Mardi 14 février 2 14 /02 /Fév 12:00

IMAGINEZ un monde sans nombre. Il n’y aurait pas d’argent. Les échanges commerciaux se résumeraient à du troc. Et le sport ? Non seulement nous serions incapables de compter les points, mais nous ne pourrions même pas déterminer le nombre de joueurs devant composer une équipe !

 

 

 

Outre qu’ils sont utiles au quotidien, les nombres véhiculent une aura de mystère. C’est parce qu’ils sont abstraits. On ne peut ni les voir, ni les toucher, ni les sentir. Prenons un exemple : une pomme a une couleur, une texture, une taille, une forme, une odeur et un goût qui lui sont propres. Grâce à ces caractéristiques, on peut savoir si tel objet est une pomme ou bien un citron, un ballon ou autre chose. Il n’en va pas de même pour les nombres. Un groupe de sept objets n’a peut-être rien de commun avec un autre groupe de sept objets, si ce n’est qu’ils sont sept. Aussi, saisir la signification des nombres, la différence entre six et sept par exemple, revient en fait à comprendre quelque chose de très abstrait. Et c’est là qu’entrent en scène les adeptes de la numérologie.

 

 

 

Dans l’Antiquité, il était courant de prêter aux nombres une signification particulière. Pythagore, philosophe et mathématicien grec qui vivait au VIe siècle avant notre ère, enseignait que toutes choses sont des nombres. Lui et ses partisans tenaient l’univers entier pour un modèle de proportion et d’harmonie. Dès lors, ne se pourrait-il pas que toutes choses obéissent à des lois mathématiques ?

 

 

 

Depuis Pythagore, les analyses numériques servent aux prédictions, à l’interprétation des rêves ainsi qu’à la mémorisation. Grecs, musulmans et membres de la chrétienté y ont recouru. Suivant un procédé appelé guematria, les kabbalistes juifs attribuaient une valeur numérique à chacune des 22 lettres de l’alphabet hébreu. Par ce moyen, ils ont échafaudé des interprétations cachées du texte des Écritures hébraïques.

 

 

 

LES nombres ont-ils un sens caché ? “ Bien sûr ! ” dira-t-on, un exemple frappant à l’appui : l’attentat du 11 septembre 2001.

 

 

 

“ Quand j’ai appris la nouvelle, explique une numérologue, j’ai noté la date : 11/9/2001. ” Dans la profession, le chiffre 11 est généralement considéré comme un “ nombre clé ”. Les passionnés de numérologie ont donc dressé la liste de plusieurs éléments relatifs à l’attentat, qui désignent invariablement le “ nombre clé ”, 11. En voici quelques-uns :

 

 

 

· Le drame s’est produit à la date du 11/9 ... 1 + 1 + 9 = 11.

 

 

 

· Le 11 septembre était le 254e jour de l’année ... 2 + 5 + 4 = 11.

 

 

 

· L’avion qui s’est écrasé sur la tour nord était le vol 11.

 

 

 

· Cet avion transportait 92 passagers ... 9 + 2 = 11.

 

 

 

· L’avion qui s’est écrasé sur la tour sud transportait 65 passagers ... 6 + 5 = 11.

 

 

 

· Les tours jumelles ressemblaient au chiffre 11.

 

 

 

· L’expression “ New York City ” comporte 11 lettres.

 

 

 

La numérologie, qui accorde une signification particulière aux nombres, à leurs combinaisons et aux totaux numériques, est très répandue en Afrique, en Asie et aux Amériques. Pourquoi cet engouement ? Selon un site Internet, le décodage des lettres de l’alphabet composant un nom, une pratique courante en numérologie, “ permet d’obtenir des informations précises sur la personnalité, le caractère, les qualités et les défauts ”. Il ajoute que l’examen de notre “ date de naissance lève le voile sur notre destinée, ses joies et ses peines ”.

 

 

 

Est-ce vrai ? Ou bien se pourrait-il que l’étude métaphysique des nombres recèle des dangers ?

 

 

 

 

 

 

L’usage qu’en fait la Bible. Puisque la Bible est un livre à la fois historique et prophétique, les nombres qu’elle donne peuvent être soit littéraux, soit symboliques. Le contexte indique habituellement en quel sens ils sont utilisés. La Bible mentionne souvent certains nombres dans un sens métaphorique, figuré ou symbolique. Dans ces cas-là, il est essentiel de connaître leur signification pour comprendre le texte. La numérologie, qui tire apparemment son origine de la Babylone antique, est condamnée par Dieu, au même titre que les autres formes de divination. — Dt 18:10-12.

