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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 20:59

ALORS que le XXIe siècle commence et que les conditions mondiales se dégradent sans cesse, de plus en plus de gens croient que des êtres extraterrestres voyagent dans des objets volants non identifiés (OVNI). Les OVNI sont-ils une fiction, une tromperie, un canular monté par des gens qui veulent s’amuser de la crédulité du public ?

 

Des gens qui semblent tout à fait normaux et de bonne foi affirment avoir vu un OVNI ou des extraterrestres ; d’ailleurs, des professeurs bardés de diplômes et des scientifiques croient à l’existence de ces visiteurs venus d’autres planètes. Ces personnes sont convaincues que des extraterrestres observent les humains et, parfois, communiquent avec eux. Aux États-Unis, des “ support groups ” (des centres d’accueil) ont été créés pour aider ceux qui affirment être entrés en contact avec des visiteurs venus de l’espace.

 

Plan de survie extraterrestre

 

Dans Les extraterrestres sont parmi nous (angl.), Ruth Montgomery rapporte les propos de personnes qui, toujours plus nombreuses, sont convaincues d’être des extraterrestres incarnés. Certains annoncent qu’aura lieu en l’an 2000 “ un événement cosmique pour lequel les anges de haut rang et les maîtres ont été préparés ”. Des gens croient que des extraterrestres utilisent les OVNI pour collecter et préserver des spécimens végétaux et animaux, ou que les OVNI serviront de ‘ vaisseaux de sauvetage ’ pour tenir des millions d’humains à l’écart lors de la désolation prochaine de la terre. Après cette grande destruction, ces humains seront ramenés sur terre, où ils instaureront “ un âge nouveau et un ordre nouveau ” de conscience spirituelle. Un jeune Américain, membre d’un groupe qui s’est donné pour nom “ Alien Youth ” (Les jeunesses extraterrestres), a dit à Réveillez-vous ! avec le plus grand sérieux : “ Avec mes amis, nous attendons d’être téléportés par nos ancêtres extraterrestres. ”

 

Certains prétendus extraterrestres affirment être dirigés par Dieu ; d’autres disent qu’ils lui demandent conseil sur la manière d’aider l’humanité. Dieu utilise-t-il des visiteurs venus d’autres planètes pour sauver l’humanité d’une catastrophe mondiale imminente ?

 

Dieu communique avec les humains

 

Dès les débuts de l’histoire humaine, Dieu a communiqué avec les humains. La Bible rapporte des conversations qu’il eut avec Adam et Ève, Noé, Abraham et d’autres (Genèse 3:8-10 ; 6:13 ; 15:1). Rêves, voix et visions furent utilisés pour transmettre la volonté de Dieu et produire la Bible. Cependant , la rédaction de la Bible achevée, la communication directe entre le ciel et l’humanité était-elle nécessaire ? Non, car la Bible déclare que les Saintes Écritures rendent “ l’homme de Dieu (...) pleinement qualifié, parfaitement équipé pour toute œuvre bonne ”. (2 Timothée 3:17.) Elle affirme que c’est dans ses pages que l’on trouve la direction nécessaire pour faire face à ces temps troublés. Néanmoins, y a-t-il motif à croire que Dieu nous fournirait des renseignements ou des instructions spéciales par le biais d’un porte-parole extraterrestre ? Non, car l’apôtre Paul a déclaré : “ Même si nous ou un ange du ciel, nous venions à vous annoncer comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que nous vous avons annoncé comme une bonne nouvelle, qu’il soit maudit. ” — Galates 1:8.

 

Bien que les assertions des soi-disant extraterrestres semblent s’accorder avec les prophéties de la Bible annonçant que la terre devra bientôt subir des changements cataclysmiques, ces personnages proposent une méthode de survie qui dépend de créatures. La Bible n’exhorte pas les hommes à trouver une hypothétique sécurité dans des vaisseaux extraterrestres ou dans tout autre endroit. Elle nous dit plutôt de rechercher protection en nous vouant à Dieu, offrande de notre personne qui est symbolisée par le baptême d’eau (1 Pierre 3:21 ; voir aussi Psaume 91:7 ; Matthieu 28:19, 20 ; Jean 17:3). Jésus a dit que “ celui qui aura enduré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé ”. — Matthieu 24:13.

 

Ces passages n’associent-ils pas la survie à la nécessité de relations spirituelles avec Dieu plutôt qu’à un lieu de refuge précis ? Par conséquent, au lieu de préparer l’humanité à survivre, les histoires d’extraterrestres distraient les gens des exigences divines, qui sont, elles, pour leur bien-être éternel.

 

Qui pourrait s’efforcer d’éloigner l’humanité du moyen de survie prévu par Dieu tout en prétendant le représenter ? Ed Conroy, dans son Rapport sur le livre Communion (angl.), affirme que “ les ufologues [personnes qui étudient les OVNI] sérieux ayant une formation en psychologie et en sciences sociales ” incluent dans leurs recherches des études comparatives sur les thèmes suivants : “ ‘ Visiteurs nocturnes ’, fantômes, esprits frappeurs, apparitions, visions religieuses, et ce qu’on a appelé des démons. ” Nombre d’ufologues et de prétendus extraterrestres affirment que les vaisseaux spatiaux sont pratiquement inutiles pour voyager. Ils disent que ces créatures peuvent voyager invisiblement et se matérialiser partout sur terre sans avoir recours à un vaisseau spatial.

 

La Bible nous avertit que Satan et ses démons cherchent à égarer l’humanité. Ils tirent avantage du désespoir des humains pour leur proposer des solutions alléchantes mais trompeuses (2 Corinthiens 11:14). C’est pourquoi la Bible avertit : “ Dans les périodes à venir quelques-uns abandonneront la foi, faisant attention à des paroles inspirées trompeuses et à des enseignements de démons. ” — 1 Timothée 4:1.

 

De la même manière aujourd’hui, il convient de rejeter toute prétendue visite et toute instruction apparemment profitable provenant de ces êtres, quelle que soit la forme qu’ils revêtent. Ceux qui s’aviseraient de suivre les conseils trompeurs d’“ extraterrestres ” plutôt que ceux de la Parole de Dieu commettraient une grave erreur dans ces temps critiques.

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Published by Yannick - dans Pensées Bibliques
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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 20:44

En 1873, Samuel Manning, un ecclésiastique anglais, a écrit à propos de Jérusalem : “ Mus par une irrésistible attirance, des pèlerins y affluent des quatre coins du monde. Les murs croulants, les rues sordides et les ruines qui tombent en poussière suscitent chez des millions de personnes un intérêt profond et révérenciel qu’aucun autre lieu sur terre n’inspire. ”

 

La terre sainte fascine au moins depuis l’époque de l’empereur romain Constantin. Pendant près de 1 500 ans, des pèlerins s’y sont rendus, désireux de découvrir personnellement ses aspects religieux. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est qu’au début du XIXe siècle que des savants les ont accompagnés. On est alors entré dans l’ère de l’archéologie biblique : l’étude des objets, des peuples, des lieux et des langues de la Terre sainte antique.

 

Grâce aux découvertes des archéologues, on a obtenu un grand complément d’information sur quantité d’aspects de l’époque biblique. De plus, les documents archéologiques se sont souvent harmonisés avec l’histoire biblique. Toutefois, ces connaissances sont-elles nécessaires à la foi chrétienne ? Pour répondre à cette question, intéressons-nous à un site où de nombreuses fouilles archéologiques sont effectuées : la ville de Jérusalem et son temple.

 

Il ne sera pas laissé pierre sur pierre

 

Au printemps de l’an 33, le 11 Nisan selon le calendrier juif, Jésus Christ, accompagné de certains de ses disciples, a quitté le temple de Jérusalem pour la dernière fois. Alors qu’ils se rendaient au mont des Oliviers, un des disciples s’est exclamé : “ Enseignant, vois : quelles pierres et quelles constructions ! ” — Marc 13:1.

 

Les Juifs fidèles éprouvaient un profond amour pour Dieu et pour son temple. Ils étaient fiers de ce magnifique ensemble d’édifices ainsi que des 15 siècles de traditions qu’il représentait. La réponse de Jésus a été déroutante : “ Tu regardes ces grandes constructions ? Non, il ne sera pas laissé ici pierre sur pierre qui ne soit démolie. ” — Marc 13:2.

 

Maintenant que le Messie promis était arrivé, comment Dieu pourrait-il permettre que son temple soit détruit ? C’est seulement petit à petit, grâce à l’esprit saint, que les disciples ont pleinement saisi le sens des paroles de Jésus. Mais quel rapport ont-elles avec l’archéologie biblique ?

 

Une nouvelle ville

 

Le jour de la Pentecôte 33, la nation juive a perdu sa position de faveur auprès de Dieu (Matthieu 21:43). Cela a laissé la place à quelque chose de plus grand : un gouvernement céleste qui apporterait des bienfaits à toute l’humanité (Matthieu 10:7). En accord avec la prophétie de Jésus, Jérusalem et son temple ont été détruits en 70 de notre ère. L’archéologie confirme le récit biblique de cet événement. Cependant, la foi des chrétiens n’est pas suspendue à la découverte de ruines de ce temple antique. Elle est axée sur une autre Jérusalem, une ville d’un genre différent.

 

En 96 de notre ère, l’apôtre Jean, qui avait entendu la prophétie de Jésus au sujet de la destruction de Jérusalem et de son temple, et qui en avait vu la réalisation, a reçu cette vision : “ J’ai vu aussi la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem , qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. ” Une voix venant du trône a déclaré alors : “ Il résidera avec [les humains], et ils seront ses peuples. Et Dieu lui-même sera avec eux. Et il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus. Les choses anciennes ont disparu. ” — Révélation 21:2-4.

 

Cette “ ville ” est composée de chrétiens fidèles qui serviront en qualité de rois avec Christ au ciel. Ils forment ensemble le gouvernement céleste, le Royaume de Dieu, qui dominera sur la terre et ramènera l’humanité à la perfection pendant le Millénium (Matthieu 6:10 ; 2 Pierre 3:13). Les chrétiens juifs du Ier siècle qui devaient faire partie de ce groupe ont compris que rien de ce qu’ils possédaient dans le système de choses juif n’égalait le privilège de régner avec Christ au ciel.

