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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 17:07

ON A écrit beaucoup de livres pour mettre en doute l’authenticité et l’exactitude de la Bible. Le récit des Évangiles sur la vie du Christ a été tout particulièrement la cible des critiques. Que devons-nous croire ? Jésus a-t-il réellement existé ? Le récit de sa vie, tel qu’on le trouve dans les Évangiles, est-il authentique ?

De nombreux critiques partagent le point de vue d’Albert Schweitzer. Selon lui, le Jésus des Évangiles qui se disait le Messie, qui prêchait le Royaume de Dieu et qui fut mis à mort, consécration finale de son œuvre, est "une fiction littéraire des premiers Évangélistes". Schweitzer aurait voulu nous faire croire que Jésus était un religieux fanatique qui prêchait la destruction imminente de l’univers. D’après lui, rien ne permet de penser qu’il s’agit d’un ‘personnage historique réel’. Étant arrivé à cette conclusion, Schweitzer avait renoncé à sa fonction de pasteur et de professeur de théologie. Il retourna à l’école, étudia la médecine et devint médecin.

Certains critiques sont si sceptiques qu’ils vont jusqu’à nier que Jésus ait jamais existé. Quelles preuves avons-nous donc de l’existence de Jésus ?

LE TÉMOIGNAGE JUIF

Tout d’abord, il y a le témoignage des premiers écrits talmudiques. Après avoir étudié soigneusement leur témoignage, Joseph Klausner, célèbre savant juif, déclara que les "premiers récits talmudiques" sur Jésus confirment ‘à la fois l’existence et le caractère général de Jésus’. — Jesus of Nazareth, p. 20.

On trouve deux allusions à Jésus dans les œuvres de Josèphe, historien juif du premier siècle. L’une d’elles est souvent mise en doute parce qu’elle donne l’impression que Josèphe parle comme un chrétien (Histoire ancienne des Juifs, traduction d’Arnauld d’Andilly, livre XVIII, chapitre 4, paragraphe 3). Cependant, comme le montrent Klausner et d’autres biblistes, il n’est pas raisonnable de conclure que Josèphe n’a fait aucune allusion à Jésus, alors qu’il parle longuement de Jean le Baptiste. D’autre part, Josèphe dit plus loin qu’on fit "assembler un conseil [le Sanhédrin] devant lequel il fit venir Jacques, frère de Jésus, nommé Christ". (Histoire ancienne des Juifs, livre XX, chapitre 8, paragraphe 1.) Ces biblistes disent avec raison que cette citation laisse entendre que Josèphe a déjà parlé de Jésus. En effet, s’il n’en avait pas fait mention plus tôt, pourquoi aurait-il précisé que Jacques, homme inconnu, était le frère de Jésus ? Selon eux, Josèphe a bien parlé du ministère de Jésus, mais quelqu’un d’autre a par la suite embelli son récit.

LE TÉMOIGNAGE DES HISTORIENS ROMAINS

On ne doit pas s’attendre à ce que les historiens romains aient écrit beaucoup sur un mouvement religieux apparemment sans importance en Palestine, pays très éloigné de Rome. Tout au plus peut-on espérer trouver quelques rares allusions au Christ, ce qui est le cas. Ainsi, Tacite, célèbre historien romain, rapporte que Néron rejeta la responsabilité de l’incendie de Rome sur les chrétiens. Il ajoute que "l’auteur de ce nom [chrétiens], le Christ, avait souffert le supplice, sous le règne de Tibère, par ordre du procurateur Ponce-Pilate". — Annales, livre XV, par. 44.

D’autres écrivains romains, tels que Pline le Jeune, Sénèque et Juvénal, ont également fait allusion aux disciples du Christ.

Parlant du témoignage des écrivains juifs et païens du début de notre ère, l’Encyclopédie britannique dit fort justement : "Ces récits indépendants prouvent que dans l’ancien temps même les ennemis du christianisme n’ont jamais douté de l’historicité de Jésus, historicité qui fut mise en doute pour la première fois et sur des bases inexactes par plusieurs auteurs de la fin du 18ème, du 19ème et du début du 20ème siècles." — Édition de 1974, t. X, p. 145.

UN RÉCIT INOUBLIABLE

L’historicité de Jésus est établie non seulement par de tels récits "indépendants", mais par le récit des Évangiles lui-même. Comment cela ? John Stuart Mill, célèbre économiste et philosophe anglais du dix-neuvième siècle, fit cette remarque : "Qui d’entre ses disciples ou d’entre leurs prosélytes était capable d’inventer les paroles attribuées à Jésus ou d’imaginer sa vie et son caractère révélés dans les Évangiles ? Certainement pas les pêcheurs de Galilée." Dans le même ordre d’idée, Theodore Parker déclara : "Nous dira-t-on qu’un tel homme n’a jamais existé, que toute cette histoire est un mensonge ? Supposez que Platon et Newton n’aient jamais vécu. Dans ce cas, qui aurait fait leurs œuvres et imaginé leurs pensées ? Il fallait Newton pour inventer Newton. Quel homme aurait pu inventer Jésus ? Nul autre que Jésus."

