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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 20:53

VOUS connaissez sans doute le récit biblique de la création de l’homme et de sa chute dans le péché. En effet, qui n’a pas entendu parler d’Adam et Ève, de l’arbre de vie, du serpent et de l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Gen. chap. 2 et 3) ? Si ce récit est si universellement connu, c’est parce qu’il parle d’événements qui ont eu des conséquences tragiques pour la famille humaine et qui ont laissé une impression indélébile sur l’homme. L’humanité ne peut oublier complètement la tragédie de l’Éden.

Si les souvenirs d’Éden subsistent encore, c’est surtout grâce au récit biblique. Saviez-vous toutefois que les conceptions religieuses de nombreux peuples non chrétiens reflètent les faits relatés par la Bible ?

Évidemment, ces conceptions ne sont pas identiques au récit biblique. Néanmoins, il existe entre les deux des analogies curieuses et intéressantes.

Elles montrent tout d’abord combien les raisonnements humains sont dénués de sens quand ceux qui les échafaudent ignorent la vérité divine ou s’en détournent. De plus, les nombreuses croyances polythéistes font vivement ressortir, par contraste, la beauté et la majesté du récit simple, pur et véridique de la Genèse, augmentant ainsi notre confiance dans la Bible comme Parole inspirée de Dieu. L’existence même de tant de croyances diverses, dont chacune contient quelques éléments déformés du récit véridique, constitue un témoignage confirmant qu’il y a eu effectivement un jardin paradisiaque que l’homme a perdu. — Rom. 1:21-23.

Pourquoi ces croyances diffèrent du récit de la Genèse

Avant d’examiner certaines de ces croyances, il convient de savoir pourquoi elles diffèrent du récit biblique et comment elles ont pris naissance. La Bible montre qu’à l’origine les hommes avaient une seule langue et qu’ils étaient au courant des événements survenus en Éden. Sans aucun doute Adam en parla à ses descendants ; tous pouvaient donc les connaître.

Les huit survivants du déluge ont dû également parler à leurs enfants. Cependant, par la suite, la plupart des hommes, sous la conduite d’un tyran nommé Nimrod, se sont rebellés contre Dieu. Il est donc raisonnable de penser que sous son influence et pour braver Dieu, les rebelles commencèrent à déformer la vérité concernant l’origine de l’homme. Finalement, Dieu brisa leur unité en confondant leur langage. Par cet acte il les obligea à se disperser sur la face de la terre. — Gen. 10:8-12 ; 11:1-9.

Ces peuples rebelles parlaient désormais des langues différentes, mais ils n’avaient pas oublié leurs anciennes croyances religieuses. Partout où ils allaient, ils emportaient ces croyances avec eux, les exprimant dans leur propre langue. Bien sûr, leurs nouveaux milieux et les cultures qui s’y développaient contribuaient à modifier leurs conceptions religieuses. C’est ainsi qu’au cours des années, chaque peuple en vint à avoir sa propre version de l’origine de l’homme et de la perte du paradis en raison du péché.

Il ne faut pas oublier non plus l’influence de l’ennemi de Jéhovah Dieu, Satan le Diable. Puisqu’il ne pouvait effacer les preuves que l’Éden avait existé, il veillait à déformer les faits véritables à ce sujet. — Jean 8:44.

On peut comparer cet état de choses à un morceau de musique comportant un thème et des variations. Le thème, simple et pur, se joue d’abord, puis suivent les variations qui le modifient ou même le déforment par des changements de rythme, de mesure, de mode et de ton ou par une harmonisation différente. Malgré ces variations, on distingue toujours le thème originel ou du moins certains de ses éléments. Il en va de même des faits historiques, purs et simples, concernant les événements survenus en Éden. Le temps, le milieu, les diverses cultures ethniques et l’influence des démons sont autant d’éléments qui ont contribué à modifier le récit originel en y apportant des variations qui l’ont déformé.