 

À propos de la position en vue qu’il occupait dans le judaïsme, l’apôtre Paul a dit aux chrétiens : “ Les choses qui étaient pour moi des gains, celles-ci je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. Mais oui, je considère même que toutes choses sont une perte à cause de la valeur éminente de la connaissance de Christ Jésus mon Seigneur. ” — Philippiens 3:7, 8.

 

Étant donné qu’il avait un grand respect pour la Loi de Dieu et pour le temple, l’apôtre Paul ne voulait évidemment pas dire qu’il fallait mépriser ces dispositions divines (Actes 21:20-24). Il voulait simplement montrer que le christianisme était supérieur au système juif.

 

Nul doute que Paul et les autres chrétiens juifs du Ier siècle connaissaient de manière précise bien des détails fascinants sur le système de choses juif. Or depuis que l’archéologie jette la lumière sur le passé, certains de ces détails sont maintenant à la portée des chrétiens. Cependant, notez ce sur quoi Paul a encouragé le jeune Timothée à fixer son attention : “ Réfléchis à ces choses [concernant la congrégation chrétienne] ; absorbe-toi en elles, pour que tes progrès soient manifestes pour tous. ” — 1 Timothée 4:15.

 

L’archéologie biblique a l’indéniable mérite d’avoir enrichi notre compréhension de l’univers de la Bible. Toutefois , les chrétiens sont conscients que leur foi ne repose pas sur des preuves mises au jour par des hommes, mais sur la Parole de Dieu, la Bible. —1 Thessaloniciens 2:13 ; 2 Timothée 3:16, 17.

 

 

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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 13:23

“VOYEZ-vous quelque chose?” “Oui, je vois des merveilles.” Ce court dialogue était le prélude à l’une des plus spectaculaires de toutes les découvertes de l’archéologie. La question émanait de Lord Carnarvon, richissime commanditaire britannique de l’égyptologue Howard Carter. Ce dernier était en train de scruter du regard les ténèbres d’une tombe qui venait d’être mise au jour dans la célèbre Vallée des Rois, en Égypte, par une ouverture qu’il avait pratiquée à travers la porte qui scellait l’entrée de la sépulture. Les fouilles dans cette vallée avaient commencé quelques années plus tôt et s’étaient poursuivies grâce à la ténacité de Carter, qui était convaincu de découvrir la sépulture inviolée de l’un des pharaons de l’Égypte antique: Toutankhamon. Et voilà qu’au terme de pénibles efforts, au moment où ils s’apprêtaient à renoncer, ils dégagèrent l’entrée d’une tombe antique. Nerveux, le cœur battant, ils voulurent savoir ce qui se trouvait derrière. En voici la description, de la plume de Carter lui-même:

 

  “À mesure que mes yeux s’habituaient à l’obscurité, les détails de la pièce émergèrent lentement du brouillard: des animaux étranges, des statues, et de l’or, de l’or étincelant de toutes parts! Pendant un moment qui parut durer une éternité à mes compagnons, je restai muet, frappé de stupeur, et, quand Lord Carnarvon, ne pouvant se contenir plus longtemps, me demanda avec excitation si je voyais quelque chose, tout ce que je pus prononcer fut ‘oui, je vois des merveilles’. (...) Même en rêve, nous n’avions jamais imaginé une telle sépulture. On eut dit un véritable musée, avec des objets familiers, d’autres que nous n’avions jamais vus auparavant, une débauche d’objets entassés les uns sur les autres.”

 

Il y avait plus de trente siècles que ces trésors reposaient là. On catalogua près de 5 000 articles: des statues, des meubles, des embarcations, des armes, des vases, de l’or et des bijoux. On trouva même de la nourriture, des vêtements et des jeux dans les quatre chambres sépulcrales taillées dans le roc, ainsi que des sarcophages richement ornés et les restes momifiés du jeune roi Toutankhamon. On se trouvait en présence d’une mine de renseignements sur les coutumes funéraires des Égyptiens de l’Antiquité.

 

La malédiction du pharaon

 

Dans les années 1920, une vingtaine de ces égyptologues moururent brutalement peu de temps après avoir pénétré dans la tombe du pharaon Toutankhamon. Ils auraient été victimes d’une malédiction. Toutefois, un médecin français, le docteur Caroline Stenger-Philipp, a trouvé une explication possible à cette série de morts mystérieuses. Le quotidien International Herald Tribune précisait que, d’après les indices en possession de ce médecin, les véritables coupables seraient des substances organiques présentes dans la tombe, par exemple des fruits ou des légumes. Au cours des siècles, ces produits, qui étaient censés servir de nourriture au pharaon “pendant son voyage vers l’éternité”, se sont décomposés et ont formé de la moisissure ainsi que des particules de poussière organique au très fort pouvoir allergène. Selon les conclusions du médecin, les égyptologues ont été victimes d’un choc allergique après avoir respiré les particules.

 

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 19:03

L’archéologie a permis de confirmer de nombreux événements historiques relatifs aux pays bibliques et rapportés dans les Écritures, et de prouver l’authenticité de faits que les critiques modernes mettaient en doute. Certains s’avouaient sceptiques par rapport à la tour de Babel et niaient l’existence d’un roi babylonien nommé Belshatsar (dont le nom ne fut trouvés nulle part ailleurs que dans le récit biblique jusqu’au XIXe siècle) ; ils critiquaient d’autres données bibliques touchant à ce pays (entre autres). Or, il a été démontré que toutes ces critiques étaient sans fondement. En revanche, on a exhumé une profusion de témoignages qui concordent parfaitement avec le récit des Écritures.

 

 

Les fouilles effectuées dans l’ancienne ville de Babylone et à proximité ont mis au jour les sites de plusieurs ziggourats ou temples en forme de tours pyramidales à étages, notamment les ruines du temple d’Etemenanki à l’intérieur des murailles de Babylone. Les récits et les inscriptions concernant ces temples renferment souvent ces mots : “ Son sommet atteindra les cieux. ” Selon une inscription, Neboukadnetsar aurait dit : “ J’ai élevé le sommet de la tour à étages à Etemenanki de sorte que son sommet rivalise avec les cieux. ” Un fragment trouvé au N. du temple de Mardouk, à Babylone, rapportait en ces termes la chute d’une ziggourat de ce genre : “ La construction de ce temple offensa les dieux. En une nuit, ils abattirent ce qui avait été construit. Ils les dispersèrent et rendirent leur langage étrange. Ils entravèrent la progression [de l’ouvrage]. ” (Bible and Spade, par S. Caiger, 1938, p. 29). On a constaté que la ziggourat d’Ourouk (l’Érek de la Bible ) avait été construite avec de l’argile, des briques et de l’asphalte. — Voir Gn 11:1-9.

 

 

On a découvert près de la Porte d’Ishtar, à Babylone, quelque 300 tablettes cunéiformes qui se rapportent à l’époque du roi Neboukadnetsar. Parmi les noms des ouvriers et des captifs qui vivaient à Babylone et qui y étaient nourris, on trouve celui de “ Ja´ukînu, roi du pays de Jâhudu ”, c’est-à-dire “ Yehoïakîn, roi du pays de Juda ”, qui fut emmené à Babylone quand Neboukadnetsar prit Jérusalem en 617 av. n. è. Plus tard, Awil-Mardouk (Évil-Merodak), successeur de Neboukadnetsar, le fit sortir de sa maison de détention et lui donna une ration quotidienne de nourriture (2R 25:27-30). Cinq fils de Yehoïakîn sont également mentionnés sur ces tablettes. — 1Ch 3:17, 18.

 

 

On a trouvé des preuves abondantes que Babylone possédait un panthéon de divinités, comprenant le dieu principal, Mardouk, plus connu par la suite sous le nom de Bel, et le dieu Nebo, tous deux mentionnés en Isaïe 46:1, 2. La plupart des renseignements recueillis sur les inscriptions de Neboukadnetsar ont trait au vaste programme de construction qui fit de Babylone une ville splendide (voir Dn 4:30). Le nom de son successeur, Awil-Mardouk (dénommé Évil-Merodak en 2R 25:27), figure sur un vase découvert à Suse (Élam).

 

 

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, on a mis au jour près de l’actuelle Bagdad de nombreux cylindres et tablettes d’argile, dont la chronique maintenant célèbre de Nabonide. Toutes les objections soulevées contre le récit de Daniel chapitre 5, selon lequel Belshatsar régnait à Babylone au moment de la chute de cette ville, furent balayées par ce document : il prouve en effet que Belshatsar, fils aîné de Nabonide, était vice-roi avec son père et que Nabonide lui avait confié le gouvernement de Babylone à la fin de son règne.

 

 

On s’est aperçu de la même manière qu’Our, l’ancien lieu de résidence d’Abraham (Gn 11:28-31), avait été une métropole de premier plan, à la civilisation très développée. Cette ville sumérienne se situait sur la rive de l’Euphrate, non loin du golfe Persique. Les fouilles entreprises sur son emplacement par Sir Leonard Woolley ont révélé qu’elle était à l’apogée de sa puissance et de sa gloire quand Abraham la quitta pour se rendre en Canaan (av. 1943 av. n. è.). De toutes les ziggourats qui ont été découvertes, celle d’Our est la mieux conservée. Les tombes royales d’Our recelaient de multiples objets en or et des bijoux très artistiquement ouvragés, des instruments de musique, notamment des harpes (voir Gn 4:21) ; on y a également trouvé une petite hache en acier (pas en fer ordinaire) (voir Gn 4:22). En outre, des milliers de tablettes d’argile ont dévoilé une foule de détails sur la vie des habitants de cette région il y a presque 4 000 ans. —

 

 

Sur le site de l’ancienne Sippar, ville située sur l’Euphrate, à quelque 32 km de Bagdad, on a découvert un cylindre d’argile parlant du roi Cyrus, le conquérant de Babylone. Il raconte avec quelle facilité Cyrus prit Babylone et donne une idée générale de sa politique qui consistait à renvoyer dans leur pays les captifs qui s’y trouvaient. Cette inscription confirme le récit de la Bible qui présente Cyrus comme le conquérant de Babylone annoncé prophétiquement et qui relate le retour des Juifs en Palestine sous son règne. — Is 44:28 ; 45:1 ; 2Ch 36:23.

