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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 16:34

BIEN des gens se piquent de curiosité pour une énigme, un puzzle dont les pièces peuvent être vues de diverses manières et qui réserve une surprise, voire la découverte d’un trésor, qui sait? Si vous êtes de ceux-là, vous serez intéressé par ‘l’énigme des portes’.

Tout a commencé à Méguiddo, ville stratégique qui, dans l’Antiquité, dominait les routes commerciales et militaires du Moyen-Orient. Les archéologues y ont découvert les vestiges d’une énorme porte défensive qui, selon toute apparence, datait de l’époque du roi Salomon. À quoi ressemblait-elle? Recueillons les premiers indices.

Un voyageur, ou une armée ennemie, qui montait par la route menant à cette ville fortifiée rencontrait une première porte donnant sur une place ou cour. Les envahisseurs éventuels y seraient à découvert lorsqu’ils y pénétreraient et se dirigeraient sur leur gauche pour atteindre la principale porte de défense, qui est au cœur de notre énigme.

Du côté extérieur, cette porte était flanquée de tours fortes. Elle était entièrement construite, ni en pierres brutes ni en briques, mais en pierres soigneusement taillées, technique caractéristique de l’époque de Salomon. L’agencement de l’intérieur de la porte était particulier. Sur les côtés d’un long vestibule se dressaient des pilastres massifs, ou piliers de maçonnerie, qui formaient six chambres où des gardes pouvaient se tenir (voir Ézéchiel 40:6, 10, 20, 21, 28, 29). En temps normal, un chariot ou un groupe de marchands pouvaient y passer facilement, mais pour des ennemis décidés à forcer les lourds portails principaux, ce serait une tout autre affaire. Les piliers les contraindraient à s’engager dans un passage étroit, à travers l’élite de l’armée de Méguiddo postée dans les salles situées à droite et à gauche.

Cherchons à présent d’autres indices au tell, ou monticule de ruines, de l’antique Hazor, au nord de la mer de Galilée. Le professeur John Garstang y a entrepris des fouilles en 1928, et l’archéologue israélien Yigael Yadin s’est rendu sur ce tell imposant en 1955. Il avait présente à l’esprit la déclaration biblique suivante: "Voici ce qui concerne les requis du travail forcé que le roi Salomon leva pour bâtir la maison de Jéhovah, et (...) la muraille de Jérusalem, et Hazor, et Méguiddo, et Guézer." (1 Rois 9:15). Il semblait logique de penser que les ingénieurs constructeurs de Salomon avaient fortifié sur le même modèle les différentes villes qu’ils avaient rebâties. Allait-on retrouver à Hazor ce genre de porte caractéristique de l’époque de Salomon?

Lors des fouilles conduites par Yadin, on découvrit un double mur muni de salles. Puis on commença à mettre au jour une construction importante rattachée à ce double mur. Yadin raconte: "Nous avons immédiatement compris que nous avions découvert la porte (...). En outre, il est vite devenu manifeste que le plan et les dimensions de cette porte qui comptait six chambres et deux tours correspondaient au plan de celle découverte [de nombreuses années] auparavant à Méguiddo (...). Notre équipe était en effervescence (...). Nous avons tracé au sol le plan de la porte de Méguiddo, en représentant les angles et les murs avec des bouts de bois, et avons demandé à nos ouvriers de creuser suivant ce dessin en leur annonçant: ‘Ici, vous trouverez un mur’, ou: ‘Là, vous trouverez une salle.’ L’exactitude de nos ‘prophéties’ accrut considérablement notre prestige. (...) Mais quand nous [leur] avons lu le verset biblique relatif aux travaux effectués par Salomon à Hazor, à Méguiddo et à Guézer, nous avons perdu une part de notre prestige, tandis que celui de la Bible s’en trouva rehaussé." — Hazor: la mise au jour d’une grande citadelle des temps bibliques (angl.).

Ainsi, on semblait résoudre l’énigme des portes exactement comme on s’y attendait en suivant les indications fournies par la Bible. Mais qu’en serait-il à Guézer, située au sud? Yadin savait que l’archéologue irlandais R. Macalister n’y avait trouvé aucun vestige attribué à Salomon lors des fouilles qu’il y avait effectuées de 1902 à 1909. Se pouvait-il que d’importants indices permettant de déchiffrer ce que Yadin appelait "le mystère de Guézer" aient été négligés?

Yadin raconte: "Les découvertes faites à Hazor et le fameux passage du premier livre des Rois m’ont amené à réexaminer le compte rendu de Macalister avec l’espoir de localiser une porte. Vous pouvez imaginer mon étonnement et ma vive émotion quand (...) je suis tombé sur un croquis (...) intitulé ‘Plan du château maccabéen de Guézer’." Macalister estimait que les vestiges de ce "château" dataient de l’époque de la rébellion des Maccabées (IIe siècle av. n. è.). Mais Yadin pensait que ce dessin ancien représentait peut-être ‘le mur d’une casemate, une porte extérieure et, plus important encore, ce qui ressemblait à la moitié d’une porte en tout point semblable à celles découvertes à Méguiddo et à Hazor’. Yadin publia un article dans lequel il exposait ces indices. Par la suite, William Dever entreprit des fouilles à Guézer. Qu’y découvrit-il? Il écrit avec émotion: "Salomon a bel et bien rebâti Guézer!" Comme Yadin le dit, "sans l’ombre d’un doute, non seulement l’équipe de Dever a mis au jour l’autre moitié de la porte, mais l’étude des strates et des poteries a apporté la preuve irréfutable que l’ensemble avait été bâti à l’époque de Salomon".

L’énigme était donc percée. À ce propos, voici ce que Yadin a fait remarquer dans The Biblical Archaeologist (Volume XXXIII, 1970, 3): "Ce bref passage du livre biblique des Rois a permis de localiser et de dater les fortifications, érigées du temps de Salomon, sur un même modèle pour les trois villes." "Il semble bien qu’à aucun autre moment dans l’histoire de l’archéologie un passage ait autant que 1 Rois 9:15 facilité l’identification et la datation d’édifices dans plusieurs des tells les plus importants."

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 15:23

“On peut dire que le Nouveau Testament est aujourd’hui, de loin, le livre le plus étudié du monde”, lit-on sous la plume de Hans Küng dans son livre “Être chrétien”. Ces propos n’ont rien d’excessif. Au cours des trois siècles écoulés, on ne s’est pas contenté d’étudier les Écritures grecques chrétiennes, on les a littéralement disséquées et analysées avec plus de soin que n’importe quel autre ouvrage.

 

CERTAINS chercheurs sont parvenus à des conclusions saugrenues. Au XIXe siècle, un Allemand du nom de Ludwig Noack prétendait que l’Évangile de Jean avait été écrit en 60 de notre ère par le disciple bien-aimé, qui, d’après lui, n’était nul autre que Judas! Ernest Renan avançait pour sa part que la résurrection de Lazare était probablement une supercherie arrangée par Lazare lui-même pour démontrer que Jésus était bien le faiseur de miracles qu’il disait être. Le théologien allemand Gustav Volkmar soutenait, quant à lui, que Jésus, le personnage historique, n’avait absolument pas pu se présenter comme le Messie.

 

Bruno Bauer, philosophe allemand, décréta de son côté que Jésus n’avait jamais existé. “Il maintenait que le christianisme primitif avait, pour véritables inspirateurs, Philon, Sénèque et les gnostiques. Il en déduisit que Jésus n’était pas un personnage historique (...), et que la religion chrétienne était née vers la fin du IIe siècle d’une forme de judaïsme fortement influencée par le stoïcisme.”

 

Aujourd’hui, peu de gens adhèrent à des conceptions aussi tranchées. Cependant, comme leurs travaux en témoignent, les exégètes modernes sont encore nombreux à croire que les Écritures grecques chrétiennes comportent des légendes, des mythes et diverses exagérations. Mais en est-il bien ainsi?

 

À quand remonte le “Nouveau Testament”?

 

Les mythes et les légendes ne se développent que si le temps leur en est laissé. Il importe donc de savoir à quand remonte la rédaction du “Nouveau Testament”. Selon l’historien Michael Grant, la partie historique des Écritures grecques chrétiennes commença à être consignée “trente ou quarante ans après la mort de Jésus”. William Albright, spécialiste d’archéologie biblique, cite la conclusion à laquelle est parvenu C. Torrey, à savoir “que tous les évangiles furent écrits avant 70 ap. J.-C. et que leur contenu put être entièrement rédigé dans les vingt années qui suivirent la crucifixion”. Pour sa part, Albright estime que leur rédaction s’est achevée au plus tard “vers 80 ap. J.-C.”. Bien que d’autres estimations présentent de légères divergences, on s’accorde à dire que le “Nouveau Testament” était complet dès la fin du Ier siècle.

 

Que faut-il en conclure? Albright poursuit: “Une période de vingt à cinquante années est trop courte pour que se soit corrompu le contenu essentiel des évangiles ou même la phraséologie des paroles de Jésus.” Le professeur Gary Habermas ajoute: “Les Évangiles ont été rédigés très peu de temps après les faits dont ils rendent compte, tandis que les récits historiques de l’Antiquité relatent souvent des événements qui se sont produits des siècles auparavant, événements que les historiens modernes sont pourtant en mesure d’appréhender.”

 

En d’autres termes, les récits historiques des Écritures grecques chrétiennes sont au moins aussi crédibles que ceux de l’histoire profane. Les quelques décades qui séparent la naissance du christianisme des premiers écrits n’ont certainement pas laissé aux mythes et aux légendes le temps de se développer et de se répandre sur une grande échelle.

 

Des témoins oculaires

 

Ces mythes et ces légendes avaient d’autant moins de raisons d’apparaître que ces récits, pour une large part, portent l’empreinte de témoins oculaires. Le rédacteur de l’Évangile de Jean s’exprime ainsi: “C’est ce disciple [le disciple que Jésus aimait] qui rend témoignage de ces choses, et qui a écrit ces choses.” (Jean 21:24). L’auteur du livre de Luc déclare de son côté: ‘Ceux qui, dès le commencement, devinrent témoins oculaires et serviteurs du message nous ont transmis les faits.’ (Luc 1:2). Parlant des témoins de la résurrection de Jésus, l’apôtre Paul dit: “La plupart sont demeurés en vie jusqu’à présent, mais quelques-uns se sont endormis dans la mort.” — 1 Corinthiens 15:6.

 

Notons à ce sujet la remarque judicieuse du professeur F. Bruce: “Contrairement à ce que semblent penser certains écrivains, il était loin d’être aussi simple, en ces premières années, d’attribuer certaines paroles ou certains actes à Jésus alors que la plupart de ses disciples étaient encore là pour rappeler ce qui s’était ou ne s’était pas passé. (...) Les disciples n’avaient pas le droit à l’erreur (ni a fortiori celui de déformer sciemment les faits): ils auraient été sur-le-champ percés à jour par ceux qui ne se seraient que trop empressés de le faire. Bien au contraire, un des points forts de la prédication apostolique des premiers temps est qu’elle se référait ouvertement à des faits connus des auditeurs; les apôtres ne se contentaient pas de dire: ‘Nous sommes témoins de ces choses’, ils ajoutaient: ‘Comme vous le savez vous-mêmes.’ (Actes 2:22).”

 

Le texte est-il digne de foi?

 

Se pourrait-il que les récits authentiques des témoins oculaires aient été dénaturés par la suite? En d’autres termes, des mythes et des légendes sont-ils venus se greffer sur le texte original une fois terminé? Comme nous l’avons déjà montré, le texte des Écritures grecques chrétiennes a été mieux préservé que n’importe quel autre écrit de l’Antiquité. Kurt et Barbara Aland, spécialistes du texte grec de la Bible , ont répertorié près de 5 000 manuscrits anciens qui nous sont parvenus, et dont certains remontent au IIe siècle de notre ère. Un enseignement se dégage de ce monceau de preuves: le texte est foncièrement exact. En outre, de nombreuses traductions anciennes, dont la plus vieille date d’environ 180 de notre ère, viennent elles aussi confirmer l’intégrité du texte9.

 

On peut donc affirmer qu’une fois achevé, le texte original des Écritures grecques chrétiennes n’a en aucune façon subi l’adjonction de légendes ou de mythes. Le texte que nous possédons est en substance identique au texte autographe; son authenticité n’est pas douteuse puisque les chrétiens de l’époque eux-mêmes la reconnaissaient. Mais peut-on juger de la valeur historique de la Bible en la comparant à d’autres récits historiques? Dans une certaine mesure, c’est chose possible.

 

Les documents extra-bibliques

 

Précisons tout d’abord qu’on ne trouve en dehors de la Bible que peu de renseignements sur la vie de Jésus et des apôtres. Cela n’a rien d’étonnant puisqu’au Ier siècle les chrétiens étaient relativement peu nombreux et ne prenaient aucune part aux affaires politiques. Néanmoins, les données fournies par l’Histoire s’accordent avec le récit biblique.

 

Parlant d’une retentissante défaite militaire qu’avait subie Hérode Antipas, l’historien juif Josèphe écrivit ces lignes en 93 de notre ère: “Plusieurs Juifs ont cru que cette défaite de l’armée d’Hérode était une punition de Dieu, à cause de Jean, surnommé Baptiste. C’était un homme de grande piété qui exhortait les Juifs à embrasser la vertu, à exercer la justice, et à recevoir le baptême après s’être rendus agréables à Dieu.” Josèphe confirme donc le récit biblique présentant Jean le baptiseur comme un homme juste, qui prêchait la repentance, et qu’Hérode fit exécuter. — Matthieu 3:1-12; 14:11.

 

Josèphe fait également mention de Jacques, le demi-frère de Jésus, qui, selon la Bible , ne fut pas un disciple de la première heure, mais devint par la suite un ancien éminent à Jérusalem (Jean 7:3-5; Galates 1:18, 19). L’historien livre ce rapport sur l’arrestation de Jacques: “[Ananus] assembl[a] un conseil devant lequel il fit venir Jacques, frère de Jésus, nommé Christ, et quelques autres.” Ces faits relatés par Josèphe offrent une preuve supplémentaire de l’historicité de “Jésus, nommé Christ”.

 

D’autres écrivains du début de notre ère citent des événements rapportés dans les Écritures grecques. Ainsi, selon les Évangiles, bon nombre de contemporains de Jésus accueillirent favorablement sa prédication en Palestine. Mais l’exécution de Jésus, ordonnée par Ponce Pilate, plongea les disciples dans un profond désarroi. Pourtant, on retrouve peu après ces mêmes disciples annonçant hardiment dans tout Jérusalem que leur Seigneur avait été ressuscité! En quelques années seulement, le christianisme s’était répandu d’un bout à l’autre de l’Empire romain. — Matthieu 4:25; 26:31; 27:24-26; Actes 2:23, 24, 36; 5:28; 17:6.

 

Nous trouvons confirmation de ces faits chez l’historien Tacite, qui n’appréciait guère le christianisme. Peu après la fin du Ier siècle, il raconte les persécutions cruelles que Néron infligeait aux chrétiens, en ajoutant cette précision: “Ce nom [chrétiens] leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus. Réprimée sur le moment, cette exécrable superstition perçait de nouveau, non seulement dans la Judée , berceau du mal, mais à Rome même.”

 

En Actes 18:2, le rédacteur biblique rapporte que “[l’Empereur romain] Claude avait ordonné à tous les Juifs de quitter Rome”, expulsion que Suétone, historien romain du IIe siècle mentionne également. Voici ce qu’on lit dans son livre Le dieu Claude: “Il [Claude] expulsa de Rome des Juifs qui provoquaient perpétuellement des troubles, à l’instigation de Chrestos.” Si “Chrestos” désigne ici Jésus Christ, et s’il se passait à Rome ce qui s’était déjà produit dans d’autres villes, les émeutes rapportées par Suétone n’étaient pas alors à mettre au compte de Christ (c’est-à-dire de ses disciples). Elles étaient plutôt la manifestation de l’opposition violente des Juifs à la prédication inlassable des chrétiens.

 

Au milieu du IIe siècle, Justin écrivit ces mots sur la mort de Jésus: “Vous pouvez lire tout ce récit dans les actes de Ponce-Pilate.” Selon Justin, ces registres faisaient aussi état des miracles opérés par Jésus, comme en témoigne ce qu’il écrit encore: “Or, qu’il ait accompli ces miracles, les actes de Ponce-Pilate vous en donnent la preuve.” S’il est vrai que ces “actes” ou registres officiels ont disparu, il est par contre très probable qu’ils aient existé au IIe siècle, ce qui permettait à Justin d’y renvoyer les lecteurs soucieux de contrôler ses dires.

 

Le témoignage de l’archéologie

 

Les découvertes archéologiques sont également venues éclairer ou confirmer le témoignage des Écritures grecques. En 1961, à Césarée, on a retrouvé le nom de Ponce Pilate gravé sur une pierre dans les ruines d’un théâtre romain. Avant cette découverte, on ne disposait que de peu d’indices, en dehors de la Bible elle-même, pour attester l’existence de ce gouverneur romain.

 

L’Évangile de Luc nous apprend que Jean le baptiseur entreprit son ministère quand “Lysanias était chef de district d’Abilène”. (Luc 3:1.) Tous ne souscrivaient pas à cette chronologie, car le Lysanias dont parlait Josèphe, s’il avait effectivement gouverné l’Abilène, était mort en 34 avant notre ère, bien avant la naissance de Jean. Toutefois, des archéologues ont retrouvé dans cette région une inscription révélant l’existence d’un autre Lysanias qui était tétrarque (chef de district) sous Tibère César, l’empereur qui régnait à Rome à l’époque où Jean commença à prêcher. Ce Lysanias pourrait très bien être celui auquel Luc se référait.

 

Le livre des Actes présente Paul et Barnabas envoyés à Chypre dans le cadre de leur œuvre missionnaire et rencontrant un proconsul dénommé Sergius Paulus, un “homme intelligent”. (Actes 13:7.) Au milieu du XIXe siècle, des fouilles pratiquées à Chypre ont mis au jour une inscription datant de l’an 55 de notre ère sur laquelle figure le nom de ce personnage. Parlant de cette découverte, l’archéologue Ernest Wright précise: “À l’exception de la Bible , c’est tout ce que nous possédons sur ce proconsul, dont on notera que Luc nous donne avec exactitude le nom et le titre.”

 

Alors qu’il se trouvait à Athènes, Paul dit avoir remarqué un autel dédié “à un Dieu inconnu”. (Actes 17:23.) Des autels consacrés à des dieux anonymes, portant des dédicaces en latin, ont été découverts en différentes régions de l’Empire romain. L’un d’eux, retrouvé à Pergame, portait une inscription en grec, comme celui d’Athènes.

 

À Éphèse, Paul se heurta à l’opposition violente des orfèvres, qui tiraient leurs revenus de la fabrication de sanctuaires et d’images de la déesse Artémis. Éphèse passait à l’époque pour “la gardienne du temple de la grande Artémis”. (Actes 19:35.) Conformément à ces indications, le site de l’antique Éphèse a livré de nombreuses figurines d’Artémis en terre cuite et en marbre. Au siècle dernier, on a même mis au jour les vestiges du gigantesque temple de la ville.

 

L’accent de la vérité

 

Il ressort de ce qui précède que l’Histoire et l’archéologie éclairent et, dans une certaine mesure, confirment les récits historiques des Écritures grecques. Mais, là encore, c’est le contenu de ces livres qui offre la meilleure garantie de leur véracité. Celui qui les lit n’a nullement le sentiment d’avoir affaire à des mythes, il reconnaît au contraire l’accent de la vérité.

 

Tout d’abord, les Écritures se signalent par leur franchise. Considérez le cas de l’apôtre Pierre: la Bible nous peint en détail son embarras quand il voulut marcher sur les eaux et qu’il commença à s’enfoncer. En une autre occasion, Jésus lança à cet apôtre très respecté: “Passe derrière moi, Satan!” (Matthieu 14:28-31; 16:23). Les Écritures nous montrent encore l’apôtre endormi pendant son tour de garde, puis reniant son Seigneur à trois reprises, après qu’il se fut targué de ne jamais abandonner Jésus, fût-il le seul. — Matthieu 26:31-35, 37-45, 73-75.

 

Pierre n’est d’ailleurs pas le seul personnage dont les Écritures nous dévoilent les faiblesses. Ce récit plein de franchise ne passe pas sous silence les querelles des apôtres pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand (Matthieu 18:1; Marc 9:34; Luc 22:24). Elles ne nous cachent pas non plus la démarche de la mère des apôtres Jacques et Jean, qui demanda à Jésus de réserver à ses fils les meilleures places dans son Royaume (Matthieu 20:20-23). Le “violent mouvement de colère” qui éclata entre Barnabas et Paul est lui aussi fidèlement rapporté. — Actes 15:36-39.

 

Fait tout aussi remarquable, le livre de Luc précise que les premières à apprendre la résurrection de Jésus furent “les femmes qui étaient venues avec lui de Galilée”. C’est là un détail tout à fait insolite au Ier siècle, dans une société dominée par les hommes. D’ailleurs, selon Luc, leurs propos “parurent comme de pures absurdités” aux apôtres (Luc 23:55 à 24:11). Si les récits historiques des Écritures grecques ne sont pas véridiques, il a fallu que quelqu’un les imagine. Mais pourquoi aurait-on inventé des anecdotes présentant des personnages aussi respectés sous un jour aussi peu favorable? En réalité, si ces faits ont été consignés, c’est uniquement parce qu’ils étaient authentiques.

 

Jésus Un personnage historique

 

Beaucoup voient en Jésus, tel que le décrit la Bible , un personnage fictif et idéalisé. L’historien Michael Grant émet cependant cette remarque: “Si, comme il se doit, nous étudions le Nouveau Testament en nous référant aux critères que nous sommes tenus d’observer pour d’autres écrits historiques de l’Antiquité, nous n’avons pas plus de raisons de rejeter l’existence de Jésus que celle de toute une série de personnages païens dont l’historicité n’est jamais remise en cause.”

 

La Bible a sans conteste l’accent de la vérité, non seulement quand elle relate la vie de Jésus, mais aussi quand elle révèle sa personnalité. Il n’est guère facile d’inventer un être hors du commun et d’en dresser un portrait qui reste cohérent d’un bout à l’autre d’un livre. Il est quasiment impossible que quatre écrivains différents décrivent un même personnage et en donnent la même image si l’original est fictif. En offrant quatre récits qui décrivent manifestement la même personne, Jésus, les Évangiles font la preuve de leur véracité.

 

Michael Grant pose ensuite cette question des plus pertinentes: “Comment se fait-il que tous les Évangiles dressent sans exception le portrait remarquablement net d’un jeune homme attrayant, évoluant librement parmi des femmes de toutes sortes, y compris celles de très mauvaise réputation, sans que transparaisse le moindre soupçon de sentimentalité, de gêne ou de pruderie, et sans pour autant qu’il ne perde rien de son naturel?” La réponse s’impose: cet homme a réellement existé et s’est vraiment comporté comme la Bible le dit.

 

Ils se refusent à croire Pourquoi?

 

Puisque l’historicité des Écritures grecques est indubitable, pourquoi certains la nient-ils? Et pourquoi de nombreux autres ne reconnaissent-ils l’authenticité que de quelques textes seulement? C’est principalement parce que la Bible relate des faits que les intellectuels de notre époque ne veulent pas croire. Elle affirme par exemple que Jésus a accompli et énoncé des prophéties, qu’il a opéré des miracles ou encore qu’il a été ressuscité d’entre les morts.

 

Au XXe siècle, dominé par le scepticisme, toutes ces choses passent pour inconcevables, témoin cette remarque du professeur Ezra Gould à propos des miracles: “Certains critiques trouvent à se justifier en prétextant (...) que les miracles n’existent pas.” Il en est qui concèdent à Jésus quelques guérisons, mais uniquement celles qu’ils attribuent à une action psychosomatique, au ‘pouvoir de l’esprit sur la matière’. Quant aux autres miracles, la plupart les rejettent, les prétendant forgés de toutes pièces ou basés sur un fait réel qui aurait été déformé par la tradition.

 

On peut illustrer cette dernière objection en s’arrêtant sur l’épisode où Jésus nourrit une foule de plus de 5 000 personnes avec seulement quelques pains et deux poissons (Matthieu 14:14-22). Heinrich Paulus, exégète du XIXe siècle, avança cette explication: Avec ses apôtres, Jésus s’est retrouvé entouré d’une foule importante qui commençait à avoir faim. Décidant de donner un bel exemple aux riches qui étaient présents, il offrit à la multitude le peu de nourriture que lui-même et ses apôtres possédaient. Il fut bientôt imité par ceux qui avaient amené des provisions, si bien que tous furent finalement rassasiés.

 

Si les choses se sont effectivement passées ainsi, c’est certes là une démonstration spectaculaire de l’effet que produit un bon exemple. Pourquoi faudrait-il alors modifier un récit déjà captivant et constructif pour lui donner l’air d’un miracle? Ceux qui essaient de prouver que les miracles n’ont rien de miraculeux suscitent néanmoins plus de questions qu’ils n’en résolvent. Tous partent d’ailleurs de fausses prémisses, en postulant que les miracles sont impossibles. Mais pourquoi n’en irait-il pas différemment?

 

Les Écritures hébraïques comme les Écritures grecques répondent à des normes rigoureuses d’historicité. Pourtant, toutes deux énoncent des prophéties et relatent des miracles (voir 2 Rois 4:42-44). À quelle conclusion aboutirait-on s’il s’avérait que ces prophéties sont véridiques, que ces miracles se sont vraiment produits? Ce serait la preuve que la Bible a Dieu pour véritable auteur et qu’elle est bien sa Parole, non celle des hommes.

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 22:58

PENZIAS et Wilson accusèrent les pigeons. Lorsque leur appareillage radio de haute sensibilité capta un sifflement étrange, les deux scientifiques se livrèrent à quelques vérifications et découvrirent la présence d’un couple de pigeons perchés sur leur antenne géante. Mais lorsque le sifflement agaçant persista après qu’on eut chassé les intrus emplumés, il fallut se rendre à l’évidence: le bruit perçu venait des profondeurs de l’espace.

 

 

D’après les scientifiques, ce que Penzias et Wilson croyaient être un rayonnement statique était en réalité l’écho du “big bang”, l’explosion qui donna naissance à notre univers, dans un passé infini. La découverte de ces chercheurs, à laquelle est venue s’ajouter une accumulation d’autres preuves, a conduit des scientifiques à envisager une possibilité surprenante: La Bible a raison de dire: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.” — Genèse 1:1.

 

 

Pour ne citer qu’un exemple, la revue New Scientist (édition du 23 juin 1983) laissait apparaître le titre suivant: “La science naissante de la cosmologie ne nie pas ni ne peut rejeter l’existence de Dieu.” L’auteur de l’article, professeur de physique, a fait cette déclaration:

 

 

“Au cours de ces dernières années, de plus en plus de scientifiques ont été frappés par ce qu’ils envisagent comme une succession d’événements fortuits où de ‘coïncidences’ survenues dans les lois de la physique pour permettre à l’univers de donner naissance au système familier que nous voyons: galaxies, étoiles, atomes et ce qui importe le plus, nous (...). Le plus infime changement intervenant respectivement dans le domaine de la gravitation et dans celui des forces électromagnétiques transformerait les étoiles semblables au soleil en géantes bleues ou en naines rouges. Tout autour de nous, nous semblons voir la preuve que la nature a fait le meilleur choix.”

 

 

De toute évidence, les découvertes faites par le télescope n’ont pas ôté les raisons profondes de croire en un Créateur. Dès lors, peut-on considérer avec sérieux la Bible , le principal livre religieux? Oui, car la recherche scientifique a fourni des motifs impérieux d’agir ainsi. Examinons certains d’entre eux.

 

 

‘UNE ÉTOILE DIFFÈRE D’UNE AUTRE ÉTOILE’

 

 

Les nouvelles découvertes rendent fréquemment caduques les précédentes au point que dès sa publication un ouvrage scientifique est souvent dépassé. Cependant, bien que la Bible ait été écrite des siècles avant la mise au point du télescope et du microscope, elle aborde des sujets scientifiques avec une insigne précision.

 

 

Les paroles de l’apôtre Paul en I Corinthiens 15:41 en fournissent un exemple: “Autre est la gloire du soleil, et autre la gloire de la lune, et autre la gloire des étoiles; une étoile même diffère en gloire d’une autre étoile.”

 

 

Pour l’observateur occasionnel, la plupart des étoiles se ressemblent, à l’exception de leur luminosité qui est différente. Néanmoins, les astronomes disent que les étoiles sont distinctes par leurs couleurs, la gamme des teintes s’étendant du blanc au rouge, en passant par le bleuâtre, le jaune, l’orange et le rouge orangé. Les pulsars (il s’agirait d’étoiles effondrées qui tournoient sur elles-mêmes) ont une “gloire” unique. Comme des moulinets munis d’un encliquetage, ils émettent des signaux radio toutes les fractions de seconde. Les pulsars Crab et Vela émettent même de la lumière visible. Les étoiles diffèrent aussi par leurs densités et par leurs tailles. Selon des estimations jugées prudentes, l’étoile Bételgeuse aurait plus de 400 millions de kilomètres de diamètre. Si son centre se situait à l’emplacement du soleil, cette étoile engloberait la Terre et le reste de notre système solaire jusqu’à l’orbite de Mars.

 

 

Comment l’apôtre Paul put-il écrire des vérités scientifiques alors qu’il ne possédait même pas un instrument aussi rudimentaire que celui de Galilée pour les découvrir? L’inspiration divine est la seule réponse possible.

 

 

“LES ORDONNANCES DES CIEUX”

 

 

“Peux-tu nouer les liens de la constellation de Kimah ou peux-tu dénouer les cordes de la constellation de Késil?” demanda Dieu. “Sais-tu les ordonnances des cieux, ou pourrais-tu établir son autorité sur la terre?” (Job 38:31, 33). Pendant des siècles, les hommes ignoraient que des “ordonnances” ou lois régissaient les mouvements des corps célestes. L’application des découvertes de Kepler, de Newton, d’Einstein et d’autres chercheurs, a aidé les astronomes à comprendre que les forces de la gravitation constituent les “liens” qui unissent les étoiles d’une même constellation, comme celle de “Kimah”.

 

 

D’après les astronomes, les étoiles ne sont pas immobiles. Un spécialiste de l’espace a avancé l’idée que les étoiles ‘décrivent une rotation autour du centre ou du noyau de la galaxie, comme dans un manège géant’. D’ailleurs, il faut environ 200 millions d’années au soleil pour décrire sa trajectoire dans la Voie lactée. La Bible a donc raison de dire que les étoiles ont une orbite.

 

 

LA VIE PROVIENT DE LA VIE

 

 

De son côté, le microscope accorde de la crédibilité à la Bible. Examinez par exemple la loi biologique énoncée en Genèse chapitre un: Les choses vivantes se reproduisent ‘selon leur espèce’. Aujourd’hui l’emploi de puissants microscopes a permis aux scientifiques de mieux comprendre le phénomène de la reproduction et les limites génétiques qui prouvent le fondement scientifique de cette déclaration biblique.

 

 

En Psaume 36:9, la Bible ajoute ce qui suit au sujet de Dieu: “Auprès de toi est la source de la vie; par la lumière venant de toi nous voyons la lumière.” Pendant des siècles, la théorie du philosophe grec Aristote eut un franc succès: pour lui la vie venait spontanément de la matière inerte. Jusqu’au XVIIe siècle, des gens instruits croyaient que les souris naissaient de vieux chiffons, les charançons de la farine, les grenouilles de la boue et les anguilles de la rosée.

 

 

Le débat sur l’origine de la vie faisait toujours rage lorsque Charles Darwin publia en 1859 son ouvrage L’Origine des espèces. Beaucoup citaient la soi-disant génération spontanée des bactéries pour appuyer l’évolution et expliquer ainsi l’origine de la vie. Au cours de la même année, Pouchet apporta la ‘preuve’ que les microorganismes naissent de l’eau, de l’air et du foin. Cette affirmation fut contredite par Pasteur; il démontra que des bactéries portées par l’air sur des particules de poussière pouvaient avoir contaminé les expériences de Pouchet.

 

 

Pouchet, inébranlable, répéta alors ses expériences dans les Pyrénées avec un air exempt de toute poussière. En outre, il fit bouillir un mélange de foin et d’eau pour tuer toute bactérie existante. Ainsi, quand son mélange se mit à grouiller de vie bactérienne, Pouchet acquit la certitude d’avoir apporté la preuve de la génération spontanée. Pourtant, en 1870, John Tyndall, un homme de science irlandais, découvrit que les bactéries du foin fabriquent des spores qui résistent à la chaleur et peuvent survivre à plusieurs heures de stérilisation. Hélas! pour Pouchet, son mélange n’avait pas été correctement stérilisé. Les expériences de Tyndall portèrent ainsi un coup mortel à la théorie de la génération spontanée.

 

 

Avec les microscopes en service de nos jours, les scientifiques peuvent observer la division et la multiplication cellulaires. Que la vie provienne d’une vie préexistante est maintenant un fait scientifique établi, un fait signalé par la Bible depuis des siècles.

 

 

L’EMBRYON

 

 

En Psaume 139:16, le rédacteur s’adresse à Dieu et lui dit: “Tes yeux virent mon embryon, et dans ton livre se trouvaient inscrites toutes ses parties.” Vous remarquerez que la Bible prétend que ‘toutes les parties’ d’un embryon ‘sont inscrites’. Au moyen de cette formule poétique, le psalmiste se réfère apparemment à un élément que les scientifiques n’ont découvert que récemment, savoir l’ADN, ou matériel génétique présent dans chaque cellule. Un article scientifique publié dans un magazine nous rappelle que “personne n’a jamais été en mesure de ‘lire’” ce matériel génétique, “pas même le plus puissant des microscopes électroniques. Toutefois, les scientifiques savent que ces particules d’informations sont propres à chaque individu et déterminent à la fois sa personnalité et son aspect physique”.

 

 

LE LIVRE QUI BÂTIT LA FOI

 

 

Merlyn Mehl, un physicien attaché à une université d’Afrique du Sud, a déclaré récemment: “Il est difficile d’imaginer comment un esprit formé au raisonnement scientifique ne pourrait pas être frappé par la véracité des Écritures. L’unité et l’harmonie qui existent dans l’univers physique inanimé sont clairement visibles dans la Bible , ce livre qui inspire tant de respect.” Certes, la Bible ne se veut pas livre de sciences. Cependant, elle répond aux questions qui préoccupent les hommes. La science nous livre ses révélations sur l’univers et elle analyse les mécanismes complexes des processus de la vie. Mais de quel intérêt sont toutes ces choses si nous ignorons le but même de l’existence? Seule la Bible fournit une réponse satisfaisante à cette question.

 

 

C’est ce que comprit le psalmiste David. Comme les astronomes de notre époque, il passait beaucoup de temps à étudier les cieux étoilés. “Les cieux proclament la gloire de Dieu”, fit-il remarquer. Mais David comprit qu’il n’était pas suffisant de s’émerveiller au contact de la nature. Aussi poursuivit-il en ces termes: “La loi de Jéhovah est parfaite, ramenant l’âme. L’avertissement de Jéhovah est digne de foi, rendant sage l’inexpérimenté. Les ordres de Jéhovah sont droits, réjouissant le cœur.” — Psaume 19:1-4, 7, 8.

 

 

Le télescope et le microscope ont montré de manière spectaculaire que, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, notre monde compliqué inspire un respect mêlé de crainte. Les problèmes que nous devons affronter sont eux aussi d’une trop grande complexité pour être résolus sans aide divine. “Je sais bien, ô Jéhovah, qu’à l’homme terrestre n’appartient pas sa voie. Il n’appartient pas à l’homme qui marche de diriger son pas.” (Jérémie 10:23). Des montagnes d’informations scientifiques ne peuvent sauver l’humain au moment où il semble plonger tête première vers son autodestruction. Aussi des personnes réfléchies cherchent-elles ailleurs des solutions. Elles sont fournies par un livre qui a résisté aux ravages du temps et à l’examen scientifique minutieux du télescope et du microscope.

 

 

 

 

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 19:44

Nous n’en savons rien. Beaucoup pensent que le ‘fruit défendu’ était une pomme, et au fil des siècles, les artistes l’ont souvent représenté ainsi. Mais la Bible ne précise pas le nom de l’arbre et de son fruit. Ève en parle simplement comme “du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin”. — Genèse 3:3.

 

 

L’article “Pomme” dans l’ouvrage Perspicacité grâce aux Écritures (angl.) est intéressant sous ce rapport:

 

 

“Un certain nombre d’hypothèses ont été avancées quant à l’identité de l’arbre et du fruit que désigne l’hébreu tappouah. Le mot lui-même indique ce par quoi le parfum ou la senteur du fruit se distingue. Il vient du radical naphah, qui signifie ‘souffler, haleter’. (Gn 2:7; Jb 31:39; Jr 15:9.) À ce sujet, M. Fisher a écrit: ‘Le rapport [à naphah] semble de prime abord forcé sur le plan sémantique, mais les idées de “souffler” et d’“exhaler une odeur” sont liées. Le terme parallèle pouah signifie à la fois “souffler” (en parlant du vent) et “exhaler une odeur agréable, être parfumé”.’ — Lexique théologique de l’Ancien Testament (angl.), édité par R. Harris, 1980, vol. 2, p. 586.

 

 

“On a proposé d’autres fruits à la place de la pomme: l’orange, le citron, le coing et l’abricot. (...) Toutefois, le mot arabe touffah, qui lui est apparenté, signifie en premier lieu ‘pomme’. On notera avec intérêt que les noms de lieux hébreux Tappuah et Beth-Tappuah (probablement donnés à l’origine parce que ce fruit était répandu dans les environs) ont été conservés dans leurs équivalents hébreux par l’utilisation de ce mot (Jos 12:17; 15:34, 53; 16:8; 17:8). Ces lieux ne sont pas situés dans les basses plaines, mais sur des collines où le climat est généralement assez tempéré. En outre, on ne peut exclure complètement la possibilité de variations climatiques dans le passé (...). D’ailleurs, le pommier pousse bel et bien en Palestine de nos jours; cet arbre semble donc correspondre tout à fait à la description qu’en donne la Bible. Le docteur Thomson, qui passa 45 ans en Syrie et en Palestine au siècle dernier, rapporta même avoir vu des vergers de pommiers dans la région d’Askélon, dans les plaines de Philistie. — La terre et le Livre (angl.), révisé par J. Grande, 1910, pp. 545, 546.

 

 

“Il est question du pommier (Pyrus malus) principalement dans le Cantique des cantiques où, pour exprimer son amour, la Sulamite compare son berger bien-aimé à l’ombre agréable d’un pommier et à la douceur de son fruit (Ct 2:3, 5). En retour, le berger compare l’haleine de la jeune fille à l’odeur suave des pommes (7:8; voir aussi 8:5). Le livre des Proverbes (25:11) fait un parallèle entre des paroles appropriées, dites en leur temps, et ‘des pommes d’or dans des ciselures d’argent’. Joël 1:12 est le seul autre verset où il est question de pomme. La tradition selon laquelle la pomme était le fruit défendu en Éden est dépourvue de tout fondement biblique. De même, l’expression ‘la pomme de l’œil’ figure dans la King James Version (Ps 17:8; Pr 7:2; et d’autres textes), mais il ne s’agit pas d’une expression hébraïque, la traduction littérale étant ‘la pupille de l’œil’.” — Perspicacité grâce aux Écritures (angl.), volume 1, pages 131-2, publié en 1988 par la Watchtower Bible and Tract Society of New York, Inc.

 

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 01:34

La Bible de Saci, la traduction d’Ostervald et d’autres versions parlent de licornes. Mais ce n’est pas le cas des versions modernes qui rendent l’hébreu de manière exacte. — Psaumes 22:21; 29:6; 92:10, MN (22:22; 29:6; 92:11, Ostervald).

 

À travers les siècles se sont formés des mythes qui parlent d’un animal ayant le corps et la tête d’un cheval, mais les pattes d’un cerf et la queue d’un lion. La caractéristique peut-être la plus typique de cette créature légendaire est la corne unique vrillée qu’elle porte sur le front. (Le professeur Paul Haupt explique: ‘Dans les collections médiévales, les cornes de rhinocéros ou les défenses de narvals (également appelés licornes de mer) étaient assimilées à des cornes de licornes.’)

 

“On croyait autrefois que la corne de licorne contenait un antipoisons, et, au Moyen Âge, des poudres prétendument faites de ces cornes se vendaient à des prix extrêmement élevés. La plupart des savants pensent que la notion de licorne était née des récits transmis de bouche à oreille en Europe sur le rhinocéros.” (The World Book Encyclopedia). Certains monuments assyriens et babyloniens portent des représentations d’animaux à une corne. On estime aujourd’hui qu’il s’agit de cerfs, de bouquetins, de vaches ou de taureaux vus de profil, sous un angle qui ne montre pas les deux cornes.

 

Cela n’est pas sans intérêt pour ceux qui étudient la Bible , car les Écritures évoquent neuf fois un animal par le terme hébreu re´ém (Nombres 23:22; 24:8; Deutéronome 33:17; Job 39:9, 10; Psaumes 22:21; 29:6; 92:10; Ésaïe 34:7). Les traducteurs ont longtemps été dans le doute quant à l’identité de l’animal. La Septante grecque a rendu re´ém dans le sens de “à une corne”, ou licorne.  La Vulgate latine le traduit souvent par “rhinocéros”. D’autres versions emploient “bœuf sauvage”, “bêtes sauvages” ou “buffle”. Robert Young transcrit simplement l’hébreu en anglais par “Reem”, ce qui n’éclaire pas le lecteur.

 

Les biblistes modernes ont pourtant grandement fait la lumière sur re´ém. Les lexicographes Ludwig Kœhler et Walter Baumgartner expliquent que ce mot désigne les “bœufs sauvages”, connus sous le nom scientifique de bos primigenius. Il s’agit là d’une “subdivision de la grande famille des ongulés à cornes”. On peut lire dans la Nouvelle Encyclopédie britannique:

 

“Certains passages poétiques de l’Ancien Testament évoquent un puissant et splendide animal à corne appelé re´ém. Ce mot est rendu par ‘licorne’ ou ‘rhinocéros’ dans beaucoup de versions, mais de nombreuses traductions modernes préfèrent ‘bœuf sauvage’ (aurochs) qui est le sens exact de l’hébreu re´ém.

 

Comme en français courant “bœuf” emporte l’idée d’un mâle castré, Les Saintes Écritures Traduction du monde nouveau rendent constamment re´ém, de façon exacte, par “taureau sauvage”. L’aurochs (bœuf ou taureau sauvage) s’est apparemment éteint au XVIIe siècle, mais les savants sont arrivés à la conclusion qu’il était sensiblement différent de la licorne dont parlent les légendes. L’ancien aurochs avait un corps haut d’environ 1,80 mètre et long de quelque 3 mètres. Il pouvait peser jusqu’à 900 kilogrammes, et chacune de ses deux cornes pouvait mesurer plus de 75 centimètres de long.

 

Cela s’accorde certainement avec l’emploi de re´ém, ou taureau sauvage, dans la Bible. Il était connu pour être un animal fort et indocile (Job 39:10, 11), mais aussi rapide (Nombres 23:22; 24:8). Il possédait sans doute deux cornes, et non une seule comme la légendaire licorne. Moïse a mentionné ses cornes dans une allusion imagée aux deux tribus puissantes qui sortiraient des deux fils de Joseph. — Deutéronome 33:17.

 

La Bible ne corrobore donc pas la notion de licornes, rendues célèbres par les légendes. Elle décrit de façon exacte bien que succincte l’imposant et effrayant aurochs, ou taureau sauvage, qui existait aux temps bibliques et jusqu’à un passé relativement récent.

 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 16:34

La médecine moderne nous a beaucoup appris sur la propagation et la prévention des maladies. Les progrès du XIXe siècle ont introduit dans la pratique médicale l’antisepsie, méthode consistant à lutter contre l’infection par des mesures d’hygiène. Le résultat ne se fit pas attendre. On nota une diminution sensible des cas d’infection et de mort prématurée.

 

Les médecins de l’Antiquité, eux, ne saisissaient pas pleinement les phénomènes de contagion ni ne mesuraient l’importance de l’hygiène dans la prévention des maladies. Nombre de leurs pratiques médicales passeraient d’ailleurs pour barbares aujourd’hui.

 

Un des plus anciens textes médicaux parvenus jusqu’à nous est le papyrus Ebers, une compilation du savoir thérapeutique égyptien des années 1550 avant notre ère. Répertoriés dans ce rouleau, quelque 700 remèdes contre les maux les plus divers, “ de la morsure de crocodile à la douleur d’orteil”. Une encyclopédie biblique (The International Standard Bible Encyclopaedia) déclare ceci : “ Les connaissances médicales de ces médecins étaient purement empiriques, essentiellement magiques et tout à fait contraires à la science. ” La plupart des remèdes proposés étaient au mieux inefficaces, au pire extrêmement dangereux. Une prescription censée favoriser la cicatrisation recommandait par exemple de panser la plaie avec des excréments humains mélangés à d’autres substances. Par exemple, un certain texte sur papyrus explique que le cœur est relié par des vaisseaux à toutes les parties du corps ; toutefois, le même texte dit que dans les vaisseaux circulent non du sang, mais de l’air, de l’eau, du sperme et du mucus. Outre cette méconnaissance élémentaire des fonctions de l’organisme vivant, les textes médicaux sont fortement imprégnés de magie et de superstition ; les formules magiques et les incantations constituent une très grande partie des renseignements qu’ils donnent. Comme remèdes, on prescrivait bien des herbes et des plantes bénéfiques, mais aussi des ingrédients tels que du sang de souris, de l’urine ou des excréments de mouches qui, associés aux formules magiques, étaient “ calculés pour dégoûter totalement le démon et ainsi le faire sortir du corps de l’homme qu’il possédait ”. (History of Mankind, par J. Hawkes et Sir Leonard Woolley, 1963, vol. I, p. 695.) Ces aberrations contribuèrent peut-être à certaines des ‘ affections terrifiantes d’Égypte ’, dont probablement l’éléphantiasis, la dysenterie, la variole, la peste bubonique, l’ophtalmie et d’autres maux ; Israël pouvait en être protégé par une obéissance fidèle (Dt 7:15 ; voir aussi Dt 28:27, 58-60 ; Am 4:10).

 

Ce précis médical égyptien est à peu près contemporain des premiers livres de la Bible , donc de la Loi mosaïque. Né en 1593 avant notre ère, Moïse grandit en Égypte (Exode 2:1-10). Comme il appartenait à la maisonnée de Pharaon, il fut “ instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ”. (Actes 7:22.) Il connaissait bien “ les médecins ” d’Égypte (Genèse 50:1-3). Trouve-t-on l’empreinte de leurs thérapeutiques inefficaces ou dangereuses dans les écrits de Moïse ?

 

Pas du tout. La Loi mosaïque renferme au contraire des règles sanitaires très en avance sur leur temps. C’est ainsi qu’une loi concernant les campements militaires stipulait que l’on enterre les excréments en dehors du camp (Deutéronome 23:13). C’était là une mesure préventive particulièrement avancée. En effet, outre qu’elle empêchait la contamination de l’eau, elle offrait une protection contre la shigellose, transmise par les mouches, et contre les autres maladies diarrhéiques qui, aujourd’hui encore, fauchent chaque année des millions de vies dans les pays où les conditions sanitaires sont déplorables.

 

La Loi mosaïque contenait d’autres mesures préventives contre la propagation des maladies infectieuses. C’est ainsi que tout individu contagieux ou supposé tel était mis en quarantaine (Lévitique 13:1-5). Vêtements et récipients touchés par un animal mort de lui-même, peut-être de maladie, devaient être ou lavés ou détruits (Lévitique 11:27, 28, 32, 33). Quiconque touchait un cadavre était considéré comme impur et devait passer par tout un processus de purification, qui prévoyait notamment des bains et le lavage de ses vêtements. Pendant les sept jours de son ‘ impureté ’, l’individu devait éviter tout contact physique avec les autres. — Nombres 19:1-13.

 

La sagesse d’un tel code sanitaire offrait un contraste saisissant avec la médecine des nations environnantes. Plusieurs milliers d’années avant que la science médicale n’étudie les modes de propagation des maladies, la Bible recommandait des mesures préventives équilibrées. Nul ne s’étonnera dès lors des paroles de Moïse selon lesquelles les Israélites vivaient à son époque en moyenne 70 ou 80 ans. — Psaume 90:10.

 

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 19:04

VOYEZ ce qui se passe! L’homme qui tend son bâton sur la mer Rouge, c’est Moïse. Ceux qui se tiennent à ses côtés sur l’autre rive, ce sont les Israélites. Mais Pharaon et son armée périssent engloutis par les flots. Comment cela est-il arrivé?

 

Ils étaient environ 600 000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. À eux se joignit une foule nombreuse de gens qui croyaient en Dieu. Tous emmenèrent leur petit et leur gros bétail.

 

Avant de partir, les Israélites demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements. Si grande était l’épouvante où les avait jetés le dernier fléau que les Égyptiens leur donnèrent tout ce qu’ils réclamaient.

 

Après quelques jours de marche, les Israélites arrivèrent à la mer Rouge. Ils campèrent sur ses bords. Or Pharaon et ses hommes regrettaient d’avoir renvoyé Israël. ‘Qu’avons-nous fait là!’ disaient-ils.

 

Une fois de plus, Pharaon changea d’avis. Il fit vite atteler ses chars de guerre et mobiliser ses troupes. Puis il donna la chasse aux Israélites avec six cents chars d’élite et tous les autres chars du pays.

 

À la vue de Pharaon et de ses troupes lancés à sa poursuite, Israël fut saisi de terreur. Toute issue lui était coupée. La mer Rouge s’étendait d’un côté et de l’autre s’avançaient les Égyptiens. Mais Dieu intervint en mettant une nuée entre les deux camps, nuée qui dérobait Israël aux yeux de ses poursuivants, les empêchant de l’attaquer.

 

Puis Dieu ordonna à Moïse de tendre son bâton sur la mer Rouge. Moïse obéit et Dieu fit souffler un fort vent d’est. Les flots de la mer se divisèrent et se dressèrent immobiles de côté et d’autre.

 

Alors les Israélites se mirent à traverser à pied sec. Il fallut des heures aux millions de fugitifs et à leurs troupeaux pour atteindre heureusement l’autre rive. Or voici que les Égyptiens aperçurent de nouveau les Israélites. Leurs esclaves s’évadaient! Aussitôt ils pénétrèrent à leur suite au milieu de la mer.

 

À la vue des Égyptiens qui s’aventuraient dans la mer, Dieu fit perdre les roues à leurs chars. Frappés de panique, les poursuivants s’écrièrent: ‘Dieu combat pour Israël! Fuyons!’ Mais il était trop tard.

 

Car c’est à ce moment-là que Dieu ordonna à Moïse de tendre son bâton sur la mer Rouge. Moïse obéit et les murailles d’eau se rejoignirent, recouvrant les Égyptiens et leurs chars. Or toute l’armée était entrée à la suite d’Israël au milieu de la mer. Elle périt tout entière.

 

Grande fut l’allégresse du peuple de Dieu. Les hommes entonnèrent un chant en l’honneur de Dieu. ‘L’Eternel a remporté une éclatante victoire’, disaient-ils. ‘Il a jeté à la mer chevaux et cavaliers.’ Miriam, sœur de Moïse, prit son tambourin et toutes les femmes la suivirent avec leurs tambourins. Elles se mirent à danser joyeusement et reprenaient en chœur: ‘Dieu a remporté une éclatante victoire. Il a jeté à la mer chevaux et cavaliers.’

 

(Exode chapitres 12 à 15).

 

Comment les Israélites traversèrent-ils la mer Rouge?

 

Le récit biblique indique clairement que la cavalerie et les chars égyptiens poursuivirent les Israélites et étaient sur le point de les rejoindre alors qu’ils atteignaient la mer Rouge. Comment les Juifs purent-ils s’échapper tandis que la mer se dressait devant eux? Comme dit plus haut, le récit biblique nous fournit la réponse:

 

“Moïse tendit alors sa main sur la mer. Et Dieu commença à faire reculer la mer [de quelle façon?] par un fort vent d’est durant toute la nuit et à transformer le bassin de la mer en un sol ferme, et les eaux se fendaient. Finalement les fils d’Israël passèrent par le milieu de la mer, sur de la terre ferme, tandis que les eaux étaient pour eux une muraille à leur droite et à leur gauche.” — Exode 14:21, 22.

 

Nous noterons les détails particuliers de ce récit. Non seulement il y est question d’un vent violent, mais d’un “fort vent d’est”. Les eaux se fendirent et transformèrent le bassin de la mer en un sol ferme. Cette minutie dans le détail annonce que le récit provient d’un témoin oculaire. La même chose se vérifie pour la version poétique de l’événement rapporté dans le chant de Moïse en Exode chapitre 15. Comme les chars de Pharaon et ses forces militaires se lançaient à la poursuite des Israélites, ‘les eaux houleuses se mirent à les recouvrir; ils sont descendus dans les profondeurs comme une pierre’. — Exode 15:5.

 

Cette technique du partage des eaux est confirmée par les paroles de ce chant: “Et par un souffle de tes narines les eaux se sont amoncelées; elles se sont immobilisées comme une digue de flots; les eaux houleuses se sont figées au cœur de la mer.” — Exode 15:8.

 

Qu’en disent les savants?

 

Plusieurs experts ont abordé cette question. Ils sont bardés de leurs théories et cherchent une explication logique à cet événement miraculeux. Ils ne s’opposent pas au fait que les Israélites traversèrent la mer Rouge, mais ils tentent de fournir un éclaircissement convaincant à l’intervention divine. Ainsi les termes hébreux pour la mer Rouge sont yam suph ou ‘mer des joncs et des roseaux’. Cette définition a amené certains à penser que les Israélites traversèrent seulement une région marécageuse. Mais ce n’est certainement pas dans une région de marais que l’on verrait une muraille d’eau se dresser tant à droite qu’à gauche, comme le récit le précise. Les eaux d’un marécage n’auraient sans doute pas ‘recouvert les chars de guerre et les cavaliers’ des forces militaires égyptiennes. — Exode 14:28.

 

Hans Goedicke, un égyptologue, a récemment proposé une autre théorie. L’explication qu’il offre du récit de l’exode est qu’il y eut, en 1477 avant notre ère, une formidable explosion volcanique sur l’île de Thêra (Santorin), à environ 800 kilomètres au nord-ouest du point de passage des Israélites. Cette explosion provoqua un tsunami, une énorme vague, qui aurait balayé le sud-est de la mer Méditerranée et aurait déferlé dans le delta du Nil jusqu’au bord du plateau désertique. En théorie, cette vague aurait fait périr les Égyptiens dans la plaine, mais elle aurait épargné les Israélites censés se trouver sur les collines.

 

Il est évident que cette théorie fait peu de cas des faits présentés par la Bible. Mais que pensent d’autres savants de l’explication fournie par Hans Goedicke? Charles Krahmalkov de l’université du Michigan la rejette, en partie parce que “dans aucune des descriptions de l’exode faites par la Bible , il y a la moindre chose qui suggère, même de façon incertaine, la présence d’une énorme vague”. Ce spécialiste propose à son tour une solution. Pour lui, les Israélites prirent la mer sur des embarcations et les Égyptiens qui les poursuivaient périrent noyés à cause des coups de vent violents qui coulèrent leurs bateaux. De plus, ce savant ajoute: “Point n’est besoin de dire que la reconstitution de ces événements relève de la supposition. Mais cette version est plus solidement fondée sur la Bible que l’explication fournie par le professeur Goedicke.” Voilà qui est une question d’opinion!

 

Un autre savant, Éliezer Oren, de l’Université Ben Gourion, a présenté des arguments contre la théorie du tsunami et soumet une autre explication qu’il juge plus réaliste. De plus, il ajoute cette déclaration révélatrice: “Il ne faut pas oublier que les preuves archéologiques ne soutiennent (...) en aucun cas cette théorie. À titre personnel, je crois fermement que le miracle de la Mer — un chef-d’œuvre littéraire — n’a rien à voir avec l’histoire ou (...) les ‘faits événementiels’.”

 

Qui a donc raison?

 

La remarque de Oren nous plonge au cœur du débat. Les chrétiens doivent-ils croire que des portions importantes de la Bible sont seulement des chefs-d’œuvre littéraires sans lien avec les faits historiques? Ou bien peuvent-ils se rapporter à la Bible comme à la Parole inspirée de Dieu? Devrions-nous être ballottés entre les théories contradictoires des archéologues et des savants? Ou devrions-nous accepter comme sûr le témoignage des rédacteurs de la Bible et de Jésus lui-même?

 

L’apôtre Paul écrivit au fidèle chrétien Timothée: “Depuis la plus tendre enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage pour le salut, par la foi qui est relative à Christ Jésus. Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile (...) pour remettre les choses en ordre.” À l’adresse des croyants de Rome, Paul avait déclaré précédemment: “Alors de quoi s’agit-il? Si quelques-uns n’ont pas fait montre de foi, leur manque de foi va-t-il rendre inopérante la fidélité de Dieu? Que ce ne soit jamais le cas! Mais que Dieu soit reconnu véridique, tout homme fût-il reconnu menteur.” — II Timothée 3:15, 16; Romains 3:3, 4.

 

Alors pourquoi croire que la Bible est inspirée? Notre foi est-elle fonction des découvertes archéologiques? En peu de mots, disons que la preuve de l’inspiration de la Bible se trouve en elle-même et non dans les découvertes archéologiques. Voyons pourquoi: Autre chose est de rapporter des faits avec exactitude, autre chose est de rédiger l’histoire à l’avance. C’est là le rôle de la prophétie. La Bible en contient des centaines qui se sont réalisées et qui attestent la qualité divine de l’auteur de ce livre. On a ainsi établi que 332 prophéties des Écritures hébraïques s’étaient accomplies sur la seule personne de Jésus Christ.

 

Un autre élément vient soutenir l’authenticité de la Bible. La description des événements qu’elle fournit s’appuie sur les récits des témoins oculaires, le rédacteur lui-même étant souvent l’un d’entre eux. C’est le cas de la chronique de l’exode écrite par Moïse. Avons-nous une quelconque raison de douter de son honnêteté de témoin? Non, surtout quand nous reconnaissons qu’il fut divinement inspiré pour écrire (II Timothée 3:16). Son impartialité et son autocritique sont en elles-mêmes des témoignages vivants de sa probité. Moïse ne cache pas le fait qu’il a tué un Égyptien pour défendre un compagnon israélite. Il ne passe pas non plus sur son manque d’humilité et sur la punition qu’il reçut lorsqu’il voulut faire sortir l’eau du rocher (Exode 2:11, 12; Nombres 20:9-13; comparer avec le cas de David rapporté en II Samuel 11; Psaume 51).

 

Les théories devraient-elles ébranler votre foi?

 

Les documents mis au jour par des archéologues experts sont une source d’encouragement pour les chrétiens. Ces preuves confirment et éclairent souvent le contenu de la Bible. Les faits et les objets fabriqués peuvent nous livrer une masse de détails sur le mode de vie des gens de l’Antiquité, et les inscriptions découvertes sont pour beaucoup dans la qualité des informations reçues. Mais puisque très peu de gens écrivent une autobiographie qui leur est défavorable, il convient d’analyser ces documents avec le plus grand soin.

 

Le chrétien se doit aussi d’agir avec précaution lorsque des experts en viennent à proposer leurs interprétations, leurs hypothèses et leurs théories sur la signification d’une découverte archéologique ou sur la datation d’un objet. Dieu inspira des hommes fidèles pour écrire sa Parole et non pour nous induire en erreur avec des chimères. Yohanan Aharoni a donc eu raison d’écrire: “Plusieurs savants considèrent que différents passages de la Bible relèvent de l’utopie et sont des créations littéraires dépourvues de tout pragmatisme et sans aucune base politique ou géographique. Nous contestons cependant la validité d’une telle opinion. Il apparaît qu’une majorité de textes géographiques sont extraits de scènes de la vie courante et seules notre compréhension erronée et la précarité de notre information nous empêchent d’établir leur historicité.” — C’est nous qui soulignons.

 

L’archéologie biblique semble de nos jours divisée en deux camps mal définis. D’un côté, nous trouvons des chercheurs croyants et patriotes qui s’efforcent de corroborer le récit biblique, ainsi que leurs prétentions nationalistes et ethniques. Dans l’autre camp, se trouvent ceux qui, selon les propos du professeur Barrett, sont tentés de “démystifier la piété, le patriotisme ou la sagesse que l’on reconnaît à leurs confrères (souvent plus âgés)”. Ce professeur d’archéologie ajoute: “Il existe une espèce de pharisaïsme (outre une allégresse sadique) chez ceux qui vous assurent qu’ils ne sont pas croyants. (...) L’étudiant en archéologie devrait être instruit de ces pratiques propres au cercle des professionnels qui prônent l’art de faire mieux que les autres.”

 

Ne perdons pas de vue que les archéologues sont seulement des humains et que, par conséquent, ils sont assaillis par toutes les faiblesses liées à la nature humaine imparfaite. L’ambition, la recherche de la gloire, l’esprit de compétition, une vision subjective, toutes ces choses et bien d’autres éléments peuvent influer sur l’interprétation et sur l’opinion d’un expert.

 

À titre d’exemple, un célèbre archéologue du XIXe siècle avait exagéré la portée de la découverte de bijoux anciens à Troie et de masques d’or trouvés à Mycènes. Un professeur d’archéologie fait ce commentaire à propos de ce récit outré: “Ces deux exemples illustrent l’influence qu’un intérêt romantique pour le monde antique peut exercer sur le jugement d’un archéologue — la tentation d’identifier ce que nous trouvons à ce que nous voulons trouver. Peut-être le problème se pose-t-il en termes encore plus aigus pour l’archéologie biblique dont la piété et le patriotisme nourrissent et renouvellent l’intérêt romantique qui l’a incité à entreprendre cette carrière.” (C’est nous qui soulignons). Bien sûr, une difficulté de même nature peut gagner l’archéologue athée ou agnostique, et cela quel que soit son degré de sincérité.

 

Alors, la foi chrétienne devrait-elle vaciller sous le poids des théories proposées par les savants et les archéologues? Souvenons-nous qu’il s’agit seulement de théories et d’opinions humaines, sensibles aux changements et aux caprices du temps et de la science. Il faut aussi tenir compte de l’élément humain avec ce qu’il comporte d’orgueil et d’ambition. Aussi les paroles du professeur Barrett ont-elles l’accent de la vérité (Revue d’archéologie biblique, angl., numéro de janvier/février 1981): “La piété, le patriotisme, l’idéologie, l’éducation et leurs contraires influencent le jugement de l’archéologue comme ils le font dans le cas de l’historien. Dans les moments de lucidité, chaque archéologue en a conscience — les meilleurs savants le pensent d’eux-mêmes et les autres le pensent de leurs confrères.” — C’est nous qui soulignons.

 

Par conséquent, le chrétien raisonnable ne s’attendra pas à disposer de preuves archéologiques absolues pour toutes les déclarations que la Bible contient, surtout dans le présent système de choses imparfait. Cependant, les chrétiens savent que le temps est proche où il leur sera possible de vérifier parfaitement les événements et l’identité des personnages dont il est question dans le récit biblique. Pourquoi disons-nous cela? “Parce que l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux commémoratifs entendront sa voix [celle de Jésus Christ] et en sortiront.” (Jean 5:28, 29). Oui, grâce à la résurrection, la possibilité nous sera offerte d’interroger les protagonistes des événements de la Bible. Combien il sera alors fascinant de les entendre compléter les récits qui suscitent chez nous bon nombre de questions! Il ne sera plus nécessaire de faire appel aux théories humaines et à la spéculation pour expliquer les détails de l’histoire. Les témoins oculaires des événements rapporteront les faits tels qu’ils se sont produits! Au fait, serez-vous là pour les entendre?

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 20:19

ZEUS, Apollon, Artémis, Aphrodite, ces noms de dieux et de déesses grecs, ainsi que d’autres encore, sont connus de la plupart d’entre nous. D’autre part, beaucoup n’ignorent pas que les récits mythologiques des Grecs de l’Antiquité attribuent toutes sortes de pratiques répugnantes à leurs dieux. On y lit qu’ils se querellent, qu’ils se battent entre eux et même qu’ils conspirent les uns contre les autres. On conçoit difficilement que les mythes aient pu avoir le moindre fondement authentique. Cependant, si étrange que cela paraisse à certains, la Bible fait la lumière sur l’origine possible, et même probable de ces légendes.

 

D’après l’histoire authentique rapportée dans Genèse 6:1-13, certains fils angéliques de Dieu vinrent sur la terre avant le déluge de l’époque de Noé et épousèrent les filles des hommes qui étaient jolies. Les enfants issus de ces unions furent appelés “Nephilim” ou “Abatteurs”, c’est-à-dire ‘ceux qui font tomber autrui’. Cela contribua beaucoup à étendre l’immoralité et la violence sur la terre.

