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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 16:10

Est-ce le visage du Christ? Des millions de gens dans le monde le croient. Pourquoi?

 CE VISAGE figure sur une étoffe de lin que l’on a qualifiée de “plus importante relique de l’histoire du christianisme”, à savoir le suaire de Turin.

 Ce voile de 1,10 m × 4,36 m serait pour certains le “fin lin” (Marc 15:46) utilisé pour recouvrir le corps de Jésus après sa mort. Il porte l’image pâle d’un corps taché de sang avec des blessures que l’on dit correspondre à celles qui ont été infligées à Jésus. L’étoffe aurait été, dit-on, repliée autour du corps, si bien que l’on voit de face et de dos la silhouette d’un homme, entre deux pliures sombres consécutives à un incendie.

 L’attention du monde s’est portée sur cette relique après l’ostension qui attira des millions d’observateurs (qui l’attendaient depuis longtemps), lorsqu’une équipe de chercheurs reçut l’autorisation d’examiner à fond le suaire. Au cours du mois d’octobre 1978, pendant cinq jours et cinq nuits, 45 savants, équipés de quatre tonnes de matériel ultramoderne, ont examiné la relique dans tous les sens. La revue Science News écrivit à ce propos:

 “Sur un autel de la cathédrale de Turin, cinq verges de linge donnent lieu aux mesures scientifiques sans doute les plus précises qu’ait jamais reçues une relique.”

 Bien avant que les résultats de ces recherches n’aient été publiés, les livres et les journaux présentèrent le suaire comme

 • “Une preuve de l’existence de Dieu”

 • “Le cinquième Évangile, écrit avec du sang”

 • “Un véritable ‘instantané’ de la Résurrection ”

 • “La photographie du Christ”

  Quel chrétien n’aimerait connaître l’aspect physique de Jésus? Si l’on pense, comme certains, qu’il existe une preuve concrète de la résurrection, on comprend l’excitation qui les a gagnés. D’un autre côté, quelle serait votre réaction si l’on découvrait un jour que le suaire est un faux? Quelle confusion! Par la large publicité dont il est l’objet, ce suaire pourrait-il égarer les gens et leur faire négliger des arguments beaucoup plus puissants en faveur de la résurrection?

 N’aimeriez-vous pas connaître tous les faits? Dans quelle mesure un chrétien doit-il se sentir concerné par cette relique?

 Examinons tout d’abord ce qui a causé l’émoi de tant de savants à propos de ce suaire.

 Les arguments des partisans

 Le tissage en chevrons d’un lin très solide avait cours en Palestine au temps du Christ, et l’on a retrouvé sur le suaire des pollens de plantes qui poussaient jadis dans cette région. La préservation d’un linge de l’époque de Jésus ne présente rien d’extraordinaire en soi, puisque l’on possède des tissus encore plus anciens. Le caractère unique de cette étoffe provient de l’image qu’elle porte.

 En 1898, lorsque le suaire fut photographié pour la première fois, un élément tout à fait inattendu se fit jour, élément qui attira l’attention du monde scientifique d’alors. En effet, au développement, l’image du suaire s’avéra être en réalité un négatif, comme une épreuve photographique qui présente l’inverse de la luminosité du portrait. Les empreintes pâles du suaire semblèrent prendre vie sur le négatif. Elles montraient avec des détails exceptionnels le visage d’un homme.

 On observa aux poignets et aux pieds les mêmes marques que s’ils avaient été percés. Il y avait également une grande tache de sang sur le côté droit de la poitrine et quantité de marques doubles qui évoquaient les traces laissées par les fouets qu’utilisaient les Romains au temps du Christ. On découvrit aussi des taches de sang sur la tête, comme si on lui avait appliqué une calotte d’épines.

 La plus grande énigme concerne la formation même de l’image. Les examens les plus récents n’ont pas permis de déceler la moindre trace des pigments utilisés au Moyen Âge, époque où le suaire a été signalé pour la première fois. De puissants microscopes ont révélé que l’image était constituée de grains minuscules sur les fibres, d’une couleur jaune-rouge. Quelle qu’en soit la cause, l’image n’a pas pénétré le tissu. “On a l’impression, écrit I. Wilson, qu’il s’est agi d’une action ‘à sec’, comme provenant de quelque force physique qui aurait réagi avec les fibres superficielles des fils, ces fibres ayant ainsi formé d’elles-mêmes les granules que l’on constate.”

 D’après un chimiste qui fait autorité sur le suaire, R. Rogers, la dernière théorie en vogue est que l’image “a été formée par une explosion d’énergie radiante”. Certains pensent que celle-ci aurait eu lieu au moment de la résurrection de Jésus. Ces conclusions emportent-elles la conviction unanime de tous?

 De solides raisons de douter

 Un certain nombre de biblistes éminents révoquent en doute l’authenticité du suaire à cause des Écritures. La Bible décrit en effet l’ensevelissement de Jésus dans des conditions différentes de celles qu’évoque le suaire. Pour que ce dernier soit authentique, il aurait fallu que deux conditions soient remplies au moment où l’image s’est formée: Premièrement, que le corps n’ait pas été lavé, car les taches de sang sont bien visibles sur l’étoffe. Deuxièmement, que le suaire ait simplement recouvert le corps, mais sans être appliqué contre lui. Selon un partisan du suaire, E. Wuenschel, “les empreintes qui figurent sur le suaire n’ont pas été produites par le simple contact du linge avec un corps humain”. Cet auteur ajoute: “Un tel contact aurait provoqué une déformation considérable de l’image, or, celle du suaire ne présente aucune distorsion, ou très peu.”

 L’enterrement de Jésus est rapporté très brièvement dans les Évangiles selon Matthieu (27:59, 60), Marc (15:46) et Luc (23:53). Mais tous disent que l’on “enveloppa” le corps dans du “fin lin”. La préparation du corps s’est-elle déroulée si rapidement que l’on n’aurait pas eu le temps de le laver? De la part de Juifs, ce serait étonnant au plus haut point. La raison en est qu’un historien juif du premier siècle, Josèphe, explique que contrairement à leurs ennemis, “les Juifs avaient coutume de prendre grand soin de l’enterrement des hommes”.

 Un témoin oculaire, l’apôtre Jean, fournit d’autres détails qui confirment que l’on a pris “grand soin” du corps de Jésus avant de l’enterrer. Il écrit en effet:

 “[Joseph d’Arimathée] vint donc et enleva son corps. Vint aussi Nicodème (...) il apportait un rouleau de myrrhe et d’aloès, cent livres environ. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de bandelettes avec les aromates, comme les Juifs ont coutume de préparer l’ensevelissement.” — Jean 19:38-40.

 Quelle était la “coutume” des Juifs en matière d’ensevelissement? En pratique, les seuls témoignages contemporains figurent dans les Écritures grecques. On apprend que le corps était d’abord lavé, puis oint avec de l’huile et des aromates (Actes 9:37; Mat. 26:12). Le fait que Joseph et Nicodème ont utilisé de la myrrhe, des bandelettes et de l’aloès et qu’ils “lièrent” le corps indique qu’ils avaient pour le moins commencé à préparer le corps selon la coutume juive.

 D’autres écrits non bibliques juifs indiquent également que l’on avait coutume de laver le corps et de se servir d’aromates, non pas pour le préserver ou l’embaumer, comme d’aucuns le prétendent, mais plutôt, comme le dit le Talmud, pour que “les aromates enlèvent la mauvaise odeur”. Même le jour du sabbat, la préparation du corps n’était pas interdite. C’est ce que l’on relève au second siècle de notre ère dans la Mischna : “Ils peuvent préparer [le sabbat] tout ce qui est nécessaire pour le mort, l’oindre et le laver.” — Sabbat 23:5.

 Que les deux Juifs précités aient pris des dispositions pour préparer le corps en vue de l’ensevelissement, c’est aussi ce qui ressort de ce que l’on a retrouvé dans la tombe vide après la résurrection de Jésus. Le récit de l’évangéliste Jean déclare:

 “[Pierre] vit les bandelettes posées là, ainsi que le linge qui avait été sur sa tête, non pas posé avec les bandelettes, mais roulé à part, à une autre place.” — Jean 20:6, 7.

 Ici il n’est pas question de “fin lin” (sindôn, en grec), mais de “bandelettes” (othonia, en grec) et d’un “linge qui avait été sur sa tête” (soudarion, en grec). Peut-être le “fin lin” a-t-il été découpé en bandes pour donner les “bandelettes” avec lesquelles était enveloppé le corps du Christ. Si tel est le cas, celles-ci auraient maintenu le linceul contre le corps et permis une impression par contact, mais pas l’image projetée que présente le suaire. Si les bandelettes se trouvaient sous le suaire, elles auraient de toute évidence déformé l’image.

 Le fait qu’un morceau de tissu est mentionné séparément pour la tête révèle que le linge qui couvrait le visage n’était pas le même, alors que le suaire montre sans équivoque l’image de la tête sur le même linge que celui qui couvrait censément le corps. Certains ont néanmoins prétendu que ce linge qui couvrait la tête était en réalité le suaire. Il n’empêche que le mot grec pour désigner ce linge apparaît dans plusieurs traductions comme un “mouchoir” (Reuss, Lausanne). En Luc 19:20, il désigne un morceau de tissu dans lequel on garde son argent. Comment peut-on dire que ce vocable désignerait un linceul de 4,30 m de long? D’autres auteurs sont d’avis que le linge du visage était une mentonnière pour maintenir la mâchoire du cadavre. Dans cette hypothèse, cela voudrait dire que Jean n’a pas mentionné la présence du suaire dans la tombe vide. Il est certain que s’il a pris la peine de parler des “bandelettes” et du ‘linge du visage’, il n’allait pas manquer non plus de mentionner le suaire s’il y en avait eu un.

 Le texte biblique permet de comprendre que le corps a été lavé et oint de myrrhe et d’aloès comme le prescrit la coutume juive. Tout a été mené à bien, sauf l’onction avec l’huile et les aromates, onction que les femmes avaient l’intention de faire le lendemain matin du sabbat (Luc 23:55, 56; Marc 16:1). De tels préparatifs ne se prêtaient pas à ce que l’on observe une image comme celle du suaire. D’ailleurs, un partisan du suaire, R. Hoare, fait cet aveu au sujet du récit biblique:

 “Ce passage de saint Jean a constitué pendant des années le principal argument contre l’authenticité du suaire et, à vrai dire, un argument très puissant.” — Le témoignage du Suaire (angl.), p. 120.

 Le curieux silence des premiers auteurs chrétiens

 Si l’image de Jésus était présente sur son linge mortuaire, ne vous semble-t-il pas que cela aurait été remarqué et que l’on en aurait parlé? Or, à part ce que disent les Évangiles, le Nouveau Testament est absolument muet sur ce linge mortuaire.

 Même les auteurs des troisième et quatrième siècles qui se réclamaient du christianisme, dont beaucoup ont écrit au sujet d’une foule de prétendus miracles liés à quantité de reliques ne mentionnent pas l’existence d’un suaire qui aurait conservé l’image de Jésus. Certains prétendent que le suaire a été caché pendant toutes ces années. Pourtant, même après la “découverte” du suaire attribué à Jésus, les auteurs du septième siècle ne mentionnent aucune image sur l’étoffe. P. Beecher, partisan du suaire, énumère une foule d’individus qui l’ont vu entre le septième et le treizième siècle, et même une personne qui l’a “embrassé”; pourtant, aucun ne mentionne l’image. Voilà qui est difficile à comprendre, puisque d’après H. Thurston, les observateurs des quinzième et seizième siècles “décrivent le motif imprimé sur le suaire comme si détaillé et si coloré qu’il aurait pu être fait récemment”.

 Il fallut attendre 1205 pour qu’un soldat français, Robert de Clari, signale avoir vu “le sydoine [suaire] dans lequel Notre Seigneur avait été enveloppé, qu’on élevait tout droit chaque vendredi si bien qu’on pouvait y voir la figure de Notre Seigneur”. À propos de cette longue période de silence, un autre partisan du suaire, I. Wilson, pose ces questions très pertinentes:

 “Comment une pièce de tissu aussi passionnante que le Suaire de Turin, s’il est authentique, peut-elle avoir disparu totalement pendant treize siècles, pour resurgir soudain dans la France du XIVe siècle?

 “Peut-elle être demeurée cachée tout ce temps d’abord à cause des persécutions menées contre les chrétiens par les Juifs et les Romains, puis pour échapper au danger qu’ont couru toutes les images saintes à cause des iconoclastes (725-842)? Mais c’est tout à fait improbable.

 “De la conversion de Constantin le Grand au début de la guerre des icônes, il s’est passé quatre cents ans au cours desquels de nombreuses reliques ‘cachées’ ont revu la lumière du jour, y compris la vraie croix, la couronne d’épines, les clous, le manteau de pourpre, le roseau, la pierre du sépulcre, etc. Pendant ces quatre cents ans, un objet aussi important et aussi évident que le suaire aurait eu maintes occasions de réapparaître. Mais il n’existe aucun document concernant un tel événement.”

 Vu la signification accordée à cette relique, on ne peut que se demander pourquoi il a fallu attendre près de 1 200 ans avant que quelqu’un mentionne l’image qu’elle comportait.

 Quelques énigmes scientifiques et historiques

 Nombre de théories ont été proposées pour expliquer la formation de l’image. La plupart des spécialistes s’accordent sur les dernières découvertes qui ont prouvé que l’image tout entière s’explique par un seul et unique phénomène, peut-être par quelque procédé de roussiment du tissu.

 Cette conclusion scientifique pose un certain nombre de problèmes, car elle laisse entendre que l’impression du suaire ne peut forcément faire intervenir qu’une seule couleur dont l’intensité pourrait varier. Or, les observateurs du seizième siècle mentionnaient deux couleurs différentes. Non seulement les reproductions artistiques de l’époque montrent que l’étoffe était multicolore, mais un observateur du nom de Chifflet a dit:

 “La silhouette de Turin ne montre pas grand-chose sinon des taches sépia; (...) les marques des blessures semblent avoir été peintes sur la silhouette du corps, qui est jaune pâle.”

 On peut se demander si le suaire actuel est le même que celui qui était exposé au quatorzième siècle et qu’un évêque, Henri de Troyes, avait qualifié de faux habilement peint. Dans la revue New Scientist, J. Hanlon évoque cette possibilité intéressante:

 “Mais se pourrait-il qu’il y ait eu une double fraude, l’une au quatorzième siècle et l’autre au siècle dernier? Le Suaire a fait l’objet de nombreuses ostensions aux quinzième et seizième siècles, mais pas ensuite. Se peut-il que la première fraude ait été trop évidente? (...) Se peut-il que les propriétaires du Suaire aient fait un meilleur travail ensuite, en recourant à la technologie moderne et aux connaissances médicales, y compris à des contrôles identiques à ceux du docteur Barbet, et qu’ils aient utilisé une ancienne étoffe du Moyen-Orient? Se peut-il que l’on ait sculpté une statue uniquement à cette fin et qu’on l’ait chauffée pour imprimer le vêtement avant de la faire disparaître? (...) Quoi qu’il en soit, il existe suffisamment de faux archéologiques datant de l’époque victorienne pour que l’on ne puisse éluder cette hypothèse.”

 On a également suggéré que l’utilisation d’un mélange de myrrhe et d’aloès frotté sur un bas-relief produisait une silhouette identique. Toujours est-il que le président de la Confrérie du Saint-Suaire, A. Otterbein, tire la conclusion suivante: “La manière dont l’image a été formée restera peut-être un mystère jusqu’à la fin des temps. (...) Il est douteux que la science parvienne un jour à démontrer comment elle a été faite.”

 Le rapport avec la foi

 Il est évident que le débat sur le suaire n’est pas clos. Ceci vous paraît-il être la manière dont Dieu entendait attester la résurrection de son Fils? Comment les gens du premier siècle ont-ils acquis la conviction que Jésus était ressuscité? Loin de faire reposer leur foi sur une étoffe qui aurait à un moment donné enveloppé un cadavre, Jéhovah veilla à ce que plus de 500 témoins en chair et en os voient le Christ ressuscité (I Cor. 15:3-8). Devant un témoignage aussi puissant, l’intérêt des linges mortuaires pâlit considérablement.

 Quand bien même le suaire serait authentique, se pourrait-il que la publicité dont il est l’objet éclipse cette preuve indéniable de la résurrection? Pourrait-il égarer les gens au point qu’ils ajoutent foi à un morceau d’étoffe? Même des spécialistes du suaire en sont conscients, tel J. Jackson, qui a dit:

 “Mais si l’on devait baser entièrement sa foi sur un morceau d’étoffe qui sort de l’ordinaire, en réalité ce serait une forme d’idolâtrie.” — The Catholic Digest, avril 1979.

 Il est très facile de se laisser séduire par les hypothèses au sujet du suaire. Mais l’intérêt éveillé par ce tissu engendrera-t-il une foi solide? Aidera-t-il à ‘marcher par la foi et non par la vue’? (II Cor 5:7.) Et s’il était prouvé qu’il s’agit d’un faux? Perdriez-vous foi dans la résurrection de Jésus, ou du moins concevriez-vous des doutes à son sujet? Si le suaire vous enthousiasme, quelle en est la raison profonde? Est-ce là l’armature de votre foi? Se pourrait-il qu’en réalité ce ne soit qu’une béquille? Voilà des questions profondes auxquelles chaque chrétien doit réfléchir.

 Bien que nous vivions une époque où l’on aime le spectaculaire, cela a bien souvent détourné l’attention des gens des questions importantes. C’est ainsi qu’un prêtre catholique, F. Barbero, a lancé cette remarque: “Je me demande ce qu’il serait advenu de l’église de Turin si toute l’énergie dépensée rien que pour cet objet l’avait été pour prêcher la Parole !”

 Oui, c’est la ‘prédication de la Parole ’, et non l’ostension de reliques qui engendre une foi authentique, une solide espérance qui “ne cause pas de déception”. (Rom. 5:5.) Une telle espérance nous garantit que Celui-là même qui a ressuscité Jésus va agir une nouvelle fois, non pas en ‘envoyant’ une certaine étoffe pour étonner le monde, mais en se servant de son Fils glorifié pour mettre un terme au présent monde corrompu et dépourvu de foi réelle. Par la même occasion, il instaurera un nouvel ordre de justice pour les gens qui ont la vraie foi. — II Pierre 3:13.