 

 

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 19:01

Après la confusion du langage originel de l’homme à Babel, divers systèmes d’écriture apparurent. Les Babyloniens, les Assyriens et d’autres peuples utilisaient l’écriture cunéiforme (en forme de coin) qui aurait été mise au point par les Sumériens à partir de leur écriture pictographique. On a la preuve que plusieurs systèmes d’écriture furent utilisés à la même époque. Par exemple, une ancienne peinture murale assyrienne représente deux scribes : l’un grave à l’aide d’un stylet des caractères cunéiformes (probablement en akkadien) sur une tablette ; l’autre écrit à l’aide d’un pinceau sur une pièce de peau ou de papyrus (peut-être en araméen). L’écriture hiéroglyphique égyptienne consistait en pictogrammes et en formes géométriques détachés. Bien qu’on ait continué à utiliser l’écriture hiéroglyphique dans les inscriptions sur les monuments et les peintures murales, deux autres formes d’écriture (d’abord hiératique, puis démotique) entrèrent en usage. Dans les systèmes non alphabétiques, un signe pictographique (ou sa forme postérieure, linéaire ou cursive, souvent méconnaissable) pouvait représenter l’objet décrit, une idée qu’il évoquait, ou un autre mot ou une syllabe se prononçant de la même manière. À titre d’exemple, le simple dessin d’une aile pourrait être utilisé en français pour désigner une “ aile ”, le pronom personnel “ elle ”, le verbe “ voler ” ou la syllabe “ el ” dans d’autres mots.

 

 

 

Le système alphabétique employé par les Israélites était phonétique, c’est-à-dire que chaque symbole consonantique écrit représentait un son consonantique particulier. Par contre, les sons vocaliques devaient être ajoutés par le lecteur et c’est le contexte qui indiquait le mot voulu dans le cas de termes qui s’écrivaient avec les mêmes consonnes, mais qui avaient une combinaison différente de sons vocaliques. Cela ne posait pas vraiment de problème ; aujourd’hui encore les revues, les journaux et les livres en hébreu omettent presque complètement les points-voyelles.

 

 

 

L’alphabétisation chez les Israélites. Les prêtres d’Israël (Nb 5:23) et les personnages éminents, tels que Moïse (Ex 24:4), Josué (Jos 24:26), Samuel (1S 10:25), David (2S 11:14, 15) et Yéhou (2R 10:1, 6), savaient lire et écrire ; à quelques exceptions près, le peuple en général savait également lire et écrire (voir Jg 8:14 ; Is 10:19 ; 29:12). Bien qu’apparemment à prendre au sens figuré, le commandement qui ordonnait aux Israélites d’écrire sur les montants de porte de leurs maisons sous-entendait qu’ils savaient lire et écrire (Dt 6:8, 9). Et la Loi exigeait que le roi, à son accession au trône, écrive pour lui-même une copie de la Loi et qu’il y lise tous les jours. — Dt 17:18, 19.

 

 

 

Il s’est certainement écrit beaucoup de choses en hébreu, pourtant on n’a retrouvé que peu d’inscriptions israélites. C’est probablement parce que les Israélites n’ont pas érigé de nombreux monuments à la gloire de leurs réalisations. Leur travail d’écriture, dont les livres de la Bible , se faisait sans doute à l’encre sur papyrus ou parchemin et ne subsista donc pas longtemps dans le sol humide de la Palestine. Cependant , le message des Écritures a traversé les siècles intact grâce à des copies et recopies laborieuses. Seule l’histoire biblique remonte jusqu’à l’origine de l’homme et même au-delà (Gn chap. 1, 2). Il existe des textes, gravés dans la pierre ou sur des tablettes, des prismes et des cylindres d’argile, qui sont parfois beaucoup plus vieux que le plus ancien manuscrit de la Bible existant ; cependant, ils n’exercent aucune véritable influence sur la vie des gens aujourd’hui. Nombre d’entre eux (tels que la Liste des rois de Sumer) renferment des mensonges flagrants. Il est rapporté par exemple que huit monarques ont régné sur une période de 241 000 années. Il est évident que ce récit n’est pas authentique.

 

 

 

Ainsi, parmi les écrits anciens, la Bible est unique en ce qu’elle présente un message profond qui mérite beaucoup plus qu’un intérêt passager.

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 00:57

    LE JEUNE homme à qui je parlais était étudiant en histoire. Quand je lui dis l’intérêt que je portais à l’histoire biblique, il me répondit quelque chose qui résonne encore à mes oreilles: “Qu’espérez-vous trouver dans la Bible ? Vous oubliez qu’il existe des récits historiques bien plus anciens.”

 

“Auxquels pensez-vous?” dis-je. “À l’Épopée de Gilgamesh, répliqua-t-il. Elle remonte bien plus haut dans l’Histoire que le récit biblique.”

 

Je me rappelais que l’ancienne épopée babylonienne de Gilgamesh contenait une narration concernant un grand déluge qui détruisit toute l’humanité. Beaucoup de gens prétendent que cette légende est basée sur un fait historique bien plus ancien que le récit biblique d’un déluge universel, tel qu’on le trouve dans Genèse, chapitres 6 à 8.

 

Ma curiosité éveillée, j’ai décidé de faire des recherches sur la question. Je suis allé à la bibliothèque nationale de Vienne, bien fournie en toutes sortes d’ouvrages, et j’ai pu consulter un certain nombre de publications techniques sur l’Épopée de Gilgamesh. Permettez que je vous fasse bénéficier de quelques-uns des résultats de mes recherches.

 

Les histoires babyloniennes du Déluge

 

J’ai découvert que pendant la première moitié du XIXe siècle, l’histoire biblique du Déluge universel auquel ont survécu Noé et sa famille était l’objet de nombreuses critiques, et beaucoup la rejetaient comme n’étant qu’une simple légende. Mais, grâce à une découverte archéologique faite au printemps 1850, le Déluge trouva un regain d’intérêt dans le monde entier. Des fouilles effectuées à Ninive permirent de découvrir une chambre remplie de tablettes d’argile. Les archéologues avaient mis au jour la bibliothèque de tablettes d’argile du roi assyrien Assurbanipal.

 

Plus tard, George Smith, du British Museum, procéda au déchiffrement des textes cunéiformes de cette collection. Il tomba sur une série de tablettes connue sous le nom d’Épopée de Gilgamesh. Tandis qu’il travaillait sur l’une de ces tablettes, Smith sentit son cœur bondir de joie. Lettre par lettre, il établit ce qui suit:

 

“Homme de Shuruppak, fils d’Ubar-Tutu, change de demeure, construit un vaisseau, abandonne les richesses et recherche la vie (...)! Fais monter la semence de toute vie dans un bateau, un bateau que toi tu auras construit. Que ses dimensions soient bien établies (...).”

 

Smith se rendit compte qu’il avait affaire à une relation du Déluge vu par les Assyrio-Babyloniens.

 

Bien que ce texte datât du VIIe siècle avant notre ère, les savants comprirent que les sources employées dans sa composition étaient bien plus anciennes. Aujourd’hui, certains des plus anciens récits ont été découverts. Le récit non biblique du Déluge, le plus ancien que l’on connaisse, fait partie d’une narration sumérienne. Des fragments de cette narration, sur une tablette d’argile cassée, ont été trouvés à Nippur, dans le sud de la Mésopotamie. Certaines autorités pensent que ce récit a été écrit entre le XXIe et le XVIIIe siècle avant notre ère. Un passage de ce document sumérien dit: “Prête-moi attention! Par mon ordre, un déluge sera déchaîné. Pour détruire la semence de l’humanité; telle est la décision, l’ordre de l’assemblée des dieux.”

 

L’Épopée de Gilgamesh

 

Mais retournons à l’Épopée de Gilgamesh. On pense que Gilgamesh était un ancien roi de la ville d’Uruk (appelée Érech en Genèse 10:10). Une liste des rois sumériens le situe dans la première dynastie d’Uruk. Un dictionnaire dit à son sujet: “Un cycle de poèmes sumériens mythico-épiques s’est construit autour de Gilgamesh vers 1900 avant notre ère, mais il ne nous est parvenu que fragmentairement.”

 

L’Épopée de Gilgamesh elle-même contient un certain nombre de poèmes assemblés en un seul ouvrage. Elle s’étend sur douze tablettes d’argile, dont la 11e présente l’histoire du Déluge qui m’intéressait tellement. Voici un résumé du récit: Gilgamesh apprend que son ami Enkidu est mort. La peur de la mort incite Gilgamesh à rechercher Um-Napishti, le seul homme qui aurait atteint l’immortalité. Gilgamesh traverse la rivière de la mort grâce à un passeur et rencontre Um-Napishti, qui lui parle du Déluge et lui explique comment il a survécu. Dans une histoire babylonienne plus ancienne du Déluge, Um-Napishti porte le nom d’Atrahasis, ce qui signifie le “Très-sage”.

 

Ces renseignements sur tablettes d’argile sont vraiment significatifs. Bien qu’accompagnés d’un tas de détails fantaisistes, ils démontrent qu’un déluge de vastes proportions a laissé son empreinte dans la mémoire de l’humanité.

 

Divergence d’opinions

 

Après que les experts eurent examiné attentivement l’épopée de Gilgamesh, les opinions divergèrent sur la question de savoir quel récit du Déluge était le plus ancien, le récit mésopotamien mentionné dans l’Épopée ou celui que donne la Bible. Beaucoup étaient d’avis que la narration non biblique venait en premier lieu. Par exemple, dans l’ouvrage Des dieux, des tombeaux, des savants, C. Ceram écrit: “Pouvait-on douter encore d’avoir trouvé la forme primitive de la légende biblique?” Peut-être que le jeune homme avec qui je m’étais entretenu avait basé son point de vue sur une pareille déclaration.

