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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 14:57

C’était en l’an 31 de notre ère. Jésus et ses disciples se dirigeaient vers Naïn, une ville du nord de la Palestine. Comme ils approchaient des portes de la ville, ils aperçurent un cortège funèbre. On portait au tombeau un jeune homme, le fils unique d’une veuve qui allait maintenant se retrouver seule. Écoutons la suite du récit: ‘Ému de pitié pour elle Jésus lui dit: “Cesse de pleurer.” Puis, s’avançant, il toucha la civière et les porteurs s’arrêtèrent, et il dit: “Jeune homme, je te le dis, lève-toi!” Et le mort se dressa sur son séant et commença à parler.’ — Luc 7:11-15.

 

CETTE histoire est certes touchante, mais est-elle vraie? Beaucoup de gens ont du mal à admettre que des événements tels que celui-ci soient effectivement arrivés. Les miracles font néanmoins partie intégrante des Écritures. On ne peut donc croire en la Bible sans croire à ses miracles. D’ailleurs, l’ensemble des vérités bibliques sont suspendues à un miracle d’une importance capitale: la résurrection de Jésus Christ.

 

Pourquoi certains n’y croient pas

 

Croyez-vous aux miracles? Ou bien estimez-vous qu’en notre ère scientifique il soit illogique d’ajouter foi à des faits extraordinaires qui témoigneraient d’une intervention surnaturelle? Vous ne seriez pas le premier à ne pas croire aux miracles. Il y a deux siècles, le philosophe écossais David Hume n’y croyait pas non plus. Peut-être avez-vous les mêmes raisons que lui de vous montrer incrédule.

 

Pour Hume, la notion de miracle se heurtait à trois obstacles de taille. Tout d’abord, écrit-il, “un miracle est une violation des lois de la nature”. Depuis des temps immémoriaux, l’homme s’appuie sur les lois de la nature. Il a notamment appris que tout objet tombe à terre si on le lâche, que le soleil se lève chaque matin, qu’il se couche chaque soir. D’instinct, il sait que les choses se dérouleront toujours selon des règles qui lui sont familières et que rien ne dérogera jamais à ces lois naturelles. Cette “preuve, estimait Hume, est aussi entière qu’aucun argument imaginable tiré de l’expérience” contre l’éventualité d’un miracle.

 

Son deuxième argument était que les gens se laissent facilement berner. Certains veulent croire au merveilleux et aux miracles, tout particulièrement en matière de religion, tant et si bien que de nombreux soi-disant miracles se sont révélés des mystifications. Enfin, troisième argument, on entend généralement parler de miracles en des époques d’ignorance. Plus les gens sont instruits, moins on en fait état. Pour reprendre les propos de Hume, “de tels événements prodigieux n’arrivent jamais de nos jours”. Et Hume de conclure qu’ils ne s’étaient jamais produits.

 

Aujourd’hui, la plupart des objections formulées à l’encontre des miracles suivent plus ou moins l’argumentation de Hume. Reprenons-la point par point.

 

Une violation des lois de la nature?

 

Que dire de l’objection selon laquelle les miracles ‘sont une violation des lois de la nature’ et qu’ils ne peuvent par conséquent être authentiques? À première vue, l’argument semblerait convaincant; mais allons au fond des choses. On définit généralement un miracle comme un événement qui se produit en dehors des lois normales de la nature. C’est un événement si inattendu que, d’emblée, ceux qui en sont témoins lui attribuent une cause surnaturelle. En somme, cette première objection tient en ces mots: ‘Les miracles sont impossibles... parce qu’ils sont miraculeux!’ Mais plutôt que de tirer une conclusion hâtive, pourquoi ne pas d’abord analyser les faits?

 

À vrai dire, les gens instruits sont aujourd’hui moins prompts que David Hume à soutenir que les lois connues de la nature restent vraies en tout temps et en tout lieu. Les hommes de science se demandent si, outre les trois dimensions qui nous sont familières — la longueur, la largeur et la hauteur —, l’univers n’en compterait pas de nombreuses autres. Ils forment des théories sur l’existence de trous noirs, d’énormes étoiles qui s’effondrent sur elles-mêmes jusqu’à atteindre une densité virtuellement infinie. On dit que dans leur voisinage la structure de l’espace subit une distorsion telle que le temps lui-même suspend son cours. Les scientifiques ont même postulé que, dans certaines conditions, le temps puisse s’inverser pour faire marche arrière!

