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“Autrefois, l’histoire de l’Empire assyrien était un des chapitres les plus obscurs des annales du monde.” “Tout ce qu’on connaissait de
L’HISTORIEN grec Diodore de Sicile vivait il y a 2 000 ans. Ninive, a-t-il déclaré, était une ville quadrangulaire; les quatre côtés faisaient en tout 480 stades de long. Son périmètre était de
Au XIXe siècle, les détracteurs de
Ce point de vue était contraire à Genèse chapitre 10, où on peut lire que l’arrière-petit-fils de Noé, Nimrod, a établi le premier État politique dans la région de Babel (Babylone). “De ce pays, poursuit
En 1843, un archéologue français, Paul-Émile Botta, a découvert les ruines d’un palais qui, comme on l’a prouvé, appartenait à une ville assyrienne. La nouvelle de cette découverte a enthousiasmé le monde. “L’intérêt du public s’est accru, explique Alan Millard dans son livre Trésors des temps bibliques (angl.), quand on a prouvé que le palais appartenait à Sargon, le roi d’Assyrie désigné en Ésaïe 20:1, dont on avait douté de l’existence pour n’en avoir trouvé trace nulle part ailleurs.”
Dans l’intervalle, un autre archéologue, Austen Layard, a commencé à dégager des ruines à l’endroit appelé Nimroud, à environ
Apparemment, Jonas a englobé tous ces territoires dans une seule “grande ville”, les appelant par le nom de la ville citée en premier en Genèse 10:11, c’est-à-dire Ninive. On fait la même chose aujourd’hui. Par exemple, il y a une différence entre la ville originelle de Londres et sa banlieue, lesquelles forment ce qui est quelquefois appelé le “Grand Londres”.
Un roi assyrien arrogant
Le palais de Ninive comptait plus de 70 pièces, soit presque trois kilomètres de murs. Il y avait sur ces murs les restes brûlés de sculptures commémorant des victoires militaires et autres exploits. La plupart de ces sculptures étaient très endommagées. Cependant, vers la fin de son séjour, Layard a découvert une salle dans un remarquable état de conservation. On pouvait voir sur les murs une représentation de la prise d’une ville fortifiée et des captifs marchant devant le roi envahisseur, assis sur un trône à l’extérieur de la ville. Il y avait, au-dessus du roi, une inscription que les spécialistes en écriture assyrienne traduisent comme suit: “Sin-ahhê-eriba (Sennachérib), roi de l’univers, roi d’Assyrie est assis sur un fauteuil et les prisonniers de Lakisu (Lakish) passent devant lui.”
Aujourd’hui, on peut voir cette représentation et cette inscription au British Museum. Elles concordent avec l’événement historique rapporté dans
Dans les ruines de Ninive, on a trouvé d’autres inscriptions donnant des détails supplémentaires sur l’invasion de Juda par Sennachérib et le tribut payé par Ézéchias. “Le montant du trésor versé par Ézéchias, trente talents, correspond dans les deux récits, pourtant tout à fait indépendants; la concordance de ces deux témoignages est peut-être la plus remarquable de toutes”, a écrit Layard. Sir Henry Rawlinson, qui a aidé à déchiffrer l’écriture assyrienne, a annoncé que ces inscriptions “plaçait l’identité historique [de Sennachérib] à l’abri de toute contestation”. En outre, dans son livre Ninive et Babylone (angl.), Layard pose cette question: “Qui aurait cru, avant ces découvertes, que, sous l’amas de terre et de décombres qui marquait le site de Ninive, on aurait trouvé l’histoire des guerres entre Ézéchias et Sennachérib, écrite par Sennachérib lui-même à l’époque même où elles ont eu lieu, et confirmant dans les moindres détails le récit de
Naturellement, certains détails du récit de Sennachérib ne concordent pas avec
Dans son livre Trésors des temps bibliques, Millard conclut: “Il n’y a pas de bonne raison de douter de ce récit (...). Sennachérib n’allait naturellement pas rapporter un tel désastre. Ses successeurs le liraient, et il serait discrédité.” Au lieu de cela, Sennachérib a essayé de donner l’impression que son invasion de Juda avait été un succès, et qu’Ézéchias était toujours soumis, envoyant le tribut à Ninive.
Les origines de l’Assyrie sont confirmées
On a également découvert à Ninive des bibliothèques contenant des dizaines de milliers de tablettes d’argile. Ces documents révèlent que l’Empire assyrien a pris naissance au sud, à Babylone, comme l’indique Genèse 10:11. Tenant compte de cette indication, les archéologues ont commencé à concentrer leurs efforts plus au sud. L’Encyclopédie biblique (angl.) explique: “Tout ce que les Assyriens ont laissé derrière eux trahit leur origine babylonienne. Leur langue et leur mode d’écriture, leur littérature, leur religion, et leur science, à quelques modifications près, ont été empruntés à leurs voisins du sud.”
Ces découvertes ont obligé les détracteurs de