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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 00:21

IL Y A plus de quatre mille ans, Noé et sa famille ont survécu à un déluge universel en prenant place dans une énorme arche de bois. La Bible nous dit qu’après le déluge “l’arche se posa sur les montagnes d’Ararat”. (Gen. 8:4.) Mais elle ne nous dit pas ce qu’est ensuite devenue l’arche.

 

Au printemps de 1974, des articles de presse largement diffusés ont révélé qu’au moins huit équipes américaines cherchaient à obtenir les autorisations nécessaires pour escalader les 5 165 mètres du massif d’Ararat, afin d’y rechercher l’arche. Ces autorisations sont difficiles à obtenir, car ces montagnes sont situées en bordure de la Turquie , de l’Iran et de l’Arménie soviétique, zone stratégique sur le plan politique. En fait, quatre équipes seulement se sont rendues dans les monts Ararat en 1974.

 

Mais pourquoi la recherche de l’arche de Noé suscite-t-elle tant d’intérêt ? Ces expéditions dans les montagnes d’Ararat ont-elles apporté des preuves que l’arche se trouve toujours en cet endroit ?

 

Ils affirment l’avoir vue

 

Beaucoup affirment que l’arche se trouve toujours dans les montagnes d’Ararat. Citons, par exemple, le folklore de certaines tribus kurdes qui font paître leurs troupeaux de brebis sur les premières pentes du massif d’Ararat. Toutefois, plus d’un explorateur étranger s’est aperçu, à son grand désarroi, que les porteurs indigènes refusent de gravir la montagne au delà d’une certaine limite. Pourquoi ? Parce que, d’après eux, au delà de cette limite la montagne est “enchantée”. Selon leurs croyances superstitieuses, l’arche est bien là, mais Dieu ne permettra à aucun homme de s’en approcher.

 

Dans son livre L’arche de Noé : une réalité ou une fable ? (angl.), Violet Cummings cite plus d’une douzaine de “rapports sur la découverte d’une construction qui ressemble à l’arche ou de poutres façonnées par l’homme sur les monts Ararat, en des endroits où il n’y a plus d’arbres”. Certains de ces rapports datent du milieu du dix-neuvième siècle.

 

Ce livre parle également de plusieurs personnes qui auraient atteint l’arche. Par exemple, un vieil Arménien aurait rapporté qu’en 1856 son père et lui avaient servi de guides à trois savants et s’étaient rendus là où se trouve l’arche. Ils auraient trouvé l’arche et, ayant pénétré à l’intérieur, ils auraient remarqué qu’elle était composée de nombreux compartiments. Mais, paraît-il, ces savants voulaient absolument prouver que le récit biblique sur l’arche est faux. Ils auraient donc menacé de mort les guides s’ils disaient seulement un mot sur leur découverte.

 

Ce n’est que longtemps après, quand il eut la certitude que les hommes qui l’avaient menacé de mort étaient décédés, que cet Arménien raconta son histoire à un ami, qui l’écrivit. Plus tard encore, cet ami prétendit avoir lu dans un court article de presse que, sur son lit de mort, un savant londonien avait confessé avoir vu l’arche. Mais, malheureusement, la coupure de presse et le récit de l’Arménien disparurent dans un incendie.

 

Le 10 août 1883, le Chicago Tribune rapporta qu’un groupe d’hommes avait été envoyé dans les monts Ararat par le gouvernement turc, afin d’y étudier le mécanisme des avalanches. Selon cet article, ces hommes “se trouvèrent devant une énorme construction de bois très noire qui sortait d’un glacier”. Les habitants de cette région auraient vu cette construction en bois pendant six ans mais auraient eu peur de s’en approcher parce qu’un “esprit d’apparence féroce aurait été vu à une fenêtre du haut”. Toujours selon le Chicago Tribune, les explorateurs seraient entrés à l’intérieur et se seraient aperçus que la construction était divisée en compartiments de 4,50 m de haut.

 

Un autre Arménien prétendit que son grand-père et lui avaient visité l’arche en 1905. Fait intéressant, il compara l’arche à “une barge” longue et étroite, avec une proue et un fond plats. Elle était percée de fenêtres, peut-être une cinquantaine, sous le toit en surplomb. Ces ouvertures avaient environ 45 centimètres de haut et 70 centimètres de large. Il y en avait tout autour de la construction. Celle-ci était de toute évidence en bois, bien qu’elle fût pétrifiée.

 

Des preuves incertaines

 

Beaucoup sont convaincus que ces prétendus témoins oculaires ont dit la vérité. Pour quelle raison auraient-ils inventé cette histoire ? Toutefois, un examen impartial de la question révèle que les preuves avancées sont incertaines.

 

Considérons, par exemple, le cas des photographies aériennes qui montrent l’endroit où se trouverait l’arche. Déjà en 1917, le tsar de Russie s’était intéressé aux récits concernant l’arche. Il envoya deux compagnies de soldats gravir la montagne. On a prétendu qu’ils auraient localisé l’arche, pris des photos de celle-ci et adressé un rapport complet au tsar. Toutefois, un récit concernant cette affaire ajoute : “Quelques jours après que les membres de cette expédition eurent envoyé leur rapport au tsar, le gouvernement fut renversé par les bolcheviks athées qui prirent le pouvoir, si bien que le rapport ne fut jamais publié, mais probablement détruit.”

