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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 20:07

Les chrétiens doivent-ils pratiquer le jeûne ?

 

 

EN RÉPONSE à cette question on vous a peut-être dit : “Oui, car Jésus recommanda l’observation du jeûne à ses disciples.” Si vous êtes un catholique pratiquant, votre réponse sera affirmative ; en effet, vous observez certains jours de jeûne, et notamment vous jeûnez toujours avant de “communier”.

 

 

Jésus a-t-il vraiment recommandé ou ordonné l’observation du jeûne ?

 

 

Dans les cas rapportés par la Bible , le jeûne était une manifestation de tristesse et de repentir à cause des péchés, ou bien il était observé en signe de deuil en des temps d’affliction (Dan. 10:2, 3 ; I Sam. 31:13 ; II Chron 20:3, 4). D’autre part, certains jeûnaient quand ils avaient grand besoin de la direction divine ou qu’ils devaient accorder une attention toute particulière à un service qu’il leur fallait rendre à Dieu. — Juges 20:26 ; Esther 4:16.

 

 

Le jour des Propitiations et son Jeûne une figure prophétique

 

 

Toutefois, ni Jésus-Christ ni ses apôtres n’ont ordonné aux chrétiens d’observer le jeûne. Cependant, les Écritures ne l’interdisent pas. Chaque fois que Jésus donna des conseils sur le jeûne, il s’adressait à des Juifs sous l’alliance de la Loi (abolie après la venue de Jésus – voir Galates 3 :24, 25) (Mat. 6:16-18 ; Luc 18:9-14). Sous la Loi , le jeûne était obligatoire à des époques déterminées et en certaines circonstances, notamment le jour des Propitiations.

 

 

Pourquoi les Juifs étaient-ils obligés de jeûner plusieurs fois par an alors que la congrégation chrétienne n’a reçu aucun ordre à ce sujet ?

 

 

L’argumentation de l’apôtre Paul sur les sacrifices offerts sous la Loi nous aide à comprendre pourquoi. Il dit que ces sacrifices sanctifiaient ceux qui les offraient “jusqu’à la pureté de la chair”, mais qu’ils ne pouvaient rendre ‘parfaits, en ce qui concerne la conscience’. Ces adorateurs juifs étaient jugés assez purs par Dieu pour pouvoir s’approcher de lui. Ils ne ressemblaient pas aux païens impurs. Toutefois, le souvenir de leurs péchés leur était rappelé chaque année, le jour des Propitiations. Leur pureté était uniquement rituelle ; elle n’était qu’un type ou symbole de la pureté parfaite de conscience que connaissent les chrétiens grâce au sacrifice du Christ offert “une fois pour toutes”. — Héb. 9:9, 13, 28.

 

 

Il n’est pas nécessaire que la congrégation chrétienne, purifiée de ses péchés, consacre un jour par an au jeûne et à la repentance. Jésus fit la propitiation des péchés de sa congrégation par son sacrifice. Il accomplit ce qui était préfiguré par le jour des Propitiations. Dans l’accomplissement, ce “jour” commença au moment de son baptême et s’acheva lors de sa comparution dans le ciel, devant la personne de Dieu, où il présenta la valeur de son sacrifice (Héb. 9:24-26). À la Pentecôte de l’an 33 de notre ère, environ 3 000 personnes se joignirent en même temps aux autres disciples, confessèrent leurs péchés et se repentirent. Ces péchés incluaient notamment une dette de sang contractée lors de la mort du Christ. La foi dans ce sacrifice purifiait réellement du péché. — Actes 2:37-39, 41.

 

 

Cependant, le chrétien ne doit-il pas jeûner lorsqu’il commet involontairement des péchés jour après jour ? Non, car il peut faire appel au sacrifice du Christ offert “une fois pour toutes”. Sur la base de ce sacrifice, il a toujours la possibilité de ‘s’approcher avec franc-parler du trône de la bonté imméritée, afin d’obtenir miséricorde et trouver bonté imméritée, pour une aide en temps opportun’. — Héb. 4:16.

 

 

Exemples de Jeûnes chez les chrétiens

 

 

Quel était donc le but de Jésus quand il jeûna quarante jours et quarante nuits ? Jésus jeûna quand il fut conduit par l’esprit au désert pour y être tenté par le Diable. Dans cette cruelle situation, il avait grand besoin de l’aide divine. D’autre part, il concentra toute son attention sur la vie de sacrifice qui l’attendait. Moïse et Élie, eux aussi, ont jeûné quarante jours et quarante nuits. Dans tous ces cas, ces hommes ont sans aucun doute reçu l’aide divine. — Mat. 4:1, 2, 11 ; Deut. 9:9 ; I Rois 19:7, 8.

 

 

Les disciples de Jésus jeûnaient aussi dans des circonstances particulières, notamment quand ils désiraient ardemment recevoir la direction divine. Dans la congrégation chrétienne d’Antioche, il y avait des prophètes et des enseignants qui “servaient publiquement Dieu et jeûnaient”. Les disciples subissaient alors de violentes persécutions, et l’esprit de Dieu avait ordonné que Paul et Barnabas fussent mis à part pour entreprendre leur premier voyage missionnaire parmi les Gentils. — Actes 13:2, 3.

 

 

Par ailleurs, quand Paul et Barnabas établirent des congrégations en Galatie, ils eurent besoin d’hommes forts et mûrs pour diriger ces nouvelles congrégations. Pour être sûrs que leur choix serait bon, ils ‘firent des prières avec des jeûnes’ au moment de préposer ces hommes à leurs fonctions. — Actes 14:23.

