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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 20:53

PRENANT comme base le livre biblique de la Genèse, les “créationnistes scientifiques” affirment que Dieu a créé l’univers il y a moins de 10 000 ans, et que la Terre, ainsi que les formes de vie qui s’y trouvent, ont été créées en six jours de 24 heures.

Pour leur part, les tenants de l’évolutionnisme regardent le récit de la Genèse comme un mythe. D’après eux, l’univers, y compris la Terre et tout ce qui l’habite, est le résultat d’un processus évolutif dû au hasard et ayant demandé des milliards d’années.

Cependant, il est de nombreuses personnes qu’aucune de ces deux explications ne satisfait pleinement. Certains arguments du créationnisme scientifique semblent être contraires au bon sens et à ce qu’enseigne l’observation de la nature. D’un autre côté, beaucoup ont du mal à croire que la vie dans son extraordinaire complexité puisse être uniquement le fruit d’une évolution aveugle. Mais le choix se limite-t-il à ces deux théories?

Non, il existe une troisième explication: celle que fournit la Genèse elle-même. Examinons-la.

Ce que dit la Genèse

La Genèse débute par ces mots: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.” (Genèse 1:1). Est-il dit que cela s’est produit voilà quelque 10 000 ans? Non, aucune indication de temps n’est donnée. En conséquence, le “commencement” peut fort bien remonter à des milliards d’années.

Toutefois, dès le “commencement”, la Bible mentionne la présence d’un être intelligent — le Créateur — en train de diriger l’œuvre créatrice. Même si elle dérange de nombreux scientifiques, cette idée est conforme aux conclusions des astronomes. Selon eux, l’univers a bien eu un commencement, il y règne un ordre remarquable et des lois précises le gouvernent. Un système ordonné, régi par des lois, ne peut être le fruit que d’un esprit intelligent. La science nous a expliqué un certain nombre de ces lois, mais seule la Genèse nous fait connaître leur Auteur.

Le récit de la Genèse décrit ensuite les fameux six “jours” de création. Cependant, ce n’est pas durant ceux-ci que la Terre et l’univers ont été créés. Ils avaient déjà été créés “au commencement”. Ces six jours de création correspondent plutôt au laps de temps pendant lequel la Terre primitive et inhospitalière fut progressivement aménagée en un lieu habitable.

Chacun des jours de création a-t-il duré littéralement 24 heures? Ce n’est pas ce que dit la Genèse. En hébreu (langue dans laquelle fut rédigée la Genèse), le mot “jour” peut désigner de longues périodes de temps, voire des milliers d’années (voir Psaume 90:4; Genèse 2:4). C’est le cas par exemple du “septième jour”, dans lequel nous nous trouvons actuellement (Genèse 2:2, 3). Les faits indiquent donc que la durée complète des six jours représente des dizaines de milliers d’années.

“Selon leurs espèces”

Les six époques de création s’ordonnent selon la séquence suivante: eau, terre ferme, lumière, atmosphère, végétaux, poissons, oiseaux, animaux terrestres et enfin êtres humains (Genèse 1:3-27). Cet ordre correspond pour l’essentiel à celui qu’ont découvert les scientifiques.

Mais une expression intéressante revient régulièrement tout au long du premier chapitre de la Genèse. Par exemple, à propos du cinquième jour de création, Genèse 1:21 déclare: “Et Dieu se mit à créer les grands monstres marins et toute âme vivante qui se meut, dont les eaux pullulèrent selon leurs espèces.” À propos du sixième jour, on lit au verset 24: “Que la terre produise des âmes vivantes selon leurs espèces: animal domestique, et animal qui se meut, et bête sauvage de la terre selon son espèce!”

Ainsi, Dieu a créé des espèces, et non chaque variété. Notons toutefois que les différentes “espèces” ont été créées séparément et ne descendent donc pas les unes des autres. Par ailleurs, on pourrait observer une grande diversité de formes à l’intérieur d’une même “espèce”, comme c’est le cas chez les “espèces” féline, canine ou humaine. Cependant, le patrimoine génétique prévu par le Créateur maintiendrait toujours un fossé entre chacune d’elles. C’est la raison pour laquelle chiens et chats ne peuvent se croiser et donner naissance à une nouvelle forme de vie.

Voilà, certes, qui contredit la théorie de l’évolution, mais pas les faits observés. Alors qu’on rencontre de nombreuses races animales à l’intérieur de chaque “espèce”, personne n’a jamais apporté la preuve de l’apparition d’une nouvelle “espèce” ou de l’évolution d’une “espèce” en une autre.

Mais comment expliquer les similitudes de structures que l’on retrouve chez certaines espèces animales? Elles sont tout à fait logiques si l’on considère que ces différentes formes de vie ont un même Créateur, qu’elles ont été élaborées à partir des mêmes matériaux de base tirés du sol et qu’elles étaient appelées à vivre dans le même environnement.

Qui plus est, la Genèse apporte la réponse à une question qui laisse les scientifiques perplexes: Quelle est l’origine de la vie? Les scientifiques avancent bien diverses théories pour y répondre, mais aucune n’est vraiment convaincante. De plus, la seule chose qu’ils ont pu vérifier à maintes reprises dans leurs laboratoires, c’est que la vie vient forcément de la vie et se perpétue selon son “espèce”.