 

Mais est-elle exacte? Le récit du Déluge tel qu’on le lit dans la Genèse a-t-il son origine dans des légendes sumériennes ou babyloniennes? Pour trouver la réponse à cette question, le mieux, me semblait-il, était de comparer le récit biblique avec celui que contient l’Épopée de Gilgamesh.

 

Certaines similitudes

 

Le Déluge universel occupe une place éminente dans les histoires des nations anciennes. On a découvert plus de 100 narrations du Déluge, venant de toutes les parties de la terre, et, parmi elles, celle que contient l’Épopée de Gilgamesh.

 

Comme mes recherches me l’ont montré, le récit mésopotamien ressemble par certains détails à celui des Écritures Saintes. Par exemple, les deux sources relatent qu’à l’exception de quelques survivants, toute la race humaine a été détruite. On a dit à une personne de construire un vaisseau à des fins de préservation. Les eaux se déversèrent du ciel, jour après jour. Ensuite, des oiseaux ont été envoyés hors du vaisseau pour permettre de déterminer si de la terre sèche avait émergé. Après avoir quitté le bateau, les survivants ont offert un sacrifice.

 

Ces ressemblances constituent-elles une preuve que l’Épopée de Gilgamesh ou des légendes mésopotamiennes plus anciennes précédèrent le récit biblique? Avant de répondre, j’ai trouvé utile d’isoler certaines...

 

Différences remarquables

 

D’abord, voyons la cause du Déluge. Selon l’Épopée de Gilgamesh, une assemblée de dieux résolut de détruire l’humanité par un déluge. Bien que la décision eût dû être tenue secrète, le dieu Ea (“Enki” dans le récit sumérien) avertit son favori, Um-Napishti.

 

L’Épopée babylonienne d’Atrahasis, plus ancienne, déclare qu’un des dieux (Enlil) était dérangé dans son sommeil par le bruit fait par les humains. Il demanda l’aide de la divine assemblée des “grands dieux” qui fit alors régner sur la terre une famine qui dura environ six ans. Mais cela n’apporta pas le calme désiré. Quand les dieux décidèrent d’envoyer un déluge, Ea révéla le plan à Atrahasis, qui construisit un bateau selon les mesures que le dieu lui donna.

 

Le récit biblique du Déluge est complètement différent. Il donne à la catastrophe une cause vraiment concevable. Nous lisons:

 

“Dieu vit que la malice de l’homme était abondante sur la terre et que toute inclination des pensées de son cœur n’était toujours que mauvaise. Et la terre se dégrada sous le regard du vrai Dieu et la terre se remplit de violence. Ainsi Dieu vit la terre et voici qu’elle était dégradée, car toute chair avait dégradé sa voie sur la terre. Après cela, Dieu dit à Noé: ‘La fin de toute chair est venue devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux; et voici que je les saccage avec la terre.’” — Gen. 6:5, 11-13.

 

Quant au fait de périr dans le Déluge ou d’y survivre, la Bible raconte que les gens sont morts parce qu’ils n’ont tenu compte ni de la construction de l’arche par Noé et sa famille, ni de ce que Noé leur disait en tant que “prédicateur de justice”. (Mat. 24:39; II Pierre 2:5.) S’ils avaient pris garde aux avertissements de Noé et à son exemple, ils auraient survécu.

 

En outre, dans la Bible , Dieu n’ordonne pas à Noé de garder secret le fait qu’un déluge universel était imminent. Dans la légende mésopotamienne, le dieu Ea va jusqu’à suggérer à Um-Napishti de tromper ses contemporains pour qu’ils ignorent tout de la catastrophe qui allait sévir.

 

Des différences importantes apparaissent également en ce qui concerne les effets du Déluge. Selon l’Épopée de Gilgamesh, les dieux étaient pleins d’épouvante et cherchèrent refuge dans les cieux les plus élevés du dieu Anu. “Les dieux s’accroupissent comme des chiens, ils se couchent.” En pleurant, ils s’élèvent en protestations. Il y a surtout la déesse Ishtar, qui se reproche amèrement d’avoir à l’origine consenti à la destruction de l’humanité dans l’assemblée des dieux.

 

Il y a encore d’autres différences. L’Épopée raconte qu’après le Déluge, quand Um-Napishti a offert le sacrifice, “les dieux, comme des mouches, se groupèrent au-dessus du sacrificateur”. Mais Ishtar, “la grande déesse”, voulut exclure Enlil du sacrifice et lui reprocha d’avoir causé la catastrophe. Le récit mésopotamien montre Enlil furieux de voir qu’un homme avait survécu.

 

J’ai trouvé que cette analyse des similitudes et des différences était très utile pour déterminer quel récit est le plus ancien. Et d’autres ouvrages de références ici, à la Bibliothèque nationale, ont confirmé mes conclusions.

 

‘Un emprunt est tout à fait improbable’

 

Après avoir constaté les différences entre le récit du Déluge contenu dans la Bible et celui que donnent les documents mésopotamiens, P. Wiseman écrivit dans son ouvrage Nouvelles découvertes babyloniennes concernant la Genèse (angl.): “Le récit biblique est simple dans ses idées, et son enseignement concernant Dieu est irréprochable. Les tablettes babyloniennes sont compliquées et polythéistes. On peut comparer cette différence à celle qui existe entre les eaux pures de la Tamise à sa source et les eaux polluées de cette même Tamise aux bassins de Londres. Il y a des ressemblances entre la source d’un fleuve et son estuaire, car il s’agit du même fleuve. Ainsi dans la Genèse , nous trouvons l’histoire à sa source pure tandis que les documents babyloniens la montrent dans ses développements contaminés.”

 

Quant à savoir si la Bible a emprunté son récit du Déluge aux documents babyloniens, le Lexikon zur Bibel de Fritz Rienecker contient cette remarque: “Étant donné les différences de style et de contenu entre les deux textes, il semble tout à fait improbable que le récit biblique du Déluge, récit absolument non mythologique, soit un emprunt aux Babyloniens.”

 

D’après mon étude personnelle de la chronologie biblique, je savais que le rédacteur de la Genèse n’avait pas besoin de s’inspirer des légendes babyloniennes. À cause du chevauchement des générations, la vérité concernant le Déluge a pu facilement être transmise par Sem, fils de Noé (qui en a été témoin oculaire) jusqu’à Moïse, qui a écrit la Genèse , par trois chaînons humains seulement. Il est déraisonnable de penser que les Hébreux, qui adoraient le même Dieu que Noé, n’auraient pas inclus dans leur histoire un événement de cette importance.

 

Je savais aussi que d’autres écrivains bibliques ont appuyé le récit de la Genèse. Par exemple, Ésaïe et Ézéchiel ont attiré l’attention sur Noé et le Déluge (És. 54:9; Ézéch. 14:14, 18, 20). Les apôtres Pierre et Paul se sont référés au Déluge de façon explicite (I Pierre 3:20; II Pierre 2:5; 3:5, 6; Héb. 11:7). Et tous ces rédacteurs bibliques, y compris Moïse, étaient “inspirés de Dieu”, ce qui me donne l’assurance que leurs écrits sont véridiques. — II Tim. 3:16.

 

Jésus Christ aussi reconnaissait que le récit de la Genèse était la vérité. Quand il parla de la destruction du présent système de choses méchant, il dit: “Comme ils étaient, en effet, en ces jours d’avant le déluge: ils mangeaient et buvaient, et les hommes se mariaient et les femmes étaient données en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne s’aperçurent de rien jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous.” Il en sera de même du système actuel. — Mat. 24:37-39.

 

Les recherches que j’ai faites ont renforcé ma conviction que le récit biblique du Déluge est authentique, véridique. Il ne repose pas sur le folklore de peuples primitifs, folklore qui abonde en variantes et en exagérations.

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 13:09

“ Le poids de l’or qui arrivait à Salomon en une année se montait à six cent soixante-six talents. ” — 1 Rois 10:14.

 SELON ce verset de la Bible , le roi Salomon recevait en une seule année plus de 25 tonnes d’or ! Au cours d’aujourd’hui, cette quantité d’or vaudrait 1,6 milliard de francs français. Elle représente presque le double de la production mondiale pour l’année 1800. Cela est-il possible ? Que révèlent à ce sujet les découvertes archéologiques ? Comme nous allons le voir, elles montrent que la richesse de Salomon, telle qu’elle est décrite dans la Bible , est tout à fait vraisemblable. Voici deux exemples choisis dans la Revue d’archéologie biblique (angl.) :

 · Le pharaon égyptien Thoutmosis III (deuxième millénaire avant notre ère) offrit environ 13,5 tonnes d’objets en or au temple d’Amôn-Râ, à Karnak — et ce n’était qu’une partie du don.

 · Selon des inscriptions égyptiennes, le pharaon Osorkon Ier (début du premier millénaire avant notre ère) fit don aux dieux d’un total d’environ 383 tonnes d’or et d’argent.

 Par ailleurs, le volume Grèce classique de la collection Les grandes époques de l’humanité (angl.) donne les indications suivantes :

 · Les mines de Pangée, en Thrace, produisaient plus de 37 tonnes d’or par an pour le roi Philippe II de Macédoine (359-336 avant notre ère).

 · Lorsque le fils de Philippe, Alexandre le Grand (336-323 avant notre ère), prit la ville de Suse, capitale de l’Empire perse, on y découvrit parmi les trésors environ 1 200 tonnes d’or.

 Ainsi, la description que fait la Bible de la richesse de Salomon n’a rien d’extraordinaire. Il faut également se souvenir qu’à son époque Salomon était “ plus grand que tous les autres rois de la terre en richesse et en sagesse ”. — 1 Rois 10:23.

 Comment Salomon a-t-il utilisé sa richesse ? Son trône était recouvert “ d’or affiné ”, sa vaisselle était “ en or ” et il possédait 200 grands boucliers et 300 petits boucliers “ en alliage d’or ”. (1 Rois 10:16-21.) Mais, chose plus importante, l’or de Salomon a aussi servi de matériau pour la construction du temple de Jéhovah à Jérusalem. Les porte-lampes et les ustensiles sacrés (fourchettes, bols, cruches, bassins, etc.) étaient faits en or et en argent. Les chérubins du Très-Saint, qui mesuraient environ 4,50 mètres de haut, l’autel de l’encens ainsi que tout l’intérieur du temple étaient recouverts d’or. — 1 Rois 6:20-22 ; 7:48-50 ; 1 Chroniques 28:17.

 Faut-il vraiment croire à ce temple plaqué d’or ? Il est intéressant de remarquer que cette utilisation de l’or n’était pas du tout inhabituelle dans le monde antique. Selon la Revue d’archéologie biblique, le pharaon Aménophis III “ fit construire à Thèbes, en l’honneur du grand dieu Amôn-Râ, un temple ‘ entièrement plaqué d’or, dont le sol était orné d’argent et les portails d’électrum ’ ”, un alliage d’or et d’argent. En outre, Ésar-Haddôn, roi d’Assyrie (VIIe siècle avant notre ère), recouvrit d’or les portes et les murs du sanctuaire d’Ashour. À propos du temple de Sîn, à Harân, le roi babylonien Nabonide (VIe siècle avant notre ère) fit inscrire ceci : “ J’ai habillé ses murs d’or et d’argent ; je les ai fait briller comme le soleil. ”

 Ainsi, le témoignage de l’Histoire donne à penser que le récit biblique n’exagère pas la richesse du roi Salomon.

 Aux jours de David et de Salomon, rois de l’ancien Israël, on ramenait d’“Ophir” des quantités fabuleuses d’or. On pense que la plus grosse partie de l’or de cette époque venait d’Ophir. Selon le premier livre biblique des Chroniques, chapitre 29, verset 4, le roi David aurait fait don de 3 000 talents d’or en provenance d’Ophir pour la construction du temple de Jérusalem. Pareille quantité d’or aurait aujourd’hui une valeur de plusieurs centaines de millions de francs. Les navires de commerce de Salomon rapportaient régulièrement d’Ophir de grandes quantités d’or (I Rois 9:26-28). Il y avait alors tant d’or que l’argent était considéré comme de peu de valeur. — I Rois 10:21.

 Aujourd’hui, des géologues pensent avoir trouvé les “mines du roi Salomon” en Arabie saoudite. Dans une région montagneuse, entre La Mecque et Médine se trouve un territoire qu’on appelle le “Berceau d’or”. C’est là que ces géologues ont découvert une mine d’or abandonnée. Entre autres choses, ils ont trouvé des millions de tonnes de résidus qui avaient été abandonnés par les mineurs et qui contenaient encore des traces d’or. Des milliers de massettes et de meules, qui servaient à extraire l’or du minerai, jonchaient les pentes de la mine. Le géologue Robert Luce déclara : “Nos recherches ont maintenant démontré que cette ancienne mine a pu être aussi riche que l’indiquent les récits bibliques.”

 Le trésor des îles Salomon

 Certains récits situent ces “mines” en Afrique, d’autres en Asie. Mais selon une théorie qui prévalait dans l’Espagne du XVIe siècle, cette énorme source de richesses se trouvait sur un mystérieux continent vers le sud.

 En l’an 1568, la petite flotte de l’Espagnol Álvaro de Mendaña de Neyra recherchait dans le Pacifique Sud ce continent au trésor. Elle découvrit un archipel qu’on nomma “les îles Salomon”, mais on ne mit la main sur aucun trésor caché qui aurait justifié cette appellation. Tout au plus les îles produisaient de maigres quantités d’or et de métaux précieux.

 Pendant la Seconde Guerre mondiale, de rudes batailles ébranlèrent la paix de l’archipel qui acquit ainsi une notoriété bien différente. Les combats de jungle ont laissé des cicatrices, car on retrouve encore le dessin des tranchées, et des débris de chargeurs rouillés parsèment les îles. Après la guerre, celles-ci semblaient devoir reprendre leur paisible vie tropicale, mais récemment une série d’événements inattendus a remis en mémoire la chasse au trésor de Mendaña.

 Tout a commencé un jour de 1963, quand le Craestar jeta l’ancre devant la petite ville de Kieta, principal établissement de Bougainville, la plus grande des îles Salomon. Un hélicoptère s’envola de son pont et atterrit dans la vallée de Panguna, à vingt-quatre kilomètres à l’intérieur des terres. On avait trouvé de l’or à cet endroit, mais en quantité insuffisante pour justifier des travaux d’extraction sur une grande échelle. Cette fois, cependant, le mot magique était “cuivre”.

 À la suite de la décision prise ce jour-là, une exploitation minière importante vit le jour et elle contribua au développement de l’industrie en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les îles Salomon les plus septentrionales, Bougainville et Buka, font en effet partie, avec la Papouasie , de la Nouvelle-Guinée sous tutelle australienne.

 Depuis un moment déjà, les compagnies internationales s’intéressaient aux 880 millions de tonnes de minerai de cuivre et d’or qu’on estimait devoir se trouver à cet endroit. Et puis, finalement, on a commencé a extraire les trésors de cuivre du sous-sol des îles Salomon. On était pourtant loin du rêve de Mendaña qui espérait simplement remplir ses poches de pépites d’or et de gemmes étincelantes.

 Des préparatifs importants

 Bougainville n’avait virtuellement aucune industrie. La plupart de ses 78 000 habitants vivaient d’agriculture. Aussi, établir une mine de cuivre allait entraîner des préparatifs importants. Il fallait ouvrir une route entre Panguna et la côte, ce qui n’était pas une tâche aisée à cause du climat et du terrain accidenté.

 Les difficultés étaient énormes. Pendant le mois le plus sec, il tombe sur cette région plus de 17 centimètres de pluie. En outre, la route devait franchir un col de quelque 1 000 mètres et contourner des pentes raides. Par moments, on attachait ensemble avec des chaînes deux bulldozers et l’on conduisait le premier sur la pente escarpée, en espérant que le second empêcherait le premier de plonger dans le précipice.

 Le matériel hydraulique exigeait de grandes quantités d’eau. Aussi une station de pompage amenait-elle l’eau du Jabba par une conduite de 75 centimètres de diamètre. Quant à l’énergie électrique, nécessaire jour et nuit, elle était fournie par une centrale de 135 mégawatts située à Anewa Bay, distante de vingt-quatre kilomètres. On a également creusé la baie pour permettre à des navires de 40 000 tonneaux d’approcher du nouveau quai de 75 mètres.

 Bref, il a fallu neuf années de travail et l’équivalent de 3 milliards de francs français avant que la première cargaison du précieux métal pût être extraite et envoyée à des clients au Japon, en Espagne et en Allemagne de l’Ouest.

 L’extraction du cuivre dans la jungle

 Quelle chose curieuse que l’extraction du cuivre au milieu de la jungle ! Bougainville possède l’une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert du monde. À partir du sommet d’une colline proche, vous pourriez apercevoir une excavation capable d’engloutir la ville de Sydney tout entière. Des trous d’une profondeur de dix-huit mètres sont prêts à recevoir les explosifs.

 Ici le procédé d’extraction est coûteux. Il faut six gigantesques pelles électriques et cinquante-deux camions pouvant transporter chacun cent tonnes de minerai. Ce matériel à lui seul coûte plus de 95 000 000 de francs français. Dès que les explosifs ont fait leur office, les pelles électriques entrent en action. Elles attrapent d’énormes quantités de minerai qu’elles déversent dans les camions qui attendent. Malgré la capacité de ces camions, ils sont remplis en quatre coups de pelle.

 Ensuite, le minerai est conduit vers le premier des trois broyeurs. Des 160 000 tonnes de minerai introduites chaque jour dans le premier broyeur, seules 90 000 en sortent comme cuivre concentré. Le minerai passe ensuite dans le second broyeur où il est réduit en morceaux d’environ 15 centimètres qui deviennent plus petits encore après avoir traversé le troisième broyeur. Le tout est alors transporté vers un grand bâtiment où a lieu la pulvérisation.

 Les douze moulins utilisent, pour pulvériser le minerai, des boules d’acier de la dimension de balles de tennis. Quoique ces boules semblent très solides, elles ne résistent pas longtemps à un traitement aussi rigoureux. Récemment, il a été livré aux moulins onze mille tonnes de boules, mais dans six mois elles seront toutes usées.

 Des moulins, le minerai est transporté jusqu’au concentrateur. Là, le cuivre est placé en solution avec certains produits chimiques appelés “collecteurs”. Quand des bulles d’air sont introduites dans la solution, les collecteurs, en même temps que le cuivre, montent à la surface où on les prélève. La solution de cuivre épaissie voyage alors dans une conduite d’environ treize centimètres de diamètre jusqu’aux réservoirs d’emmagasinage à Anewa Bay. Là, le concentré attend l’arrivée des bateaux qui l’emmèneront vers les clients d’outre-mer.

 Avantages pour les habitants

 L’extraction du cuivre dans les îles Salomon est une grande source de profit. L’économie a pris un rapide essor depuis que la première cargaison de concentré a quitté les îles en 1972. En 1973, on a réalisé un bénéfice de un milliard de francs français environ. Qui a tiré avantage de cela ?

 Pour le moment, la grande compagnie minière Conzinc Rio Tinto of Australia Limited possède plus de 52 pour cent des actions et le gouvernement de Papouasie en a 20 pour cent. Le reste est entre les mains du public, y compris plus de 9 000 habitants de Papouasie, qui ont ainsi eu l’occasion de profiter de cette abondante source de richesse.

 On s’est également efforcé de recruter des travailleurs parmi la population locale, partout où c’était possible. C’est ainsi que des indigènes sont camionneurs ou employés et que l’un d’eux est même le médecin de la compagnie. On a aussi pris des dispositions sur place pour former des apprentis et on a organisé des cours.

 Quelques problèmes

 Mais l’exploitation a également suscité des problèmes. Un coup d’œil sur la couleur gris noir des eaux révèle que Bougainville souffre à présent de la pollution, mais pas autant que les autres nations industrialisées. On essaie de résoudre ce problème, de même qu’on cherche à utiliser les déchets pour la culture, soit tels quels, soit traités. Aussi existe-t-il de petits lopins de terre expérimentaux où l’on fait pousser des légumes et des fruits tropicaux.

 Autre problème : certaines personnes ont dû abandonner la propriété familiale. Elles ont cependant été indemnisées, ce qui leur a permis d’acheter une maison en dur à la place de leur ancienne habitation primitive. Grâce à l’indemnité, quelques-uns ont même pu acquérir un camion de fabrication japonaise.

 Malgré cela, nombre de gens à Bougainville étaient déçus, surtout ceux de l’ancienne génération, pour qui la propriété familiale a plus de valeur que l’argent. Aussi l’effervescence régnait parmi le peuple au début des travaux, et la police a dû intervenir pour réprimer des troubles. Cette animosité n’a pas encore complètement disparu.

 Les sentiments fortement séparatistes d’une partie de la population de Bougainville sont un autre point noir. Certains habitants, à la peau sombre, estiment avoir des liens ethniques plus étroits avec le peuple des îles Salomon méridionales, un protectorat britannique, qu’avec celui de Nouvelle-Guinée, à la peau plus claire, dont ils parlent souvent avec mépris. Comme on pouvait s’y attendre, d’aucuns estiment que les richesses de l’île devraient servir à son développement et ne pas être partagées avec la Papouasie et d’autres régions de Nouvelle-Guinée.

 Comment tous ces problèmes seront-ils résolus ? Évidemment, la mine apportera de nombreux avantages matériels aux habitants de l’endroit. Ils bénéficieront de salaires élevés, ce qui signifiera un niveau de vie différent pour beaucoup d’entre eux. “Différent” cependant ne veut pas nécessairement dire “meilleur”. Très souvent, la prospérité matérielle amène le relâchement des mœurs (I Tim. 6:9, 10). Le peuple des îles Salomon et de Nouvelle-Guinée résistera-t-il à l’influence corruptrice des richesses ? L’avenir nous le dira.

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 17:50

ON S’INQUIÈTE parfois du fait qu’il est difficile d’accorder les passages historiques de la Bible avec le système chronologique fondé sur d’anciens documents comme ceux d’Égypte, par exemple. Ce souci ne s’explique évidemment que si les annales profanes sont dignes de foi et rapportent des faits historiques exacts. En pareils cas, quelle est notre position ? L’histoire des premiers temps de l’Égypte présente-t-elle dans ce domaine un caractère d’authenticité pouvant servir de modèle ? D’autre part, que devient le récit biblique lorsqu’il est confronté avec les annales profanes ? Cette question suscite plus qu’un intérêt passager.

 

 

Les lecteurs de le Bible n’ignorent pas l’existence de rapports étroits entre l’histoire égyptienne et l’histoire biblique pendant une très longue période, commençant avec le premier séjour d’Abraham en Égypte et se terminant par la fuite des Juifs dans ce pays après la chute de Jérusalem devant les Babyloniens. Cette période embrasse l’étonnante et rapide succession de plaies qui s’abattit sur l’Égypte et qui précéda la marche des Israélites vers la liberté malgré l’écrasante puissance de Pharaon et de son armée. Le récit de la Bible est clair et s’accorde avec les faits. Mais que dire des annales égyptiennes ?

 

 

L’histoire égyptienne

 

 

Pour obtenir des renseignements sur l’histoire de l’Égypte antique, les historiens des temps modernes se fondent surtout sur certains documents sous la forme de listes de rois égyptiens. Citons, entre autres : la Pierre de Palerme, existant à l’état de fragments, sur laquelle figure la liste de ce qu’on croit être les cinq premières dynasties de l’histoire égyptienne ; le Papyrus de Turin, très incomplet, présentant une liste de rois et de leurs règnes à partir de l’époque de l’“Ancien Royaume” jusqu’à celle du “Nouveau Royaume” ; et diverses listes gravées sur la pierre, dont il n’existe que des fragments. Afin de coordonner ces récits fragmentaires et d’établir un ordre chronologique, les historiens s’appuient surtout sur les écrits de Manéthon, prêtre égyptien du troisième siècle avant notre ère.

 

 

Mais l’ennui, c’est qu’il n’existe plus un seul des écrits originaux de Manéthon. Il nous faut nous en rapporter à des références et à des citations de ses œuvres que nous trouvons dans les ouvrages d’historiens plus récents, comme Josèphe (Ier siècle de n. è.), Jules l’Africain (IIIe siècle de n. è.), Eusèbe (IVe siècle de n. è.) et Georges le Syncelle (VIIIe ou IXe siècle de n. è.). D’autre part, ce qui augmente encore la difficulté, ce sont les erreurs fréquentes que font ces historiens dans leurs citations des ouvrages de Manéthon. D’après le professeur W. G. Waddell, celles-ci sont “fragmentaires et souvent dénaturées”, de sorte qu’“il est extrêmement difficile de distinguer avec une certitude absolue le Manéthon authentique et le Manéthon apocryphe ou altéré”.

 

 

Après avoir montré que les matériaux originaux de Manéthon incluaient des traditions et des légendes ne comportant ni caractère historique ni ordre chronologique, le professeur Waddell déclare : “On relève dès le début de nombreuses erreurs dans l’œuvre de Manéthon ; toutes ne sont pas dues à des altérations du texte imputables aux scribes et aux correcteurs. On estime impossible la durée de certains règnes : dans certains cas, les noms et l’ordre de succession des rois, fournis par Manéthon, se sont révélés insoutenables à la lumière du monceau de témoignages.” — Manetho (1940), pages vii, xvii, xx, xxi, xxv.

 

 

Un problème épineux se pose, car si on prend toutes ces listes de rois en considération, le nombre des années de l’histoire égyptienne est incroyablement grossi. À propos de ces listes, voici ce que déclare l’Encyclopédie britannique (éd. de 1965, tome V, pp. 722, 723) : “(...) il faut les utiliser avec prudence quand on s’efforce de reconstituer les cadres de l’histoire égyptienne ; ainsi, à certaines époques, il apparaît que des rois rivaux, voire des dynasties entières, figurant sur les listes de Manéthon, ont régné simultanément.”

 

 

Reconstitution de l’histoire de l’Égypte

 

 

Au cours du siècle dernier, les égyptologues ont été obligés de réviser et de modifier leur point de vue sur l’histoire de l’Égypte, et cela plus d’une fois. En ce qui concerne la date de l’avènement de la première dynastie régnante, qui aurait commencé par l’unification de l’Égypte sous l’autorité du roi Ménès, notez les conclusions très différentes auxquelles sont arrivées diverses autorités en matière d’égyptologie, pour la plupart contemporaines.

 

 

D’après          Avènement de la première dynastie

 

 

Champollion      5867 av. n. è.

 

 

Mariette         5004 av. n. è.

 

 

Lauth            4157 av. n. è.

 

 

Lepsius          3892 av. n. è.

 

 

Breasted         3400 av. n. è.

 

 

Meyer            3180 av. n. è.

 

 

Wilkinson        2320 av. n. è.

 

 

Palmer           2224 av. n. è.

 

 

Ajoutez à cela la date d’environ 2900 avant notre ère, actuellement en vogue chez les historiens.

 

 

Les Égyptiens ont donné un certain développement à l’astronomie ; nous disposons de nombreux textes égyptiens traitant des phases lunaires et du lever de Sirius (Sothis), étoile de la constellation du grand Chien. Ces textes ont été employés, en les complétant avec d’autres données fragmentaires, pour édifier une table chronologique fixant les dates approximatives suivantes pour les différentes dynasties :

 

 

Cultures prédynastiques    3000-2850 av. n. è. (env.)

 

 

1ère à 6e dynastie         2850-2200 av. n. è. (env.)

 

 

7e à 12e dynastie          2200-1786 av. n. è. (env.)

 

 

13e à 20e dynastie         1786-1085 av. n. è. (env.)

 

 

21e à 31e dynastie         1085-332  av. n. è. (env.)

 

 

En utilisant les données astronomiques, on aurait pu espérer obtenir une chronologie précise ; or, il n’en est rien. Le lever de Sirius (qui sert de base au calcul d’un “cycle sothiaque”) ne se reproduit pas avec un retard régulier. Une légère erreur de calcul d’un jour peut rejeter une date environ cent vingt ans plus loin. Comme les Égyptiens observaient le ciel à l’œil nu, il est évident que leurs constatations n’étaient pas aussi exactes que celles qui sont faites actuellement à l’aide du télescope, et il leur était facile de se tromper d’un jour.

 

 

Pour quelle raison les annales égyptiennes ne fournissent-elles aucun renseignement sur l’Exode et les événements sensationnels qui l’ont précédé ? Leur silence à ce sujet n’a rien d’étonnant, puisque, d’après le professeur d’égyptologie J. A. Wilson, “les récits égyptiens étaient toujours positifs, insistant sur les succès du pharaon ou du dieu, sans jamais parler des échecs et des défaites, sauf dans quelque contexte du passé lointain”. (The World History of the Jewish People, 1964, tome I, pp. 338, 339.) Les Égyptiens étaient capables de détruire les documents relatifs à un règne antérieur si les renseignements qu’ils contenaient déplaisaient au pharaon alors au pouvoir. Ainsi, après la mort de la reine Hatshepsout, Thoutmès III fit enlever le nom et les images de cette reine figurant sur les reliefs monumentaux.

 

 

Le nom du pharaon au pouvoir au temps de l’Exode n’est pas mentionné dans la Bible. Voilà pourquoi les efforts faits pour l’identifier se fondent sur des conjectures. Cela explique en partie pourquoi, lorsqu’il s’agit de fixer la date de l’Exode, les historiens profanes des temps modernes ont des avis différents : ils la fixent entre 1441 et 1225 avant notre ère, d’où une différence de plus de deux cents ans. Il est donc bien évident que, dans leur état actuel, les calculs de ces historiens relatifs à la chronologie égyptienne ne sont pas de nature à faire douter du calcul biblique du temps.

 

 

La défense de la Bible

 

 

L’examen de tous les livres de la Bible révèle combien leurs rédacteurs étaient conscients de l’importance de la mesure du temps. Examinez, par exemple, la généalogie consignée dans le cinquième chapitre du livre biblique de la Genèse. Avec quel soin minutieux chacune des générations mentionnées est rattachée à la suivante ! Rien n’est laissé au hasard. Ce récit nous fait connaître l’âge de chacun des personnages lorsqu’il engendra son héritier et au moment où il mourut. Rien dans les annales égyptiennes n’est comparable à cela.

 

 

La Bible , contrastant avec la chronologie égyptienne péniblement établie, présente une histoire cohérente et détaillée s’étendant sur des milliers d’années. En termes pittoresques, elle raconte fidèlement l’histoire des Israélites, à partir de la naissance de leur nation, décrivant avec impartialité leurs qualités et leurs faiblesses, leurs succès et leurs échecs, leur pure adoration et leur profonde apostasie avec la religion païenne, les bénédictions et les malheurs qu’ils s’attirèrent par leur comportement. Bien que cette honnêteté, à elle seule, ne suffise pas à garantir l’exactitude de la chronologie biblique, elle fournit néanmoins de solides raisons de croire en l’intégrité des rédacteurs de la Parole de Dieu.

 

 

On oublie souvent le fait que les écrivains bibliques, à l’appui de certains des événements qu’ils rapportent, citent des annales historiques telles que “le livre des Guerres de Dieu” (Nomb. 21:14, 15, AC), “le livre des Chroniques des rois d’Israël” (I Rois 14:19 ; II Rois 15:31 ; AC), “le livre des Chroniques des rois de Juda” (I Rois 14:29 ; II Rois 24:5 ; AC), “le livre des Actes de Salomon” (I Rois 11:41, AC). De plus, Esdras et Néhémie font au moins quatorze allusions à des annales ou récits officiels de ce genre. Les rédacteurs des textes inspirés ne s’en rapportaient donc pas à la mémoire ou à la tradition orale. Il est prouvé que leurs éléments d’information étaient le résultat de minutieuses recherches et fondés sur des documents authentiques.

 

 

Certains facteurs également contribuèrent à maintenir éveillés en ce qui concerne le calcul du temps, les écrivains bibliques et, à vrai dire, tous les Israélites. La Loi mosaïque décrivait certains événements nécessitant un calcul exact du temps : le jour des Propitiations, les nombreux jours de fête, le sabbat et les années jubilaires. Jours, mois, années, périodes de sept et cinquante années, tout cela fut sérieusement observé aussi longtemps que la nation resta attachée à la Loi. En effet, les Israélites qui, devenus pauvres, se voyaient obligés d’abandonner leur propriété, avaient la possibilité d’en reprendre possession la cinquantième année. — Lév. 25:2-5, 8-16, 25-31.

 

 

Les rédacteurs de la Bible et le peuple en général avaient une autre puissante raison d’observer la marche des événements dans le cours du temps : les fréquentes déclarations prophétiques, d’inspiration divine, notamment celles qui se rapportaient à une date future. Les Israélites repéraient et attendaient l’accomplissement de ces événements. À l’époque de la naissance de Jésus, nous pouvons être sûrs que l’homme nommé Siméon n’était pas le seul dont on pouvait dire qu’il était “juste et plein de vénération, et il attendait la consolation d’Israël”. — Luc 2:25.

 

 

Mais certains objecteront peut-être que les documents originaux n’existent plus, que la multiplication et la correction des copies au cours des siècles ont pu affecter l’exactitude du récit. À ce sujet, il convient de nous rappeler combien étaient scrupuleux les scribes qui multipliaient les exemplaires des Écritures dont ils disposaient. C’était pour eux une question d’approbation ou de désapprobation divine, de vie ou de mort. Ils devaient vérifier et revérifier leur travail, aller jusqu’à compter soigneusement les lignes, les mots et les lettres de chaque page.

 

 

La récente découverte de certains rouleaux dans les grottes de Qumrân, près de la mer Morte, démontre d’une façon remarquable l’exactitude des livres bibliques, tels qu’ils nous sont parvenus jusqu’au vingtième siècle. L’un d’eux contient, sur dix-sept morceaux de parchemin, le texte complet, en parfait état, du livre biblique d’Ésaïe. Avant sa découverte, le plus ancien des textes hébreux d’Ésaïe que nous possédions datait du dixième siècle de notre ère. Maintenant nous disposons d’un rouleau datant approximativement du premier siècle avant notre ère ! Pourtant, fait incroyable, quand on compare ce texte à ceux que nous possédons actuellement, on n’y découvre que de petites différences, des différences d’importance négligeable.

 

 

Pas de comparaison possible

 

 

Il faut reconnaître que les annales profanes telles qu’elles nous sont parvenues, ne remplissent pas les conditions leur permettant d’être utilisées pour déterminer l’exactitude de la chronologie biblique. Le soin, la véracité et l’intégrité des scribes égyptiens ne sont nullement au-dessus de tout soupçon. Dans The World History of the Jewish People (1964, tome I, pp. 280, 281), le professeur J. A. Wilson déclare : “On devrait lancer un avertissement sur la valeur exacte des inscriptions égyptiennes. C’était un monde de (...) mythes et de miracles divins.” Puis, après avoir émis l’idée que les scribes n’hésitaient pas à jongler avec la chronologie des événements afin d’exalter le monarque au pouvoir, il ajoute : “L’historien acceptera ses données pour leur valeur théorique, s’il n’a aucune raison précise de douter de leur exactitude ; mais il doit être prêt à modifier sa position dès que de nouveaux matériaux éclairent l’interprétation précédente.”

 

 

L’édifice chronologique construit par les historiens des temps modernes à partir de sources égyptiennes, est encore bien fragile, comme l’a fait remarquer l’égyptologue E. A. Wallis Budge, quand il a dit : “Les renseignements concernant les dates, fournis par les monuments mêmes de l’Égypte, sont aujourd’hui insuffisants pour nous permettre de corriger les erreurs de chiffres présentées par la liste de Manéthon, erreurs dues à la négligence ou à l’ignorance des copistes, et, jusqu’à ce qu’on trouve un autre moyen de le faire, il est inutile de modifier et de déformer ces chiffres, comme se plaisent à le faire nombre d’écrivains en matière de chronologie égyptienne.” (A History of Egypte, 1902, tome I, Préface, p. xvi). Un demi-siècle plus tard, les historiens reconnaissent que “la chronologie égyptienne est encore sujette à de nombreuses modifications (...)”. (Ancient Near Eastern Texts, de Pritchard, 1955, Introduction, p. xvii.) Le professeur J. A. Wilson affirme que c’est seulement après 633 avant notre ère que la chronologie égyptienne devient “à peu près précise” et que “plus on remonte dans le passé, plus le désaccord [entre érudits] s’accentue”. The World History of the Jewish People, 1964, tome I, p. 268 ; The Interpreter’s Dictionary of the Bible, 1962, tome II, p. 43.

 

 

Nous n’avons donc aucune raison de douter de l’exactitude de la chronologie biblique tout simplement parce que certains récits de l’histoire profane ne s’accordent pas avec elle. Au contraire, c’est seulement lorsque la chronologie profane s’accorde avec le récit biblique que nous nous sentons autorisés à accepter avec une certaine confiance les dates avancées par les sources profanes. C’est évidemment le cas pour ce qui concerne les annales historiques de l’ancienne Égypte.

 

 

 

 

 

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 17:46

C’ÉTAIT un carrefour du monde antique, où se croisaient les routes caravanières qui reliaient la Méditerranée à la Chine et l’Égypte à l’Anatolie. Les armées akkadiennes, babyloniennes, égyptiennes, perses, grecques et romaines foulèrent son sol. Des siècles plus tard, Turcs et croisés la traversèrent. Plus récemment, les armées françaises et britanniques se la sont disputée.

 

Aujourd’hui, une partie de cette région porte encore le nom par lequel on la désignait voilà des milliers d’années : la Syrie. Bien que l’endroit ait connu maints bouleversements, les échos de l’Histoire s’y font toujours entendre. Ce pays présente un intérêt tout particulier pour les étudiants de la Bible en raison de son rôle dans l’histoire biblique.

 

Damas, une ville millénaire

 

Prenons l’exemple de Damas, la capitale de la Syrie. Elle est, dit-on, l’une des plus anciennes villes du monde toujours habitées depuis leur fondation. Située au pied de la chaîne de l’Anti-Liban, traversée par le Barada, Damas est depuis des siècles une oasis appréciée à la lisière du grand désert de Syrie. Le patriarche Abraham y passa vraisemblablement lors de son voyage vers Canaan, au sud. Il prit également Éliézer, “ un homme de Damas ”, comme serviteur dans sa maisonnée. — Genèse 15:2.

 

Près de 1 000 ans plus tard, les rois syriens de Tsoba combattirent contre Saül, le premier roi d’Israël (1 Samuel 14:47). Le deuxième roi, David, fit aussi la guerre aux rois d’Aram (nom hébreu de la Syrie ), la remporta et “ plaça des garnisons dans la Syrie de Damas ”. (2 Samuel 8:3-8.) C’est ainsi qu’Israël et la Syrie devinrent des ennemis jurés. — 1 Rois 11:23-25.

 

Au Ier siècle de notre ère, cette inimitié semblait s’être apaisée. On trouvait même des synagogues dans Damas. Vous vous souvenez peut-être que Saul de Tarse (appelé plus tard Paul) se rendait de Jérusalem à Damas quand il fut converti au christianisme. — Actes 9:1-8.

 

Aujourd’hui, il ne subsiste plus à Damas de trace du passage d’Abraham ou de la conquête de David. Mais on y trouve les vestiges de la ville romaine antique ainsi qu’une rue dans la vieille ville qui emprunte le tracé de la Via Recta (rue Droite) romaine. C’est dans une maison de cette rue qu’Ananias trouva Saul après sa conversion miraculeuse aux portes de Damas (Actes 9:10-19). Certes, la rue a beaucoup changé depuis l’époque romaine, mais c’est là que Paul commença son ministère exceptionnel. La rue Droite se termine à la Bab-Sharqi (Porte de l’Est). En considérant les habitations perchées sur l’enceinte de la ville, on comprend aussi comment Paul put s’échapper, descendu dans un panier par une ouverture de la muraille. — Actes 9:23-25 ; 2 Corinthiens 11:32, 33.