 

 

 

On examinera ici quelques emplois au figuré de certains nombres qui tiennent une grande place dans la Bible.

 

 

 

Un. Quand il est employé figurément, ce chiffre emporte l’idée d’unicité ou d’unité de but et d’action. Moïse déclara : “ Écoute, Israël : Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé. ” (Dt 6:4 (Jérusalem)). Lui seul est Souverain. Il est unique. Il ne partage sa gloire avec personne, à la différence des dieux trinitaires païens (Ac 4:24 ; Ré 6:10 ; Is 42:8). Il y a unité de but et d’action entre Jéhovah et Jésus Christ (Jn 10:30), et il devait y avoir une totale unité des disciples de Christ avec Dieu, avec son Fils et les uns avec les autres (Jn 17:21 ; Ga 3:28). Cette unité est illustrée par le mariage. — Gn 2:24 ; Mt 19:6 ; Ép 5:28-32.

 

 

 

Deux. Le deux apparaît souvent dans un contexte juridique. Les déclarations concordantes de deux témoins donnent du poids à leur témoignage. Il fallait deux témoins, ou même trois, pour porter une affaire devant les juges. La congrégation chrétienne applique également ce principe (Dt 17:6 ; 19:15 ; Mt 18:16 ; 2Co 13:1 ; 1Tm 5:19 ; Hé 10:28). Dieu le suivit lorsqu’il présenta son Fils au peuple comme le Sauveur de l’humanité. En effet, Jésus dit : “ Dans votre propre Loi il est écrit : ‘ Le témoignage de deux hommes est vrai. ’ C’est moi qui témoigne à mon propre sujet, et le Père qui m’a envoyé témoigne à mon sujet. ” — Jn 8:17, 18.

 

 

 

Faire quelque chose une seconde fois, par exemple la répétition d’une déclaration ou d’une vision, même sous une forme seulement parallèle, en établissait solidement la véracité et la certitude. (Ce fut le cas du rêve de Pharaon relatif aux vaches et aux épis de céréales [Gn 41:32].) La poésie hébraïque de la Bible est riche en parallélisme de pensée, qui ancre plus solidement dans l’esprit les vérités énoncées tout en en clarifiant le sens par la variété dans l’expression. — Voir Ps 2, 44, et d’autres.

 

 

 

Dans la prophétie de Daniel, le fait qu’une bête avait “ deux cornes ” symbolisait le dualisme de la domination médo-perse. — Dn 8:20, 21 ; voir aussi Ré 13:11.

 

 

 

Trois. Si les déclarations de deux personnes à propos d’une même affaire suffisaient pour intenter une action judiciaire, l’attestation de trois renforçait encore le témoignage. Le nombre trois est donc employé dans certains cas pour marquer l’intensité, l’accentuation ou une force accrue. “ Un cordon triple ne se rompt pas vite. ” (Ec 4:12). Jésus accentua sa question en la posant trois fois à Pierre après que celui-ci l’eut renié trois fois (Mt 26:34, 75 ; Jn 21:15-17). Pierre eut à trois reprises — ce qui fut marquant — la vision lui demandant de manger toutes sortes d’animaux, y compris ceux que la Loi déclarait impurs. Cela l’aida sans doute à comprendre, lorsque Corneille et sa maisonnée acceptèrent la bonne nouvelle, que Dieu s’occupait désormais des gens des nations incirconcis, qui étaient impurs aux yeux des Juifs. — Ac 10:1-16 ; 28-35, 47, 48.

 

 

 

La déclaration des créatures célestes : “ Saint, saint, saint est Jéhovah ” souligne l’intensité de la sainteté et de la pureté de Jéhovah (Is 6:3 ; Ré 4:8). Avant d’enlever du trône le dernier roi terrestre de la lignée de David, Jéhovah déclara : “ J’en ferai une ruine, une ruine, une ruine. Quant à cela aussi, oui ce ne sera à personne jusqu’à ce que vienne celui qui a le droit légal, et vraiment je le lui donnerai. ” Il montrait ici avec insistance qu’aucun roi de la lignée davidique ne s’assiérait en son nom sur le trône à Jérusalem — celui-ci serait absolument vacant — jusqu’à ce que vienne le moment fixé par Dieu d’investir son Messie du pouvoir royal (Éz 21:27). L’intensité des malheurs à venir sur les habitants de la terre est annoncée par la triple déclaration : “ Malheur. ” — Ré 8:13.