 

 

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 19:40

L’apôtre Paul eut le privilège d’écrire plus de livres (de lettres) des Écritures grecques chrétiennes que n’importe qui d’autre. Il reçut des visions surnaturelles (2Co 12:1-5) et, grâce à l’esprit saint, il fut capable de parler en de nombreuses langues étrangères. — 1Co 14:18. Il écrivit 21 lettres (ou épîtres).

 

 

ROMAINS POINTS PRINCIPAUX

 

Objet :

 

Lettre expliquant que la justice s’obtient, non par l’ascendance, ni grâce aux œuvres de la Loi mosaïque, mais grâce à la foi en Jésus Christ et par suite de la faveur imméritée de Dieu.

 

Rédigée vers 56 de n. è., quelque 20 ans après que les premiers Gentils furent devenus chrétiens.

 

La justice s’obtient grâce à la foi en Christ et par suite de la faveur imméritée de Dieu (1:1–11:36).

 

La foi est indispensable au salut ; l’Écriture dit : “ Le juste — par le moyen de la foi il vivra. ”

 

Les Juifs, bien qu’extrêmement favorisés par Dieu, n’ont pas pu parvenir à la justice au moyen de la Loi.

 

Les Juifs comme les non-Juifs sont sous le péché ; “ il n’y a pas de juste, pas même un seul ”.

 

Par la faveur imméritée de Dieu, tant les Juifs que les non-Juifs peuvent être déclarés justes, comme don gratuit en raison de la foi, de même qu’Abraham fut compté comme juste par suite de sa foi, avant même qu’il ne soit circoncis.

 

Les hommes ont hérité du péché et de la mort par un seul homme, Adam ; par un seul homme, Jésus, de nombreux pécheurs sont déclarés justes.

 

Cela n’autorise pas le péché ; tous ceux qui demeurent esclaves du péché ne sont pas esclaves de la justice.

 

Ceux qui étaient sous la Loi sont “ devenus des hommes qui sont morts à la Loi ” grâce au corps du Christ ; ils doivent marcher selon l’esprit, en faisant mourir les pratiques pécheresses du corps.

 

La Loi a servi à rendre les péchés manifestes ; cependant, ce n’est que par Christ qu’il est possible d’être sauvé du péché.

 

Dieu appelle ceux qui en viennent à être en union avec Christ et les déclare justes ; Son esprit témoigne qu’ils sont Ses fils.

 

Les Israélites selon la chair ont reçu les promesses, mais la plupart d’entre eux tentent de parvenir à la justice par la Loi , si bien que seul un reste d’entre eux sont sauvés ; il est nécessaire de faire la déclaration publique de sa foi en Christ pour être sauvé.

 

L’exemple de l’olivier montre comment, en raison du manque de foi de l’Israël selon la chair, des non-Israélites ont été greffés afin que l’Israël véritable puisse être sauvé.

 

Comportement envers les autorités supérieures, soi-même, autrui (12:1–15:13).

 

Présentez vos corps comme un sacrifice agréable à Dieu, renouvelez votre intelligence, utilisez vos dons au service de Dieu, faites preuve d’amour, soyez brûlants de l’esprit, endurez et continuez à vaincre le mal par le bien.

 

Soyez soumis aux autorités supérieures.

 

Aimez-vous les uns les autres ; marchez avec décence, ne faisant pas de projets pour les désirs de la chair.

 

Ne jugez pas autrui sur les questions de conscience et n’abusez pas de votre liberté chrétienne, faisant trébucher ceux dont la conscience est faible.

 

Laissez-vous guider par l’exemple du Christ en ne vous plaisant pas à vous-mêmes ; portez volontiers les faiblesses des autres, faisant ce qui est bon pour les bâtir.

 

L’intérêt empreint d’amour que Paul portait à la congrégation de Rome (15:14–16:27).

 

Paul écrit cette lettre pour accomplir sa mission d’apôtre des Gentils et afin que ces Gentils puissent être une offrande agréable à Dieu.

 

Ne disposant plus de territoire où la bonne nouvelle n’ait déjà été proclamée, Paul désire satisfaire son vif désir d’aller à Rome et, de là, en Espagne, après s’être rendu à Jérusalem porteur d’une contribution des frères de Macédoine et d’Achaïe pour les saints.

 

Paul salue de nombreux croyants par leur nom, encourageant les frères à éviter ceux qui suscitent des divisions et aussi à être sages quant à ce qui est bon.

 

 

UN CORINTHIENS POINTS PRINCIPAUX

 

Objet :

 

Lettre que Paul adressa à la congrégation de Corinthe après avoir reçu des nouvelles alarmantes à propos de dissensions et d’immoralité, ainsi qu’en réponse à des questions sur le mariage.

 

Écrite à Éphèse vers 55 de n. è.

 

Exhortation à l’unité (1:1–4:21).

 

Suivre des hommes cause des divisions.

 

Ce qui compte, c’est l’opinion de Dieu sur ce qui est sage et ce qui est sot.

 

Glorifiez-vous, non dans les hommes, mais en Jéhovah, qui fournit toutes choses par Christ.

 

Soyez des personnes mûres, spirituelles, qui comprennent que c’est Dieu qui fait croître sur le plan spirituel et que Christ est le fondement sur lequel sont bâties les personnalités chrétiennes.

 

Que nul ne se gonfle d’orgueil en pensant être meilleur que ses compagnons chrétiens.

 

Comment garder la congrégation moralement pure (5:1–6:20).

 

Excluez quiconque devient fornicateur, avide, idolâtre, insulteur, ivrogne ou extorqueur.

 

Mieux vaut être spolié que d’intenter un procès à un compagnon chrétien devant des non-croyants.

 

L’impureté morale souille le temple de Dieu, empêche d’entrer dans le Royaume.

 

Conseils relatifs au mariage et au célibat (7:1-40).

 

Il faut rendre le dû sexuel, mais avec des égards.

 

Le mariage est préférable au célibat pour ceux qui brûlent de passion.

 

Le chrétien marié ne doit pas se séparer de son conjoint non croyant ; il se peut qu’il l’aide finalement à obtenir le salut.

 

Il n’est pas nécessaire de changer de situation quand on devient chrétien.

 

Le mariage entraîne des inquiétudes supplémentaires ; le célibat peut être avantageux pour celui qui désire servir le Seigneur sans distraction.

 

Considération pour la santé spirituelle d’autrui (8:1–10:33).

 

Ne faites pas trébucher les autres en mangeant des aliments qui ont été offerts aux idoles.

 

Pour ne pas empêcher quelqu’un d’accepter la bonne nouvelle, Paul n’usa pas de son droit de recevoir une aide matérielle.

 

Prenez à cœur ce qui est arrivé à Israël dans le désert, des exemples qui servent d’avertissement — pour votre propre profit et afin de ne pas faire trébucher autrui.

 

Bien que permises, toutes choses ne bâtissent pas.

 

L’ordre dans la congrégation (11:1–14:40).

 

Respectez l’autorité chrétienne ; circonstances où les femmes doivent se couvrir la tête.

 

Respectez le Repas du Seigneur.

 

Utilisez les dons de l’esprit en reconnaissant leur origine et leur but.

 

L’amour est la voie extraordinaire.

 

Maintenez l’ordre aux réunions de la congrégation.

 

L’espérance de la résurrection est certaine (15:1–16:24).

 

La résurrection du Christ est une garantie.

 

Les chrétiens oints doivent mourir pour être relevés immortels et incorruptibles.

 

Votre labeur n’est pas vain pour ce qui est du Seigneur ; tenez ferme dans la foi.

 

 

DEUX CORINTHIENS POINTS PRINCIPAUX

 

Objet :

 

Lettre complémentaire traitant de l’action entreprise pour préserver la pureté de la congrégation, pour susciter le désir d’aider les frères de Judée et pour combattre l’influence de faux apôtres.

 

Écrite par Paul en 55 de n. è., quelques mois avant sa deuxième et dernière venue à Corinthe.

 

Souci affectueux de Paul ; position de Paul et de Timothée par rapport à leurs frères (1:1–7:16).

 

La tribulation que Paul et Timothée ont subie parce qu’ils étaient chrétiens a failli leur coûter la vie, mais la délivrance que Dieu leur a accordée peut consoler les autres.

 

Ils se sont conduits avec sainteté et une sincérité qui vient de Dieu ; ils ne dominent pas sur la foi des autres, mais sont des compagnons de travail pour leur joie.

 

La première lettre a été écrite par amour et avec bien des larmes ; maintenant il faut pardonner à l’homme qui a eu une conduite immorale et le consoler.

 

Paul et ses compagnons sont qualifiés par Dieu comme ministres de la nouvelle alliance ; les Corinthiens sont leur lettre de recommandation, écrite sur le cœur de ces ministres.

 

En accomplissant ce ministère, ils ne falsifient pas la parole de Dieu, mais prêchent Christ comme Seigneur ; cette bonne nouvelle n’est voilée que parmi ceux qui sont aveuglés par le dieu de ce système de choses.

 

Bien qu’ils résident dans des tentes terrestres, Paul et Timothée, ainsi que les Corinthiens, ont l’espérance d’habiter éternellement au ciel ; mais chacun doit être manifesté devant le tribunal du Christ.

 

Quiconque est en union avec Christ est une nouvelle création ; tous ont part au ministère de la réconciliation ; tous, en qualité d’ambassadeurs, lancent cette exhortation : “ Réconciliez-vous avec Dieu. ”

 

Paul et ses compagnons sont recommandés comme ministres de Dieu par ce qu’ils ont enduré dans leur ministère, par l’influence manifeste de l’esprit de Dieu dans leur vie.

 

Avec un cœur élargi, ils invitent leurs frères à s’élargir dans leurs affections, à ne pas former d’attelage disparate avec des non-croyants, à se purifier de toute souillure de la chair et de l’esprit.

 

Paul est grandement consolé d’apprendre qu’ils ont suivi les conseils de sa première lettre.

 

Encouragement à aider les frères de Judée dans l’adversité (8:1–9:15).

 

Les Macédoniens, quoique très pauvres, ont demandé à participer.

 

Christ est devenu pauvre afin que les Corinthiens (et d’autres) puissent devenir riches.

 

Les Corinthiens sont félicités pour leur promptitude à participer.

 

Que chacun fasse comme il l’a résolu en son cœur ; Dieu aime celui qui donne avec joie.

 

Arguments destinés à contrer l’influence des faux apôtres (10:1–13:14).

 

Réponses aux adversaires selon lesquels Paul est “ faible ”, ‘ dans le territoire qui leur appartient ’, “ inférieur ”, “ inexpérimenté quant à la parole ” et “ déraisonnable ” ; réponse à leur affirmation selon laquelle il n’est pas un apôtre comme eux du fait qu’il s’est abaissé à prendre un emploi.

 

Paul est leur égal quant à la généalogie ; il leur est supérieur sous le rapport des persécutions et des difficultés endurées pour Christ, de la préoccupation au sujet des congrégations, des visions et des signes attestant son apostolat.

 

Mettez-vous sans cesse à l’épreuve pour voir si vous êtes dans la foi.

 

 

GALATES POINTS PRINCIPAUX

 

Objet :

 

Lettre qui invite à apprécier la liberté dont les vrais chrétiens jouissent grâce à Jésus Christ.

 

Écrite une ou plusieurs années après que les Galates eurent été informés de la décision du collège central selon laquelle la circoncision n’est pas requise des chrétiens.

 

Paul défend son apostolat.

 

Paul n’a pas reçu son apostolat des hommes, mais de Jésus Christ et du Père ; il n’a pas consulté les apôtres à Jérusalem avant de commencer à annoncer la bonne nouvelle ; ce n’est que trois ans plus tard qu’il a rendu une brève visite à Céphas et à Jacques (1:1, 13-24).

 

La bonne nouvelle qu’il proclame, il ne l’a pas reçue des hommes, mais par une révélation de Jésus Christ (1:10-12).

 

À la suite d’une révélation, Paul, avec Barnabas et Tite, est allé à Jérusalem exposer la question de la circoncision ; il n’a rien appris de nouveau de Jacques, de Pierre et de Jean, mais ceux-ci ont reconnu qu’il avait reçu un apostolat en faveur des nations (2:1-10).

 

À Antioche, lorsque Pierre s’est séparé à tort des croyants non juifs par crainte de certains frères venus de Jérusalem leur rendre visite, Paul l’a réprimandé (2:11-14).

 

Quelqu’un n’est déclaré juste que par la foi en Christ, et non par les œuvres de la loi.

 

Si quelqu’un pouvait être déclaré juste par les œuvres de la loi, la mort de Christ aurait été inutile (2:15-21).

 

Les Galates ont reçu l’esprit de Dieu parce qu’ils ont accepté la bonne nouvelle avec foi, non en raison des œuvres de la loi (3:1-5).

 

Les véritables fils d’Abraham sont ceux qui ont une foi semblable à la sienne (3:6-9, 26-29).

 

Étant incapables d’observer la Loi à la perfection, ceux qui s’efforcent de prouver leur propre justice par les œuvres de la Loi sont sous une malédiction (3:10-14).

 

La Loi n’a pas invalidé la promesse associée à l’alliance abrahamique, mais elle a servi à rendre les transgressions manifestes et a été un précepteur menant à Christ (3:15-25).

 

Tenir ferme dans la liberté chrétienne.

 

Par sa mort, Jésus Christ a libéré ceux qui étaient sous la loi, leur donnant la possibilité de devenir fils de Dieu (4:1-7).

 

Retourner à l’observance des jours, des mois, des époques et des années reviendrait à redevenir esclave et à se retrouver dans une position semblable à celle de Yishmaël, le fils de la servante Agar ; avec sa mère, il a été chassé de la maisonnée d’Abraham (4:8-31).

 

Ayant été libérés du péché et n’étant plus liés par la Loi , les Galates devaient résister à quiconque les incitait à accepter le joug de l’esclavage (1:6-9 ; 5:1-12 ; 6:12-16).

 

Il ne faut pas abuser de sa liberté, mais se laisser influencer par l’esprit de Dieu, en produisant le fruit de cet esprit dans sa vie et en fuyant les œuvres de la chair (5:13-26).

 

Il faut redresser dans un esprit de douceur quiconque fait un faux pas ; mais chacun est tenu de porter sa propre charge, ses responsabilités (6:1-5).

 

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 01:38

Première ville cananéenne à l’O. du Jourdain que conquirent les Israélites (Nb 22:1 ; Jos 6:1, 24, 25). On l’identifie à Tell es-Soultân (Tel Yeriho), à environ 22 km à l’E.-N.-E. de Jérusalem. On pense que Touloul Abou el-`Alayiq, non loin de là, correspond à l’emplacement de la Jéricho du Ier siècle. Nichée dans la vallée du Jourdain, à quelque 250 m au-dessous du niveau de la mer, Jéricho jouit d’un climat subtropical. Aujourd’hui, on cultive dans la région des oranges, des bananes et des figues et, comme autrefois, les palmiers y sont abondants.

Prémices de la conquête par Israël. Au terme des 40 ans qu’ils passèrent à errer dans le désert, les Israélites arrivèrent dans les plaines de Moab. Là, face à Jéricho, Moïse gravit le mont Nebo et contempla la Terre promise, dont Jéricho, " la ville des palmiers ", et la plaine qui l’environnait. — Nb 36:13 ; Dt 32:49 ; 34:1-3.

Au terme des 40 ans qu’ils passèrent à errer dans le désert, les Israélites arrivèrent dans les plaines de Moab. Là, face à Jéricho, Moïse gravit le mont Nebo et contempla la Terre promise, dont Jéricho, " la ville des palmiers ", et la plaine qui l’environnait. — Nb 36:13 ; Dt 32:49 ; 34:1-3.

Après la mort de Moïse, Josué envoya deux espions à Jéricho. Cachés par Rahab, ils échappèrent aux recherches, puis s’enfuirent de la ville en passant à l’aide d’une corde par la fenêtre de la maison de Rahab qui se trouvait en haut de la muraille de Jéricho. Pendant trois jours, les deux hommes se terrèrent près de la ville, dans la région montagneuse, après quoi ils franchirent le Jourdain à gué et regagnèrent le camp d’Israël. — Jos 2:1-23.

Le roi et les habitants de Jéricho durent être remplis de frayeur lorsqu’ils apprirent ou virent que les eaux en crue du Jourdain avaient été endiguées par miracle pour laisser les Israélites traverser à pied sec. Par la suite, bien que les Israélites mâles se soient fait circoncire et qu’il leur ait fallu se remettre de cette opération avant d’être en mesure de se défendre, personne n’osa les attaquer à Guilgal. Sans être molestés, les Israélites célébrèrent également la Pâque dans la plaine désertique de Jéricho. — Jos 5:1-10.

Plus tard, près de Jéricho, un prince angélique apparut à Josué et lui expliqua comment s’emparer de la ville, qui était alors hermétiquement close à cause des Israélites. Une fois par jour pendant six jours, les forces militaires d’Israël, obéissantes, sortirent, suivies de sept prêtres qui sonnaient continuellement du cor, puis des prêtres qui portaient l’Arche et enfin de l’arrière-garde, tous marchant autour de Jéricho. Mais le septième jour, elles marchèrent sept fois autour de la ville. Lorsque les cors retentirent lors de la dernière marche autour de Jéricho, le peuple poussa un grand cri de guerre et les murailles de la ville tombèrent sur place. — Jos 5:13–6:20.

Les Israélites se précipitèrent alors dans Jéricho et vouèrent ses habitants ainsi que tous ses animaux domestiques à la destruction. Toutefois, en raison de la bonté dont Rahab avait fait preuve en cachant les espions, elle et les membres de sa famille, à l’abri dans sa maison située sur la partie de la muraille qui ne s’était pas écroulée, furent épargnés. Toute la ville fut brûlée. Seuls l’or et l’argent furent déposés dans le sanctuaire de Jéhovah (Jos 6:20-25). Cependant, un Israélite nommé Akân vola un lingot d’or, de l’argent et un beau vêtement, et cacha le tout sous sa tente. Il causa ainsi sa mort et celle de sa famille entière. — Jos 7:20-26.

Mentions historiques postérieures. La ville détruite de Jéricho se retrouva par la suite dans le territoire de Benjamin à la frontière d’Éphraïm et de Manassé (Jos 16:1, 7 ; 18:12, 21). Il semble qu’une sorte de petit village s’y constitua assez rapidement. Églôn, roi de Moab, en prit possession et en resta maître pendant 18 ans (Jg 3:12-30). À l’époque du roi David, il y avait encore un petit village à Jéricho (2S 10:5 ; 1Ch 19:5). Toutefois, la ville ne fut vraiment reconstruite que sous le règne d’Ahab par Hiel le Béthélite. Alors s’accomplit la malédiction prophétique prononcée par Josué plus de 500 ans auparavant : Hiel perdit Abiram, son premier-né, quand il posa les fondations de la ville, et Segoub, son plus jeune fils, lorsqu’il en érigea les portes. — Jos 6:26 ; 1R 16:34.