David Hartley, philosophe anglais, émet une pensée semblable quand il dit : "Si nous comparons la grandeur transcendante de ce personnage [Jésus] à la manière indirecte dont il a été présenté, (...) il apparaît impossible qu’ils aient dû l’inventer, qu’ils n’aient pas eu devant eux un personnage original réel (...). Comment des hommes humbles et illettrés auraient-ils pu surpasser les plus grands génies, anciens et modernes, en dépeignant un personnage ? Comment en sont-ils venus à le dépeindre d’une manière indirecte ? C’est vraiment une preuve puissante de sincérité et de vérité."

SA PERSONNALITÉ UNIQUE

Il y a une preuve encore plus puissante de l’historicité de Jésus Christ. C’est le fait que son influence ne dépend pas de sa présence physique sur la terre. Alors que l’influence qu’ont exercée sur l’histoire des monarques aussi puissants que Nébucadnezzar, Alexandre le Grand et César a cessé, celle de Jésus demeure. Des millions de gens suivent encore aujourd’hui son enseignement.

Bien qu’étant à son époque un personnage très puissant, Napoléon fut obligé de reconnaître le caractère unique de l’influence exercée par l’homme Jésus. Il déclara : "Alexandre, Charlemagne et moi avons reçu l’extraordinaire pouvoir d’influencer et de commander les hommes. Mais notre présence était nécessaire. (...) Jésus Christ, lui, a influencé et commandé ses sujets depuis dix-huit siècles sans être visiblement présent de corps." Il dit encore : "Alexandre, César, Charlemagne et moi avons fondé des empires. Mais sur quoi avons-nous basé les réalisations de notre génie ? Sur la force. Seul Jésus Christ a fondé son royaume sur l’amour."

Rousseau, célèbre philosophe français du dix-huitième siècle, écrivit à propos de Jésus : "Quelle élévation dans ses maximes ! quelle profonde sagesse dans ses discours ! quelle présence d’esprit, quelle finesse et quelle justesse dans ses réponses ! quel empire sur ses passions ! Où est l’homme, où est le sage qui sait agir, souffrir et mourir sans faiblesse et sans ostentation ?"

À notre époque moderne, Mahatma Gandhi, le "père" hindou de la nation indienne, déclara un jour à Lord Irwin, ancien vice-roi de l’Inde : "Quand votre pays et le mien mettront en pratique les enseignements donnés par le Christ dans son Sermon sur la montagne, nous résoudrons nos propres problèmes et encore ceux du monde entier." Portant un témoignage semblable sur le Sermon sur la montagne, J. T. Fisher, psychiatre américain, écrivit vers la fin de sa carrière que le Sermon sur la montagne surpassait de loin tout ce que les philosophes, les psychologues et les poètes du monde avaient pu offrir.

LES MIRACLES DE JÉSUS

Plus que toute autre partie des Évangiles, le récit des miracles de Jésus a été une pierre d’achoppement pour beaucoup de gens. Si les miracles avaient été présentés comme des événements ordinaires, les gens auraient pu trouver une raison de les nier. Mais ce n’est pas le cas. Les Évangiles en parlent comme de faits extraordinaires qui démontraient que Jésus était vraiment le Fils de Dieu. Nous lisons : "Jésus opéra, devant les disciples, encore bien d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce rouleau. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu." (Jean 20:30, 31). Il n’aurait certainement pas suffi que Jésus prétende être le Fils de Dieu. Il devait pouvoir le démontrer. Y avait-il une meilleure façon de le faire qu’en opérant des miracles ?

Mais que répondre à ceux qui disent que les miracles sont contraires aux lois de la nature ? Voici ce qu’écrivit à ce sujet Victor Hess, qui découvrit les rayons cosmiques : "On dit parfois que la ‘nécessité des lois’ de la nature est incompatible avec (...) les miracles. Ce n’est pas vrai. (...) Nombre de nos lois physiques sont de simples énoncés statistiques. Elles s’appliquent à une moyenne de nombreux cas. Elles n’ont aucun sens dans un cas particulier. (...) Un homme de science doit-il douter de la réalité des miracles ? En ma qualité de savant je réponds catégoriquement : Non. Je ne vois pas de raisons pour lesquelles le Dieu tout-puissant qui nous a créés et qui a créé tout ce qui nous entoure, ne suspendrait pas ou ne changerait pas, s’il jugeait sage de le faire, le cours naturel et normal des événements." — Faith of Great Scientists, édité par W. Howey, p. 10.

L’effet des miracles sur ceux qui en furent témoins confirme également leur véracité. C’est ce que montre le Dr W. Paley quand il dit qu’ils "passèrent toute leur vie dans les travaux, les dangers et les souffrances, conditions qu’ils endurèrent volontairement pour attester les récits qu’ils avaient fournis, et uniquement à cause de leur croyance à ces récits ; (...) ils se soumirent également pour les mêmes motifs à de nouvelles règles de conduite". — The Works of William Paley, p. 300.

Il faut en convenir. Les preuves avancées ci-dessus nous permettent, si nous sommes objectifs et raisonnables, de tirer une seule conclusion : Non seulement Jésus de Nazareth a bel et bien existé, mais le récit de sa vie tel qu’il est rapporté dans les Évangiles nous fait bien connaître le personnage historique qu’était Jésus.

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