 

Parlant de la façon dont l’univers a débuté, Stephen Hawking, professeur de mathématiques à l’Université de Cambridge, a déclaré: “Selon la théorie classique de la relativité générale (...), la naissance de l’univers doit résulter d’une singularité qui conjugue densité infinie et courbure de l’espace-temps. Dans de telles conditions, toutes les lois connues de la physique se trouveraient bouleversées.” Les hommes de science ne pensent donc pas qu’il ne puisse jamais rien se produire de contraire aux lois normales de la nature. Des conditions inhabituelles peuvent très bien engendrer des événements insolites. Croire en un Dieu tout-puissant, c’est aussi lui reconnaître le pouvoir de provoquer des événements inhabituels, ou miraculeux, quand ses desseins l’exigent. — Exode 15:6-10; Ésaïe 40:13, 15.

 

Mystification?

 

Personne ne niera que certains miracles sont truqués. Des gens affirment par exemple être capables de procéder à des guérisons miraculeuses “par la foi”. Un médecin du nom de William Nolan a entrepris d’étudier ce type de guérisons. Il s’est penché sur de nombreuses “guérisons” opérées aux États-Unis, par des guérisseurs mystiques évangéliques, ainsi qu’en Asie, par des chirurgiens “métapsychiques”. Quel a été le résultat de son enquête? Toutes les “guérisons” qu’il a recensées se sont, à l’examen, révélées illusoires sinon frauduleuses.

 

Faut-il donc conclure que de vrais miracles n’ont jamais eu lieu? Pas forcément. Quand on apprend que de la fausse monnaie circule, que des malades mettent toute leur confiance dans des charlatans très cher payés, ou que des peintres imitent brillamment des toiles de maître, en déduit-on que tous les billets de banque sont contrefaits, que tous les médecins sont des escrocs ou que tous les tableaux sont des faux? De même, le caractère manifestement frauduleux de certains prétendus miracles ne prouve nullement que des miracles authentiques ne peuvent se produire.

 

‘Les miracles n’arrivent pas aujourd’hui’

 

La troisième objection que David Hume opposa aux miracles se résumait ainsi: “De tels événements prodigieux n’arrivent jamais de nos jours.” Il se refusait à croire aux miracles parce qu’il n’en avait jamais vu. Son raisonnement n’est cependant pas logique. Toute personne informée doit admettre qu’avant même la naissance du philosophe écossais, il s’était déjà produit des “événements prodigieux” qui ne se répétèrent pas de son vivant. Lesquels?

 

Tout d’abord, l’apparition de la vie sur la terre, puis celle de formes de vie conscientes, enfin celle de l’homme, être doué de sagesse, d’imagination, de la faculté d’aimer et d’une conscience. Aucun homme de science ne peut, en s’appuyant sur les lois qui régissent la nature aujourd’hui, dire comment ces événements extraordinaires se sont produits. Pourtant, maintes preuves vivantes attestent qu’ils ont effectivement eu lieu.

 

Parlons aussi des “événements prodigieux” qui se sont déroulés depuis l’époque de David Hume. Supposez qu’ayant remonté le temps, vous entrepreniez de lui décrire le monde moderne. Essayez de lui expliquer qu’un homme d’affaires de Hambourg peut parler à quelqu’un qui se trouve à Tokyo, à des milliers de kilomètres de là, sans même hausser la voix; qu’une partie de football disputée en Espagne peut être suivie, au moment même elle se joue, sur toute la terre; ou que des long-courriers, bien plus volumineux que les navires de son temps, peuvent quitter le sol et emporter dans les airs 500 passagers qui auront, en quelques heures, parcouru des milliers de kilomètres. Vous devinez sa réponse: ‘Impossible! De tels événements prodigieux n’arrivent jamais de nos jours.’

 

Et pourtant, de tels ‘prodiges’ ne sont-ils pas devenus réalité de nos jours? Pour quelle raison? Parce qu’en appliquant des principes scientifiques dont Hume ne soupçonnait même pas l’existence, l’homme a inventé le téléphone, la télévision et l’avion. Est-il dès lors si difficile de croire que Dieu ait par le passé, d’une façon qui nous échappe encore, accompli des actions qui pour nous relèvent du miracle?

 

Comment le savoir?