La ville détruite de Jéricho se retrouva par la suite dans le territoire de Benjamin à la frontière d’Éphraïm et de Manassé (Jos 16:1, 7 ; 18:12, 21). Il semble qu’une sorte de petit village s’y constitua assez rapidement. Églôn, roi de Moab, en prit possession et en resta maître pendant 18 ans (Jg 3:12-30). À l’époque du roi David, il y avait encore un petit village à Jéricho (2S 10:5 ; 1Ch 19:5). Toutefois, la ville ne fut vraiment reconstruite que sous le règne d’Ahab par Hiel le Béthélite. Alors s’accomplit la malédiction prophétique prononcée par Josué plus de 500 ans auparavant : Hiel perdit Abiram, son premier-né, quand il posa les fondations de la ville, et Segoub, son plus jeune fils, lorsqu’il en érigea les portes. — Jos 6:26 ; 1R 16:34.

À peu près à la même époque, des " fils des prophètes " résidaient à Jéricho (2R 2:4, 5). Après que Jéhovah eut enlevé le prophète Éliya dans une tempête de vent, Élisha resta quelque temps à Jéricho et guérit la réserve d’eau de la ville (2R 2:11-15, 19-22). On a dit de l’eau de `Aïn es-Soultân (la source qui fut guérie par Élisha, selon la tradition), eau qui arrose les jardins de la Jéricho moderne, qu’elle est douce et agréable.

À l’époque d’Ahaz, méchant roi de Juda, Jéhovah permit aux armées israélites commandées par le roi Péqah d’infliger une défaite humiliante au royaume infidèle de Juda ; elles tuèrent 120 000 hommes et firent 200 000 captifs. Cependant, Oded, prophète de Jéhovah, rencontra les vainqueurs à leur retour et leur déconseilla vivement de réduire les captifs en esclavage. Par conséquent, après avoir été habillés et nourris, les prisonniers furent emmenés à Jéricho et libérés. — 2Ch 28:6-15.

Après la chute de Jérusalem en 607 av. n. è., le roi Tsidqiya s’enfuit en direction de Jéricho, mais les Babyloniens le rattrapèrent et le firent prisonnier dans les plaines désertiques de la ville (2R 25:5 ; Jr 39:5 ; 52:8). Après la libération de la captivité à Babylone, 345 " fils de Jéricho " figuraient parmi ceux qui revinrent avec Zorobabel en 537 av. n. è. Tout porte à croire qu’ils s’installèrent à Jéricho (Ezr 2:1, 2, 34 ; Ne 7:36). Plus tard, des hommes de Jéricho travaillèrent à la reconstruction de la muraille de Jérusalem. — Ne 3:2.

Vers la fin de l’an 32 et le début de l’an 33 de n. è., Jéricho est mentionnée dans le cadre du ministère de Jésus. À proximité de cette ville, Jésus Christ redonna la vue à Bartimée et à son compagnon (Mc 10:46 ; Mt 20:29 ; Lc 18:35). À Jéricho, Jésus rencontra également Zachée et fut son hôte par la suite (Lc 19:1-7). Plus tôt, en Judée, dans son exemple du bon Samaritain, Jésus avait parlé de la route qui reliait Jérusalem à Jéricho (Lc 10:30). D’après d’anciens témoignages historiques, cette route était infestée de bandits.

Les archéologues ont-ils trouvé des preuves de la destruction de Jéricho à l’époque de Josué ?

Entre 1929 et 1936, le professeur John Garstang dirigea une expédition anglaise à Tell es-Soultân ; il découvrit qu’une des villes bâties selon lui sur ce site avait subi de terribles incendies et que ses murailles s’étaient écroulées. Il identifia cette ville à la Jéricho de l’époque de Josué et situa sa destruction vers 1 400 av. n. è. Aujourd’hui, certains spécialistes souscrivent toujours aux conclusions de J. Garstang, mais d’autres interprètent différemment les vestiges. On lit sous la plume de l’archéologue G. Wright : " Les deux murailles qui entouraient le haut de la vieille ville, et qui, d’après Garstang [...], avaient été détruites par un tremblement de terre et par un incendie à l’époque de Josué, dataient en fait du IIIe millénaire et ne représentaient que deux des quelque quatorze murailles ou pans de mur érigés successivement au cours de cette période. " (Biblical Archaeology, 1963, p. 79, 80). Beaucoup pensent qu’il reste peu de chose, sinon rien, de la Jéricho du temps de Josué, les fouilles effectuées précédemment à cet endroit ayant fait disparaître ce qui aurait pu subsister de l’époque de sa destruction. Le professeur Jack Finegan fait l’observation suivante : " Actuellement, il ne reste donc presque plus aucun vestige sur le site qui permette de tenter de déterminer la date de la prise de Jéricho par Josué. " — Light From the Ancient Past, 1959, p. 159.

C’est pourquoi nombre de savants datent la chute de Jéricho à partir de preuves indirectes, et les dates proposées s’étalent sur une période d’environ 200 ans. À cause de cette incertitude, le professeur Merrill Unger fait observer avec pertinence : " Les spécialistes doivent aussi se montrer extrêmement prudents afin de ne pas accorder une autorité excessive aux estimations de dates fournies par les archéologues et à leur interprétation des données. Les divergences considérables qui séparent les autorités compétentes en ces matières démontrent amplement que la datation et les conclusions tirées des découvertes archéologiques dépendent souvent de facteurs subjectifs. " — Archaeology and the Old Testament, 1964, p. 164.

Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter parce que les interprétations des archéologues ne correspondent pas à la chronologie biblique qui situe la destruction de Jéricho en 1473 av. n. è. Les différences de vues entre J. Garstang et d’autres archéologues concernant Jéricho illustrent la nécessité d’être circonspect quand il s’agit d’ajouter foi au témoignage de l’archéologie, qu’il semble confirmer ou contredire le récit et la chronologie de la Bible.

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 13:37

Les Actes des Apôtres s’ouvrent sur la période où finissent les Évangiles. Ils constituent une suite logique des évangiles, avec l’histoire de la congrégation chrétienne à partir de sa fondation à la Pentecôte jusqu’à presque 30 années après la mort de Jésus. Ils relatent les premières années de la congrégation chrétienne, de la Pentecôte jusqu’à l’emprisonnement de Paul à Rome en 61. Ce livre parle d’Étienne, premier martyr chrétien, de la conversion de Saul, qui devient par la suite l’apôtre Paul, de l’introduction des premiers convertis gentils et des passionnants voyages d’évangélisation de Paul. Ces récits sont exaltants et ils édifient la foi.

 

 

 

 

 

Objet :

 

 

Les débuts de la congrégation chrétienne et le récit de son témoignage public zélé en dépit d’une opposition violente.

 

 

Période couverte : 33 à env. 61 de n. è.

 

 

Écrivain : Luc.

 

 

Avant de monter au ciel, Jésus charge ses disciples de témoigner de sa qualité de Messie de Jéhovah (1:1-26).

 

 

Après avoir reçu l’esprit saint, les disciples prêchent hardiment en de nombreuses langues (2:1–5:42).

 

 

Des Juifs venus de nombreux pays à Jérusalem reçoivent le témoignage dans leur langue ; environ 3 000 sont baptisés.

 

 

Pierre et Jean sont arrêtés et conduits devant le Sanhédrin ; ils déclarent sans crainte qu’ils ne cesseront pas de prêcher.

 

 

Remplis d’esprit saint, tous les disciples disent hardiment la parole de Dieu ; des multitudes deviennent croyants.

 

 

Les apôtres sont arrêtés ; un ange les libère ; conduits devant le Sanhédrin, ils déclarent : “ Nous devons obéir à Dieu, en sa qualité de chef, plutôt qu’aux hommes. ”

 

 

La persécution entraîne l’extension du témoignage (6:1–9:43).

 

 

Étienne est arrêté, donne sans crainte le témoignage, meurt en martyr.

 

 

La persécution disperse tous les disciples, sauf les apôtres ; le témoignage est donné en Samarie ; l’eunuque éthiopien est baptisé.

 

 

Jésus apparaît au persécuteur Saul ; Saul se convertit, se fait baptiser, commence son ministère zélé.

 

 

Sous la direction divine, le témoignage atteint les Gentils incirconcis (10:1–12:25).

 

 

Pierre prêche à Corneille, à sa famille et à ses amis ; ils deviennent croyants, reçoivent l’esprit saint et sont baptisés.

 

 

Le rapport que l’apôtre fait de cet épisode contribue à l’expansion parmi les nations.

 

 

Les voyages d’évangélisation de Paul (13:1–21:26).

 

 

Premier voyage : à Chypre, en Asie Mineure. Paul et Barnabas prêchent hardiment en public et dans les synagogues ; ils sont expulsés d’Antioche ; molestés par la foule à Iconium ; d’abord traités comme des dieux à Lystres, puis Paul est lapidé.

 

 

Le collège central à Jérusalem règle la question de la circoncision ; Paul et Barnabas sont chargés d’informer les croyants que la circoncision n’est pas requise des chrétiens, mais qu’ils doivent s’abstenir des choses sacrifiées aux idoles, du sang et de la fornication.

 

 

Deuxième voyage : de nouveau en Asie Mineure, puis en Macédoine et en Grèce. Paul est emprisonné à Philippes, mais le geôlier et sa famille se font baptiser ; les Juifs sèment le trouble à Thessalonique et à Bérée ; à Athènes, Paul prêche dans la synagogue, sur la place du marché, puis sur l’Aréopage ; il sert 18 mois à Corinthe.

 

 

Troisième voyage : en Asie Mineure, en Grèce. Son ministère porte du fruit à Éphèse, puis les orfèvres font du tumulte ; l’apôtre avertit les anciens.

 

 

Paul est arrêté, donne le témoignage aux autorités, est emmené à Rome (21:27–28:31).

 

 

Après avoir été malmené par la foule à Jérusalem, Paul comparaît devant le Sanhédrin.

 

 

Prisonnier, Paul rend témoignage sans crainte devant Félix, Festus et le roi Hérode Agrippa II, ainsi que sur le bateau pendant la traversée pour Rome.

 

 

Prisonnier à Rome, Paul trouve encore des moyens de parler du Christ et du Royaume.

 

 

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 03:28

LE MOYEN-ORIENT est aujourd’hui au centre de l’actualité internationale, tout comme il y a deux mille ans. Alors, comme aujourd’hui, il abritait un État juif cerné par des voisins hostiles, dans un contexte religieux et nationaliste exacerbé. Comme aujourd’hui, le Moyen-Orient jouait un rôle clé dans l’économie du monde. (Le blé d’Égypte nourrissait toute la population de la Rome antique.) Ajoutons qu’à l’époque, cette région d’un très grand intérêt stratégique était la tête de pont de l’Empire romain chez ses rivaux.

 

C’est dans ce contexte que des prophéties ont été prononcées sur la nation juive, prophéties qui se sont réalisées jusque dans les moindres détails. Par exemple, il était prédit que Jérusalem serait cernée, tout d’abord par des troupes de siège, puis par une fortification de poteaux pointus, et que la ville tomberait finalement aux mains de ses ennemis après une lutte acharnée marquée par la famine, la peste et des atrocités. Il était même prédit que le magnifique temple de Jérusalem, dont les travaux d’agrandissement et d’embellissement venaient de s’achever, serait rasé de fond en comble.

 

En quoi sommes-nous concernés?

 

L’accomplissement point par point de ces prophéties 37 ans après qu’elles eurent été prononcées leur confère un intérêt majeur pour quiconque observe aujourd’hui la scène politique mondiale. La raison en est que les étudiants de la Bible se rendent compte que les prophéties de Jésus vont connaître un accomplissement encore plus grand, qui aura des répercussions sur tous les habitants de notre planète. — Luc 19:43, 44; 21:5-35.

 

Mais tout ceci s’est produit il y a plus de dix-neuf siècles. Comment sait-on que les prophéties de Jésus sur Jérusalem se sont réalisées jusque dans les moindres détails? Eh bien, la connaissance que l’on a aujourd’hui des événements qui ont entouré la destruction de Jérusalem par les armées romaines en l’an 70 repose en grande partie sur les écrits de l’historien juif Flavius Josèphe. Dans son ouvrage intitulé La guerre des Juifs, il mentionne les événements que Jésus avait prédits, bien que rien n’indique que Josèphe ait été lui-même chrétien, voire simplement au courant des prophéties de Jésus.

 

C’est ainsi que Josèphe rapporte que Titus, le général romain, avait bâti une fortification de poteaux pointus pour que la famine surprenne plus rapidement la ville assiégée, en accord avec la prophétie de Jésus. (Jésus avait dit: “Tes ennemis feront une fortification autour de toi, avec des pieux taillés en pointe, et t’encercleront, et te presseront de toutes parts.”) Josèphe parle longuement de l’état critique auquel les habitants de la ville avaient été réduits à cause de la famine, de la peste et du carnage qu’ils avaient affrontés, aspects que Jésus avait tous mentionnés. (“Il y aura (...) des pestes et des disettes.” “Ils tomberont sous le tranchant de l’épée.”) Cet historien rapporte également que le temple fut complètement rasé, sans qu’il en reste une seule pierre, exactement comme Jésus l’avait annoncé. (“Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.”)

 

Qui était Flavius Josèphe?

 

Qui était exactement cet historien juif qui en vint à être connu sous le patronyme romain de “Flavius”? Était-il vraiment à même de nous transmettre des renseignements précis sur les événements survenus dans la Judée du premier siècle? Peut-on se fier à ses dires?

 

Notons tout d’abord que Josèphe n’écrivait pas de l’histoire ancienne, grâce aux facilités que donne l’accès à quelque bibliothèque impériale. Non, il écrivait l’histoire de son temps. De fait, il fut contemporain de la plupart des événements qu’il a rapportés. Son récit est d’autant plus passionnant qu’il servit activement dans les deux camps durant la guerre entre les Juifs et les Romains, après avoir commencé comme général des forces juives stationnées en Galilée et terminé comme conseiller du général Titus. Il était si ami avec Titus et son père Vespasien qu’il finit par adopter leur nom de famille, Flavius, raison pour laquelle nous le connaissons sous le nom de Flavius Josèphe, et non par son nom juif de Joseph ben Matthias.

 

Né quelques années après la mort de Jésus, Josèphe se montra un observateur attentif des divers courants politiques de son temps. Il était de naissance noble, membre de la secte religieuse des Pharisiens et lié, par sa famille, à la secte plus aristocratique des Sadducéens. Il raconte qu’à l’âge de 26 ans, on l’envoya à Rome avec une délégation chargée d’obtenir la libération de certains prêtres juifs qui avaient été emmenés captifs chez César par le procurateur romain Félix, sur la base d’accusations “mineures et dérisoires”. Ce récit rappellera au lecteur de la Bible les difficultés que l’apôtre Paul a rencontrées avec ce même Félix, qui l’a gardé deux ans en prison dans l’espoir de toucher de l’argent (Actes 24:27). Durant son séjour à Rome, le jeune Josèphe se lia d’amitié avec la propre femme de Néron, l’impératrice Poppée, qui intervint en faveur de la libération de ses amis.

 

De retour à Jérusalem, Josèphe, rempli d’admiration pour la culture et la puissance de Rome, fut ahuri de voir que la nation juive se préparait de plus en plus ouvertement à une guerre avec les Romains. Comme il se jugeait sans doute en position de négocier avec les Romains, Josèphe accepta que ses concitoyens de Jérusalem le nomment gouverneur général en Galilée. Là, il s’attacha à fortifier les villes de Galilée, organisant ses troupes sur le modèle romain et déjouant toutes sortes de complots tramés contre lui par des zélotes de la région.

 

Un personnage tout de ruse et d’audace

 

De la personnalité de Josèphe se dégage une impression de ruse. C’est ce qui ressort de la façon dont il a réagi lorsque la ville de Tibériade, sur la mer de Galilée, s’est révoltée contre son autorité et l’a chassé. Comme Josèphe ne disposait pas de forces suffisantes pour marcher contre la ville, ses partisans et lui prirent chacun un bateau et firent voile vers Tibériade. Josèphe avait juste assez d’hommes pour manœuvrer les 230 navires qu’il commandait. Mais les habitants de Tibériade n’en savaient rien et croyaient que chaque embarcation était bourrée de soldats. Bluffant jusqu’au bout, Josèphe fit peur aux habitants, qui se rendirent sans la moindre effusion de sang.

 

Bientôt, le général romain Vespasien envahit la Galilée avec 60 000 hommes, pour venger les humiliations subies par Cestius Gallus en 66. Finalement, Vespasien accula Josèphe dans la petite ville montagneuse de Jotapata, qui succomba après un siège impitoyable de 47 jours. Josèphe et 40 survivants se réfugièrent dans une grotte. Lorsqu’on découvrit leur cachette, les Romains lui firent dire qu’il aurait la vie sauve s’il se rendait.

 

Josèphe aurait bien cédé, mais ses hommes n’étaient pas de cet avis, préférant un suicide collectif. Feignant de rejoindre leurs idées, Josèphe proposa que l’on tire au sort pour déterminer l’ordre dans lequel les hommes se tueraient mutuellement. Certains ont soupçonné Josèphe d’avoir “pipé les dés”, parce qu’à la fin, il ne restait plus qu’un survivant et lui. C’est à ce moment-là qu’il le persuada de se rendre avec lui aux Romains.

 

Après avoir été emmené en captivité, Josèphe eut l’audace de flatter cet homme superstitieux qu’était Vespasien en prétendant être devin et en prédisant que Vespasien deviendrait maître du monde. Vespasien fut si impressionné qu’il modifia son projet initial, qui était d’envoyer Josèphe à Néron. Il préféra le garder prisonnier en attendant la suite des événements. En 69, lorsque Vespasien fut proclamé empereur, il se rappela la prophétie de Josèphe, qui datait de deux ans, et, dès lors, notre homme devint l’ami et le conseiller intime de la famille Flavius.

 

Quand Vespasien s’en fut à Rome prendre son empire en mains, Josèphe partit avec Titus, le fils de Vespasien, pour mettre un terme à la guerre contre les Juifs en s’emparant de Jérusalem. Il servit à Titus de conseiller sur les tactiques juives, et, se faisant le propagandiste des Romains, il risqua sa vie sous les murailles de Jérusalem en poussant son peuple à la reddition.