D’anciens souvenirs d’Éden

Les peuples de l’Antiquité possédaient incontestablement des souvenirs d’Éden. Lors de leurs fouilles, les archéologues en ont trouvé de nombreux témoignages. Des tablettes d’argile, des sceaux, des papyrus, des monuments et d’autres objets mis au jour, nous aident à connaître les conceptions religieuses des Babyloniens, des Assyriens, des Égyptiens et d’autres peuples.

Ces peuples de l’Antiquité ont vécu dans diverses régions et ont professé des croyances différentes, mais ils possédaient tous quelques souvenirs d’Éden. L’ouvrage Le manuel biblique de Halley (angl.) dit à ce sujet : "Ces anciens récits gravés sur la pierre et l’argile à l’aube de l’Histoire, dans la région qui fut le berceau de l’humanité, (...) prouvent que les principaux éléments de l’histoire biblique d’Adam étaient profondément enracinés dans la pensée de l’homme primitif."

Dans son livre La Bible rendue vivante (angl.), sir Charles Marston abonde dans le même sens. Il dit :

"L’étude des anciens écrits cunéiformes, dont certains sont antérieurs à Abraham, ainsi que des sceaux et des pierres sculptées de Babylonie, d’Assyrie et d’autres civilisations anciennes, nous apporte des témoignages remarquables. Même le nombre relativement restreint de ces vestiges d’un passé lointain nous donne l’impression que les récits de la création, de la tentation et de la chute de l’homme (...) contenus dans la Genèse, étaient bien connus et qu’ils étaient enseignés probablement dans un cadre polythéiste, dans les écoles d’Ur en Chaldée."

En Babylonie et en Assyrie

Quelles étaient au juste les histoires que l’on enseignait probablement dans un cadre polythéiste ? En ce qui concerne les inscriptions babyloniennes, Halley nous dit que les anciens écrits religieux affirment que "près d’Éridou se trouvait un jardin dans lequel il y avait un mystérieux Arbre sacré, un Arbre de Vie, planté par les dieux et dont les racines étaient très profondes, tandis que les branches s’élevaient jusqu’au ciel. Personne ne pouvait entrer dans ce lieu gardé par des esprits protecteurs". De telles inscriptions révèlent que certains éléments saillants des événements rattachés au jardin d’Éden subsistaient encore dans l’esprit des Babyloniens.

Cette croyance semble indiquer que l’arbre de vie était quelque chose d’inoubliable pour les Anciens. Dans son ouvrage Prophètes, idoles et archéologues (angl.), John Elder dit : "L’ancienne littérature babylonienne contient de nombreuses allusions à un Arbre de Vie semblable à celui dont parle Genèse 2:9. Bon nombre de bas-reliefs en albâtre et de sceaux représentent cet arbre. Ses fruits étaient censés conférer la vie éternelle à ceux qui en mangeaient. L’un des sceaux cylindriques que l’on a mis au jour semble représenter la tentation et l’Arbre de Vie."

Le sceau auquel M. Elder fait allusion est sans doute celui qui se trouve au Musée britannique de Londres et qu’on appelle souvent le "Sceau de la tentation". L’impression faite par ce sceau lorsqu’on le fait rouler sur de l’argile molle, reflète les événements survenus dans le jardin d’Éden. Un arbre occupe le centre de l’image. À sa droite un homme est assis et à sa gauche une femme. Derrière celle-ci on voit un serpent dressé, comme s’il lui parlait. Bien que l’on ignore la signification exacte du symbole que représente ce sceau babylonien, il évoque le récit de la Genèse de façon remarquable.

Les souvenirs assyriens d’Éden ne diffèrent guère de ceux de Babylone, car les conceptions religieuses des deux peuples se ressemblent beaucoup. En général, les divinités assyriennes sont identiques à celles de Babylone, à l’exception du dieu Ashour.