 

Bien entendu, il ne suffit pas d’affirmer que des miracles ont pu se produire pour qu’ils aient vraiment eu lieu. Comment savoir au XXe siècle si Dieu a, dans les temps bibliques, réellement opéré des miracles par l’entremise d’humains qui le servaient sur la terre? Quel genre de preuves peut-on espérer trouver? Imaginons qu’on enlève un membre d’une tribu primitive à sa jungle natale pour l’emmener visiter une grande ville. Comment pourra-t-il, une fois rentré, décrire à sa tribu les prodiges de la civilisation? Il n’est certes pas en mesure d’expliquer comment fonctionne une automobile, ni par quel phénomène un poste de radio portatif fait entendre de la musique. Il ne peut pas davantage prouver l’existence des ordinateurs en en construisant un. Tout ce qu’il peut faire, c’est raconter ce qu’il a vu.

 

Quant à nous, nous sommes dans la même situation que les membres de sa tribu. Pour savoir si Dieu a bel et bien opéré des miracles, nous disposons uniquement du témoignage d’observateurs qui se contentent de décrire ce qu’ils ont vu sans pouvoir ni l’expliquer, ni le reproduire. Or, à l’évidence, des témoins oculaires sont susceptibles de se laisser abuser. Il leur est également facile de grossir les faits et de fournir des renseignements erronés. Avant d’ajouter foi à leur témoignage, nous devons par conséquent nous assurer de leur crédibilité, de leur rigueur morale et de la sincérité de leurs mobiles.

 

Le miracle le mieux attesté

 

Aucun miracle de la Bible n’est mieux attesté que la résurrection de Jésus Christ. Peut-il faire jurisprudence? Considérons d’abord les faits tels qu’ils sont rapportés: Jésus fut arrêté le soir du 14 Nisan, soit un jeudi soir selon notre calendrier. Il comparut devant les chefs des Juifs qui l’accusèrent de blasphème et le jugèrent passible de mort. Ces hommes conduisirent Jésus devant le gouverneur romain Ponce Pilate, qui leur céda en leur livrant Jésus pour qu’il soit exécuté. Le vendredi, peut-être en fin de matinée (toujours le 14 Nisan selon le calendrier juif), Jésus fut cloué au poteau de supplice sur lequel il mourut quelques heures plus tard. — Marc 14:43-65; 15:1-39.

 

Après qu’un soldat romain se fut assuré de la mort de Jésus en lui perçant le côté avec sa lance, on déposa son corps dans une tombe neuve. Le lendemain, 15 Nisan (vendredi/samedi), était un jour de sabbat. Dans la matinée du 16 Nisan (dimanche matin), quelques disciples se rendirent à la tombe, qu’ils trouvèrent vide. Très vite le bruit se répandit qu’on avait vu Jésus vivant. Cette rumeur suscita une réaction semblable à celle qu’elle produirait aujourd’hui: l’incrédulité. Les apôtres eux-mêmes refusèrent d’y croire. Toutefois, quand ils virent Jésus vivant, ils furent contraints de reconnaître qu’il avait bien été relevé d’entre les morts. — Jean 19:31 à 20:29; Luc 24:11.

 

La tombe vide

 

Jésus avait-il été ressuscité, ou cette histoire a-t-elle été inventée de toutes pièces? À l’époque, beaucoup se sont sans doute demandé si le corps de Jésus était toujours dans la tombe. Les disciples de Jésus auraient eu du mal à défendre leurs dires si leurs adversaires avaient réfuté la résurrection de Jésus en montrant son corps toujours à sa place. Le récit cependant ne rapporte rien de tel. D’après la Bible , les chefs juifs ont au contraire soudoyé les soldats chargés de garder le tombeau, leur donnant cette instruction: “Dites: ‘Ses disciples sont venus de nuit et l’ont dérobé pendant que nous dormions.’” (Matthieu 28:11-13). D’ailleurs, le stratagème des chefs juifs est confirmé par des sources extra-bibliques.

 

Près d’un siècle après la mort de Jésus, Justin écrivit son Dialogue avec Tryphon. Nous y lisons: “Vous [les Juifs] avez élu des hommes de votre choix, vous les avez envoyés sur toute la terre prêcher qu’une hérésie impie, inique s’était levée par l’erreur d’un certain Jésus, galiléen: nous l’avions crucifié, disaient-ils, mais ses disciples, pendant la nuit, l’ont dérobé au tombeau dans lequel on l’avait placé.”