 

Un témoin oculaire

 

C’est durant cette période que Josèphe a pu suivre aux premières loges les événements qui confirmaient la véracité de la remarquable prophétie de Jésus sur Jérusalem. Jésus avait prédit “grande détresse sur le pays et courroux sur ce peuple”, et Josèphe ne manqua pas de noter le courroux des Romains, qui étaient à l’origine favorablement disposés à l’égard des Juifs mais qui virent rouge lorsqu’ils se rendirent compte que les Juifs n’étaient pas disposés à céder. — Luc 21:23.

 

Lorsque la ville tomba, au terme d’un siège relativement court de quatre mois et demi, les soldats romains se livrèrent au carnage, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus la force de poursuivre leurs massacres. “Glaive au poing, ils massacraient indistinctement tous ceux qu’ils rencontraient et brûlaient les maisons avec tous les gens qui avaient cherché refuge à l’intérieur. Tandis qu’ils en ravageaient des quantités lorsqu’ils pénétraient à l’intérieur pour piller, ils tombaient sur des familles entières de cadavres et des pièces bourrées de victimes de la famine (...) poursuivant ceux qu’ils rencontraient, ils engorgeaient les ruelles de cadavres et répandaient des flots de sang dans toute la ville.”

 

Il vaut la peine de noter que non seulement la férocité, mais la brièveté même du siège de Jérusalem avaient fait l’objet d’une prédiction de Jésus, lorsqu’il avait dit: “Oui, si ces jours-là n’étaient écourtés, nulle chair ne serait sauvée.” (Mat. 24:22). Durant le siège, Josèphe, glacé d’horreur, vit les Juifs entasser 600 000 cadavres sur les murailles de la ville, à savoir les victimes de la famine, de la maladie et des guerres intestines qui se livraient dans la capitale. À cette cadence, toute la population de Jérusalem serait morte si le siège s’était poursuivi cinq mois de plus.

 

Josèphe rapporte que le total des Juifs qui ont péri dans le siège atteignait 1 100 000 morts, et il appuie ce chiffre en soulignant que le siège était survenu alors que de grandes foules de pèlerins s’étaient rendus à Jérusalem pour fêter la pâque. On a mis en doute le chiffre avancé par Josèphe, sous prétexte que Tacite, historien romain, donne l’estimation plus modeste de 600 000 morts.

 

Il faut pourtant se rappeler que Tacite n’était pas témoin oculaire des événements. Ses écrits fourmillent d’inexactitudes sur l’histoire et les coutumes juives, et lui-même reconnaît qu’il tenait de seconde main le nombre des victimes.

 

Par contre, Josèphe défend son chiffre de 1 100 000 morts en faisant remarquer que peu avant l’invasion de la Judée par les Romains, on avait compté le nombre d’animaux sacrifiés durant la fête, et l’on était arrivé au chiffre de 256 500. Or, comme un seul animal permettait à dix personnes de manger la pâque, Josèphe en a déduit que deux millions et demi de Juifs se trouvaient à Jérusalem au moment de cette fête.

 

Un auteur crédible, mais pas infaillible

 

En tant que témoin oculaire, Josèphe possède un crédit d’historien incontestable. Certes, il n’a pas vu de ses yeux les événements qui se déroulaient à l’intérieur de Jérusalem durant le siège, mais il a pu obtenir la liberté de quelque 200 survivants juifs après la chute de la ville, ce qui lui a permis de les interroger. Durant le siège, il y avait également un flot continuel de transfuges juifs, et Josèphe avait tout loisir pour les interroger eux aussi. En outre, il semble qu’il ait eu accès aux notes et aux commentaires de ses maîtres, Vespasien et Titus, puisque, dans ses derniers écrits, il fait allusion à de tels documents.

 

Ceci ne veut pas dire que l’Histoire racontée par Josèphe est infaillible. Visiblement, il veut plaire à ses bienfaiteurs romains, et cela se trahit, au même titre que la haine qu’il nourrissait contre les zélotes, qui tenaient Jérusalem durant le siège, et dont certains avaient été ses ennemis lorsqu’il était gouverneur militaire de la Galilée. Toutefois , il n’y a aucune raison de douter de l’exactitude de l’œuvre de Josèphe dans son ensemble. Après tout, elle fut écrite durant la vie de tous les protagonistes de cette chronique. Toute inexactitude grave n’aurait pas manqué d’être relevée par les nombreux jaloux contempteurs de l’auteur.

 

Les écrits de Josèphe constituent une lecture passionnante, tant pour ceux qui étudient l’Histoire que pour ceux qui étudient la Bible. Peut-être n’étiez-vous pas conscient que l’histoire profane confirmait aussi remarquablement les prophéties bibliques. Bien que la Parole de Dieu n’ait pas besoin de Josèphe ni de quelque autre historien profane pour que l’on puisse vérifier ce qu’elle avance, néanmoins toute personne objective qui se rend compte de la précision de la Bible dans le passé se sentira mieux disposée à examiner ce qu’elle dit pour notre époque.

 

Vous représentiez-vous jusqu’ici Josèphe comme un savant dans une bibliothèque poussiéreuse? En un mot, notre homme fut diplomate, général, prisonnier de guerre, devin nommé de son propre chef, conseiller militaire auprès des Romains et chroniqueur pittoresque des événements de son temps; en somme, indéniablement, un historien qui collait parfaitement à son sujet.

 

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11 mai 2006 4 11 /05 /mai /2006 15:25

Les vingt-sept derniers livres de la Bible , de Matthieu à l’Apocalypse ou Révélation (le “Nouveau Testament”), ont été écrits en grec et sont de ce fait appelés les “Écritures grecques chrétiennes”. Ils sont aussi classés dans un ordre logique selon la matière traitée : 1) cinq livres historiques : les Évangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean) et les Actes des Apôtres ; 2) vingt et une lettres ou épîtres ; 3) la Révélation. Les vingt et une épîtres comprennent quatorze lettres écrites par Paul (Romains, I et II Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, I et II Thessaloniciens, I et II Timothée, Tite, Philémon, Hébreux) et sept autres portant le nom de leur rédacteur (Jacques, I et II Pierre, I, II et III Jean, et Jude).

 

 

 

 

POINTS PRINCIPAUX DES EVANGILES

 

 

 

 

Les quatre Évangiles (le mot “ Évangile ” voulant dire “ bonne nouvelle ”), écrits par Matthieu, Marc, Luc et Jean, donnent un quadruple récit historique de la vie et de l’activité de Jésus, chaque récit étant un compte rendu indépendant. Les trois premiers Évangiles sont parfois appelés synoptiques (d’un verbe qui signifie “ voir ensemble ”) parce que comparés avec l’Évangile de Jean ils offrent une approche relativement semblable du ministère de Jésus ; néanmoins, chacun porte la touche personnelle de son écrivain. L’Évangile de Jean ajoute certains détails omis par les trois autres.

 

 

 

 

MATTHIEU POINTS PRINCIPAUX

 

 

Objet :

 

 

Récit de la vie de Jésus par l’apôtre Matthieu ; écrit au départ en pensant aux Juifs, cet Évangile démontre que Jésus est le Roi messianique prédit.

 

 

Premier Évangile à être rédigé, il fut vraisemblablement composé d’abord en hébreu environ huit ans après la mort et la résurrection du Christ.

 

 

Détails de la vie de Jésus qui accomplissent des prophéties messianiques.

 

 

Jésus naît d’une vierge à Bethléhem ; il descend d’Abraham dans la lignée de David (1:1-23 ; 2:1-6).

 

 

Les petits garçons sont tués ; il est appelé d’Égypte (2:14-18).

 

 

Il grandit à Nazareth ; Jean le baptiseur lui prépare le chemin (2:23–3:3).

 

 

Il se révèle une lumière en Galilée (4:13-16).

 

 

Il accomplit de nombreuses guérisons miraculeuses (8:16, 17).

 

 

Il aide les humbles avec joie (12:10-21).

 

 

Il enseigne à l’aide d’exemples ; le cœur de nombreuses personnes est insensible (13:10-15, 34, 35).

 

 

Jésus entre dans Jérusalem sur un ânon ; il est acclamé comme Fils de David par les foules, mais rejeté par les “ bâtisseurs ” juifs (21:1-11, 15, 42).

 

 

Judas le livre en échange de 30 pièces d’argent, argent utilisé plus tard pour acheter le champ d’un potier (26:14, 15, 48, 49 ; 27:3-10).

 

 

Ses disciples sont dispersés (26:31).

 

 

Jésus est dans la tombe pendant trois jours (12:39, 40).

 

 

Jésus proclame la bonne nouvelle du Royaume de Dieu.

 

 

Après l’arrestation de Jean, Jésus proclame : “ Le royaume des cieux s’est approché. ” (4:12-23).

 

 

Il se rend dans tous les villages et les villes de Galilée pour prêcher la bonne nouvelle du Royaume (9:35).

 

 

Il donne des instructions à ses 12 disciples et les envoie prêcher le Royaume (10:1–11:1).

 

 

Il révèle des vérités sur le Royaume, donnant les paraboles du semeur, du blé et de la mauvaise herbe, du grain de moutarde, du levain, du trésor caché dans un champ, de la perle de grande valeur, de la senne, des ouvriers dans une vigne, des deux fils, des cultivateurs méchants et du festin de mariage pour le fils d’un roi (13:3-50 ; 20:1-16 ; 21:28-41 ; 22:1-14).

 

 

Il répond à la question de ses disciples sur le signe de sa présence, annonçant entre autres que la bonne nouvelle du Royaume sera prêchée mondialement (24:3–25:46).

 

 

Jésus dénonce l’hypocrisie des chefs religieux.

 

 

Il montre que ces chefs dénaturent le but du sabbat et que leurs traditions annulent la Parole de Dieu (12:3-7 ; 15:1-14).

 

 

Il dénonce leur manque de foi, leur esprit meurtrier, leur hypocrisie et leur orgueil (12:24-42 ; 16:1-4 ; 21:43-45 ; 23:2-36).

 

 

Il dévoile leur mépris total pour la justice, la miséricorde et la fidélité (23:23, 24 ; 9:11-13).

 

 

Jésus donne de bons conseils à ses disciples.

 

 

Dans le Sermon sur la montagne, Jésus montre les raisons pour lesquelles ses disciples seraient vraiment heureux ; il les met en garde contre la colère et les exhorte à faire la paix les uns avec les autres et à aimer même leurs ennemis ; il parle du danger des pensées adultères ; il donne des conseils contre l’hypocrisie, enseigne à prier, met en garde contre le matérialisme et conseille de chercher d’abord le Royaume de Dieu et Sa justice ; il prévient ses auditeurs contre le fait d’être trop critiques, leur dit de prier constamment, et les presse de comprendre que la route qui mène à la vie est étroite et qu’ils doivent produire de beaux fruits (5:1–7:27).

 

 

Jésus encourage à l’humilité et à ne pas faire trébucher les autres ; il montre comment régler les différends (18:1-17, 21-35).

 

 

Il établit la norme chrétienne en matière de mariage et de divorce (19:3-9).

 

 

La mort et la résurrection du Fils de Dieu.

 

 

Le soir de la Pâque , Jésus institue le Mémorial de sa mort prochaine (26:26-30).

 

 

Il est livré et arrêté, et le Sanhédrin juge qu’il mérite la mort (26:46-66).

 

 

Il est interrogé par Pilate, puis il est flagellé, ridiculisé et attaché sur un poteau (27:2, 11-54).

 

 

Jésus est enterré ; il est ressuscité et apparaît à ses disciples ; il leur confie la mission d’aller et de faire des disciples de gens d’entre toutes les nations (27:57–28:20).

 

 

 

 

 

MARC POINTS PRINCIPAUX

 

 

Objet :

 

 

Récit concis et rapide de la vie de Jésus, où Marc présente Jésus comme le Fils de Dieu qui opère des miracles.

 

 

Cet Évangile, le plus court des quatre, fut le troisième à être rédigé (vers 60-65 de n. è.), sans doute à l’intention des non-Juifs.

 

 

Jésus dirige une vigoureuse campagne de prédication du Royaume.

 

 

Jésus est baptisé et commence à prêcher : “ Le royaume de Dieu s’est approché. ” (1:9-11, 14, 15).

 

 

Il invite Simon, André, Jacques et Jean à abandonner la pêche et à le suivre (1:16-21).

 

 

Après avoir prêché dans la synagogue de Capernaüm, il commence à prêcher dans toute la Galilée (1:21, 22, 35-39).

 

 

Lévi, collecteur d’impôts, accepte l’invitation de Jésus à le suivre (2:14-17).

 

 

Jésus forme un groupe de 12 apôtres pour prêcher (3:13-19).

 

 

Il enseigne le Royaume de Dieu au moyen de nombreux exemples afin que seuls ceux qui en sont dignes saisissent pleinement le sens de ses paroles (4:1-34).

 

 

Lorsqu’il donne le témoignage dans son propre pays, Jésus se heurte au manque de foi (6:1-6).

 

 

Il intensifie l’activité de prédication en envoyant ses apôtres (6:7-13).

 

 

Son activité va jusqu’en Phénicie et dans la Décapole (7:24, 31).

 

 

Jésus est transfiguré dans la gloire du Royaume (9:1-8).

 

 

À l’extérieur de Jérusalem, il prophétise sur ‘ la venue du Fils de l’homme avec grande puissance et gloire ’. (13:1-37.)

 

 

Lors du Repas du Seigneur, Jésus promet à ses disciples qu’ils seront avec lui dans le Royaume (14:12-31).

 

 

Le Fils de Dieu qui opère des miracles.

 

 

Dans la synagogue, à Capernaüm, il libère un homme du démon qui le possède ; ensuite, il guérit la belle-mère de Simon et beaucoup de gens qui souffrent de diverses afflictions (1:23-34, 40-42).

 

 

En guérissant un paralytique, Jésus démontre qu’il a le pouvoir de pardonner les péchés (2:1-12).

 

 

Les malades affluent de toutes parts afin de trouver du soulagement (3:1-12).

 

 

Après avoir calmé une tempête sur la mer de Galilée, il expulse des démons d’un homme et les laisse entrer dans un troupeau de porcs (4:35–5:17).

 

 

Il guérit une femme atteinte d’un flux de sang et ressuscite la fille de Jaïrus (5:21-43).

 

 

Après avoir nourri 5 000 hommes avec deux poissons et cinq pains, Jésus marche sur la mer de Galilée balayée par le vent (6:35-52).

 

 

Il chasse un démon d’une Syro-Phénicienne et guérit un sourd qui a un empêchement de la langue (7:24-37).

 

 

Il nourrit 4 000 hommes avec sept pains ; à Bethsaïda, il rend la vue à un aveugle (8:1-9, 22-26).

 

 

Il chasse d’un garçon sourd et muet un démon qui a résisté à ses disciples ; à Jéricho, il rend la vue à un mendiant aveugle (9:14-29 ; 10:46-52).

 

 

Il maudit un figuier qui se dessèche ensuite (11:12-14, 20).

 

 

Les adversaires du Fils de Dieu échouent.

 

 

Après avoir été tenté par Satan dans le désert, Jésus est servi par des anges (1:12, 13).

 

 

Quand les scribes des Pharisiens lui font des reproches parce qu’il mange avec des collecteurs d’impôts et des pécheurs, Jésus réfute leurs accusations (2:15-17).

 

 

Par la suite, les Pharisiens reprochent à Jésus d’opérer une guérison et à ses disciples d’arracher des épis le sabbat ; les Pharisiens se rallient aux Hérodiens dans le but de le détruire (2:23–3:6).

 

 

De façon convaincante, Jésus réfute l’accusation selon laquelle il expulse les démons par le moyen de Satan (3:20-30).

 

 

Jean le baptiseur, précurseur de Jésus, est décapité, mais Jésus continue à enseigner (6:14-29, 34).

 

 

Les Pharisiens et les scribes protestent parce que ses disciples ne respectent pas leur tradition au sujet du lavement des mains ; Jésus dénonce leur hypocrisie et explique la vraie source de la souillure (7:1-23).

 

 

Les Pharisiens interrogent Jésus au sujet du divorce afin de le mettre à l’épreuve, mais sans succès (10:1-12).

 

 

Les prêtres en chef, les scribes et les anciens contestent l’autorité de Jésus après qu’il a purifié le temple, mais il les réduit au silence (11:15-18, 27-33).

 

 

Il donne la parabole de la vigne pour dévoiler l’opposition des chefs religieux à la volonté de Dieu et leur intention de le tuer ; ceux-ci cherchent à se saisir de lui, mais ont peur de la foule (12:1-12).

 

 

Les Pharisiens et les Hérodiens demandent à Jésus s’il est juste de payer des impôts à César ; les Sadducéens lui posent une question difficile au sujet de la résurrection. Aucun ne réussit à le prendre au piège (12:13-27).

 

 

Judas livre Jésus ; Jésus est arrêté et le Sanhédrin juge qu’il mérite la mort ; néanmoins, il prédit qu’il sera ‘ assis à la droite de la puissance et viendra avec les nuages du ciel ’. (14:1, 2, 10, 11, 32-65.)

 

 

On fait pression sur Pilate pour qu’il condamne Jésus à mort ; Jésus meurt sur le poteau et il est enterré (15:1-47).

 

 

Des anges annoncent la résurrection de Jésus (16:1-8).

 

 

                    

 

 

LUC POINTS PRINCIPAUX

 

 

Objet :

 

 

Récit de la vie de Jésus par Luc, écrit pour confirmer la certitude des événements relatifs à la vie de Christ et d’une manière qui intéressera les gens de toutes nations.

 

 

Deuxième Évangile rédigé ; il le fut probablement entre 56 et 58 de n. è.

 

 

Événements précédant le ministère public de Jésus (1:1–4:13).

 

 

Gabriel annonce à Marie qu’elle va mettre au monde le Fils de Dieu ; à sa naissance, les anges identifient Jésus à “ Christ le Seigneur ”.

 

 

À 12 ans, Jésus interroge les enseignants au temple.

 

 

Lors de son baptême par Jean, de l’esprit saint descend sur Jésus et une voix venant du ciel dit qu’il est le Fils de Dieu.

 

 

Satan échoue après avoir essayé plusieurs fois de tenter Jésus.

 

 

Début du ministère de Jésus, surtout en Galilée (4:14–9:62).