 

 

Quand Jésus dit à ses disciples : “Il viendra des jours où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront”, il ne leur donnait pas l’ordre de jeûner. Il se bornait à prédire ce qui arriva effectivement à ses disciples quand il fut mis à mort. Vraisemblablement, ils furent si bouleversés qu’ils ne désiraient pas manger. — Mat. 9:15.

 

 

L’apôtre Paul parle de ses jeûnes (selon la Bible Segond ) dans II Corinthiens 6:5 et 11:27. Mais dans ces passages, les situations évoquées par l’apôtre étaient indépendantes de sa volonté. Les expressions “sans nourriture” et “abstinence de nourriture”, utilisées dans Les Écritures grecques chrétiennes Traduction du monde nouveau, conviennent mieux

 

 

Et le carême ?

 

 

Sur quoi repose, dans ce cas, la pratique consistant à jeûner pendant le carême ? Les Églises catholique et protestantes reconnaissent le carême, bien que la manière de l’observer diffère de l’une à l’autre. Certains ne prennent qu’un repas quotidien pendant les 40 jours qui précèdent Pâques. D’autres observent un jeûne strict, mais uniquement le mercredi des Cendres et le vendredi saint. D’autres encore pensent que durant le carême il faut éliminer la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers.

 

 

On dit que le carême tire son origine des 40 jours de jeûne accomplis par Jésus après son baptême. Mais Jésus établissait-il un rituel à renouveler chaque année ? Certainement pas. Il est d’ailleurs significatif que cette pratique n’apparaisse pas une seule fois dans la Bible en rapport avec les premiers chrétiens. En réalité, c’est au IVe siècle de notre ère que le carême fut observé pour la première fois. Comme de nombreux autres enseignements de la chrétienté, il est issu du paganisme.

 

 

D’ailleurs, si le carême était une façon d’imiter le jeûne accompli par Jésus après son baptême, pourquoi serait-il observé au cours des semaines avant Pâques, la fête censée correspondre à sa résurrection ? Les jours qui ont précédé sa mort, Jésus n’a pas jeûné. Les récits des Évangiles indiquent qu’à Béthanie, seulement quelques jours avant sa mort, ses disciples et lui se sont rendus chez des gens, où ils ont pris des repas. Jésus a en outre mangé le repas de la Pâque la nuit précédant sa mort. — Matthieu 26:6, 7 ; Luc 22:15 ; Jean 12:2.

 

 

Les cas il pourrait être bénéfique de jeûner

 

 

Voyons quelques situations dans lesquelles, aujourd’hui, un serviteur de Dieu pourrait jeûner. Par exemple, une personne qui a commis un péché n’aura peut-être pas envie de manger pendant quelque temps. Son but ne sera pas d’impressionner les autres ni de protester contre la discipline reçue ; elle se souviendra en outre que le jeûne ne permet pas en lui-même de remettre les choses en ordre avec Dieu. Toutefois, un pécheur vraiment repentant sera profondément attristé d’avoir blessé Dieu, et probablement aussi ses amis et sa famille. L’angoisse et l’imploration du pardon dans la prière lui feront peut-être perdre le désir de manger.

 

 

David, roi d’Israël, est passé par de tels moments. Sachant que le fils qu’il avait eu avec Bath-Shéba allait mourir, il a consacré toute son énergie à la prière dans l’espoir que Dieu lui ferait miséricorde au sujet de l’enfant. Tant que ses émotions et ses forces étaient tournées vers la prière, il a jeûné. De même, lorsque de nos jours quelqu’un est confronté à certaines situations stressantes, il peut ne pas lui sembler approprié de manger. — 2 Samuel 12:15-17.

 

 

Il peut également arriver qu’une personne attachée à Dieu veuille concentrer son attention sur une question spirituelle profonde qui, dans certains cas, nécessitera des recherches dans la Bible et les publications chrétiennes, ainsi qu’une période de méditation. Au cours d’une recherche aussi absorbante, la personne choisira peut-être de ne pas se laisser distraire par la prise de repas. — Voir Jérémie 36:8-10.

 

 

On trouve dans les Écritures des exemples de serviteurs de Dieu qui ont jeûné avant de prendre une décision importante. À l’époque de Nehémia, les Juifs ont dû faire à Dieu le serment de renvoyer leurs femmes étrangères et de se tenir à l’écart des nations voisines. Ils savaient que toute violation de leur promesse les exposerait à une malédiction. La congrégation entière a donc jeûné pendant la déclaration du serment et la confession des péchés (Nehémia 9:1, 38 ; 10:29, 30). Quand il doit prendre une décision importante, un chrétien peut, de la même manière, rester un peu de temps sans manger.

 

 

Dans la congrégation des premiers chrétiens, les collèges d’anciens jeûnaient parfois avant de délibérer. Aujourd’hui, les anciens qui sont amenés à prendre une décision délicate, touchant peut-être une affaire judiciaire, peuvent s’abstenir de nourriture pendant l’examen de la question.

 

 

Il appartient à chacun de décider s’il jeûnera dans telle ou telle circonstance. Personne ne devrait juger un compagnon à ce sujet. Notre objectif ne devrait pas être de ‘ paraître justes aux hommes ’. D’autre part, nous ne devrions pas accorder à la nourriture une place telle que nous ne puissions nous acquitter de nos obligations importantes (Matthieu 23:28 ; Luc 12:22, 23). Comme le montre la Bible , Dieu n’exige pas que nous jeûnions, mais il ne nous interdit pas de le faire.

 

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