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20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 19:29

SI JÉSUS, le Fils de Dieu, est vraiment né d’une vierge, alors il vous faut admettre qu’il s’agit là d’un miracle digne de figurer dans les annales de l’histoire. Mais peut-on croire que cela s’est réellement produit?

 

Parmi ceux qui ne croient pas à la naissance virginale du Messie, certains soutiennent qu’un tel phénomène est contraire à la science et aux “lois de la nature”. Toutefois, les scientifiques eux-mêmes sont-ils de cet avis? Les découvertes des généticiens de notre temps ont-elles fait la lumière sur ce problème?

 

Est-ce scientifiquement possible?

 

La reproduction sans mâle est connue sous le nom de “parthénogénèse” (du grec parthénos, qui signifie “vierge”, et -génèse, “naissance, formation, production”). Dernièrement, des scientifiques ont expérimenté avec succès la parthénogénèse sur des mammifères. Voici ce qu’on pouvait lire à ce propos dans The Economist du 1er août 1981: “Le développement de l’embryon en l’absence de sperme constitue le mode de reproduction naturel de bien des espèces d’animaux inférieurs (...). On expérimente actuellement la parthénogénèse sur des souris. Il existe plusieurs moyens d’activer artificiellement un ovule de souris non fécondé.”

 

Dans le même ordre d’idées, le docteur M. Roberts du Marlborough College, en Angleterre, écrit: “On a isolé un ovule de lapine non fécondé, puis on l’a activé par des piqûres avant de le réintroduire dans l’utérus. La lapine avait au préalable subi un traitement hormonal pour préparer sa muqueuse utérine à la nidation. Un développement normal s’est ensuivi au terme duquel un petit manifestement viable a vu le jour.”

 

Devons-nous en conclure que Dieu a provoqué la grossesse de Marie d’une manière analogue, en activant un de ses ovules non fécondés? Non, et le tableau ci-dessous vous aidera à comprendre pourquoi. Si le premier enfant de Marie avait reçu d’elle ses deux chromosomes sexuels (X), il aurait nécessairement été du sexe féminin.

 

Par conséquent, un autre facteur a dû intervenir dans la conception de Jésus. L’ange qui s’adressa à Joseph nous révèle en ces termes ce dont il s’agit: “Ce qui a été engendré en elle vient de l’esprit saint.” (Matthieu 1:20). Bien sûr, nous ne savons pas exactement comment cela s’est passé. Toujours est-il que si l’homme est capable de modifier dans une certaine mesure le processus normal de fécondation en laboratoire, le Créateur de la vie et de l’univers est parfaitement à même d’en faire autant. Rien ne l’empêchait donc de transférer la force vitale de son Fils depuis le ciel jusque dans l’ovule d’une vierge.

 

Les enjolivements religieux

 

Cependant, les objections que l’on oppose à la thèse de la naissance virginale de Jésus ne sont pas toutes scientifiques. Beaucoup, en effet, sont rebutés par les enjolivements qui sont venus se greffer sur le récit biblique au fil des siècles. Apparemment, certaines Églises n’étaient guère disposées à reconnaître qu’après avoir accompli sa mission en mettant au monde le Fils de Dieu, Marie n’ait pas eu droit à une position particulière au sein de la congrégation chrétienne. Au cours de leur histoire, elles ont pris plusieurs initiatives théologiques qui ont eu pour effet d’élever Marie à une quasi-égalité avec leur divinité trine.

 

En 553, le deuxième concile de Constantinople déclarait Marie “vierge perpétuelle”, ce qui revenait à dire que son union avec Joseph était un mariage blanc, qu’elle n’eut jamais de relations avec lui et qu’elle ne lui donna aucun enfant. Puis, en 1854, le pape Pie IX imposa aux catholiques la doctrine de l’Immaculée Conception. À en croire ce dogme, la mère de Jésus aurait été préservée de toute souillure du péché hérité d’Adam; mieux, elle aurait été incapable de pécher. En 1950, le pape Pie XII érigea l’assomption de Marie en article de foi. Selon cette croyance, Marie aurait été enlevée corporellement au ciel au terme de son existence humaine. Du reste, depuis 1950, le Vatican se demande même si elle a seulement connu la mort.

 

En dépit de la doctrine officielle de l’Église, nous avons de sérieuses raisons de douter qu’après la naissance de Jésus Marie soit restée “toujours vierge”. N’a-t-elle pas donné plus tard des enfants à Joseph? Pour qui attache de l’importance à la vérité, c’est là une question digne d’intérêt. Dès lors, qu’en disent les Écritures?

 

Matthieu rapporte que Joseph “n’eut pas de relations avec elle [Marie] jusqu’à ce qu’elle eût mis au monde un fils”, à savoir Jésus (Matthieu 1:25). Au sujet du mot traduit par “jusqu’à” dans ce passage, la Bible catholique de l’abbé Crampon (1904) présente ce commentaire: “Le texte évangélique nie la chose pour le passé, sans rien affirmer pour l’époque ultérieure.”

 

Toutefois, les Écritures ne nous laissent pas la liberté de croire que rien ne se produisit par la suite, c’est-à-dire que Joseph et Marie n’eurent jamais de vraie vie conjugale. Une telle attitude de leur part n’est pas même évoquée dans les prophéties, et elle n’aurait répondu à aucune exigence divine. Leur vie intime et le nombre de leurs enfants n’influaient en rien sur le ministère terrestre du Christ et sur ses activités futures dans les cieux. De fait, loin de nous laisser supposer que Marie a pu rester vierge indéfiniment, les Évangiles précisent que Jésus était son premier-né et qu’il a eu des demi-frères et des demi-sœurs. Ainsi, Marc rapporte qu’à Nazareth, la ville où il avait grandi, le Christ s’adressa dans la synagogue à des gens qui le reconnurent. La plupart des auditeurs, ébahis de son enseignement, s’exclamèrent: “N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous?” Marc 6:2, 3, Traduction officielle de la Liturgie ; Luc 2:7.

 

Les théologiens catholiques soutiennent que ces ‘frères et sœurs’ étaient en réalité ses cousins et ses cousines. Pourtant, la Nouvelle encyclopédie catholique (t. 9, p. 337, angl.) admet que “les mots grecs (...) utilisés pour définir le lien de parenté entre Jésus et eux désignent bien des frères et sœurs du même sang”. Il s’agit des vocables adélphos et adélphé. Or le nom traduit par “cousin” est anépsios, tandis que le terme générique rendu par “parent” est suggénês (Colossiens 4:10; Luc 1:36). Il n’y a aucune raison valable de penser que les évangélistes ont confondu ces mots (voir Marc 6:4; Luc 14:12). Par conséquent, rien ne nous autorise non plus à nier que Joseph et Marie ont eu des enfants après la naissance de Jésus.

 

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