 

 

 

Quatre. Le chiffre quatre exprime parfois l’universalité ou la symétrie et la forme du carré. Il apparaît trois fois en Révélation 7:1. Ce passage montre “ quatre anges ” (tous les anges responsables des “ quatre vents ”, prêts pour une destruction totale) debout “ aux quatre coins ” de la terre (ce qui leur permet de relâcher les vents obliquement ou diagonalement pour n’épargner aucun quart du globe) (voir Dn 8:8 ; Is 11:12 ; Jr 49:36 ; Ze 2:6 ; Mt 24:31). La Nouvelle Jérusalem est “ carrée ” ; ses quatre côtés sont égaux. En réalité, elle est même de forme cubique (Ré 21:16). On trouve le nombre quatre dans d’autres expressions figurées en Zekaria 1:18-21 et 6:1-3, et en Révélation 9:14, 15.

 

 

 

Six. Ce nombre représente quelquefois l’imperfection. Six cent soixante-six, le nombre de “ la bête sauvage ”, est appelé “ un nombre d’homme ” pour indiquer qu’il concerne l’homme déchu et imparfait. Il semble donc symboliser l’imperfection de ce que représente “ la bête sauvage ”. Ici, le chiffre six est accentué au troisième degré (il apparaît dans les unités, les dizaines et les centaines) afin de souligner l’imperfection et l’insuffisance de ce que la bête représente. — Ré 13:18.

 

 

 

Sept. Les Écritures utilisent souvent le chiffre sept pour évoquer l’état de ce qui est complet, parfois pour montrer qu’une œuvre est menée à terme ou évoquer le cycle complet de choses établies ou permises par Dieu. En achevant son œuvre concernant la terre en six jours de création et en se reposant le septième jour, Jéhovah établit le modèle pour l’ensemble des dispositions relatives au sabbat, depuis la semaine de sept jours jusqu’à l’année jubilaire, qui marquait la conclusion d’un cycle de sept fois sept ans (Ex 20:10 ; Lv 25:2, 6, 8). La fête des Pains sans levain (azymes) et la fête des Huttes duraient chacune sept jours (Ex 34:18 ; Lv 23:34). Le chiffre sept figure souvent dans les lois lévitiques relatives aux offrandes (Lv 4:6 ; 16:14, 19 ; Nb 28:11) et aux purifications. — Lv 14:7, 8, 16, 27, 51 ; 2R 5:10.

 

 

 

Dans la Révélation, les “ sept congrégations ” et leurs caractéristiques donnent une image complète de toutes les congrégations de Dieu sur la terre. — Ré 1:20–3:22.

 

 

 

Les “ sept têtes ” de la “ bête sauvage ” (Ré 13:1) indiquent que celle-ci ne serait autorisée à se développer que jusqu’à une limite bien précise. Il est vrai que la “ bête sauvage de couleur écarlate ” est appelée un “ huitième ” roi ; toutefois, elle procède des sept et n’existe pas indépendamment de la bête sauvage à sept têtes (Ré 17:3, 9-11), de la même façon que l’“ image ” de la “ bête sauvage ”. (Ré 13:14.) Pareillement, la “ bête sauvage ” à deux cornes existe en réalité en même temps que la première “ bête sauvage ” dont elle essaie d’apposer la “ marque ” sur chaque humain. — Ré 13:11, 16, 17.

 

 

 

Dieu fut patient avec les Israélites, mais il les avertit que s’ils le méprisaient malgré sa discipline il les châtierait “ sept fois ”, c’est-à-dire complètement, pour leurs péchés. — Lv 26:18, 21, 28.

 

 

 

Dans les parties historiques des Écritures, on trouve souvent le chiffre sept pour évoquer l’état de ce qui est complet ou le fait de mener une action à terme. Les Israélites démontrèrent une foi et une obéissance entières quand ils marchèrent pendant sept jours autour de Jéricho et en firent sept fois le tour le septième jour, après quoi les murailles s’écroulèrent (Jos 6:2-4, 15). Sur le mont Carmel, Éliya montra qu’il croyait totalement à l’efficacité des prières qu’il adressait à Dieu lorsqu’il demanda à sept reprises à son serviteur de monter regarder le ciel avant qu’un nuage de pluie n’apparaisse (1R 18:42-44). Il fallut que Naamân, le lépreux, se baigne sept fois dans le Jourdain. Ce puissant général syrien dut faire preuve d’une très grande humilité pour se conformer à ces instructions du prophète Élisha, mais il obéit et Dieu le purifia (2R 5:10, 12). La pureté, la perfection et l’excellence des paroles de Jéhovah sont comparées, avec la force et l’intensité de la poésie, à l’argent qui est affiné dans un four de fusion et sept fois épuré (Ps 12:6). La miséricorde de Dieu est exaltée par ces paroles : “ Le juste peut tomber sept fois, mais, à coup sûr, il se relèvera ; les méchants, par contre, trébucheront à cause du malheur. ” (Pr 24:16). Le psalmiste reconnaît que Dieu est digne de recevoir toutes les louanges, lorsqu’il déclare : “ Sept fois par jour je t’ai loué. ” — Ps 119:164.

