni les prêtres de la nation ne pourraient exercer un pouvoir absolu. Contrairement aux dictateurs politiques et religieux d’aujourd’hui, leur marge de liberté serait limitée par les lois et les directives promulguées par le Dieu qu’ils représentaient.

 

 

Ainsi, alors que l’association religion-État aux jours de Nimrod avait uni un gouvernement humain à la fausse religion, les dispositions prises au mont Sinaï unissaient un gouvernement divin à la vraie religion. C’était la garantie de bien meilleurs résultats.

 

 

Pas d’œcuménisme

 

 

À cause de leur manque de foi, les Israélites errèrent 40 ans dans le désert. Enfin, en 1473 avant notre ère, ils étaient sur le point d’entrer en Canaan, le pays que Dieu leur avait promis. Il leur fut alors rappelé que, formant une nation mise à part pour le service de Dieu, ils étaient tenus de refléter sa gloire. Ils ne devaient pas fraterniser avec les Cananéens. Voilà qui explique ce qu’un ouvrage de référence appelle “leur hostilité envers leurs voisins non-yahvistes, et l’insistance sur l’unicité de Yahveh”.

 

 

‘Mais, objecteront certains, pourquoi cette intolérance? Peut-être les Cananéens étaient-ils tout à fait sincères. En outre, toutes les religions ne mènent-elles pas à Dieu?’ Avant de vous prononcer, rappelez-vous ce que subirent beaucoup de ceux qui vivaient avant le déluge — une époque marquée par la violence — ainsi qu’aux jours de la construction de la ziggourat par Nimrod et dans l’Égypte polythéiste. Quelques-uns d’entre eux étaient probablement sincères, mais ils n’échappèrent pas pour autant aux conséquences qu’entraînait la pratique de religions que le Créateur ne pouvait manifestement pas agréer. La religion cananéenne était-elle aussi répréhensible que les autres? Considérez les faits révélés dans l’encadré “La religion cananéenne: vraie ou fausse?” ci-dessous et jugez-en par vous-même :

 

 

 

 

La religion cananéenne: vraie ou fausse?

 

 

  “Des fouilles en Palestine ont permis la mise au jour d’une multitude de représentations d’A[starté] sous les formes les plus diverses (...) la plupart d’entre elles sont petites et grossières, ce qui indique qu’il s’agissait principalement d’une divinité domestique; peut-être les femmes la portaient-elles sur elles, ou bien était-elle placée dans une niche. (...) Le caractère sensuel du culte d’A[starté] et de Baal plaisait au peuple. Bien sûr, de graves préjudices étaient inévitables; les perversions sexuelles perpétrées en l’honneur de la déesse, la luxure et le manque total de retenue en vinrent à faire partie intégrante du culte et pénétrèrent ensuite dans les foyers.” — Calwer Bibellexikon (Lexique biblique de Calwer).

 

 

  “Les fêtes religieuses étaient l’occasion d’un véritable déchaînement du côté animal de la nature humaine. Même les auteurs romains et grecs ont été scandalisés par ce que les Cananéens faisaient au nom de la religion.” — Le monde de la Bible.

 

 

  “Parmi les pratiques religieuses des Cananéens, mentionnons seulement ici les sacrifices d’enfants, que les fouilles ont clairement prouvés. Aussi bien à Guézer qu’à Méguiddo, la manière dont les cadavres d’enfants sont emmurés (...) révèle de façon évidente (...) cette pratique.” — Die Alttestamentliche Wissenschaft (Connaissance de l’Ancien Testament).

 

 

  “Dans aucun autre pays on n’a découvert un aussi grand nombre de figurines représentant la déesse de la fertilité nue, dont certaines sont franchement obscènes. Nulle part ailleurs le culte des serpents n’était aussi répandu. (...) Les courtisanes sacrées et les prêtres eunuques étaient légion, les sacrifices humains, courants (...). Il est donc facile de comprendre l’aversion éprouvée par les adorateurs du Dieu-YHWH lorsqu’ils furent confrontés à l’idolâtrie des Cananéens.” — Récentes découvertes dans les pays bibliques (angl.).

 

 

Ils claudiquent sur deux opinions différentes

 

 

Après l’entrée en Terre promise, Josué, successeur de Moïse, mena la lutte contre la fausse religion. Après sa mort, les Israélites négligèrent de poursuivre le combat pour prendre possession du pays. Ils adoptèrent une politique tolérante de coexistence, ce qui ne fut pas à leur avantage. Les Cananéens, telles des épines dans leurs flancs, ne cessèrent de les harceler, les amenant à maintes reprises à dévier de la vraie religion. —Nombres 33:55; Juges 2:20-22.

