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LES armées coalisées de quatre rois d’Orient franchissent l’Euphrate. Elles suivent la route royale, à l’est de la vallée du Jourdain. Au passage, elles soumettent les Réphaïm, les Zuzim, les Émim et les Horites. Puis elles font demi-tour et investissent tout le sud du Négueb.
Quel est le but de cette campagne militaire? Le butin, le District du Jourdain, est une vallée située entre les régions envahies dans
Parmi les captifs se trouve un homme juste du nom de Lot. C’est le neveu d’Abraham, qui campe non loin de là, dans la région montagneuse de Hébron. Dès qu’Abraham apprend la terrible nouvelle, il rassemble 318 de ses hommes. Courageusement, avec l’aide de quelques gens du voisinage, ils se lancent à la poursuite des quatre rois et surprennent leurs armées de nuit. Les envahisseurs s’enfuient. Lot et sa maisonnée sont délivrés, ainsi que les autres captifs, et les biens sont repris.
Avons-nous des raisons d’ajouter foi à ce récit consigné dans le 14e chapitre de
L’avis d’ecclésiastiques
Au début du XIXe siècle, le théologien luthérien Peter von Bohlen déclara qu’Abraham était un personnage mythique et que le récit de l’invasion menée par Kédorlaomer n’avait aucun fondement historique. De son côté, le professeur Julius Wellhausen écrivit: “Nous ne disposons d’aucun renseignement historique sur les patriarches.” Il a émis cette pensée: “Il vaudrait peut-être mieux considérer Abraham comme le fruit d’une imagination fertile.”
Les théologiens anglais ont emboîté le pas à leurs confrères allemands. “Les grands contes de
Ce genre de critique s’étendit comme la gangrène (2 Timothée 2:17). De nos jours, des millions de fidèles ne prennent plus au sérieux les récits de la vie des patriarches. Or, à la plus grande honte des théologiens, des athées affirment maintenant que la critique biblique est allée trop loin. Par exemple, on lit dans Bol’shaia Sovetskaia Entsiklopediia (Grande Encyclopédie soviétique): “Ces dernières années, on a reconsidéré nombre de thèses de la critique biblique à la lumière de nouvelles découvertes, notamment à partir des renseignements fournis par ‘l’archéologie biblique’. Certaines traditions bibliques qui étaient considérées comme des mythes (...) semblent avoir un fondement historique.” Voyons comment l’archéologie a éclairé le récit de la vie d’Abraham.
Ur des Chaldéens
Selon
En outre, des fouilles faites à Ur ont révélé que ses architectes connaissaient la colonne, l’arche, la voûte et le dôme. Les artisans d’Ur fabriquaient des bijoux magnifiques, des harpes finement ouvragées et des dagues à lame d’or fin. Dans de nombreuses maisons, les archéologues ont mis au jour des canalisations d’égout en argile cuite qui donnaient dans de grandes fosses pouvant avoir jusqu’à
Ces découvertes ont amené nombre d’exégètes à considérer Abraham sous un jour nouveau. “Nous pensions qu’Abraham était simplement un homme habitant sous des tentes, et nous nous apercevons qu’il habitait peut-être une maison de briques bien équipée dans une ville”, écrit Sir Leonard Woolley dans son livre Mise au jour du passé (angl.). “Abraham, dit l’archéologue Alan Millard dans son livre Trésors des temps bibliques (angl.), a quitté une ville bien équipée, qui offrait confort et sécurité, pour devenir un nomade méprisé!”
L’invasion de Kédorlaomer
Que dire de la victoire d’Abraham sur Kédorlaomer, roi d’Élam? Au début du XIXe siècle, on savait peu de choses sur les Élamites. Les critiques de
En outre, on a retrouvé les noms de rois élamites sur d’anciennes inscriptions. Certains commencent par le mot “Kudur”, qui rappelle “Kédor”. Une importante déesse élamite s’appelait Lagamar, nom qui ressemble à “laomer”. Des historiens sont donc maintenant d’avis que Kédorlaomer fut un chef bien réel, dont le nom signifie peut-être “serviteur de Lagamar”. Une série d’inscriptions babyloniennes portent des noms proches de ceux des rois coalisés: Tudhula (Tidal), Eri-aku (Arioch), et Kudur-lahmil (Kédorlaomer) (Genèse 14:1). Dans le livre Secrets de la révélation divine (angl.), A. Custance ajoute: “Outre ces noms, des détails semblent avoir trait aux événements qui eurent lieu en Babylonie quand les Élamites y établirent leur domination (...). Ces tablettes confirment si bien les Écritures que les tenants de la haute critique ont aussitôt fait tout ce qu’ils pouvaient pour leur ôter délibérément toute importance.”
Et l’invasion des quatre rois? Est-elle étayée par des données archéologiques en provenance de
Le chapitre 14 de
On pourrait encore citer bien d’autres exemples montrant que l’archéologie recoupe les Écritures en éclairant certains événements de la vie d’Abraham. Mais l’archéologie a ses limites. Les indices qu’elle fournit sont souvent indirects et livrés à l’interprétation d’hommes imparfaits.
Le témoignage le plus sûr
C’est le témoignage du Créateur de l’homme, qui constitue la preuve la plus solide qu’Abraham a réellement existé. En Psaume 105:9-15, Dieu parle d’Abraham, d’Isaac et de Jacob comme de ses “prophètes”. Plus de mille ans après la mort d’Abraham, Jéhovah Dieu fit mention de ce patriarche par la bouche d’au moins trois prophètes, l’appelant même son “ami”. (Ésaïe 41:8; 51:2; Jérémie 33:26; Ézéchiel 33:24.) Pareillement, Jésus Christ cita Abraham en exemple. Durant son existence préhumaine au ciel, le Fils de Dieu fut personnellement témoin des relations que son Père entretint avec le patriarche. Il put donc dire aux Juifs:
“‘Si vous êtes les enfants d’Abraham, faites les œuvres d’Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous a dit la vérité que j’ai entendue de la part de Dieu. Abraham n’a pas fait cela. Abraham, votre père, s’est grandement réjoui dans l’espérance de voir mon jour, et il l’a vu et s’est réjoui.’ Sur quoi, les Juifs lui dirent: ‘Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham?’ Jésus leur dit: ‘En toute vérité je vous le dis: avant qu’Abraham soit venu à l’existence, j’étais.’” — Jean 8:39, 40, 56-58.
Le témoignage des deux Personnes les plus illustres de l’univers nous donne les meilleures raisons qui soient d’accepter tout ce que