 

 

 

Dans le livre de la Révélation, le chiffre sept est employé de nombreuses fois comme symbole en rapport avec les choses de Dieu et de sa congrégation, ainsi qu’avec les choses de l’adversaire de Dieu, Satan le Diable, dans la guerre totale qui l’oppose à Dieu et à son peuple. — Ré 1:4, 12, 16 ; 5:1, 6 ; 8:2 ; 10:3 ; 12:3 ; 13:1 ; 15:1, 7 ; 17:3, 10 ; et d’autres textes.

 

 

 

Les multiples de sept servent eux aussi à rendre l’idée de ce qui est complet. Le nombre soixante-dix (dix fois sept) est utilisé au sens prophétique dans les “ soixante-dix semaines ” de la prophétie de Daniel relative à la venue du Messie (Dn 9:24-27 ; voir SOIXANTE-DIX SEMAINES). Pour avoir désobéi à Dieu, Jérusalem et Juda restèrent désolés pendant soixante-dix ans, “ jusqu’à ce que le pays se soit acquitté [complètement] de ses sabbats ”. — 2Ch 36:21 ; Jr 25:11 ; 29:10 ; Dn 9:2 ; Ze 1:12 ; 7:5.

 

 

 

Soixante-dix-sept, sept répété deux fois, voulait dire “ indéfiniment ” ou “ sans limites ”. Conformément au conseil de Jésus, c’est ainsi que les chrétiens doivent pardonner à leurs frères (Mt 18:21, 22). Puisque Dieu avait décrété que quiconque tuerait le meurtrier Caïn devrait “ subir la vengeance sept fois ”, Lamek, qui avait apparemment tué un homme en réaction d’autodéfense, déclara : “ Si Caïn doit être vengé sept fois, alors Lamek soixante-dix fois et sept. ” — Gn 4:15, 23, 24.

 

 

 

Huit. Le chiffre huit servait lui aussi à ajouter l’idée d’accentuation à celle qui exprime l’état de ce qui est complet (un de plus que sept, le chiffre qui marque généralement l’état de ce qui est complet). Il représente donc parfois l’abondance. Jéhovah assura à son peuple qu’il le délivrerait de la menace de l’Assyrie en déclarant qu’il serait suscité contre l’Assyrien “ sept bergers, oui, [pas seulement sept, mais] huit ducs d’entre les humains ”. (Mi 5:5.) Pour clore de façon appropriée la fête des Huttes, dernière fête de l’année religieuse, le huitième jour devait être un jour de saint rassemblement, d’assemblée solennelle, un jour de repos complet. — Lv 23:36, 39 ; Nb 29:35.

 

 

 

Dix. Le nombre dix évoque la totalité, l’intégralité, l’ensemble, la somme de tout ce qui compose quelque chose. On peut noter également que, lorsque sept et dix sont mentionnés ensemble, sept représente ce qui est élevé ou supérieur et dix quelque chose de nature inférieure ou subordonnée.

 

 

 

Les dix plaies qui s’abattirent sur l’Égypte exprimaient pleinement le jugement de Dieu sur ce pays ; elles suffirent à humilier complètement les faux dieux égyptiens et à briser la domination de l’Égypte sur Israël, le peuple de Dieu. Les “ Dix Paroles ” constituaient les règles fondamentales de l’alliance de la Loi. Les quelque 600 autres lois ne faisaient que les développer, les éclairer ou en expliquer la mise en pratique (Ex 20:3-17 ; 34:28). Jésus utilisa le nombre dix dans plusieurs de ses exemples pour évoquer l’intégralité d’une chose ou un nombre complet de choses. — Mt 25:1 ; Lc 15:8 ; 19:13, 16, 17.