L’un des principaux souvenirs assyriens d’Éden est également celui d’un arbre sacré ou "arbre de vie". L’arbre sacré gardé par deux créatures ailées est un motif qui se retrouve souvent sur les objets sculptés découverts dans les palais assyriens. Dans certains cas, les créatures ailées sont moitié homme moitié animal. Ces représentations mythiques sont peut-être des souvenirs déformés des deux chérubins postés à l’entrée de l’Éden "pour garder le chemin de l’arbre de vie". — Gen. 3:24.

En 1932, on mit au jour un sceau en pierre à une vingtaine de kilomètres de Ninive. Ce sceau, qui se trouve au musée de l’université de Philadelphie, aux États-Unis, semble refléter un autre souvenir d’Éden. L’image qu’il porte montre un homme et une femme nus marchant tête basse, comme s’ils étaient abattus et avaient le cœur brisé. Un serpent les suit. Le Dr E. A. Speiser, qui trouva cet objet, déclara qu’il "évoque fortement l’histoire d’Adam et Ève".

Au pays de Sumer et en Égypte

Les Sumériens avaient eux aussi des souvenirs d’Éden. Leurs tablettes d’argile révèlent qu’ils croyaient à un paradis situé dans le pays de Dilmoun, probablement une région du sud-ouest de la Perse. Selon ces écrits, Outou, le dieu-soleil, avait reçu l’ordre d’arroser Dilmoun d’eau douce tirée du sol et de le transformer ainsi en un jardin luxuriant. Ce récit évoque le passage biblique où il est dit qu’une vapeur s’éleva de la terre et arrosa toute la surface du sol (Gen. 2:6). Lorsque le dieu de l’eau, Ea, mangea des précieuses plantes de ce jardin, il encourut la sentence de mort. Cette légende rappelle le péché d’Adam et Ève qui mangèrent du fruit défendu. — Gen. 3:6.

Les anciens Égyptiens aussi possédaient des souvenirs d’Éden, comme en témoignent leurs croyances religieuses. Ils croyaient notamment qu’après sa mort le pharaon devait se nourrir du fruit d’un arbre de vie dans le royaume de son père céleste, Rê. Chez les Égyptiens, pareille croyance est pour le moins étrange, car leur pays comporte peu d’arbres. Malgré ce fait, le souvenir de l’arbre de vie en Éden, dont l’homme n’a jamais mangé, semble avoir persisté. — Gen. 2:9.

Un autre souvenir d’Éden qui a subsisté dans les croyances égyptiennes concerne le serpent. Bien sûr, l’influence démoniaque a modifié la conception qu’avaient les Égyptiens de ce reptile, car ils le regardaient comme le symbole de la sagesse et lui rendaient un culte. On le retrouve sur la coiffure du pharaon et également dans les temples et les tombeaux, sur les statues des dieux et d’autres monuments. Le rapport entre ce culte et le jardin d’Éden est évident pour ceux qui se souviennent que Satan le Diable présenta ses mensonges à Ève par l’intermédiaire d’un serpent. Il se faisait passer ainsi pour une source de sagesse profonde dans laquelle elle pouvait puiser de grandes connaissances. — Gen. 3:1-5.

D’autres peuples ont des souvenirs d’Éden

Il existe de nombreux autres peuples dont les croyances et la mythologie comportent des souvenirs d’Éden. Le livre La migration de symboles (angl.), de G. d’Alviella, contient un chapitre de plus de cinquante pages consacré aux légendes et aux symboles associés aux arbres sacrés. Le texte de ce chapitre et ses nombreuses illustrations indiquent que dans les croyances de bon nombre de peuples — Phéniciens, Syriens, Perses, Grecs, Siciliens, Mayas, Mexicains (Aztèques), Javanais, Japonais, Chinois et Indiens — il est question d’un arbre de vie et d’un arbre du bien et du mal.