 

Tryphon était juif, et le Dialogue avec Tryphon avait pour objet la défense du christianisme face au judaïsme. Par conséquent, il est improbable que Justin ait mentionné cette accusation — le vol du corps de Jésus au tombeau par les chrétiens — si les Juifs ne l’avaient pas formulée. Dans le cas contraire, Justin aurait pu aisément être convaincu de mensonge. Il ne se serait pas exprimé ainsi si les Juifs n’avaient pas envoyé ces messagers. D’un autre côté, les Juifs n’ont lancé cette rumeur que parce que le 16 Nisan de l’an 33 la tombe de Jésus était vide et qu’ils ne pouvaient démentir la résurrection de Jésus en montrant son corps dans la tombe. Cela étant, que s’était-il donc passé? Les disciples avaient-ils vraiment dérobé le corps de leur maître? Ou bien avait-il été enlevé miraculeusement pour attester sa résurrection?

 

Les conclusions du médecin Luc

 

Au Ier siècle, un homme très instruit a soigneusement analysé cette affaire. Cet homme s’appelait Luc et il était médecin (Colossiens 4:14). Luc rédigea deux des livres qui composent aujourd’hui notre Bible: un Évangile, ou histoire du ministère de Jésus, et les Actes des apôtres, qui retracent l’expansion du christianisme dans les années qui suivirent la mort de Jésus.

 

Dans l’introduction de son Évangile, Luc parle des nombreuses sources auxquelles il s’est référé, sources aujourd’hui disparues: il a consulté des écrits relatant la vie de Jésus, s’est entretenu avec ceux qui l’avaient côtoyé et avaient été témoins de sa mort puis de sa résurrection. Sur quoi il ajoute: “[J’ai] repris toutes choses avec exactitude depuis le début.” (Luc 1:1-3). Il ne fait pas de doute que Luc s’était livré à des investigations minutieuses. Mais que dire de ses qualités d’historien?

 

Beaucoup les lui reconnaissent. Dans un discours donné en 1913, Sir William Ramsay parla de la valeur historique des travaux de Luc. Quelle fut sa conclusion? “Luc est un historien de premier plan. Non seulement ses déclarations sont dignes de foi, mais il possède le véritable sens historique.” Plus récemment, des biblistes sont parvenus à la même conclusion. Voici ce qu’on lit dans la préface d’un ouvrage en plusieurs volumes (The Living Word Commentary) consacré au livre de Luc: “Luc était un historien (des plus scrupuleux) doublé d’un théologien.”

 

Selon David Gooding, ancien professeur de grec de l’Ancien Testament en Irlande du Nord, Luc était “un historien antique dans la pure tradition des historiens de l’Ancien Testament et de la même veine que Thucydide [un des historiens de l’Antiquité les plus estimés]. Comme eux, Luc se sera donné beaucoup de mal pour fouiller ses sources, choisir ses informations et présenter ses travaux. (...) Thucydide alliait à cette méthode une passion pour l’exactitude historique: rien ne laisse penser que Luc s’en souciait moins”.

 

Revenons à la tombe trouvée vide le 16 Nisan. À quelle conclusion cet homme très compétent allait-il aboutir? Tant dans son Évangile que dans le livre des Actes, Luc présente la résurrection de Jésus comme un fait (Luc 24:1-52; Actes 1:3). Il ne nourrissait pas le moindre doute à ce sujet. Cette conviction était peut-être confortée par les faits qu’il avait personnellement vécus, car s’il ne fut pas, selon toute vraisemblance, témoin oculaire de la résurrection de Jésus, il dit par contre avoir assisté à des miracles accomplis par l’apôtre Paul. — Actes 20:7-12; 28:8, 9.

 

Ils ont vu Jésus ressuscité

 

Deux des Évangiles sont traditionnellement attribués à des hommes qui côtoyèrent Jésus, assistèrent à sa mort et affirmèrent l’avoir vu après sa résurrection. Il s’agit de l’apôtre Matthieu, un ancien collecteur d’impôts, et de Jean, l’apôtre bien-aimé de Jésus. Un autre rédacteur biblique, l’apôtre Paul, soutient lui aussi avoir vu le Christ relevé d’entre les morts. En outre, il cite nommément d’autres personnes qui virent également Jésus vivant, et précise qu’en une certaine occasion Christ apparut à “plus de cinq cents frères”. — 1 Corinthiens 15:3-8.

 

Un des témoins oculaires mentionnés par Paul n’est autre que Jacques, demi-frère de Jésus, qui connaissait certainement Jésus depuis l’enfance. L’apôtre Pierre est aussi de leur nombre. L’historien Luc le dépeint parlant sans crainte de la résurrection de Jésus, exécuté à peine quelques semaines auparavant (Actes 2:23, 24). La tradition attribue à Pierre deux lettres qui figurent dans la Bible. Dans la première, Pierre révèle qu’il puisait toujours une puissante motivation dans la résurrection de Jésus, des années après les faits. Il écrivit: “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, car, selon sa grande miséricorde, il nous a donné une nouvelle naissance, pour une espérance vivante, grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts.” — 1 Pierre 1:3.

