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Le livre des Guerres de Yahvé (Jé). Cité par Moïse en Nombres 21:14, 15, ce livre était sans aucun doute un récit digne de foi mentionnant l’histoire des guerres menées par le peuple de Dieu. De toute évidence, Moïse l’a lu, mais il ne nous donne pas d’autres détails à son sujet. Peut-être commençait-il avec la guerre victorieuse qu’Abraham livra aux quatre rois alliés qui avaient capturé Lot et sa famille. — Gn 14:1-16.
Le livre de Yashar. Ce livre est mentionné en Josué 10:12, 13, passage dans lequel Josué prie pour que le soleil et la lune s’arrêtent pendant son combat contre les Amorites, ainsi qu’en 2 Samuel 1:18-27 où on trouve un poème intitulé “ L’Arc ”, un chant funèbre sur Saül et Yonathân. On pense donc que ce livre était un recueil de poèmes, de chants et d’autres textes. Ils étaient assurément d’un grand intérêt historique et largement diffusés parmi les Hébreux.
D’autres écrits historiques. Il est fait mention de plusieurs autres écrits historiques non inspirés dans les livres des Rois et des Chroniques. L’un d’eux est appelé “ le livre des affaires des jours des rois d’Israël ”. (1R 14:19 ; 2R 15:31.) “ Le livre des affaires des temps des rois de Juda ” est son équivalent relatif aux souverains du royaume du Sud ; il commençait avec Rehabam, fils de Salomon. Il en est question 15 fois (1R 14:29 ; 2R 24:5). Un autre récit du règne de Salomon est mentionné en 1 Rois 11:41 sous le nom de “ livre des affaires de Salomon ”.
Quand il compila et rédigea les Chroniques après l’Exil, Ezra se référa au moins 14 fois à d’autres sources, telles que “ le Livre des Rois d’Israël ”, “ le récit des affaires des jours du roi David ” et “ le Livre des Rois de Juda et d’Israël ”. (1Ch 9:1 ; 27:24 ; 2Ch 16:11 ; 20:34 ; 24:27 ; 27:7 ; 33:18.) Ezra mentionna également des livres écrits antérieurement par d’autres rédacteurs divinement inspirés (1Ch 29:29 ; 2Ch 26:22 ; 32:32). Il signala que d’autres prophètes de Jéhovah rédigèrent des textes qui ne furent pas préservés dans les Saintes Écritures (2Ch 9:29 ; 12:15 ; 13:22). Nehémia parla d’un “ livre des affaires des temps ”. (Ne 12:23.)
Le sage rédacteur de l’Ecclésiaste met en garde contre l’élaboration sans fin de livres qui découlent de raisonnements propres au monde et s’opposent à la sagesse divine, livres qui n’apprennent pas à craindre le vrai Dieu ni à garder ses commandements (Ec 12:12, 13). Citons à cet égard ce qui se passa à Éphèse, où le spiritisme et le démonisme étaient très répandus. À la suite de la prédication de la bonne nouvelle relative au Christ, les croyants apportèrent leurs livres de magie et les brûlèrent publiquement ; on calcula qu’ils valaient 50 000 pièces d’argent (s’il s’agit de deniers, 37 200 $). — Ac 19:19.
On trouve en Exode 17:14 le commandement de Jéhovah d’écrire dans “ le livre ” son jugement contre Amaleq. C’est là une indication que la rédaction des écrits de Moïse, les premiers connus pour être inspirés, avait déjà commencé en 1513 av. n. è.
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