 

Plus récemment, en été 1953, un ingénieur affirma qu’il possédait des photographies et des cartes très nettes de la région et qu’il pouvait situer sur celles-ci ce qui paraissait être un grand navire échoué sur une corniche. Mais il mourut quelques jours plus tard, et les photographies disparurent avec lui.

 

Cependant, des photographies aériennes peuvent être trompeuses. Par exemple, en 1960, on photographia d’un avion quelque chose que l’on croyait être l’arche. En fait, il fut démontré qu’il ne s’agissait que d’une masse rocheuse. Beaucoup plus récemment, en février 1974, un sénateur américain annonça que des photographies prises par un satellite faisaient voir quelque chose “qui paraît être différent des matériaux que l’on trouve dans la montagne. (...) Il a les dimensions et la forme qui conviennent pour être l’arche”. Mais un représentant de l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace déclara à un journal qu’il était “tout à fait improbable” qu’un objet des dimensions de l’arche puisse être visible sur une photo prise à l’altitude à laquelle passe un satellite.

 

Le bois de l’arche ?

 

Des explorateurs ont trouvé du bois que l’on a dit provenir de l’arche. En 1876, James Bryce trouva à environ 4 000 mètres d’altitude un morceau de poutre, travaillé par l’homme, d’un mètre vingt de long et de douze centimètres de large. En 1955, Fernand Navarra remonta un morceau de bois travaillé d’une crevasse profonde de plus de vingt-quatre mètres. Il fit une découverte semblable en 1969. Mais les examens de laboratoire concernant l’âge du bois se révélèrent contradictoires.

 

Mais même s’il était démontré que ce bois date de l’époque de Noé, c’est-à-dire de plus de 4 300 ans, cela prouverait-il qu’il provient de l’arche ? À l’époque de Noé, il y avait sans aucun doute d’autres constructions en bois (Luc 17:26-28). Des débris de celles-ci ont fort bien pu être emportés très loin, même jusque sur les monts Ararat, par les eaux du déluge. On n’a donc toujours pas de preuves certaines que le bois trouvé dans les montagnes d’Ararat provient de l’arche de Noé.

 

Les recherches continuent

 

Malgré les difficultés et les déceptions, les recherches en vue de trouver l’arche de Noé suscitent toujours un intérêt très vif. Un explorateur contemporain, Eryl Cummings, de Farmington (États-Unis), a gravi seize fois l’Ararat au cours de six expéditions. Pendant trente ans, sa femme et lui ont rassemblé des renseignements sur cette question. Il prévoit que la découverte de l’arche aura lieu au cours des “deux ou trois prochaines années”.

 

Un groupe d’explorateurs du Texas (le Holy Ground Mission Changing Center of Palestine) a publié des affirmations extravagantes sur l’endroit où, selon lui, se trouverait l’arche. Tom Crotzer, porte-parole du groupe, a prétendu qu’ils avaient vu et photographié l’arche alors qu’ils se trouvaient à “quelque 800 mètres” d’elle, mais qu’ils n’avaient pu s’en approcher davantage parce qu’ils n’avaient pas l’équipement de montagne nécessaire.

 

Ce groupe a envoyé au journal Réveillez-vous ! un agrandissement en noir et blanc, de 25 centimètres sur 20 centimètres, de la prétendue photographie de l’arche. S’agit-il d’une preuve convaincante ? L’agrandissement a été examiné par sept photographes professionnels. Pour cinq d’entre eux, cette photographie très floue n’a pas été développée à partir d’un négatif original, mais à partir d’une épreuve elle-même de deuxième génération. De plus, elle a été manifestement retouchée, notamment pour donner ou accentuer l’impression de bordages sur le côté de l’objet. Quant aux deux autres photographes, ils ont dit que la photographie était de qualité si mauvaise qu’elle “pouvait représenter pratiquement n’importe quoi”.

 

Dick Kent, dont les œuvres ont été publiées dans Time, Life et Newsweek, déclara : “Il peut s’agir d’une masse rocheuse dont quelqu’un a retouché la photo afin de donner l’impression de bordages.”

 

En été 1974, deux équipes sont allées dans les montagnes d’Ararat pour tourner un film sur les recherches entreprises en vue de retrouver l’arche. Toutes deux ont affirmé avoir visité l’endroit où Fernand Navarra avait trouvé du bois. Gunnar Smars, un autre explorateur, déclara qu’il était allé dans les montagnes d’Ararat en août 1974 pour explorer “une dizaine de sites précis”. Pourquoi ? Pour limiter le nombre des sites où l’arche pourrait se trouver. Mais Smars n’a pas l’intention de retourner en ces lieux.

