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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 16:34

La médecine moderne nous a beaucoup appris sur la propagation et la prévention des maladies. Les progrès du XIXe siècle ont introduit dans la pratique médicale l’antisepsie, méthode consistant à lutter contre l’infection par des mesures d’hygiène. Le résultat ne se fit pas attendre. On nota une diminution sensible des cas d’infection et de mort prématurée.

 

Les médecins de l’Antiquité, eux, ne saisissaient pas pleinement les phénomènes de contagion ni ne mesuraient l’importance de l’hygiène dans la prévention des maladies. Nombre de leurs pratiques médicales passeraient d’ailleurs pour barbares aujourd’hui.

 

Un des plus anciens textes médicaux parvenus jusqu’à nous est le papyrus Ebers, une compilation du savoir thérapeutique égyptien des années 1550 avant notre ère. Répertoriés dans ce rouleau, quelque 700 remèdes contre les maux les plus divers, “ de la morsure de crocodile à la douleur d’orteil”. Une encyclopédie biblique (The International Standard Bible Encyclopaedia) déclare ceci : “ Les connaissances médicales de ces médecins étaient purement empiriques, essentiellement magiques et tout à fait contraires à la science. ” La plupart des remèdes proposés étaient au mieux inefficaces, au pire extrêmement dangereux. Une prescription censée favoriser la cicatrisation recommandait par exemple de panser la plaie avec des excréments humains mélangés à d’autres substances. Par exemple, un certain texte sur papyrus explique que le cœur est relié par des vaisseaux à toutes les parties du corps ; toutefois, le même texte dit que dans les vaisseaux circulent non du sang, mais de l’air, de l’eau, du sperme et du mucus. Outre cette méconnaissance élémentaire des fonctions de l’organisme vivant, les textes médicaux sont fortement imprégnés de magie et de superstition ; les formules magiques et les incantations constituent une très grande partie des renseignements qu’ils donnent. Comme remèdes, on prescrivait bien des herbes et des plantes bénéfiques, mais aussi des ingrédients tels que du sang de souris, de l’urine ou des excréments de mouches qui, associés aux formules magiques, étaient “ calculés pour dégoûter totalement le démon et ainsi le faire sortir du corps de l’homme qu’il possédait ”. (History of Mankind, par J. Hawkes et Sir Leonard Woolley, 1963, vol. I, p. 695.) Ces aberrations contribuèrent peut-être à certaines des ‘ affections terrifiantes d’Égypte ’, dont probablement l’éléphantiasis, la dysenterie, la variole, la peste bubonique, l’ophtalmie et d’autres maux ; Israël pouvait en être protégé par une obéissance fidèle (Dt 7:15 ; voir aussi Dt 28:27, 58-60 ; Am 4:10).

 

Ce précis médical égyptien est à peu près contemporain des premiers livres de la Bible , donc de la Loi mosaïque. Né en 1593 avant notre ère, Moïse grandit en Égypte (Exode 2:1-10). Comme il appartenait à la maisonnée de Pharaon, il fut “ instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ”. (Actes 7:22.) Il connaissait bien “ les médecins ” d’Égypte (Genèse 50:1-3). Trouve-t-on l’empreinte de leurs thérapeutiques inefficaces ou dangereuses dans les écrits de Moïse ?

 

Pas du tout. La Loi mosaïque renferme au contraire des règles sanitaires très en avance sur leur temps. C’est ainsi qu’une loi concernant les campements militaires stipulait que l’on enterre les excréments en dehors du camp (Deutéronome 23:13). C’était là une mesure préventive particulièrement avancée. En effet, outre qu’elle empêchait la contamination de l’eau, elle offrait une protection contre la shigellose, transmise par les mouches, et contre les autres maladies diarrhéiques qui, aujourd’hui encore, fauchent chaque année des millions de vies dans les pays où les conditions sanitaires sont déplorables.

 

La Loi mosaïque contenait d’autres mesures préventives contre la propagation des maladies infectieuses. C’est ainsi que tout individu contagieux ou supposé tel était mis en quarantaine (Lévitique 13:1-5). Vêtements et récipients touchés par un animal mort de lui-même, peut-être de maladie, devaient être ou lavés ou détruits (Lévitique 11:27, 28, 32, 33). Quiconque touchait un cadavre était considéré comme impur et devait passer par tout un processus de purification, qui prévoyait notamment des bains et le lavage de ses vêtements. Pendant les sept jours de son ‘ impureté ’, l’individu devait éviter tout contact physique avec les autres. — Nombres 19:1-13.

 

La sagesse d’un tel code sanitaire offrait un contraste saisissant avec la médecine des nations environnantes. Plusieurs milliers d’années avant que la science médicale n’étudie les modes de propagation des maladies, la Bible recommandait des mesures préventives équilibrées. Nul ne s’étonnera dès lors des paroles de Moïse selon lesquelles les Israélites vivaient à son époque en moyenne 70 ou 80 ans. — Psaume 90:10.

 

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