Ce chapitre dit entre autres que "la tradition des Perses conservait le souvenir d’un Arbre de Vie ou haoma dont la sève conférait l’immortalité". Il déclare encore que "les Chinois croyaient à un Arbre de Vie. Des légendes chinoises parlent de sept arbres merveilleux. (...) Le fruit de l’un d’eux, fait de jade, conférait l’immortalité".

Le même chapitre dit aussi que la mythologie scandinave contient un souvenir déformé d’Éden. Elle parle d’un arbre sacré dénommé Yggdrasil. À côté d’une de ses racines jaillit la fontaine où réside toute connaissance et toute sagesse. Une autre légende parle d’une déesse qui gardait dans une boîte les pommes de l’immortalité. Les dieux mangeaient de ces fruits afin de renouveler leur jeunesse.

On peut lire à la page 173 du Manuel de mythologie (angl.) de A. S. Murray, que "le jardin des Hespérides, qui renfermait les pommes d’or, existait, croyait-on, dans une île au milieu de l’océan. (...) Ce jardin fabuleux était célèbre dans l’Antiquité, car c’était là que des sources de nectar coulaient près de la couche de Zeus et que des bénédictions spéciales des dieux rendaient la terre merveilleusement fertile ; c’était un autre Éden". L’arbre qui produisait les pommes d’or était confié aux soins des Hespérides, filles d’Atlas, mais elles ne purent résister à la tentation de cueillir et de manger de ses fruits. C’est pourquoi le serpent Ladon fut placé dans le jardin pour garder cet arbre. Cette légende fait partie de la mythologie grecque.

De nombreux Papous (habitants de la Nouvelle-Guinée) croient à un arbre invisible dans lequel et autour duquel vivent éternellement tous ceux qui ont eu une bonne conduite ici-bas. Dans son ouvrage Le langage perdu du symbolisme (angl.), Harold Bailey rapporte le commentaire d’un voyageur à ce sujet. Celui-ci, qui avait visité cette île, dit qu’"il n’est pas difficile d’en déduire que [les Papous] possèdent encore de vagues souvenirs de croyances héritées de peuples disparus ayant eu une culture plus raffinée, lorsque le monde était plus jeune et sans doute plus près de son Créateur qu’il ne l’est aujourd’hui".

Quant aux souvenirs d’Éden dans les Amériques, Harold Bailey écrit ce qui suit :

"Le British Museum possède un manuscrit mexicain montrant deux personnes en train de cueillir les fruits du prétendu ‘Arbre de notre vie’. Les Mayas et d’autres peuples de l’AMÉRIQUE CENTRALE représentent toujours leurs arbres sacrés avec deux branches sortant horizontalement du sommet du tronc et formant ainsi une croix. (...) Les premiers missionnaires espagnols au MEXIQUE constatèrent, à leur grand étonnement, que la croix était déjà en usage dans ce pays ‘comme symbole de l’Arbre de Vie’."

Quant au serpent, de nombreuses tribus nord-américaines vénèrent cette bête comme le faisaient les anciens Égyptiens. En fait, le culte du serpent se pratique dans toutes les régions du globe. Chaque peuple rend un culte à un serpent propre à son pays.

Divers peuples ont également une conception déformée d’un jardin paradisiaque où ils espèrent parvenir un jour après leur mort.

Les souvenirs humains ou le dessein divin ?

Ce bref examen des souvenirs humains d’Éden nous montre que la majorité des humains ont été "ballottés comme par des vagues et emportés çà et là par tout vent d’enseignement, au moyen de la fourberie des hommes, au moyen d’astuce en concevant l’erreur". (Éph. 4:14.) De plus, ils ont prêté "attention à des paroles inspirées trompeuses et à des enseignements de démons". (I Tim. 4:1.) La vérité sur les événements survenus en Éden a failli être étouffée complètement par de nombreuses variations et déformations. Si nous devions dépendre des fantaisies de l’imagination humaine pour apprendre l’histoire de nos premiers parents, nous ne la connaîtrions jamais.

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