 

Bien que nous ne puissions pas, comme Luc, nous entretenir avec ceux qui ont affirmé avoir vu Jésus après sa mort et lui avoir parlé, nous pouvons en revanche lire ce que certains d’entre eux ont écrit. Nous sommes ainsi en mesure de déterminer par nous-mêmes si ces témoins ont été trompés, s’ils voulaient nous abuser ou s’ils ont réellement vu Jésus ressuscité. À dire vrai, il est tout à fait impossible qu’ils aient été trompés. On comptait parmi eux ceux qui restèrent des amis intimes de Jésus jusqu’à sa mort. Quelques-uns assistèrent à son agonie sur le poteau de supplice. Ils virent l’eau et le sang couler de la blessure que le soldat lui infligea avec sa lance. Comme eux, ce soldat savait que Jésus était mort, indiscutablement. Ces mêmes témoins affirmèrent avoir ensuite vu Jésus vivant et lui avoir parlé, ce qui exclut qu’on les ait trompés. Cela dit, essayaient-ils de nous abuser en attestant que Jésus avait été ressuscité? — Jean 19:32-35; 21:4, 15-24.

 

Pour le savoir, il nous suffit de répondre à une seule question: Croyaient-ils eux-mêmes ce qu’ils disaient? Sans conteste, oui. En réalité, la résurrection de Jésus constitue pour les chrétiens, y compris pour ceux qui dirent en avoir été témoins, le fondement même de leur foi. L’apôtre Paul déclara: “Si Christ n’a pas été relevé, assurément notre prédication est vaine et notre foi est vaine. (...) si Christ n’a pas été relevé, votre foi est inutile.” (1 Corinthiens 15:14, 17). Un homme qui prétendrait faussement avoir vu Christ ressuscité s’exprimerait-il de la sorte?

 

Songez à ce que représentait le fait de devenir chrétien à l’époque. Cela ne valait pas un prestige ou un pouvoir accrus, ni de plus grandes richesses. C’était même tout le contraire. Parmi les premiers chrétiens, nombreux furent ceux qui ‘acceptèrent avec joie le pillage de leurs biens’ en raison de leur foi (Hébreux 10:34). Embrasser le christianisme signifiait entreprendre une vie de sacrifice et subir des persécutions qui, bien souvent, conduisaient au martyre, à une mort ignominieuse et cruelle.

 

Certains chrétiens étaient issus de familles prospères, tel l’apôtre Jean dont le père possédait, semble-t-il, une entreprise de pêche florissante en Galilée. Bien d’autres étaient promis à un avenir brillant, comme Paul, qui, avant de devenir chrétien, avait été enseigné par le célèbre rabbin Gamaliel et commençait à se distinguer aux yeux des chefs juifs (Actes 9:1, 2; 22:3; Galates 1:14). Toutefois, tous renoncèrent à ce que le monde leur offrait pour diffuser un message fondé sur la résurrection de Jésus (Colossiens 1:23, 28). Pourquoi auraient-ils consenti d’aussi grands sacrifices et auraient-ils souffert en soutenant une cause s’ils savaient pertinemment qu’elle reposait sur un mensonge? Ils n’auraient certainement pas agi de la sorte. Ils étaient prêts à souffrir et à mourir parce qu’ils savaient leur cause solidement établie sur la vérité.

 

Les miracles arrivent vraiment

 

Tous ces faits offrent un témoignage éminemment convaincant. Jésus a bel et bien été relevé d’entre les morts le 16 Nisan de l’an 33, ce qui rend également possibles tous les autres miracles de la Bible , miracles eux aussi solidement attestés par des témoins oculaires. La Puissance qui a ressuscité Jésus est aussi celle qui lui avait permis de rendre la vie au fils de la veuve de Naïn. Grâce à elle, Jésus a opéré des miracles moindres, mais tout aussi extraordinaires: les guérisons. Elle lui a donné le pouvoir de nourrir miraculeusement une multitude de gens et celui de marcher sur l’eau. — Luc 7:11-15; Matthieu 11:4-6; 14:14-21, 23-31.

 

En conclusion, les récits de miracles relatés dans la Bible ne nous autorisent pas à douter de sa véracité. Les miracles qui se sont produits aux temps bibliques prouvent au contraire de façon éclatante que ce livre est réellement la Parole de Dieu.

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