 

 

Au cours des 300 ans qui suivirent, 12 juges nommés par Dieu se levèrent successivement pour libérer les Israélites récidivistes de l’esclavage de la fausse religion. Certains de ces juges sont bien connus, comme Barak, Gédéon, Jephté et Samson.

 

 

Puis, en 1117 avant notre ère, un changement majeur se produisit dans la structure gouvernementale: le premier roi humain fut établi sur Israël en la personne de Saül. David, son successeur, assujettit enfin tous les ennemis d’Israël en Terre promise, étendant le territoire de la nation aux frontières fixées par Dieu. Pendant le règne de Salomon, fils de David, Israël atteignit l’apogée de sa gloire, jouissant d’une prospérité qui la distinguait de tous les pays voisins.

 

 

Toutefois, à la mort de Salomon qui survint en 998 ou en 997 avant notre ère, ce fut le désastre. La nation se divisa en deux parties. Les dix tribus du nord portèrent alors le nom d’Israël, et les deux tribus méridionales de Juda et de Benjamin, celui de Juda. Bien que prétendant représenter le vrai Dieu, aucun des 19 rois successifs du royaume du nord (sans compter Tibni) ne pratiqua la vraie religion (1 Rois 16:21, 22). En fait, ils claudiquaient sur deux opinions différentes, attitude qui eut de graves conséquences aux jours du roi Achab (voir 1 Rois 18:19-40). Plus graves encore furent les conséquences subies en 740 avant notre ère, année où le royaume d’Israël fut renversé par les Assyriens.

 

 

Dans l’intervalle, sur les 19 rois de Juda à compter de Roboam, fils de Salomon, seule une poignée pratiqua le vrai culte. À la tête de la nation se succédaient de bons et de mauvais rois, et en même temps le peuple oscillait entre la vraie et la fausse religion. Les fausses doctrines religieuses et les pratiques avilissantes des nations alentour, notamment le culte de Baal, devinrent de plus en plus présentes dans les foyers des Israélites. Selon la Nouvelle Encyclopédie britannique, ces éléments du faux culte “s’implantèrent plus profondément dans la foi des Israélites, et le peuple commença à oublier sa condition unique et sa mission, qui consistait à être un témoin pour les nations”. Cette attitude conduisit la nation à la ruine.

 

 

Manifestement, l’ordre qu’avaient reçu les Israélites de rester séparés des Cananéens avait pour but de les protéger et de maintenir la pureté de leur culte. Appartenant à une nation qui pratiquait la vraie religion, ils devaient offrir un contraste évident avec ceux qui ne la pratiquaient pas. Mais ils se montrèrent trop souvent irrésolus. Finalement, en 607 avant notre ère, Jérusalem fut détruite par les Babyloniens, et les survivants se virent emmenés en exil. Pendant 70 ans, ils subirent les tristes conséquences de leur abandon de la vraie religion. Babylone, berceau de la fausse religion postdiluvienne, avait vaincu cette nation mise à part, différente des autres.

 

 

Un souverain est nécessaire

 

 

Tant que les Israélites pratiquèrent la vraie religion, ils vécurent en paix et en sécurité. L’union du gouvernement divin et de la vraie religion leur procurait des bienfaits de toute sorte. Néanmoins, le succès de cette disposition était limité. Pour que toutes les nations puissent jouir pleinement de la paix et de la sécurité qui régnèrent pendant une période limitée et dans une seule nation, il fallait quelque chose de plus. Le besoin d’un souverain capable d’obtenir un succès total en associant un gouvernement juste à la vraie religion se faisait cruellement sentir. Qui serait-il?

 

 

Environ 250 années après la chute de Jérusalem allait naître un homme qui, malgré sa brève existence, se ferait un nom illustre et rendrait son pays célèbre. Il irait à Babylone et en Égypte, où il serait acclamé comme un grand sauveur. Avec le recul, la Nouvelle Encyclopédie britannique dira de lui quelque 23 siècles plus tard: “Il n’est pas faux de dire que l’Empire romain [et] le développement du christianisme dans le monde entier (...) furent dans une certaine mesure le fruit de [son] action.” Nous verrons ce point dans un prochain article.

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus