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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 20:44

En 1873, Samuel Manning, un ecclésiastique anglais, a écrit à propos de Jérusalem : “ Mus par une irrésistible attirance, des pèlerins y affluent des quatre coins du monde. Les murs croulants, les rues sordides et les ruines qui tombent en poussière suscitent chez des millions de personnes un intérêt profond et révérenciel qu’aucun autre lieu sur terre n’inspire. ”

 

La terre sainte fascine au moins depuis l’époque de l’empereur romain Constantin. Pendant près de 1 500 ans, des pèlerins s’y sont rendus, désireux de découvrir personnellement ses aspects religieux. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est qu’au début du XIXe siècle que des savants les ont accompagnés. On est alors entré dans l’ère de l’archéologie biblique : l’étude des objets, des peuples, des lieux et des langues de la Terre sainte antique.

 

Grâce aux découvertes des archéologues, on a obtenu un grand complément d’information sur quantité d’aspects de l’époque biblique. De plus, les documents archéologiques se sont souvent harmonisés avec l’histoire biblique. Toutefois, ces connaissances sont-elles nécessaires à la foi chrétienne ? Pour répondre à cette question, intéressons-nous à un site où de nombreuses fouilles archéologiques sont effectuées : la ville de Jérusalem et son temple.

 

Il ne sera pas laissé pierre sur pierre

 

Au printemps de l’an 33, le 11 Nisan selon le calendrier juif, Jésus Christ, accompagné de certains de ses disciples, a quitté le temple de Jérusalem pour la dernière fois. Alors qu’ils se rendaient au mont des Oliviers, un des disciples s’est exclamé : “ Enseignant, vois : quelles pierres et quelles constructions ! ” — Marc 13:1.

 

Les Juifs fidèles éprouvaient un profond amour pour Dieu et pour son temple. Ils étaient fiers de ce magnifique ensemble d’édifices ainsi que des 15 siècles de traditions qu’il représentait. La réponse de Jésus a été déroutante : “ Tu regardes ces grandes constructions ? Non, il ne sera pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. ” — Marc 13:2.

 

Maintenant que le Messie promis était arrivé, comment Dieu pourrait-il permettre que son temple soit détruit ? C’est seulement petit à petit, grâce à l’esprit saint, que les disciples ont pleinement saisi le sens des paroles de Jésus. Mais quel rapport ont-elles avec l’archéologie biblique ?

 

Une nouvelle ville

 

Le jour de la Pentecôte 33, la nation juive a perdu sa position de faveur auprès de Dieu (Matthieu 21:43). Cela a laissé la place à quelque chose de plus grand : un gouvernement céleste qui apporterait des bienfaits à toute l’humanité (Matthieu 10:7). En accord avec la prophétie de Jésus, Jérusalem et son temple ont été détruits en 70 de notre ère. L’archéologie confirme le récit biblique de cet événement. Cependant, la foi des chrétiens n’est pas suspendue à la découverte de ruines de ce temple antique. Elle est axée sur une autre Jérusalem, une ville d’un genre différent.

 

En 96 de notre ère, l’apôtre Jean, qui avait entendu la prophétie de Jésus au sujet de la destruction de Jérusalem et de son temple, et qui en avait vu la réalisation, a reçu cette vision : “ J’ai vu aussi la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem , qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. ” Une voix venant du trône a déclaré alors : “ Il résidera avec [les humains], et ils seront ses peuples. Et Dieu lui-même sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu. ” — Révélation 21:2-4.

 

Cette “ ville ” est composée de chrétiens fidèles qui serviront en qualité de rois avec Christ au ciel. Ils forment ensemble le gouvernement céleste, le Royaume de Dieu, qui dominera sur la terre et ramènera l’humanité à la perfection pendant le Millénium (Matthieu 6:10 ; 2 Pierre 3:13). Les chrétiens juifs du Ier siècle qui devaient faire partie de ce groupe ont compris que rien de ce qu’ils possédaient dans le système de choses juif n’égalait le privilège de régner avec Christ au ciel.

 

À propos de la position en vue qu’il occupait dans le judaïsme, l’apôtre Paul a dit aux chrétiens : “ Les choses qui étaient pour moi des gains, celles-ci je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. Mais oui, je considère même que toutes choses sont une perte à cause de la valeur éminente de la connaissance de Christ Jésus mon Seigneur. ” — Philippiens 3:7, 8.

 

Étant donné qu’il avait un grand respect pour la Loi de Dieu et pour le temple, l’apôtre Paul ne voulait évidemment pas dire qu’il fallait mépriser ces dispositions divines (Actes 21:20-24). Il voulait simplement montrer que le christianisme était supérieur au système juif.

 

Nul doute que Paul et les autres chrétiens juifs du Ier siècle connaissaient de manière précise bien des détails fascinants sur le système de choses juif. Or depuis que l’archéologie jette la lumière sur le passé, certains de ces détails sont maintenant à la portée des chrétiens. Cependant, notez ce sur quoi Paul a encouragé le jeune Timothée à fixer son attention : “ Réfléchis à ces choses [concernant la congrégation chrétienne] ; absorbe-toi en elles, pour que tes progrès soient manifestes pour tous. ” — 1 Timothée 4:15.

 

L’archéologie biblique a l’indéniable mérite d’avoir enrichi notre compréhension de l’univers de la Bible. Toutefois , les chrétiens sont conscients que leur foi ne repose pas sur des preuves mises au jour par des hommes, mais sur la Parole de Dieu, la Bible. —1 Thessaloniciens 2:13 ; 2 Timothée 3:16, 17.

 

 

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