 

Palmyre, une oasis historique

 

Palmyre, appelée Tadmor dans la Bible , est un autre site archéologique remarquable situé à trois heures de route au nord-est de Damas (2 Chroniques 8:4). À mi-chemin entre la Méditerranée et l’Euphrate, cette oasis est arrosée par des cours d’eau souterrains venus des montagnes au nord, qui sourdent ici. La route commerciale qui reliait jadis la Mésopotamie aux terres de l’Ouest suivait le Croissant fertile et passait donc loin au nord de Palmyre. Cependant, au Ier siècle avant notre ère, l’instabilité politique des régions traversées rendit préférable un itinéraire plus court, plus au sud. Palmyre connut alors son âge d’or.

 

Puisque Palmyre servait de zone tampon sur la frange orientale de son empire, Rome l’annexa à l’une de ses provinces, la Syrie. Mais Palmyre obtint finalement son indépendance. La ville comportait des temples imposants, des portes monumentales, des bains et un théâtre. L’artère principale consistait en une magnifique colonnade dont l’allée centrale n’était pas pavée pour faciliter le passage des caravanes de chameaux. Seuls les portiques latéraux destinés aux piétons étaient pavés. Les caravanes faisaient étape à Palmyre, sur le chemin entre l’Orient ( la Chine et l’Inde) et l’Occident (le monde gréco-romain). La ville leur imposait des taxes sur les soieries, les épices et d’autres marchandises qu’elles transportaient.

 

À son apogée, au IIIe siècle de notre ère, Palmyre comptait environ 200 000 habitants. Ce fut alors que sa reine, l’ambitieuse Zénobie, livra une guerre contre Rome. Elle la perdit en 272. Ce faisant, elle accomplit involontairement une partie de la prophétie consignée par Daniel quelque 800 ans auparavant (Daniel chapitre 11). Après quoi, Palmyre survécut un temps comme avant-poste de l’Empire romain, mais ne retrouva jamais sa puissance ni sa gloire.

 

Sur les rives de l’Euphrate

 

Trois heures de voiture à travers le désert en direction du nord-est amènent le visiteur jusqu’à la ville de Deïr ez-Zor, sur les rives de l’Euphrate. Ce fleuve historique puissant prend sa source dans les montagnes de l’est de l’Anatolie ( la Turquie d’Asie), pénètre en Syrie au nord de Karkémish et traverse le pays en direction du sud-est jusqu’à l’Iraq. Non loin de la frontière iraquienne, on trouve les vestiges de deux villes antiques.

 

À une centaine de kilomètres au sud-est de Deïr ez-Zor, dans une courbe de l’Euphrate, se dressent les ruines d’une ville fortifiée, Doura-Europos. En parcourant 25 kilomètres encore, on arrive au site de Mari. C’était autrefois une ville commerciale prospère, mais elle fut détruite au XVIIIe siècle avant notre ère par le roi babylonien Hammourabi. Les archives de son palais royal ont livré plus de 15 000 tablettes d’argile couvertes d’inscriptions qui ont largement contribué à faire connaître cette époque.

 

Quand les troupes de Hammourabi détruisirent la cité, elles abattirent les murs supérieurs, ce qui remplit les pièces inférieures de briques et de terre. De ce fait, les peintures murales, les statues, les céramiques et des milliers d’autres objets furent préservés jusqu’à ce qu’ils soient découverts par des archéologues français en 1933. Ils sont conservés dans les musées de Damas et d’Alep, ainsi qu’au Louvre, à Paris.

 

Villes antiques du nord-ouest de la Syrie

 

À présent, remontons l’Euphrate et dirigeons-nous vers Alep (Halab). Comme Damas, cette ville revendique l’honneur d’être l’une des plus vieilles du monde toujours habitées. Ses souks, ou marchés couverts, figurent parmi les plus pittoresques du Proche-Orient.

 

Juste au sud d’Alep se trouve le tell Mardikh, le site d’Ebla, autrefois cité-État. Ebla était une ville commerciale puissante qui dominait le nord de la Syrie durant la seconde moitié du IIIe millénaire avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour les vestiges d’un temple dédié à la déesse babylonienne Ishtar. On a également découvert un palais royal dont les archives abritaient quelque 17 000 tablettes d’argile. Des objets d’Ebla sont conservés au musée d’Idlib, une petite ville située à 25 kilomètres du site.

 

Plus au sud, sur la route de Damas, se trouve Hama, que la Bible appelle Hamath (Nombres 13:21). Un fleuve, l’Oronte, la traverse et fait d’elle l’une des villes les plus plaisantes du pays. Citons également Ras Shamra, le site de la ville antique d’Ougarit. Au cours des IIIe et IIe millénaires avant notre ère, Ougarit était un port de commerce florissant voué au culte de Baal et de Dagôn. Depuis 1929, des archéologues français exhument une multitude de tablettes d’argile et des bronzes portant des inscriptions qui en disent long sur la dépravation du culte de Baal. Grâce à ces textes, on comprend mieux pourquoi Dieu décréta la destruction des Cananéens adorateurs de Baal. — Deutéronome 7:1-4.

 

Oui, on entend encore aujourd’hui en Syrie les échos d’un riche passé.

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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 19:45

Quand on évalue la durée de certaines périodes bibliques selon des méthodes de datation modernes, il ne faut pas oublier la différence entre les nombres cardinaux et les nombres ordinaux. Les nombres cardinaux, comme 1, 2, 3, 10, 100, etc., sont des nombres entiers. Par contre, quand on emploie des nombres ordinaux, tels que 3e, 5e, 22e, il est nécessaire de retrancher un pour obtenir le nombre entier. Par exemple, quand il est question de “ la dix-huitième année de Neboukadretsar ”, “ dix-huitième ” est un numéral ordinal. Il représente 17 années complètes plus quelques jours, quelques semaines ou quelques mois (selon le temps qui s’est écoulé depuis la fin de la 17e année). — Jr 52:29.

 

 

 

Quand on calcule un nombre d’années à partir d’une date de calendrier dans la période “ avant notre ère ” jusqu’à une date dans la période “ de notre ère ”, il faut se rappeler qu’entre une date comme le 1er octobre de l’an 1 av. n. è. et le 1er octobre de l’an 1 de n. è. il ne faut compter qu’un an, pas deux.

 

 

 

Cela s’explique par le fait que les chiffres donnés pour les années sont des nombres ordinaux. Par conséquent, entre le 1er octobre de l’an 2 av. n. è. (date approximative de la naissance de Jésus) et le 1er octobre 29 de n. è. (date approximative de son baptême), il y a au total 30 années, soit une année complète et 3 mois dans la période avant notre ère plus 28 années entières et 9 mois dans notre ère. — Lc 3:21-23.

 

 

 

De la création de l’humanité jusqu’à aujourd’hui.

 

 

 

La Bible , présente une histoire cohérente qui permet un calcul méthodique remontant jusqu’au commencement de l’histoire humaine, calcul qui est facilité par le fait que la Bible parle de certaines longues périodes, par exemple les 479 années complètes entre l’Exode et le début de la construction du temple sous le règne de Salomon. — 1R 6:1.

 

 

 

Pour faire ce calcul en fonction du calendrier actuel, il faut partir d’un point fixe, d’une date pivot, c’est-à-dire d’une date historique suffisamment confirmée pour être acceptée et à laquelle correspond un événement particulier rapporté dans la Bible.

 

 

 

L’an 29 de n. è. est une telle date, reconnue tant par la Bible que par l’histoire profane. Les premiers mois de cette année-là appartenaient à la 15e année de Tibère César, qui fut nommé empereur par le sénat romain le 15 septembre 14 de n. è. (calendrier grégorien.) C’est en 29 que Jean le baptiseur commença à prêcher et que, peut-être environ six mois plus tard, il baptisa Jésus. — Lc 3:1-3, 21, 23 ; 1:36.

 

 

 

Une autre date qui peut servir de date pivot est l’année 539 av. n. è. qui, selon diverses sources historiques, est l’année du renversement de Babylone par Cyrus le Perse. (Au nombre des sources profanes traitant du règne de Cyrus figurent Diodore, Africanus, Eusèbe et Ptolémée, ainsi que des tablettes babyloniennes.) Dans la première année de son règne, Cyrus promulgua un décret qui libérait les Juifs exilés. Comme le montre l’article CYRUS, ce décret fut très probablement édicté en hiver 538 ou au printemps 537, ce qui laissa le temps aux Juifs de faire les préparatifs nécessaires, d’effectuer le voyage de quatre mois jusqu’à Jérusalem et d’y arriver au septième mois (Tishri, soit vers le 1er octobre) de l’année 537 av. n. è. — Ezr 1:1-11 ; 2:64-70 ; 3:1.

 

 

 

En se servant de ces dates pivots, il est possible maintenant d’assortir à un très grand nombre d’événements bibliques des dates précises du calendrier. Voici les grandes lignes de cette chronologie :

 

 

 

   

 

 

 

EVENEMENT

 

 

 

DATE DU

 

 

 

CALENDRIER

 

 

 

TEMPS ENTRE LES EVENEMENTS

 

 

 

Création d’ADAM

 

 

 

4026

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

 

 

 

Déluge

 

 

 

2370

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

1656 ans

 

 

 

Validation alliance Abrahamique

 

 

 

1943

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

427 ans

 

 

 

Exode

 

 

 

1513

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

430 ans

 

 

 

Début construction du temple

 

 

 

1034

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

479 ans

 

 

 

Scission du Royaume

 

 

 

997

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

37 ans

 

 

 

Désolation de Juda

 

 

 

607

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

390 ans

 

 

 

Retour d’Exil

 

 

 

537

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

70 ans

 

 

 

Reconstruction murailles de Jérusalem

 

 

 

455

 

 

 

Avant notre ère

 

 

 

82 ans

 

 

 

Baptême de Jésus

 

 

 

29

 

 

 

De notre ère

 

 

 

483 ans

 

 

 

Epoque actuelle

 

 

 

2006

 

 

 

De notre ère

 

 

 

1977 ans

 

 

 

Temps total entre la création d’Adam et aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6031 ans

 

 

 

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