 

 

Dans une synagogue de Nazareth, Jésus lit sa mission dans le rouleau d’Isaïe ; ses auditeurs essaient de le tuer.

 

 

Il enseigne dans une synagogue à Capernaüm, expulse un démon et guérit de nombreux malades.

 

 

On le provoque sur des questions comme le pardon des péchés et les guérisons le sabbat.

 

 

Après avoir prié toute une nuit, Jésus choisit ses 12 apôtres.

 

 

Il prononce le Sermon sur la montagne.

 

 

Il guérit l’esclave d’un officier et ressuscite le fils d’une veuve.

 

 

Jésus donne la parabole des deux débiteurs et celle du semeur ; il accomplit d’autres miracles, dont la résurrection de la fille de Jaïrus.

 

 

Les apôtres sont envoyés prêcher le Royaume de Dieu.

 

 

Pierre reconnaît en Jésus le Christ ; peu après, deux autres apôtres et lui sont témoins de la transfiguration.

 

 

Suite du ministère de Jésus, surtout en Judée et en Pérée (10:1–19:27).

 

 

Jésus envoie prêcher les 70.

 

 

Il énonce la parabole du Samaritain bienveillant.

 

 

Il apprend à ses disciples à prier, puis réfute l’accusation selon laquelle il expulse les démons par le moyen de Béelzéboub.

 

 

Jésus met ses disciples en garde contre le matérialisme et les exhorte à chercher le Royaume de Dieu ; il parle du petit troupeau et de l’intendant fidèle.

 

 

Il guérit une femme courbée en deux et répond à ceux qui lui reprochent de le faire le sabbat.

 

 

Il montre que ceux qui voudront être ses disciples devront affronter ce que cela implique.

 

 

Il expose des paraboles, notamment celle du fils prodigue et celle de l’homme riche et de Lazare.

 

 

Il déconseille vivement à ses disciples de faire trébucher autrui ; il illustre la nécessité d’être humble.

 

 

Il guérit dix lépreux, mais un seul, un Samaritain, revient le remercier.

 

 

Jésus compare les “ jours du Fils de l’homme ” aux jours de Noé et de Lot.

 

 

Il souligne de nouveau la nécessité d’être humble, surtout pour les riches, puis se rend à Jéricho, où Zachée se convertit.

 

 

Au moyen de la parabole des mines, il montre que le Royaume ne va pas venir à cette époque.

 

 

Fin du ministère public de Jésus, à Jérusalem et aux alentours (19:28–24:53).

 

 

Jésus entre à Jérusalem sur une monture, acclamé par le peuple, mais il pleure sur la ville et prédit sa désolation.

 

 

Il chasse du temple les changeurs ; puis on lui pose des questions rusées sur les impôts et la résurrection.

 

 

En prédisant la destruction du temple et la chute de Jérusalem, Jésus parle aussi de la fin des temps fixés des nations.

 

 

Il institue le Mémorial de sa mort, après quoi il est livré ; il guérit l’esclave du grand prêtre à qui Pierre a coupé l’oreille.

 

 

Arrêté, Jésus est conduit à la maison du grand prêtre, devant le Sanhédrin et chez Pilate ; puis il est envoyé à Hérode et finalement ramené à Pilate.

 

 

Jésus est attaché sur un poteau ; il parle du Paradis à un malfaiteur pendu avec lui ; quand il meurt, il se fait des ténèbres sur la terre et le rideau du sanctuaire se déchire par le milieu.

 

 

Son corps est enterré, mais dans les trois jours Jésus ressuscité apparaît à ses disciples.

 

 

Finalement, Jésus commence son ascension sous leurs yeux.

 

 

                   

 

 

 JEAN POINTS PRINCIPAUX

 

 

Objet :

 

 

Récit de la vie de Jésus, par l’apôtre Jean, autour de ce thème : Jésus est le Christ le Fils de Dieu, par le moyen de qui la vie éternelle est possible.

 

 

Écrit aux environs de 98 de n. è., plus de 30 ans après le dernier des trois autres Évangiles et 65 ans après la mort de Jésus.

 

 

La Parole devient chair et est identifiée à l’Agneau de Dieu, au Fils de Dieu et au Christ (1:1-51).

 

 

La Parole , qui était au commencement avec Dieu, réside parmi les hommes, mais est rejetée par son peuple ; ceux qui l’acceptent reçoivent le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

 

 

Jean le baptiseur atteste que Jésus est le Fils de Dieu et l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

 

 

André et d’autres après lui acquièrent la conviction que Jésus est le Christ.

 

 

Les miracles et la prédication de Jésus démontrent qu’il est le Christ, par le moyen de qui on peut obtenir la vie éternelle (2:1–6:71).

 

 

Jésus change de l’eau en vin à Cana.

 

 

Il dit à Nicodème que Dieu a envoyé son Fils unique-engendré pour que ceux qui ont foi aient la vie éternelle.

 

 

Il parle à une Samaritaine de l’eau spirituelle qui communique la vie éternelle, et il se fait connaître comme le Christ.

 

 

Jésus accomplit des guérisons miraculeuses ; les Juifs protestent quand une guérison a lieu le sabbat, et ils veulent le tuer.

 

 

Proclamant que ceux qui le croient ont la vie éternelle, Jésus prédit la résurrection de tous ceux qui sont dans les tombes de souvenir.

 

 

Il nourrit miraculeusement environ 5 000 hommes ; quand la foule veut le faire roi, il se retire ; quand les gens continuent à le suivre, il explique qu’il est le pain descendu du ciel et leur dit qu’ils devront manger sa chair et boire son sang pour avoir la vie éternelle.

 

 

L’hostilité envers le Fils de Dieu s’intensifie (7:1–12:50).

 

 

Bien que les prêtres en chef et les Pharisiens cherchent à se saisir de lui, Jésus prêche hardiment dans l’enceinte du temple.

 

 

Jésus déclare qu’il est la lumière du monde et que la vérité peut rendre libres ses auditeurs, mais ils tentent de le lapider.

 

 

Un sabbat, Jésus guérit un homme aveugle de naissance ; les Pharisiens sont furieux.

 

 

Jésus explique qu’il est l’excellent berger et que ses brebis écoutent sa voix ; les Juifs tentent de nouveau de le lapider.

 

 

La résurrection de Lazare remplit de crainte les chefs religieux juifs ; ils décident que Jésus et Lazare doivent tous deux mourir.

 

 

Jésus entre à dos d’âne à Jérusalem ; la foule, à l’exception des Pharisiens, l’acclame comme Roi.

 

 

Lors de la dernière Pâque, Jésus donne d’ultimes conseils à ses disciples (13:1–17:26).

 

 

Il leur lave les pieds pour leur enseigner l’humilité et donne “ un commandement nouveau ” : ils doivent s’aimer les uns les autres comme il les a aimés.

 

 

Il explique qu’il est le chemin, la vérité et la vie ; il promet d’envoyer l’esprit saint à ses disciples après son départ.

 

 

Pour porter du fruit, ses disciples doivent rester en union avec lui, la vraie vigne ; mais ils seront persécutés.

 

 

Jésus prie pour ses disciples et rend compte de sa mission à son Père, disant qu’il a achevé l’œuvre qui lui était assignée, qu’il a manifesté Son nom.

 

 

Jésus est arrêté, rejeté par la nation juive et attaché sur un poteau (18:1–19:42).

 

 

Jésus est arrêté à Gethsémané ; on le conduit devant Anne, Caïphe, puis Pilate.

 

 

Il dit à Pilate que Son royaume ne fait pas partie de ce monde.

 

 

Les efforts de Pilate pour le relâcher ayant échoué, Jésus est attaché sur un poteau et meurt.

 

 

Joseph d’Arimathée et Nicodème s’occupent de son enterrement.

 

 

Avec les faits relatifs à la résurrection de Jésus, Jean conclut son argumentation visant à prouver que celui-ci est le Christ (20:1–21:25).

 

 

Marie la Magdalène puis le reste des disciples (y compris Thomas) voient Jésus.

 

 

Il accomplit un dernier miracle en Galilée, en procurant une pêche miraculeuse, puis il donne cette instruction : “ Fais paître mes petites brebis. ”

 

 

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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 14:57

C’était en l’an 31 de notre ère. Jésus et ses disciples se dirigeaient vers Naïn, une ville du nord de la Palestine. Comme ils approchaient des portes de la ville, ils aperçurent un cortège funèbre. On portait au tombeau un jeune homme, le fils unique d’une veuve qui allait maintenant se retrouver seule. Écoutons la suite du récit: ‘Ému de pitié pour elle Jésus lui dit: “Cesse de pleurer.” Puis, s’avançant, il toucha la civière et les porteurs s’arrêtèrent, et il dit: “Jeune homme, je te le dis, lève-toi!” Et le mort se dressa sur son séant et commença à parler.’ — Luc 7:11-15.

 

CETTE histoire est certes touchante, mais est-elle vraie? Beaucoup de gens ont du mal à admettre que des événements tels que celui-ci soient effectivement arrivés. Les miracles font néanmoins partie intégrante des Écritures. On ne peut donc croire en la Bible sans croire à ses miracles. D’ailleurs, l’ensemble des vérités bibliques sont suspendues à un miracle d’une importance capitale: la résurrection de Jésus Christ.

 

Pourquoi certains n’y croient pas

 

Croyez-vous aux miracles? Ou bien estimez-vous qu’en notre ère scientifique il soit illogique d’ajouter foi à des faits extraordinaires qui témoigneraient d’une intervention surnaturelle? Vous ne seriez pas le premier à ne pas croire aux miracles. Il y a deux siècles, le philosophe écossais David Hume n’y croyait pas non plus. Peut-être avez-vous les mêmes raisons que lui de vous montrer incrédule.

 

Pour Hume, la notion de miracle se heurtait à trois obstacles de taille. Tout d’abord, écrit-il, “un miracle est une violation des lois de la nature”. Depuis des temps immémoriaux, l’homme s’appuie sur les lois de la nature. Il a notamment appris que tout objet tombe à terre si on le lâche, que le soleil se lève chaque matin, qu’il se couche chaque soir. D’instinct, il sait que les choses se dérouleront toujours selon des règles qui lui sont familières et que rien ne dérogera jamais à ces lois naturelles. Cette “preuve, estimait Hume, est aussi entière qu’aucun argument imaginable tiré de l’expérience” contre l’éventualité d’un miracle.

 

Son deuxième argument était que les gens se laissent facilement berner. Certains veulent croire au merveilleux et aux miracles, tout particulièrement en matière de religion, tant et si bien que de nombreux soi-disant miracles se sont révélés des mystifications. Enfin, troisième argument, on entend généralement parler de miracles en des époques d’ignorance. Plus les gens sont instruits, moins on en fait état. Pour reprendre les propos de Hume, “de tels événements prodigieux n’arrivent jamais de nos jours”. Et Hume de conclure qu’ils ne s’étaient jamais produits.

 

Aujourd’hui, la plupart des objections formulées à l’encontre des miracles suivent plus ou moins l’argumentation de Hume. Reprenons-la point par point.

 

Une violation des lois de la nature?

 

Que dire de l’objection selon laquelle les miracles ‘sont une violation des lois de la nature’ et qu’ils ne peuvent par conséquent être authentiques? À première vue, l’argument semblerait convaincant; mais allons au fond des choses. On définit généralement un miracle comme un événement qui se produit en dehors des lois normales de la nature. C’est un événement si inattendu que, d’emblée, ceux qui en sont témoins lui attribuent une cause surnaturelle. En somme, cette première objection tient en ces mots: ‘Les miracles sont impossibles... parce qu’ils sont miraculeux!’ Mais plutôt que de tirer une conclusion hâtive, pourquoi ne pas d’abord analyser les faits?

 

À vrai dire, les gens instruits sont aujourd’hui moins prompts que David Hume à soutenir que les lois connues de la nature restent vraies en tout temps et en tout lieu. Les hommes de science se demandent si, outre les trois dimensions qui nous sont familières — la longueur, la largeur et la hauteur —, l’univers n’en compterait pas de nombreuses autres. Ils forment des théories sur l’existence de trous noirs, d’énormes étoiles qui s’effondrent sur elles-mêmes jusqu’à atteindre une densité virtuellement infinie. On dit que dans leur voisinage la structure de l’espace subit une distorsion telle que le temps lui-même suspend son cours. Les scientifiques ont même postulé que, dans certaines conditions, le temps puisse s’inverser pour faire marche arrière!

 

Parlant de la façon dont l’univers a débuté, Stephen Hawking, professeur de mathématiques à l’Université de Cambridge, a déclaré: “Selon la théorie classique de la relativité générale (...), la naissance de l’univers doit résulter d’une singularité qui conjugue densité infinie et courbure de l’espace-temps. Dans de telles conditions, toutes les lois connues de la physique se trouveraient bouleversées.” Les hommes de science ne pensent donc pas qu’il ne puisse jamais rien se produire de contraire aux lois normales de la nature. Des conditions inhabituelles peuvent très bien engendrer des événements insolites. Croire en un Dieu tout-puissant, c’est aussi lui reconnaître le pouvoir de provoquer des événements inhabituels, ou miraculeux, quand ses desseins l’exigent. — Exode 15:6-10; Ésaïe 40:13, 15.

 

Mystification?

 

Personne ne niera que certains miracles sont truqués. Des gens affirment par exemple être capables de procéder à des guérisons miraculeuses “par la foi”. Un médecin du nom de William Nolan a entrepris d’étudier ce type de guérisons. Il s’est penché sur de nombreuses “guérisons” opérées aux États-Unis, par des guérisseurs mystiques évangéliques, ainsi qu’en Asie, par des chirurgiens “métapsychiques”. Quel a été le résultat de son enquête? Toutes les “guérisons” qu’il a recensées se sont, à l’examen, révélées illusoires sinon frauduleuses.

 

Faut-il donc conclure que de vrais miracles n’ont jamais eu lieu? Pas forcément. Quand on apprend que de la fausse monnaie circule, que des malades mettent toute leur confiance dans des charlatans très cher payés, ou que des peintres imitent brillamment des toiles de maître, en déduit-on que tous les billets de banque sont contrefaits, que tous les médecins sont des escrocs ou que tous les tableaux sont des faux? De même, le caractère manifestement frauduleux de certains prétendus miracles ne prouve nullement que des miracles authentiques ne peuvent se produire.

 

‘Les miracles n’arrivent pas aujourd’hui’

 

La troisième objection que David Hume opposa aux miracles se résumait ainsi: “De tels événements prodigieux n’arrivent jamais de nos jours.” Il se refusait à croire aux miracles parce qu’il n’en avait jamais vu. Son raisonnement n’est cependant pas logique. Toute personne informée doit admettre qu’avant même la naissance du philosophe écossais, il s’était déjà produit des “événements prodigieux” qui ne se répétèrent pas de son vivant. Lesquels?

 

Tout d’abord, l’apparition de la vie sur la terre, puis celle de formes de vie conscientes, enfin celle de l’homme, être doué de sagesse, d’imagination, de la faculté d’aimer et d’une conscience. Aucun homme de science ne peut, en s’appuyant sur les lois qui régissent la nature aujourd’hui, dire comment ces événements extraordinaires se sont produits. Pourtant, maintes preuves vivantes attestent qu’ils ont effectivement eu lieu.

 

Parlons aussi des “événements prodigieux” qui se sont déroulés depuis l’époque de David Hume. Supposez qu’ayant remonté le temps, vous entrepreniez de lui décrire le monde moderne. Essayez de lui expliquer qu’un homme d’affaires de Hambourg peut parler à quelqu’un qui se trouve à Tokyo, à des milliers de kilomètres de là, sans même hausser la voix; qu’une partie de football disputée en Espagne peut être suivie, au moment même elle se joue, sur toute la terre; ou que des long-courriers, bien plus volumineux que les navires de son temps, peuvent quitter le sol et emporter dans les airs 500 passagers qui auront, en quelques heures, parcouru des milliers de kilomètres. Vous devinez sa réponse: ‘Impossible! De tels événements prodigieux n’arrivent jamais de nos jours.’

 

Et pourtant, de tels ‘prodiges’ ne sont-ils pas devenus réalité de nos jours? Pour quelle raison? Parce qu’en appliquant des principes scientifiques dont Hume ne soupçonnait même pas l’existence, l’homme a inventé le téléphone, la télévision et l’avion. Est-il dès lors si difficile de croire que Dieu ait par le passé, d’une façon qui nous échappe encore, accompli des actions qui pour nous relèvent du miracle?

 

Comment le savoir?

 

Bien entendu, il ne suffit pas d’affirmer que des miracles ont pu se produire pour qu’ils aient vraiment eu lieu. Comment savoir au XXe siècle si Dieu a, dans les temps bibliques, réellement opéré des miracles par l’entremise d’humains qui le servaient sur la terre? Quel genre de preuves peut-on espérer trouver? Imaginons qu’on enlève un membre d’une tribu primitive à sa jungle natale pour l’emmener visiter une grande ville. Comment pourra-t-il, une fois rentré, décrire à sa tribu les prodiges de la civilisation? Il n’est certes pas en mesure d’expliquer comment fonctionne une automobile, ni par quel phénomène un poste de radio portatif fait entendre de la musique. Il ne peut pas davantage prouver l’existence des ordinateurs en en construisant un. Tout ce qu’il peut faire, c’est raconter ce qu’il a vu.

 

Quant à nous, nous sommes dans la même situation que les membres de sa tribu. Pour savoir si Dieu a bel et bien opéré des miracles, nous disposons uniquement du témoignage d’observateurs qui se contentent de décrire ce qu’ils ont vu sans pouvoir ni l’expliquer, ni le reproduire. Or, à l’évidence, des témoins oculaires sont susceptibles de se laisser abuser. Il leur est également facile de grossir les faits et de fournir des renseignements erronés. Avant d’ajouter foi à leur témoignage, nous devons par conséquent nous assurer de leur crédibilité, de leur rigueur morale et de la sincérité de leurs mobiles.

 

Le miracle le mieux attesté

 

Aucun miracle de la Bible n’est mieux attesté que la résurrection de Jésus Christ. Peut-il faire jurisprudence? Considérons d’abord les faits tels qu’ils sont rapportés: Jésus fut arrêté le soir du 14 Nisan, soit un jeudi soir selon notre calendrier. Il comparut devant les chefs des Juifs qui l’accusèrent de blasphème et le jugèrent passible de mort. Ces hommes conduisirent Jésus devant le gouverneur romain Ponce Pilate, qui leur céda en leur livrant Jésus pour qu’il soit exécuté. Le vendredi, peut-être en fin de matinée (toujours le 14 Nisan selon le calendrier juif), Jésus fut cloué au poteau de supplice sur lequel il mourut quelques heures plus tard. — Marc 14:43-65; 15:1-39.