 

Aucun des groupes d’explorateurs qui sont allés dans les montagnes d’Ararat en été 1974 n’a trouvé quoi que ce soit qui puisse prouver de façon incontestable que l’arche se trouve bien là. Ces prétendues preuves ne sont en fait que des présomptions.

 

La question des mobiles

 

Étant donné les grandes difficultés qu’ont rencontrées ces explorateurs dans les montagnes d’Ararat, qui sont dangereuses, on ne peut mettre en doute leur sincérité. Il est évident que beaucoup croient vraiment que l’arche se trouve là. L’un d’eux déclara que la découverte de l’arche “constituera le summum de toutes les découvertes archéologiques, car elle démontrera incontestablement que l’histoire biblique est exacte et digne de foi”. Ces hommes croient que la publicité qui sera faite autour de la découverte de l’arche amènera de nombreux incroyants à exercer la foi en Dieu.

 

C’est là un mobile digne d’éloges. Toutefois, d’autres facteurs méritent d’être pris en considération. De nombreux explorateurs n’aimeraient-ils pas se glorifier d’avoir été à l’origine du “summum de toutes les découvertes archéologiques” ? Que dire aussi des avantages matériels qu’ils en retireraient ? Certains d’entre eux ont déjà rentabilisé leurs travaux en publiant des livres sur cette question.

 

À propos des mobiles, on notera aussi le manque de confiance et de coopération entre les différentes équipes d’explorateurs. Navarra raconte que lorsque les membres de son équipe sont redescendus des montagnes d’Ararat avec le bois qui, selon eux, provient de l’arche, ils ont rencontré d’autres groupes qui montaient. Mais ils ne leur ont pas fait part de leur découverte. Parlant de leurs relations avec eux, il reconnaît qu’il y avait “une atmosphère quasi mystérieuse”.

 

En été 1974, il y eut de nouvelles preuves de cet esprit de rivalité. Les divers groupes de chercheurs ont travaillé sans la moindre coopération entre eux. Une équipe ignorait complètement la présence d’une autre au même endroit, alors que les membres de l’une et de l’autre partageaient le même hôtel. Même après leur retour aux États-Unis, ces équipes n’ont échangé aucune des informations qu’elles avaient pu recueillir.

 

Cette “atmosphère quasi mystérieuse” n’a-t-elle pas provoqué une multiplication des efforts ainsi que des dépenses supplémentaires qui auraient pu être évitées ? Pourquoi ce manque de coopération si le seul mobile de tous ces explorateurs est la recherche de l’arche de Noé ?

 

Voici un autre problème : John Bradley, de l’organisation SEARCH (RECHERCHE) qui a organisé plusieurs expéditions dans les monts Ararat au cours des années passées, a déclaré que personne n’avait obtenu l’autorisation officielle d’aller dans les montagnes d’Ararat en 1974. Pourtant, quatre équipes y sont allées. Bart Larue avoue que son équipe n’a pas reçu d’autorisation, mais qu’elle a pu explorer la région en recourant “aux pots-de-vin”. Selon un article paru dans le Washington Star, une compagnie de soldats turcs figurait parmi ceux qui furent ainsi achetés. Des gens qui recourent à la tromperie et aux pots-de-vin pour parvenir à leurs fins ne sont-ils pas prêts à arranger un peu la vérité ?

 

Il faut donc tenir compte de ces faits avant d’ajouter foi trop rapidement à certaines affirmations. On doit veiller à ne pas accepter comme preuves de simples suppositions. Mais il faut encore considérer autre chose qui est plus important. Quoi donc ?

 

N’oubliez pas que, selon l’apôtre Paul, les chrétiens ‘marchent par la foi, non par la vue’. (II Cor. 5:7.) D’après Hébreux 11:1, “la foi est (...) la claire démonstration de réalités que pourtant l’on ne voit pas”. Les chrétiens n’ont pas besoin de “voir” des objets qui datent de l’Antiquité pour avoir foi en Dieu et dans sa Parole inspirée. — II Tim. 3:16.

 

D’autre part, devrions-nous espérer que la découverte de l’arche de Noé incitera de nombreux sceptiques à croire à la Bible ? Dans une de ses illustrations, Jésus a déclaré que beaucoup de ces gens-là “ne se laisseront pas non plus persuader si quelqu’un ressuscite d’entre les morts”. Pourtant ce serait beaucoup plus impressionnant que la découverte de l’arche (Luc 16:31). Jésus Christ avait tout à fait raison, car, quand il ressuscita Lazare, ses ennemis religieux tinrent conseil pour le tuer ainsi que Lazare. — Jean 11:45-53 ; 12:9, 11.

 

Les recherches faites pour trouver l’arche de Noé intéressent tous les chrétiens, car ils désirent être informés sur tout ce qui a un rapport avec l’histoire biblique. Toutefois, il est important de se rappeler que ni les découvertes archéologiques sensationnelles ni les miracles ne sont nécessaires pour exercer la foi chrétienne. L’apôtre Jean écrivit : “Oui, Jésus opéra, devant les disciples, encore bien d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce rouleau. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, croyant, vous ayez la vie grâce à son nom.” — Jean 20:30, 31.

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