La Genèse nous apprend également que la vie est antérieure à la formation de l’univers et que toutes les autres formes de vie, dans le ciel et sur la terre, doivent leur existence à la Source de la vie, le Créateur Tout-Puissant. La science est incapable de fournir une explication qui s’harmonise aussi bien avec les faits scientifiques observés. — Psaumes 36:9; 83:18; Isaïe 42:8; Apocalypse 4:11.

L’origine de l’homme

Selon la Genèse, l’homme constitua l’achèvement de la création terrestre: “Et l'Éternel Dieu forma l'homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l'homme devint une âme vivante.” (Genèse 2:7 - Darby). Les scientifiques considèrent, eux aussi, que l’homme est apparu après les autres formes de vie.

Toutefois, le texte ci-dessus contredit une croyance à laquelle souscrivent la plupart des créationnistes scientifiques, et selon laquelle l’homme aurait une âme immortelle indépendante qui, à la mort, se séparerait du corps. Pourtant, il ressort de la Genèse, ainsi que de nombreux autres textes des Écritures, que l’homme ne possède pas en lui une âme immatérielle. En réalité, il est une âme. À sa mort, l’homme retourne au néant, attendant la résurrection (Ecclésiaste 9:5, 10; Jean 5:28, 29; Actes 24:15; Apocalypse 20:12, 13). La Bible compare la mort à un sommeil d’où l’on peut être tiré au moyen de la résurrection. — Jean 11:11, 43, 44.

La description présentée en Genèse 2:7 s’oppose également à la théorie de l’évolution. Elle révèle en effet clairement que l’homme est une création directe de Dieu et qu’il ne descend donc d’aucun animal.

Quel crédit peut-on accorder à cette version des faits? La science n’apporte aucune preuve de l’ascendance animale de l’homme. Rien ne prouve que les fossiles simiesques mis au jour en Afrique et ailleurs sont ceux d’ancêtres de l’homme. En réalité, si elles vivaient aujourd’hui, ces créatures seraient probablement placées dans des zoos avec les autres singes. Quant aux fossiles dont le squelette et la taille sont très proches de ceux des humains, il s’agissait vraisemblablement de représentants d’une branche de la famille humaine.

D’autre part, il existe un lien incontestable entre l’homme et ce que la Genèse appelle la “poussière du sol”. Tous les composants chimiques du corps humain se retrouvent dans la “poussière du sol”. En outre, l’homme a besoin de cette “poussière” pour entretenir sa vie. Il alimente et régénère son organisme en consommant des végétaux et des animaux qui ont eux-mêmes transformé des éléments nutritifs tirés de la “poussière du sol”.

Sauvage ou fils de Dieu?

On trouve une autre description de la création de l’homme en Genèse 1:26. Dieu dit: “Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils tiennent dans la soumission les poissons de la mer, et les créatures volantes des cieux, et les animaux domestiques, et toute la terre, et tout animal se mouvant qui se meut sur la terre.” (Genèse 1:26). La Bible nous apprend que Dieu est esprit. En conséquence, l’expression “à notre image” doit être comprise dans le sens de ‘possédant les qualités divines’.

Ce verset explique pourquoi l’homme est si différent des animaux, ce dont la théorie de l’évolution est incapable. Lui seul est en mesure de dominer sur la faune et la flore de son cadre de vie. Lui seul possède un sens moral et une conscience. Lui seul est doté du libre arbitre et d’une intelligence aussi développée. Lui seul a la faculté de concevoir l’existence de Dieu et de s’adresser à Lui grâce au don de la parole. Une revue (Journal of Semitic Studies) déclare: “Le langage humain est un secret, un don divin.”

Les évolutionnistes dépeignent les premiers hommes sous les traits de brutes sauvages. Il est hors de doute que, parmi les premiers représentants de la famille humaine, certains ont fait preuve d’une grande barbarie. Mais comme en témoignent les 100 millions de tués des guerres du XXe siècle, l’homme moderne n’a rien à envier à ses ancêtres. Aujourd’hui encore, il continue à se conduire en sauvage. En outre, la Bible montre que les facultés morales et intellectuelles des premiers hommes n’étaient en rien inférieures à celles de l’homme moderne (voir Genèse 4:20-22; 5:22; 6:9). Cela ne contredit pas les faits observés, témoin les peintures réalisées par de prétendus hommes préhistoriques sur les murs de la grotte de Lascaux, en France. La sensibilité et le sens artistique qui transparaissent à travers ces fresques soulèvent encore l’admiration de nos jours.

La signification exacte de la Genèse

Les premiers chapitres de la Genèse nous donnent donc un aperçu de ce qui s’est passé au commencement. Cependant, cet ouvrage n’est pas un livre de science détaillé, ce qui n’est d’ailleurs pas sa raison d’être. Les indications qu’il renferme sont fournies dans un but plus important.

La Genèse montre, par exemple, que pour être heureux l’homme devait continuellement coopérer avec son Créateur dans la réalisation de Son dessein. Mais ayant refusé de reconnaître cette obligation et s’étant rebellé contre les dispositions divines, l’homme perdit le bonheur qu’il goûtait à l’origine et il sombra dans le péché, la mort, et la brutalité que nous voyons encore de nos jours. — Genèse 3:1-18; Deutéronome 32:4, 5.

Cependant, grâce aux premiers chapitres de la Genèse nous apprenons qu’immédiatement après la rébellion de l’homme, Dieu a pris la première mesure visant, à long terme, à rétablir l’humanité dans cet état originel de bonheur : le Paradis perdu sera retrouvé — Psaume 46:9; Apocalypse 21:4, 5.

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