 

Après qu’un soldat romain se fut assuré de la mort de Jésus en lui perçant le côté avec sa lance, on déposa son corps dans une tombe neuve. Le lendemain, 15 Nisan (vendredi/samedi), était un jour de sabbat. Dans la matinée du 16 Nisan (dimanche matin), quelques disciples se rendirent à la tombe, qu’ils trouvèrent vide. Très vite le bruit se répandit qu’on avait vu Jésus vivant. Cette rumeur suscita une réaction semblable à celle qu’elle produirait aujourd’hui: l’incrédulité. Les apôtres eux-mêmes refusèrent d’y croire. Toutefois, quand ils virent Jésus vivant, ils furent contraints de reconnaître qu’il avait bien été relevé d’entre les morts. — Jean 19:31 à 20:29; Luc 24:11.

 

La tombe vide

 

Jésus avait-il été ressuscité, ou cette histoire a-t-elle été inventée de toutes pièces? À l’époque, beaucoup se sont sans doute demandé si le corps de Jésus était toujours dans la tombe. Les disciples de Jésus auraient eu du mal à défendre leurs dires si leurs adversaires avaient réfuté la résurrection de Jésus en montrant son corps toujours à sa place. Le récit cependant ne rapporte rien de tel. D’après la Bible , les chefs juifs ont au contraire soudoyé les soldats chargés de garder le tombeau, leur donnant cette instruction: “Dites: ‘Ses disciples sont venus de nuit et l’ont dérobé pendant que nous dormions.’” (Matthieu 28:11-13). D’ailleurs, le stratagème des chefs juifs est confirmé par des sources extra-bibliques.

 

Près d’un siècle après la mort de Jésus, Justin écrivit son Dialogue avec Tryphon. Nous y lisons: “Vous [les Juifs] avez élu des hommes de votre choix, vous les avez envoyés sur toute la terre prêcher qu’une hérésie impie, inique s’était levée par l’erreur d’un certain Jésus, galiléen: nous l’avions crucifié, disaient-ils, mais ses disciples, pendant la nuit, l’ont dérobé au tombeau dans lequel on l’avait placé.”

 

Tryphon était juif, et le Dialogue avec Tryphon avait pour objet la défense du christianisme face au judaïsme. Par conséquent, il est improbable que Justin ait mentionné cette accusation — le vol du corps de Jésus au tombeau par les chrétiens — si les Juifs ne l’avaient pas formulée. Dans le cas contraire, Justin aurait pu aisément être convaincu de mensonge. Il ne se serait pas exprimé ainsi si les Juifs n’avaient pas envoyé ces messagers. D’un autre côté, les Juifs n’ont lancé cette rumeur que parce que le 16 Nisan de l’an 33 la tombe de Jésus était vide et qu’ils ne pouvaient démentir la résurrection de Jésus en montrant son corps dans la tombe. Cela étant, que s’était-il donc passé? Les disciples avaient-ils vraiment dérobé le corps de leur maître? Ou bien avait-il été enlevé miraculeusement pour attester sa résurrection?

 

Les conclusions du médecin Luc

 

Au Ier siècle, un homme très instruit a soigneusement analysé cette affaire. Cet homme s’appelait Luc et il était médecin (Colossiens 4:14). Luc rédigea deux des livres qui composent aujourd’hui notre Bible: un Évangile, ou histoire du ministère de Jésus, et les Actes des apôtres, qui retracent l’expansion du christianisme dans les années qui suivirent la mort de Jésus.

 

Dans l’introduction de son Évangile, Luc parle des nombreuses sources auxquelles il s’est référé, sources aujourd’hui disparues: il a consulté des écrits relatant la vie de Jésus, s’est entretenu avec ceux qui l’avaient côtoyé et avaient été témoins de sa mort puis de sa résurrection. Sur quoi il ajoute: “[J’ai] repris toutes choses avec exactitude depuis le début.” (Luc 1:1-3). Il ne fait pas de doute que Luc s’était livré à des investigations minutieuses. Mais que dire de ses qualités d’historien?

 

Beaucoup les lui reconnaissent. Dans un discours donné en 1913, Sir William Ramsay parla de la valeur historique des travaux de Luc. Quelle fut sa conclusion? “Luc est un historien de premier plan. Non seulement ses déclarations sont dignes de foi, mais il possède le véritable sens historique.” Plus récemment, des biblistes sont parvenus à la même conclusion. Voici ce qu’on lit dans la préface d’un ouvrage en plusieurs volumes (The Living Word Commentary) consacré au livre de Luc: “Luc était un historien (des plus scrupuleux) doublé d’un théologien.”

 

Selon David Gooding, ancien professeur de grec de l’Ancien Testament en Irlande du Nord, Luc était “un historien antique dans la pure tradition des historiens de l’Ancien Testament et de la même veine que Thucydide [un des historiens de l’Antiquité les plus estimés]. Comme eux, Luc se sera donné beaucoup de mal pour fouiller ses sources, choisir ses informations et présenter ses travaux. (...) Thucydide alliait à cette méthode une passion pour l’exactitude historique: rien ne laisse penser que Luc s’en souciait moins”.

 

Revenons à la tombe trouvée vide le 16 Nisan. À quelle conclusion cet homme très compétent allait-il aboutir? Tant dans son Évangile que dans le livre des Actes, Luc présente la résurrection de Jésus comme un fait (Luc 24:1-52; Actes 1:3). Il ne nourrissait pas le moindre doute à ce sujet. Cette conviction était peut-être confortée par les faits qu’il avait personnellement vécus, car s’il ne fut pas, selon toute vraisemblance, témoin oculaire de la résurrection de Jésus, il dit par contre avoir assisté à des miracles accomplis par l’apôtre Paul. — Actes 20:7-12; 28:8, 9.

 

Ils ont vu Jésus ressuscité

 

Deux des Évangiles sont traditionnellement attribués à des hommes qui côtoyèrent Jésus, assistèrent à sa mort et affirmèrent l’avoir vu après sa résurrection. Il s’agit de l’apôtre Matthieu, un ancien collecteur d’impôts, et de Jean, l’apôtre bien-aimé de Jésus. Un autre rédacteur biblique, l’apôtre Paul, soutient lui aussi avoir vu le Christ relevé d’entre les morts. En outre, il cite nommément d’autres personnes qui virent également Jésus vivant, et précise qu’en une certaine occasion Christ apparut à “plus de cinq cents frères”. — 1 Corinthiens 15:3-8.

 

Un des témoins oculaires mentionnés par Paul n’est autre que Jacques, demi-frère de Jésus, qui connaissait certainement Jésus depuis l’enfance. L’apôtre Pierre est aussi de leur nombre. L’historien Luc le dépeint parlant sans crainte de la résurrection de Jésus, exécuté à peine quelques semaines auparavant (Actes 2:23, 24). La tradition attribue à Pierre deux lettres qui figurent dans la Bible. Dans la première, Pierre révèle qu’il puisait toujours une puissante motivation dans la résurrection de Jésus, des années après les faits. Il écrivit: “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, car, selon sa grande miséricorde, il nous a donné une nouvelle naissance, pour une espérance vivante, grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts.” — 1 Pierre 1:3.

 

Bien que nous ne puissions pas, comme Luc, nous entretenir avec ceux qui ont affirmé avoir vu Jésus après sa mort et lui avoir parlé, nous pouvons en revanche lire ce que certains d’entre eux ont écrit. Nous sommes ainsi en mesure de déterminer par nous-mêmes si ces témoins ont été trompés, s’ils voulaient nous abuser ou s’ils ont réellement vu Jésus ressuscité. À dire vrai, il est tout à fait impossible qu’ils aient été trompés. On comptait parmi eux ceux qui restèrent des amis intimes de Jésus jusqu’à sa mort. Quelques-uns assistèrent à son agonie sur le poteau de supplice. Ils virent l’eau et le sang couler de la blessure que le soldat lui infligea avec sa lance. Comme eux, ce soldat savait que Jésus était mort, indiscutablement. Ces mêmes témoins affirmèrent avoir ensuite vu Jésus vivant et lui avoir parlé, ce qui exclut qu’on les ait trompés. Cela dit, essayaient-ils de nous abuser en attestant que Jésus avait été ressuscité? — Jean 19:32-35; 21:4, 15-24.

 

Pour le savoir, il nous suffit de répondre à une seule question: Croyaient-ils eux-mêmes ce qu’ils disaient? Sans conteste, oui. En réalité, la résurrection de Jésus constitue pour les chrétiens, y compris pour ceux qui dirent en avoir été témoins, le fondement même de leur foi. L’apôtre Paul déclara: “Si Christ n’a pas été relevé, assurément notre prédication est vaine et notre foi est vaine. (...) si Christ n’a pas été relevé, votre foi est inutile.” (1 Corinthiens 15:14, 17). Un homme qui prétendrait faussement avoir vu Christ ressuscité s’exprimerait-il de la sorte?

 

Songez à ce que représentait le fait de devenir chrétien à l’époque. Cela ne valait pas un prestige ou un pouvoir accrus, ni de plus grandes richesses. C’était même tout le contraire. Parmi les premiers chrétiens, nombreux furent ceux qui ‘acceptèrent avec joie le pillage de leurs biens’ en raison de leur foi (Hébreux 10:34). Embrasser le christianisme signifiait entreprendre une vie de sacrifice et subir des persécutions qui, bien souvent, conduisaient au martyre, à une mort ignominieuse et cruelle.

 

Certains chrétiens étaient issus de familles prospères, tel l’apôtre Jean dont le père possédait, semble-t-il, une entreprise de pêche florissante en Galilée. Bien d’autres étaient promis à un avenir brillant, comme Paul, qui, avant de devenir chrétien, avait été enseigné par le célèbre rabbin Gamaliel et commençait à se distinguer aux yeux des chefs juifs (Actes 9:1, 2; 22:3; Galates 1:14). Toutefois, tous renoncèrent à ce que le monde leur offrait pour diffuser un message fondé sur la résurrection de Jésus (Colossiens 1:23, 28). Pourquoi auraient-ils consenti d’aussi grands sacrifices et auraient-ils souffert en soutenant une cause s’ils savaient pertinemment qu’elle reposait sur un mensonge? Ils n’auraient certainement pas agi de la sorte. Ils étaient prêts à souffrir et à mourir parce qu’ils savaient leur cause solidement établie sur la vérité.

 

Les miracles arrivent vraiment

 

Tous ces faits offrent un témoignage éminemment convaincant. Jésus a bel et bien été relevé d’entre les morts le 16 Nisan de l’an 33, ce qui rend également possibles tous les autres miracles de la Bible , miracles eux aussi solidement attestés par des témoins oculaires. La Puissance qui a ressuscité Jésus est aussi celle qui lui avait permis de rendre la vie au fils de la veuve de Naïn. Grâce à elle, Jésus a opéré des miracles moindres, mais tout aussi extraordinaires: les guérisons. Elle lui a donné le pouvoir de nourrir miraculeusement une multitude de gens et celui de marcher sur l’eau. — Luc 7:11-15; Matthieu 11:4-6; 14:14-21, 23-31.

 

En conclusion, les récits de miracles relatés dans la Bible ne nous autorisent pas à douter de sa véracité. Les miracles qui se sont produits aux temps bibliques prouvent au contraire de façon éclatante que ce livre est réellement la Parole de Dieu.

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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 12:59

“ Dieu dit: ‘Il n’est pas bon que l’homme reste seul. Je vais lui faire une aide qui lui corresponde.’”— GENÈSE 2:18.

 

 

 

“AUCUN pays méditerranéen ou du Proche-Orient dans l’Antiquité n’accordait aux femmes la liberté qu’elles connaissent aujourd’hui dans la société occidentale. D’une manière générale, elles étaient subordonnées aux hommes comme les esclaves l’étaient aux citoyens libres et les jeunes gens aux vieillards. (...) On attachait beaucoup plus de prix aux garçons qu’aux filles, et il arrivait qu’on laisse mourir les bébés de sexe féminin en les abandonnant.” Telle était, selon un dictionnaire de la Bible , la condition des femmes dans les temps anciens.

 

 

 

De nos jours, la situation ne s’est guère améliorée en de nombreux endroits du monde. En 1994, le ministère américain des Affaires étrangères a, pour la première fois dans son rapport annuel sur les droits de l’homme, mis l’accent sur la condition féminine. “La discrimination: réalité quotidienne — selon les résultats d’une enquête menée dans 193 pays”, titrait à ce propos le New York Times.

 

 

 

“Une aide qui lui corresponde”

 

 

 

Après qu’Adam eut vécu seul dans le jardin d’Éden pendant quelque temps, Jéhovah fit cette remarque: “Il n’est pas bon que l’homme reste seul. Je vais lui faire une aide qui lui corresponde.” (Genèse 2:18). Adam avait beau être un homme parfait, il manquait quelque chose pour réaliser le dessein du Créateur. C’est pour combler ce besoin que Jéhovah a créé la femme et célébré le premier mariage. — Genèse 2:21-24.

 

 

 

L’expression “aide qui lui corresponde” indique-t-elle que Dieu avait assigné un rôle déshonorant à la femme? Au contraire. Le nom hébreu (`ézèr) traduit par “aide” est souvent appliqué à Dieu par les rédacteurs de la Bible. Par exemple, Jéhovah est “notre aide et notre bouclier”. (Psaume 33:20; Exode 18:4; Deutéronome 33:7.) En Osée 13:9, c’est Jéhovah lui-même qui se présente comme l’“aide” d’Israël. En ce qui concerne le mot hébreu (nèghèdh) rendu par l’expression “qui lui corresponde”, voici ce qu’en dit un bibliste: “Le concours recherché n’est pas une simple assistance dans le travail quotidien ou en vue de la procréation (...) mais le soutien mutuel que procure la compagnie de quelqu’un.”

 

 

 

Ainsi, Jéhovah ne rabaissait en rien la femme en la présentant comme ‘une aide qui corresponde’ à l’homme. La femme avait une constitution psychique, affective et physique qui lui était propre. Elle était le pendant de l’homme, lui était parfaitement assortie. Ils étaient différents, mais leur existence à tous deux était nécessaire pour ‘remplir la terre’ conformément au dessein du Créateur. C’est, semble-t-il, après la création de l’homme et de la femme que “Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici que cela était très bon”. — Genèse 1:28, 31.

 

 

 

L’apparition du péché modifia la situation de l’homme et de la femme. Sur chacun des deux pécheurs, Jéhovah prononça une sentence. “J’augmenterai beaucoup la douleur de ta grossesse”, dit-il à Ève, parlant de cette éventualité fâcheuse comme s’il allait la provoquer. “C’est dans les douleurs que tu mettras au monde des enfants, ajouta-t-il, et ton désir sera vers ton mari et, lui, il te dominera.” (Genèse 3:16). Depuis lors, un grand nombre de femmes subissent la domination souvent brutale de leurs maris, ceux-ci les traitant généralement davantage en domestiques ou en esclaves qu’en ‘aides qui leur correspondent’.

 

 

 

Qu’en était-il des adoratrices de Jéhovah? L’accomplissement de Genèse 3:16 les reléguerait-il à une condition servile et humiliante? Loin de là! Mais alors, que penser de ces coutumes relatives aux femmes dont il est question dans la Bible , coutumes qui, de nos jours, seraient jugées inacceptables dans certaines sociétés?

 

 

 

Comprendre les coutumes des temps bibliques

 

 

 

Chez les fidèles des temps bibliques, les femmes étaient bien traitées. Évidemment, quand on considère les coutumes qui concernaient les femmes à cette époque, il y a plusieurs facteurs à ne pas perdre de vue. Tout d’abord, ce n’est pas parce que la Bible fait mention de conditions pénibles apparues à cause de la domination égoïste d’hommes méchants que Dieu approuvait cette façon de traiter les femmes. Ensuite, si Jéhovah a toléré certains usages parmi ses serviteurs pendant un temps, il ne les en a pas moins réglementés, afin de protéger les femmes. Enfin, il convient de ne pas juger les coutumes antiques sur la base de critères modernes. Des mœurs qui pourraient sembler déplaisantes aujourd’hui n’étaient pas nécessairement regardées comme dégradantes par les femmes d’alors. Voyons quelques exemples.

 

 

 

La polygamie: Dans son dessein originel, Jéhovah n’avait pas prévu qu’une femme partage son mari avec une autre. Il n’avait créé qu’une femme pour Adam (Genèse 2:21, 22). Après la rébellion en Éden, la polygamie a fait son apparition dans la lignée de Caïn. Par la suite, elle est devenue une coutume que certains adorateurs de Jéhovah ont adoptée (Genèse 4:19; 16:1-3; 29:21-28). Bien que Jéhovah ait toléré la polygamie (elle a favorisé la croissance démographique d’Israël), il a montré sa considération pour les femmes en réglementant cette pratique de manière à protéger les mères et leurs enfants (Exode 21:10, 11; Deutéronome 21:15-17). Par ailleurs, Jéhovah n’a jamais renoncé à la monogamie, le modèle qu’il avait établi à l’origine. Noé et ses fils, à qui il a réitéré le commandement d’‘être féconds et de remplir la terre’, étaient monogames (Genèse 7:7; 9:1; 2 Pierre 2:5). Dans les évocations imagées qu’il fait de ses relations avec Israël, Dieu se présente comme un époux monogame (Isaïe 54:1, 5). Finalement, ce modèle originel qu’est la monogamie a été rétabli par Jésus Christ et il est devenu la règle au sein de la congrégation chrétienne primitive. — Matthieu 19:4-8; 1 Timothée 3:2, 12.

 

 

 

La dot: “Cette obligation qui consistait à verser une somme d’argent, ou son équivalent, à la famille de la jeune fille donnait manifestement au mariage israélite l’apparence d’un achat, déclare le livre Les institutions de l’Ancien Testament. Il semble pourtant que [la dot] était moins le prix payé pour la femme qu’une compensation donnée à la famille.”. Ainsi, la dot servait à dédommager la famille de l’épouse pour la perte de ses services ainsi que pour les efforts et les frais consentis pour l’élever. La dot ne déshonorait donc pas la femme, mais elle confirmait au contraire qu’elle était précieuse à sa famille. — Genèse 34:11, 12; Exode 22:16.