 

 

 

Une des bêtes de la vision de Daniel et d’autres décrites en Révélation avaient dix cornes. Celles-ci représentaient vraisemblablement toutes les puissances, ou “ rois ”, de la terre qui constituent un ensemble comparable à une bête (Dn 7:7, 20, 24 ; Ré 12:3 ; 13:1 ; 17:3, 7, 12). Le caractère complet de l’épreuve ou de la durée de l’épreuve que Dieu fixe pour ses serviteurs ou permet qu’ils subissent est souligné en Révélation 2:10 en ces termes : “ N’aie pas peur des choses que tu es sur le point de subir. Écoute ! Le Diable continuera de jeter quelques-uns d’entre vous en prison pour que vous soyez pleinement mis à l’épreuve, et pour que vous ayez une tribulation pendant dix jours.

 

 

 

Douze. Le patriarche Jacob eut 12 fils qui devinrent les fondements des 12 tribus d’Israël. Dieu fit de leurs descendants sa nation qu’il organisa dans le cadre de l’alliance de la Loi. Douze semble donc représenter une nation constituée par Dieu, complète et équilibrée (Gn 35:22 ; 49:28). Jéhovah choisit 12 apôtres, qui forment les fondements secondaires de la Nouvelle Jérusalem, bâtie sur Jésus Christ (Mt 10:2-4 ; Ré 21:14). Les ‘ fils de l’Israël [spirituel] ’ sont répartis en 12 tribus, chacune composée de 12 000 membres. — Ré 7:4-8.

 

 

 

Parfois, les multiples de 12 ont eux aussi une signification. Ainsi, David établit 24 divisions de prêtres pour servir à tour de rôle dans le temple que Salomon devait bâtir par la suite (1Ch 24:1-18). Ce détail aide à définir ce que représentent les “ vingt-quatre anciens ” qui sont assis autour du trône de Dieu, en vêtements de dessus blancs et avec des couronnes sur la tête (Ré 4:4). Les disciples de Jésus Christ, ses frères spirituels, reçurent la promesse qu’ils seraient rois et prêtres avec lui dans les cieux. Puisque ces anciens ne peuvent être uniquement les apôtres, dont le nombre n’était que de 12, ils doivent vraisemblablement symboliser le groupe entier de la “ prêtrise royale ”, les 144 000 (représentés dans les 24 divisions de prêtres servant au temple) dans leur position céleste, en tant que rois couronnés et prêtres. — 1P 2:9 ; Ré 7:4-8 ; 20:6.

 

 

 

Quarante. Dans certains cas, des périodes de jugement ou de châtiment semblent associées au nombre 40 (Gn 7:4 ; Éz 29:11, 12). Ninive eut 40 jours pour se repentir (Yon 3:4). Un autre emploi du nombre 40 souligne la ressemblance entre la vie de Jésus et celle de Moïse, qui fut un type de Christ. Ces deux hommes, en effet, jeûnèrent pendant 40 jours. — Ex 24:18 ; 34:28 ; Dt 9:9, 11 ; Mt 4:1, 2.

 

 

 

Une objection que les numérologues n’ont pas pu surmonter est que les calendriers varient selon les cultures. Imaginez par exemple que vous viviez dans un pays où l’on emploie le calendrier chinois. Selon ce calendrier, le 11 septembre 2001, mentionné en introduction, est le 24e jour du 7e mois de la 18e année du 78e cycle. Dans le calendrier julien, il s’agit du 29 août 2001. D’après le calendrier musulman, c’est le 22 djumâdâ II 1422. Quant au calendrier hébreu, il désigne cette date comme le 23 Éloul 5761. Comment une date qui s’exprime de tant de façons différentes pourrait-elle avoir une signification numérologique ? Autre objection : chaque langue a sa propre orthographe des noms. En français par exemple, les lettres contenues dans le nom Jean valent 3, tandis qu’en anglais les lettres du même prénom, John, valent 2.

 

 

 

Reconnaître que de nombreux aspects de l’univers peuvent s’expliquer par des formules mathématiques est une chose. Ces formules peuvent être testées et démontrées. Mais prétendre que votre nom a été prédestiné pour coïncider avec votre date de naissance et pour être lié à certains nombres de façon à établir votre sort est tout autre chose.

 

 

 

La conclusion est claire : croire aux interprétations de la numérologie alors qu’elles dépendent de facteurs aussi variables que le calendrier et la langue revient à reculer les frontières de la crédibilité.

Par Yannick - Publié dans : L'histoire, l'Archéologie et la Bible
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