 

 

 

Des maris “propriétaires”: Un incident survenu dans la vie d’Abraham et de Sara vers 1918 avant notre ère révèle qu’à l’époque il était, semble-t-il, habituel de considérer l’homme marié comme le “propriétaire” (hébreu ba`al) et la femme mariée comme la “possédée” (hébreu be`oulah). (Genèse 20:3.) Ces termes apparaissent de nouveau dans la suite des Écritures, mais rien n’indique que les femmes d’avant l’ère chrétienne les trouvaient insultants (Deutéronome 22:22). D’ailleurs, les femmes mariées ne devaient pas être traitées comme des biens fonciers. On pouvait acheter, vendre ou recevoir en héritage des biens fonciers ou de la fortune, mais pas une épouse. “Héritage des pères: une maison et de la fortune, dit la Bible , mais de Jéhovah vient une épouse avisée.” — Proverbes 19:14; Deutéronome 21:14.

 

 

 

Une place honorable

 

 

 

Quelle place les femmes occupaient-elles donc chez les fidèles des temps préchrétiens? Comment étaient-elles considérées et traitées? Disons simplement que lorsque des hommes pieux suivaient l’exemple de Jéhovah et obéissaient à ses lois, les femmes conservaient leur dignité et jouissaient de nombreux droits et privilèges.

 

 

 

Le respect était dû aux femmes. La Loi que Dieu leur avait donnée commandait aux Israélites de respecter tant leur père que leur mère (Exode 20:12; 21:15, 17). “Vous devrez craindre chacun sa mère et son père”, lit-on en Lévitique 19:3. Un jour, Bath-Schéba se présenta devant son fils Salomon. “Aussitôt, dit le texte, le roi se leva à sa rencontre et se prosterna” en signe de respect (1 Rois 2:19). Dans l’Encyclopédie judaïque (angl.), on relève cette remarque: “Les comparaisons prophétiques entre l’amour de Dieu pour Israël et l’amour d’un mari pour sa femme ne peuvent être le fait que d’une société dans laquelle on respectait les femmes.”

 

 

 

Jéhovah attend de ses adorateurs masculins qu’ils respectent les femmes, comme lui-même les respecte. Cette considération transparaît dans certains passages imagés des Écritures où Jéhovah assimile ses sentiments à ceux que les femmes éprouvent dans différents moments de leur vie (Isaïe 42:14; 49:15; 66:13). Grâce à ces illustrations, le lecteur saisit mieux ce que Jéhovah ressent. Signalons d’ailleurs que le mot hébreu traduit par “miséricorde” ou “pitié”, mot que Jéhovah applique à sa personne, est très proche d’un terme qui signifie “matrice” et qu’on peut qualifier de “sentiment maternel”. — Exode 33:19; Isaïe 54:7.

 

 

 

On faisait cas du conseil des femmes pieuses. À Abraham qui hésitait à suivre le conseil de sa femme Sara, qui, elle aussi, craignait Dieu, Jéhovah a dit: “Écoute sa voix.” (Genèse 21:10-12). Les femmes hittites d’Ésaü “furent une source d’amertume d’esprit pour Isaac et pour Rébecca”. Rébecca finit par confier à Isaac la détresse qui serait la sienne si leur fils Jacob se mariait à son tour avec une Hittite. Quelle fut la réaction d’Isaac? “Aussi, nous apprend le récit, Isaac appela-t-il Jacob, et le bénit, et lui donna ordre, et lui dit: ‘Tu ne dois pas prendre une femme d’entre les filles de Canaan.’” Bien que Rébecca ne lui ait pas donné directement un conseil, son mari a pris une décision qui tenait compte de ses sentiments (Genèse 26:34, 35; 27:46; 28:1). Des siècles plus tard, le roi David évita de se rendre coupable d’un meurtre en prêtant attention à la supplication d’Abigaïl. — 1 Samuel 25:32-35.

 

 

 

Les femmes détenaient une certaine autorité au sein de la famille. Aux enfants s’adressait ce commandement: “Écoute, mon fils, la discipline de ton père, et n’abandonne pas la loi de ta mère.” (Proverbes 1:8). Le portrait de l’“épouse capable” brossé en Proverbes chapitre 31 révèle qu’une femme travailleuse ne se contentait pas de tenir sa maison. Elle pouvait aussi procéder à l’acquisition de biens immobiliers, cultiver un champ, s’occuper d’un petit commerce et être connue pour exprimer des paroles de sagesse. Le plus important était la crainte révérencielle qu’elle éprouvait envers Jéhovah, attitude qui lui valait des louanges. Il n’est donc pas étonnant que la valeur d’une telle femme fût jugée “bien plus grande que celle des coraux”, ces précieux coraux rouges qui servaient à la fabrication de bijoux et d’objets décoratifs. — Proverbes 31:10-31.

 

 

 

Des femmes qui ont reçu une faveur spéciale de la part de Dieu

 

 

 

On voit une preuve supplémentaire de la considération de Jéhovah envers les femmes dans les faveurs spéciales qu’il a accordées à quelques-unes d’entre elles dans les temps bibliques. Ainsi, Agar, Sara et la femme de Manoah ont reçu la visite d’anges qui leur ont communiqué la direction divine (Genèse 16:7-12; 18:9-15; Juges 13:2-5). De plus, il y avait des “servantes” au tabernacle et des chanteuses à la cour de Salomon. — Exode 38:8; 1 Samuel 2:22; Ecclésiaste 2:8.

 

 

 

À plusieurs reprises dans l’histoire d’Israël, Jéhovah a utilisé des femmes pour le représenter ou transmettre sa parole. Ainsi est-il dit, à propos de la prophétesse Déborah, que “les fils d’Israël montaient vers elle pour le jugement”. (Juges 4:5.) Après la victoire d’Israël sur le roi cananéen Jabin, Déborah a eu un privilège vraiment peu ordinaire. Il semble en effet que ce soit elle qui ait composé une partie au moins du chant de victoire, chant qui fut plus tard intégré à la Parole inspirée de Jéhovah (Juges chapitre 5). Quelques siècles plus tard, le roi Josias, désireux d’interroger Jéhovah, a envoyé vers la prophétesse Huldah une délégation dans laquelle figurait le grand prêtre. Forte de son autorité, Huldah a pu répondre: “Voici ce qu’a dit Jéhovah, Dieu d’Israël.” (2 Rois 22:11-15). En l’occurrence, le roi a demandé à la délégation d’aller trouver une prophétesse, mais c’était pour obtenir la direction de Jéhovah. — Voir Malachie 2:7.

 

 

 

Jéhovah se soucie du bonheur des femmes. Ses actions en faveur de certaines de ses adoratrices l’attestent. À deux reprises, il est intervenu pour protéger du viol la belle Sara, femme d’Abraham (Genèse 12:14-20; 20:1-7). Il a également témoigné sa faveur à Léa, la moins aimée des femmes de Jacob, en ‘ouvrant sa matrice’, afin qu’elle ait un fils (Genèse 29:31, 32). Reconnaissant envers les deux accoucheuses israélites qui avaient risqué leur vie pour sauver les enfants hébreux mâles de l’infanticide en Égypte, Jéhovah “leur donna de la famille”. (Exode 1:17, 20, 21.) Il a aussi répondu favorablement à la prière fervente de Hannah (1 Samuel 1:10, 20). Enfin, il n’a pas abandonné la veuve d’un prophète à qui un créancier s’apprêtait à prendre les enfants en compensation d’une dette. Avec amour, il a donné au prophète Élisée le pouvoir d’augmenter la réserve d’huile de cette femme, de sorte qu’elle a pu rembourser sa dette, sauvegardant de cette façon sa famille et sa dignité. — Exode 22:22, 23; 2 Rois 4:1-7.

 

 

 

Ainsi, loin d’encourager le mépris pour les femmes, les Écritures hébraïques donnent une description honnête de leur condition chez les serviteurs de Dieu. Bien que Jéhovah n’ait pas préservé ses adoratrices de l’accomplissement de Genèse 3:16, les femmes étaient traitées avec dignité et respect lorsqu’elles avaient affaire à des hommes pieux qui imitaient Jéhovah et suivaient sa Loi.

 

 

 

 

 

 

Les chrétiennes méritent honneur et respect

 

 

 

“Vous les maris, (...) continuez à demeurer avec elles selon la connaissance, leur assignant de l’honneur comme à un vase plus faible, le vase féminin.” — 1 PIERRE 3:7.

 

 

 

PRÈS d’un vieux puits situé non loin de la ville de Sychar, un jour de la fin de l’an 30 de notre ère, vers midi, Jésus va révéler comment il faut, selon lui, se conduire envers les femmes. Après avoir marché péniblement toute la matinée à travers la campagne accidentée de la Samarie , il s’est arrêté au puits, fatigué, affamé et assoiffé. Alors qu’il est assis là, une Samaritaine arrive pour tirer de l’eau. “Donne-moi à boire”, lui demande-t-il. La femme doit le regarder, interdite. “Comment se fait-il que toi, qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine?” s’étonne-t-elle. Un peu plus tard, lorsque ses disciples, qui sont partis acheter de la nourriture, reviennent, eux aussi sont stupéfaits; ils ne comprennent pas que Jésus ‘parle avec une femme’. — Jean 4:4-9, 27.

 

 

 

Pourquoi la femme a-t-elle posé cette question et qu’est-ce qui étonne les disciples? L’interlocutrice de Jésus est samaritaine, or les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains (Jean 8:48). Mais il y a, semble-t-il, une autre raison à leur étonnement. À l’époque, la tradition rabbinique dissuade les hommes de parler aux femmes en public. Pourtant, cela n’a pas empêché Jésus de prêcher ouvertement à cette femme sincère, et même de lui révéler qu’il est le Messie (Jean 4:25, 26). Ce faisant, il montre qu’il ne se laisse pas entraver par des traditions non fondées sur les Écritures, y compris celles qui rabaissent les femmes (Marc 7:9-13). Au contraire, tant par ses actes que par son enseignement, Jésus démontre que les femmes méritent honneur et respect.

 

 

 

L’attitude de Jésus envers les femmes

 

 

 

La tendre compassion que Jésus éprouvait pour les gens en général se retrouve dans son attitude envers les femmes. Un jour, une femme qui souffre d’un flux de sang depuis 12 ans cherche Jésus dans la foule. Son état la rendant impure au regard de la Loi , elle ne devrait pas se trouver là (Lévitique 15:25-27). Mais, poussée par le désespoir, elle se glisse derrière Jésus et touche son vêtement. Elle est guérie instantanément. Bien qu’il se rende chez Jaïrus, dont la fille est gravement malade, Jésus s’arrête. Il a senti une force sortir de lui, et il cherche du regard qui l’a touché. La femme finit par s’approcher et tombe à ses pieds, tremblante. Jésus va-t-il la réprimander pour s’être mêlée à la foule ou pour avoir touché son vêtement sans son autorisation? Au contraire, il se montre bon et chaleureux. “Ma fille, lui dit-il, ta foi t’a rétablie.” C’est la seule fois où Jésus s’adressera directement à une femme en l’appelant “ma fille”. Quel soulagement elle a dû ressentir! — Matthieu 9:18-22; Marc 5:21-34.

 

 

 

Jésus ne prenait pas la Loi au pied de la lettre. Il en discernait l’esprit et savait l’importance de la miséricorde et de la compassion (voir Matthieu 23:23). En l’occurrence, il a remarqué le désespoir de cette femme malade et a tenu compte du fait que son geste était motivé par la foi. Ce faisant, il a laissé un bel exemple aux membres masculins de la congrégation chrétienne, surtout aux surveillants. Si une chrétienne a des problèmes personnels ou se trouve dans une situation particulièrement éprouvante, les anciens doivent s’efforcer de voir au delà des paroles ou des actes et tenir compte des circonstances et des motivations. Cette analyse leur révélera peut-être que cette chrétienne a moins besoin de conseils et de correction que de patience, de compréhension et de compassion. — Proverbes 10:19; 16:23; 19:11.

 

 

 

Entravées à cause des traditions rabbiniques, les femmes qui vivent à l’époque de Jésus ne sont pas autorisées à servir de témoins. Or, voyez ce qui se passe peu de temps après la résurrection de Jésus, le matin du 16 Nisan de l’an 33. Qui verra en premier Jésus ressuscité et ira attester aux autres disciples que leur Seigneur a été relevé? Les femmes qui sont restées à portée de vue du lieu d’exécution jusqu’au dernier souffle de Jésus. — Matthieu 27:55, 56, 61.

 

 

 

Le matin du premier jour de la semaine, Marie Madeleine et d’autres femmes se rendent au tombeau de bonne heure avec des aromates pour préparer le corps de Jésus. Trouvant le tombeau vide, Marie court prévenir Pierre et Jean. Ses compagnes restent sur place. Peu après, un ange leur apparaît et leur annonce que Jésus a été ressuscité. “Allez vite [le] dire à ses disciples”, leur demande-t-il. Alors qu’elles courent porter la nouvelle, Jésus en personne vient à leur rencontre. “Allez annoncer la nouvelle à mes frères”, leur dit-il (Matthieu 28:1-10; Marc 16:1, 2; Jean 20:1, 2). Ignorant tout de l’intervention de l’ange, écrasée de chagrin, Marie Madeleine retourne au tombeau vide. Jésus lui apparaît et, après qu’elle l’a reconnu, il la charge d’une mission: “Va-t’en vers mes frères et dis-leur: ‘Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu.’” — Jean 20:11-18; voir aussi Matthieu 28:9, 10.

 

 

 

Jésus aurait pu apparaître d’abord à Pierre, à Jean ou à un autre de ses disciples masculins. Il a préféré accorder cette faveur à ces femmes en faisant d’elles les premiers témoins oculaires de sa résurrection et en les chargeant de l’attester à ses disciples masculins. Comment ceux-ci ont-ils réagi au début? Le récit déclare: “Ces propos leur parurent comme de pures absurdités, et ils ne croyaient pas les femmes.” (Luc 24:11). Se pourrait-il qu’ils aient eu du mal à accepter ce témoignage parce qu’il émanait de femmes? Si c’est le cas, avec le temps ils ont reçu abondance de preuves que Jésus avait été ressuscité d’entre les morts (Luc 24:13-46; 1 Corinthiens 15:3-8). De nos jours, les éléments masculins de la congrégation font preuve de sagesse en prenant en considération les remarques de leurs sœurs chrétiennes. — Voir Genèse 21:12.

 

 

 

Il est extrêmement réconfortant de remarquer l’attitude de Jésus envers les femmes. Toujours compatissant et parfaitement équilibré dans ses rapports avec elles, jamais il ne les mettait sur un piédestal ni ne les rabaissait (Jean 2:3-5). Il refusait les traditions rabbiniques qui frustraient les femmes de leur dignité et annulaient la Parole de Dieu (voir Matthieu 15:3-9). En témoignant honneur et respect aux femmes, Jésus a montré directement quelle conduite Jéhovah Dieu souhaite voir les hommes adopter envers elles (Jean 5:19). Il a également laissé un magnifique exemple aux chrétiens masculins. — 1 Pierre 2:21.

 

 

 

L’enseignement de Jésus sur les femmes

 

 

 

Jésus réfutait les traditions rabbiniques et accordait de la dignité aux femmes non seulement par ses actes mais aussi par son enseignement. Voyez, par exemple, ce qu’il a dit sur le divorce et l’adultère.

 

 

 

À propos du divorce, on lui a posé la question suivante: “Est-il permis à un homme de divorcer avec sa femme pour n’importe quel motif?” Voici la réponse de Jésus, telle qu’elle est consignée dans le récit de Marc: “Quiconque divorce avec sa femme [sauf pour motif de fornication] et se marie avec une autre commet un adultère envers elle, et si jamais une femme, après avoir divorcé avec son mari, se marie avec un autre, elle commet un adultère.” (Marc 10:10-12; Matthieu 19:3, 9). En une simple phrase, Jésus révèle son respect pour la dignité des femmes. Comment?

 

 

 

Tout d’abord, en précisant “sauf pour motif de fornication” (expression mentionnée dans l’Évangile de Matthieu), Jésus montre qu’on ne peut prendre le lien conjugal à la légère ou le briser facilement. À l’époque, l’enseignement des rabbins permet aux hommes de divorcer de leur femme pour des motifs aussi futiles que celui d’avoir raté un plat ou d’avoir parlé à un inconnu. Un homme est même autorisé à divorcer s’il trouve une femme plus séduisante à ses yeux! “Par ses paroles, écrit un bibliste, Jésus (...) prenait fermement fait et cause pour les femmes en s’efforçant de rétablir le mariage à la place qui lui revient.” De fait, le mariage devrait être une union permanente dans laquelle la femme se sente en sécurité. — Marc 10:6-9.

 

 

 

Ensuite, par l’expression “commet un adultère envers elle”, Jésus introduit une notion qui n’est pas reconnue par les tribunaux rabbiniques: celle d’un mari commettant un adultère envers sa femme. On relève cette explication dans un Commentaire interprétatif de la Bible (angl.): “Dans le judaïsme rabbinique, une femme infidèle pouvait commettre un adultère envers son mari; un homme, en ayant des relations sexuelles avec la femme d’un autre, pouvait commettre un adultère envers cet homme. Mais, quoi qu’il fît, un homme ne pouvait jamais commettre un adultère envers sa femme. En plaçant le mari sous la même obligation morale que sa femme, Jésus a élevé le statut et la dignité de la femme.”

 

 

 

Enfin, par l’expression “après avoir divorcé avec son mari”, Jésus légitime le droit d’une femme à divorcer d’un mari infidèle, possibilité apparemment connue, mais peu en usage sous la loi juive de l’époque. “Un mari, disait-on, peut divorcer de sa femme avec ou sans son consentement, mais une femme ne le peut qu’avec le consentement de son mari.” Selon Jésus, cependant, dans les normes chrétiennes hommes et femmes seraient soumis au même principe.

 

 

 

À travers son enseignement, Jésus a montré à quel point le bonheur des femmes lui tenait à cœur. On comprend donc aisément que certaines lui aient manifesté de l’amour en mettant leur avoir à son service (Luc 8:1-3). “Ce que j’enseigne n’est pas mien, disait Jésus, mais appartient à celui qui m’a envoyé.” (Jean 7:16). Son enseignement traduisait donc la tendre considération que Jéhovah éprouve envers les femmes.

 

 

 

“Leur assignant de l’honneur”

 

 

 

L’apôtre Pierre a été témoin oculaire du comportement de Jésus envers les femmes. Une trentaine d’années plus tard, il a donné lui-même des conseils pleins d’amour aux femmes mariées, avant d’ajouter: “Vous les maris, de même, continuez à demeurer avec elles selon la connaissance, leur assignant de l’honneur comme à un vase plus faible, le vase féminin, puisque vous aussi, vous êtes avec elles héritiers de la faveur imméritée de la vie, afin que vos prières ne soient pas entravées.” (1 Pierre 3:7). Qu’entendait Pierre par l’expression “leur assignant de l’honneur”?

 

 

 

Selon un lexicographe, le nom grec traduit par “honneur” (timê) a pour sens “prix, valeur, honneur, respect”. Certaines formes de ce mot sont rendues par “présents” et “précieux”. (Actes 28:10; 1 Pierre 2:7.) L’emploi que Pierre fait d’une forme de ce mot en 2 Pierre 1:17 nous permet de mieux comprendre ce que signifie honorer quelqu’un. Au sujet de la transfiguration de Jésus, il écrit: “Il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, quand des paroles comme celles-ci furent portées jusqu’à lui par la gloire magnifique: ‘Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé, que moi j’ai agréé.’” Lors de la transfiguration de Jésus, Jéhovah a honoré son Fils en disant qu’il l’agréait, et il a fait cette déclaration en présence de témoins (Matthieu 17:1-5). Partant, l’homme qui honore sa femme ne l’humilie pas ni ne la dénigre; au contraire, il démontre par ses paroles et par ses actes, en privé comme en public, toute l’estime qu’il lui porte. — Proverbes 31:28-30.

 

 

 

Cet honneur, dit Pierre, le mari chrétien doit l’‘assigner’ à sa femme. Il doit le lui accorder, non comme une faveur, mais comme un droit légitime. Qu’est-ce qui vaut un tel honneur aux femmes? Pierre explique: “Vous êtes avec elles héritiers de la faveur imméritée de la vie.” Au Ier siècle de notre ère, les hommes et les femmes à qui Pierre adressait sa lettre étaient tous appelés à devenir cohéritiers du Christ (Romains 8:16, 17; Galates 3:28). Ils n’exerçaient pas tous les mêmes responsabilités au sein de la congrégation, mais tous finiraient par régner ensemble avec le Christ dans les cieux (Révélation 20:6).

 

 

 

Pierre présente une autre raison impérieuse pour laquelle un mari devrait témoigner de l’honneur à sa femme: “Pour que [ses] prières ne soient pas entravées.” La forme verbale ‘être entravé’ vient d’un verbe grec (énkoptô) qui signifie littéralement “couper dans”. Dans son Dictionnaire interprétatif des mots du Nouveau Testament (angl.), W. Vine explique qu’il désignait “l’action d’entraver la progression de personnes en défonçant les routes ou en plaçant un obstacle au beau milieu du passage”. Ainsi, le mari qui n’assigne pas de l’honneur à sa femme risque de constater l’existence d’une sorte de barrage empêchant ses prières d’arriver jusqu’à Dieu. Peut-être se sentira-t-il indigne d’approcher Dieu, à moins que ce ne soit Jéhovah qui refuse de l’écouter. Manifestement donc, Jéhovah accorde une grande importance à la manière dont les hommes se conduisent envers les femmes. — Voir Lamentations 3:44.

 

 

 

Le mari n’est pas le seul à devoir assigner de l’honneur. S’il doit témoigner de l’honneur à sa femme en lui accordant amour et dignité, celle-ci, de son côté, doit l’honorer en se montrant soumise et en lui manifestant un profond respect (1 Pierre 3:1-6). Du reste, Paul a exhorté les chrétiens à ‘s’honorer les uns les autres’. (Romains 12:10.)

 

 

 

Depuis l’apparition du péché en Éden, au sein de nombreuses sociétés la femme est reléguée à une place déshonorante. Telle n’est pourtant pas la condition à laquelle Jéhovah la destinait à l’origine. Quelle que soit la position assignée à la femme dans une culture ou dans une autre, il ressort clairement des Écritures hébraïques comme des Écritures grecques que les femmes pieuses méritent honneur et respect. Tel est le droit que Dieu leur reconnaît.

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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 20:12

La Bible fait mention d’un certain nombre de livres non inspirés mais sans pour autant mettre en doute leur exactitude. Quelques-uns furent une source de renseignements pour les écrivains divinement inspirés. Quelques-uns semblent avoir été des journaux compilés à partir d’archives officielles mais qui à ce jour n’ont toujours pas été retrouvés. En voici des exemples :

 

 

Le livre des Guerres de Yahvé (Jé). Cité par Moïse en Nombres 21:14, 15, ce livre était sans aucun doute un récit digne de foi mentionnant l’histoire des guerres menées par le peuple de Dieu. De toute évidence, Moïse l’a lu, mais il ne nous donne pas d’autres détails à son sujet. Peut-être commençait-il avec la guerre victorieuse qu’Abraham livra aux quatre rois alliés qui avaient capturé Lot et sa famille. — Gn 14:1-16.

 

 

Le livre de Yashar. Ce livre est mentionné en Josué 10:12, 13, passage dans lequel Josué prie pour que le soleil et la lune s’arrêtent pendant son combat contre les Amorites, ainsi qu’en 2 Samuel 1:18-27 où on trouve un poème intitulé “ L’Arc ”, un chant funèbre sur Saül et Yonathân. On pense donc que ce livre était un recueil de poèmes, de chants et d’autres textes. Ils étaient assurément d’un grand intérêt historique et largement diffusés parmi les Hébreux.

 

 

D’autres écrits historiques. Il est fait mention de plusieurs autres écrits historiques non inspirés dans les livres des Rois et des Chroniques. L’un d’eux est appelé “ le livre des affaires des jours des rois d’Israël ”. (1R 14:19 ; 2R 15:31.) “ Le livre des affaires des temps des rois de Juda ” est son équivalent relatif aux souverains du royaume du Sud ; il commençait avec Rehabam, fils de Salomon. Il en est question 15 fois (1R 14:29 ; 2R 24:5). Un autre récit du règne de Salomon est mentionné en 1 Rois 11:41 sous le nom de “ livre des affaires de Salomon ”.

 

 

Quand il compila et rédigea les Chroniques après l’Exil, Ezra se référa au moins 14 fois à d’autres sources, telles que “ le Livre des Rois d’Israël ”, “ le récit des affaires des jours du roi David ” et “ le Livre des Rois de Juda et d’Israël ”. (1Ch 9:1 ; 27:24 ; 2Ch 16:11 ; 20:34 ; 24:27 ; 27:7 ; 33:18.) Ezra mentionna également des livres écrits antérieurement par d’autres rédacteurs divinement inspirés (1Ch 29:29 ; 2Ch 26:22 ; 32:32). Il signala que d’autres prophètes de Jéhovah rédigèrent des textes qui ne furent pas préservés dans les Saintes Écritures (2Ch 9:29 ; 12:15 ; 13:22). Nehémia parla d’un “ livre des affaires des temps ”. (Ne 12:23.) La Bible cite aussi les annales gouvernementales de Perse. On y rapportait les services rendus au roi, par exemple la dénonciation par Mordekaï d’un complot d’assassinat. — Ezr 4:15 ; Est 2:23 ; 6:1, 2 ; 10:2.

 

 

Le sage rédacteur de l’Ecclésiaste met en garde contre l’élaboration sans fin de livres qui découlent de raisonnements propres au monde et s’opposent à la sagesse divine, livres qui n’apprennent pas à craindre le vrai Dieu ni à garder ses commandements (Ec 12:12, 13). Citons à cet égard ce qui se passa à Éphèse, où le spiritisme et le démonisme étaient très répandus. À la suite de la prédication de la bonne nouvelle relative au Christ, les croyants apportèrent leurs livres de magie et les brûlèrent publiquement ; on calcula qu’ils valaient 50 000 pièces d’argent (s’il s’agit de deniers, 37 200 $). — Ac 19:19.

 

 

On trouve en Exode 17:14 le commandement de Jéhovah d’écrire dans “ le livre ” son jugement contre Amaleq. C’est là une indication que la rédaction des écrits de Moïse, les premiers connus pour être inspirés, avait déjà commencé en 1513 av. n. è.

 

 

Il est également question de la Bible ou de parties de celle-ci en ces termes : “ le livre de l’alliance ”, lequel renfermait apparemment les lois énumérées en Exode 20:22 à 23:33 (Ex 24:7) ; et “ le rouleau du livre ”, les Écritures hébraïques (appelé par beaucoup aujourd’hui, l’ancien testament). — Hé 10:7.

 

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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 14:28

“DÉCOUVERTE d’ossements: le crucifié avait les jambes pliées. Ce genre de titre dans les journaux de janvier 1971 était fréquent. Ce mois-là de nombreux articles de presse ont parlé d’un nouveau “témoignage” relatif au crucifiement.

 

 

 

Voici ce que déclarait un quotidien sous le titre “DÉCOUVERTE d’ossements: le crucifié avait les jambes pliées.” : “Jérusalem, 3 janvier (Reuter) — Des archéologues israéliens ont mis au jour pour la première fois les restes d’un crucifié. Ces ossements, ont-ils déclaré aujourd’hui, pourraient indiquer que Jésus Christ a été crucifié dans une position différente de celle dans laquelle on le représente traditionnellement sur la croix.”

 

 

 

Ce nouveau témoignage indiquait-il dans quelle position les condamnés juifs étaient exécutés sur une croix, ou sur un poteau, du temps de Jésus? Comment le corps de la victime était-il placé d’après ces archéologues? Cette découverte nous apprend-elle quelque chose sur l’exécution de Jésus? Et le témoignage en question était-il digne de foi?

 

 

 

Un clou resté dans les talons

 

 

 

En 1968, on découvrit par hasard quelques cavernes mortuaires près de Jérusalem. Parmi les ossements mis au jour, certains semblaient constituer une trouvaille exceptionnelle: des os de talon transpercés d’un clou rouillé. Nico Haas, anatomiste et anthropologue de la faculté de médecine de l’Université Hadassah, a minutieusement étudié ces os. La très sérieuse revue Israel Exploration Journal (1970, volume 20, pages 38-59) a publié les conclusions de ce scientifique, et celles-ci ont donné matière à des articles de journaux qui ont fait sensation. Quelles étaient ces conclusions?

 

 

 

Selon Nico Haas, ce qu’on avait découvert n’était rien de moins que les ossements d’un homme crucifié au Ier siècle. Au moment de l’exécution, on avait semble-t-il cloué les deux talons de la victime sur un poteau vertical, mais le clou s’était tordu en rencontrant un nœud dans le bois. Après que le supplicié juif eut expiré, les siens n’arrivèrent pas à ôter le clou de ses talons, et ils l’enterrèrent donc avec. Comme un seul clou transperçait les os des deux talons et que les os des jambes semblaient former un angle, Nico Haas a affirmé que la victime avait vraisemblablement été suppliciée dans la position avec jambes jointes et repliées. (D’autre part, selon Nico Haas, un os de bras présentait une éraflure indiquant que l’homme avait eu les bras cloués sur une barre transversale.) Peut-être avez-vous vu ce dessin dans un journal ou une revue. Beaucoup ont été captivés par ces informations en songeant aux indications qu’elles pouvaient fournir sur la position dans laquelle Jésus est mort.

 

 

 

Toutefois, posons à nouveau cette question: Ce témoignage était-il digne de foi et nous apprend-il quelque chose sur l’exécution de Jésus?

 

 

 

Réexamen des os des talons

 

 

 

Au cours des années suivantes, des savants célèbres comme le professeur Yigal Yadin ont mis en doute l’exactitude des conclusions de Nico Haas. Finalement, la revue Israel Exploration Journal (1985, volume 35, pages 22-27) a publié un rapport sur le “réexamen” des ossements qu’ont effectué l’anthropologue Joseph Zias (des services israéliens chargés des Antiquités et des Musées) et Éliezer Sekeles (de la faculté de médecine de l’Université Hadassah). Ces scientifiques avaient étudié les notes, les photographies, les radiographies et les moulages originaux des os en question. Certaines de leurs découvertes ont de quoi surprendre:

 

 

 

Le clou était plus court que Nico Haas ne l’avait déclaré; il n’aurait pas été assez long pour transpercer les os des deux talons et s’enfoncer dans le bois. Les morceaux d’os avaient été incorrectement identifiés. Aucun d’eux ne provenait d’un second talon; le clou ne transperçait qu’un seul talon. Certains fragments d’os provenaient d’un autre individu. L’éraflure de l’os du bras “n’était pas une preuve convaincante” indiquant que celui-ci avait été cloué sur une barre transversale; ‘en réalité, on a observé deux marques semblables sur l’os d’une jambe; celles-ci n’ont rien à voir non plus avec le crucifiement’.

 

 

 

À quelles conclusions ces savants ont-ils abouti après ce nouvel examen? “Les reconstitutions initiale et finale du crucifiement [faites par Nico Haas] sont techniquement et anatomiquement démenties par ces nouvelles observations (...). Nous n’avons trouvé aucun os du talon gauche, et d’après nos calculs la longueur du clou ne permettait de fixer qu’un seul talon (...). L’absence de fracture à l’avant-bras et aux métacarpes semble indiquer que les bras du supplicié ont été liés plutôt que cloués.”

 

 

 

Et Jésus?

 

 

 

Qu’indiquent ces conclusions à propos de la position dans laquelle Jésus est mort? Pas grand-chose, à vrai dire! Voici ce qu’on peut lire dans une encyclopédie (The International Standard Bible Encyclopedia, édition de 1979) à l’entrée “Croix”: “À l’origine, le terme grec stauros désignait un poteau de bois taillé en pointe, dressé verticalement et fixé solidement dans le sol. (...) On positionnait ces poteaux côte à côte, en rangées, afin de former des clôtures ou des palissades défensives autour des campements, ou on les dressait séparément pour qu’ils servent d’instruments de supplice sur lesquels on exécutait publiquement les grands criminels (ou, s’ils étaient déjà morts, pour déshonorer complètement leur cadavre).”

 

 

 

Certes, les Romains se servaient d’un instrument d’exécution appelé crux en latin. Et ce mot crux a été utilisé dans les traductions de la Bible en latin pour rendre le terme grec stauros. Comme le mot latin crux et le mot français croix se ressemblent, beaucoup pensent à tort qu’une crux était nécessairement un poteau muni d’une barre transversale. Mais le Dictionnaire impérial de la Bible (angl.) déclare à ce propos: “Même chez les Romains, la crux (dont dérive notre mot croix) devait être à l’origine un poteau droit, et ceci est resté vrai dans la plupart des cas.”

 

 

 

On trouve des renseignements supplémentaires à ce sujet dans le livre La croix non chrétienne (angl.): “Dans le grec original, pas un seul des nombreux livres du Nouveau Testament ne contient la moindre phrase prouvant même indirectement que le stauros utilisé pour Jésus était autre chose qu’un stauros ordinaire [un pieu ou un poteau]; rien ne prouve, à plus forte raison, qu’il se composait non pas d’une, mais de deux pièces de bois clouées ensemble en forme de croix.” Il se peut fort bien que le Christ ait été cloué sur une sorte de crux (stauros) appelée crux simplex. Celle-ci correspond à cette description, comme l’indique la représentation qu’en a faite un érudit catholique du XVIe siècle, Justus Lipsius.

 

 

 

Que dire de l’autre mot grec, xulon? Il apparaît dans la version grecque des Septante, en Esdras 6:11. Ce texte est rendu comme suit dans la version Segond : « Et voici l'ordre que je donne touchant quiconque transgressera cette parole: on arrachera de sa maison une pièce de bois, on la dressera pour qu'il y soit attaché, et l'on fera de sa maison un tas d'immondices. » Quand à la traduction de Jérusalem elle rend ce verset de la sorte : « J'ordonne encore ceci : quiconque transgressera cet édit, on arrachera de sa maison une poutre : elle sera dressée et il y sera empalé; quant à sa maison, on en fera, pour ce forfait, un bourbier. » De toute évidence, il n’est question ici que d’une seule pièce de bois, ou “poutre”.

 

 

 

Par conséquent, de nombreux traducteurs des Écritures grecques chrétiennes (Nouveau Testament) ont rendu les paroles de Pierre rapportées en Actes 5:30 comme suit: “Le Dieu de nos ancêtres a relevé Jésus, que vous avez tué en le pendant à un poteau [ou “au bois”, selon les versions Chouraqui, Darby, Synodale, Segond, et la Traduction Œcuménique de la Bible ].” Peut-être pourriez-vous également considérer comment votre Bible rend le terme xulon en Actes 10:39; 13:29, en Galates 3:13 et en I Pierre 2:24. Il est donc on ne peut plus probable que Jésus a été exécuté sur un poteau vertical dépourvu de toute barre transversale.

 

 

 

Personne aujourd’hui ne peut même savoir avec certitude combien de clous ont été utilisés dans le cas de Jésus. Voici ce qu’une encyclopédie (The International Standard Bible Encyclopedia, 1979, tome I, page 826) déclare à ce sujet: “Le nombre exact de clous utilisés (...) fait l’objet de bien des conjectures. Dans les plus anciennes représentations de la crucifixion, les pieds de Jésus sont cloués séparément, mais dans les plus récentes ils sont croisés et fixés au bois par un seul clou.”

 

 

 

Ce que nous savons, c’est que ses mains ou ses bras n’ont pas été simplement attachés. Après la mort de Jésus, Thomas déclara en effet: “Je ne croirai pas, à moins de voir à ses mains la marque des clous.” (Jean 20:25). Soit cette mention de “clous” au pluriel indique que chaque main a été transpercée par un clou, soit elle se rapporte aux marques qui étaient visibles sur ‘ses mains et ses pieds’. (Voir Luc 24:39.) Nous ne pouvons pas non plus savoir avec exactitude où les clous ont transpercé Jésus, bien que ce fût de toute évidence dans la région des mains. Le récit biblique ne fournit pas de détails précis, ce qui n’est d’ailleurs pas nécessaire. Si les savants qui ont examiné de près les os découverts à proximité de Jérusalem en 1968 ne peuvent même pas déterminer avec certitude dans quelle position le supplicié est mort, cette découverte ne permet certainement pas de préciser celle dans laquelle Jésus a été exécuté.

 

 

 

Les dessins représentant la mise à mort de Jésus que vous pouvez voir à divers endroits doivent donc avoir simplement pour but d’illustrer cet événement. Ils ne sont pas destinés à fournir des indications anatomiques péremptoires. Point n’est besoin que ces dessins reflètent les opinions fluctuantes et contradictoires des savants; d’autre part, en aucun cas ils ne doivent représenter des symboles religieux issus du paganisme antique.

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