 

Les survivants du déluge, Noé et sa famille, firent sans aucun doute connaître à leurs descendants les conditions qui régnaient avant ce cataclysme universel. Par conséquent, il est intéressant de noter que les histoires mythologiques attribuées aux poètes grecs Hésiode et Homère sont un écho des récits bibliques. Il s’agit là, bien entendu, de versions très déformées comparativement à l’histoire biblique.

 

Les divinités grecques décrites par Hésiode et Homère se présentaient sous la forme humaine ; elles étaient d’une grande beauté, quoique de taille gigantesque, et dotées d’une force surhumaine. Elles mangeaient, buvaient, dormaient, avaient des rapports sexuels entre elles, et même avec des créatures humaines ; elles se constituaient une famille, séduisaient et violaient. Bien que prétendues saintes et immortelles, ces divinités étaient capables de toutes sortes de tromperie et de crimes. Elles pouvaient se déplacer parmi les hommes de façon visible ou invisible.

 

Outre les divinités principales, les légendes grecques parlent de demi-dieux ou héros, issus d’une union entre une divinité et une créature humaine. Les demi-dieux avaient une force surhumaine mais ils étaient mortels (Hercule étant, dit-on, le seul d’entre eux à avoir reçu le privilège de parvenir à l’immortalité). Ils présentent donc une ressemblance marquée avec les Nephilim mentionnés dans la Genèse , tandis que les dieux correspondraient aux ‘fils de Dieu’ qui abandonnèrent leur position céleste.

 

Preuves de l’influence babylonienne

 

Pourquoi les mythes grecs présentent-ils cette version déformée des récits propres aux Saintes Écritures ? Les faits historiques, tels qu’ils sont rapportés dans la Bible , fournissent les indices nécessaires pour répondre à cette question.

 

Après le déluge, une grande partie de l’humanité choisit de se rebeller contre Dieu. Dans la plaine de Schinéar, ces rebelles entreprirent la construction de la ville de Babel et d’une tour, vraisemblablement une ziggourat à l’usage du faux culte. Ce projet s’opposait au dessein du Créateur qui voulait que les hommes se répandent sur toute la surface de la terre. Dieu confondit le langage des bâtisseurs, si bien que leur dessein échoua. Incapables de se comprendre, ils finirent par arrêter les travaux de construction, et se dispersèrent. — Gen. 11:2-9.

 

Cependant, les hommes ainsi dispersés ont dû conserver le souvenir des événements antérieurs, et notamment des conditions existant avant le déluge. Il est logique de penser qu’ils interprétèrent, et leurs descendants aussi, ces événements à la lumière de leurs conceptions religieuses. Cela peut expliquer pourquoi ces mythes sont si différents à bien des égards des récits bibliques.

 

Puisque c’est à partir de Babel que se dispersèrent les rebelles, il faut s’attendre à retrouver l’influence babylonienne ou chaldéenne dans les mythes grecs. C’est exactement ce qu’ont remarqué de nombreux historiens. L’orientaliste E. A. Speiser fait remonter le thème des mythes grecs jusqu’en Mésopotamie. Il dit notamment :

 

“Les histoires selon lesquelles des dieux se sont rendus coupables d’actes inconvenants, au point de provoquer parfois de cruels combats familiaux, ont été amenées de Mésopotamie par les Hurrites et transmises aux Hittites. On les retrouve finalement dans les sources grecques et phéniciennes.” — The World History of the Jewish People, tome I, p. 260.

 

Quelques années auparavant, le professeur George Rawlinson faisait les remarques suivantes :

 

“La ressemblance frappante existant entre le système chaldéen et la mythologie classique mériterait une attention toute particulière. Cette ressemblance est à la fois si générale et si étroite sous certains rapports qu’elle ne peut s’expliquer par de simples coïncidences. Dans les panthéons de la Grèce et de Rome, comme dans celui de la Chaldée , on reconnaît les mêmes groupes ; assez fréquemment, on retrouve les mêmes généalogies, et dans certains cas, même les noms et les titres familiers des divinités classiques sont une preuve des plus curieuse de leur origine chaldéenne. Il ne fait aucun doute que de quelque façon il y eut très tôt un échange de croyances, de notions et d’idées mythologiques entre les rivages du golfe Persique et les pays baignés par la Méditerranée.” Seven Great Monarchies, tome I, pp. 71, 72.

 

En effet, tout prouve que les conceptions religieuses qui sont une déformation de la vérité contenue dans la Bible ont une seule source. Le colonel J. Garnier a écrit dans son livre Le culte des morts (angl.) :

 

“Non seulement les Égyptiens, les Chaldéens, les Phéniciens, les Grecs et les Romains, mais encore les hindous, les bouddhistes de la Chine et du Tibet, les Goths, les Anglo-Saxons, les druides, les Mexicains et les Péruviens, les aborigènes d’Australie et même les sauvages des îles du Pacifique, ont emprunté leurs conceptions religieuses à la même source, au même centre. On relève partout une similitude troublante dans les rites, les cérémonies, les coutumes et les traditions, ainsi que dans les noms et les relations entre leurs dieux et leurs déesses.” — P. 3.

 

Le fait que le thème de légendes propres à des peuples très éloignés les uns des autres ait été pris à la même source, à savoir la Mésopotamie , prouve que ces légendes ne sont pas le produit d’imaginations indépendantes. S’il en était ainsi, comment expliquer que les divinités sont toujours présentées sous un jour défavorable ? Des écrivains et des philosophes grecs ont par la suite tenté d’expurger des récits d’Homère et d’Hésiode les passages les plus dégradants, mais rien n’indique que les gens du peuple aient jamais estimé que les légendes diffamaient ou blasphémaient leurs dieux. Manifestement, ils préféraient vénérer des divinités dont on pouvait parler en termes peu flatteurs, car l’immoralité de ces dieux leur permettait de justifier leur propre inconduite.

 

En adorant des dieux qui n’étaient absolument pas des exemples sous le rapport de la conduite, les anciens Grecs et les autres peuples servaient en réalité les créatures spirituelles qui étaient devenues des démons. Ils glorifiaient et vénéraient les fils de Dieu désobéissants dont les pratiques dégradantes à l’époque antédiluvienne ont très bien pu être à l’origine de bien des mythes. Comme l’apôtre Paul le dit aux chrétiens de Corinthe : “Les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non à Dieu.” — I Cor. 10:20.

 

 

 

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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 21:57

Croyez-vous qu’Albert Einstein ait existé ? Sans doute répondrez-vous sans hésiter par l’affirmative ; mais pourquoi ? La plupart des gens ne l’ont pas rencontré personnellement. Pourtant, des témoignages fiables au sujet de ses réalisations prouvent qu’il a existé. Son influence transparaît dans les applications scientifiques de ses découvertes. Par exemple, nombreux sont ceux qui utilisent l’électricité produite par l’énergie nucléaire, concrétisation de la célèbre équation d’Einstein E = mc2 (l’énergie est égale à la masse multipliée par la vitesse de la lumière au carré).

 

 

On peut appliquer ce raisonnement à Jésus Christ, que tout le monde considère comme l’homme qui a exercé la plus forte influence au cours de l’Histoire. Ce qui a été écrit sur lui ainsi que les marques visibles de son influence sont des témoignages probants de son existence. “

 

 

DES preuves de l’existence de Jésus gravées dans la pierre. ” Voilà ce qu’on pouvait lire en manchette de la Biblical Archaeology Review (novembre/décembre 2002). La couverture montrait un reliquaire en pierre calcaire, un ossuaire, découvert en Israël. Les ossuaires étaient très utilisés chez les Juifs entre le Ier siècle avant notre ère et 70 de notre ère. Mais celui-ci avait une valeur particulière. En effet, sur le côté figurait une inscription en araméen qui, selon des spécialistes, contenait les mots suivants : “ Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. ”

 

 

D’après la Bible , Jésus de Nazareth avait un frère, Jacques, connu pour être un fils de Joseph, l’époux de Marie. Quand Jésus a enseigné dans sa ville natale, ses auditeurs, étonnés, se sont demandé : “ N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s’appelle pas Marie, et ses frères Jacques, et Joseph, et Simon, et Judas ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? ” — Matthieu 13:54-56 ; Luc 4:22 ; Jean 6:42.

 

 

L’inscription apparaissant sur l’ossuaire correspond effectivement à ce qui est écrit à propos de Jésus le Nazaréen. Si le Jacques mentionné ici était le demi-frère de Jésus Christ, il s’agirait de “ la plus ancienne preuve archéologique de l’existence de Jésus ”, affirme André Lemaire, expert en inscriptions antiques et rédacteur de l’article cité plus haut, paru dans la Biblical Archaeology Review. Hershel Shanks, directeur de la revue, précise que ce reliquaire “ est un objet palpable et visible qui remonte à l’époque du personnage le plus important qui ait jamais existé ”.

 

 

Cela dit, les trois noms gravés sur l’ossuaire étaient très répandus au Ier siècle. Il pouvait donc y avoir une autre famille qui recensait un Jacques, un Joseph et un Jésus. André Lemaire a estimé que “ Jérusalem comptait, au cours des deux générations d’avant 70 de notre ère, probablement environ 20 personnes susceptibles de répondre au nom de ‘ Jacques/Jacob, fils de Joseph et frère de Jésus ’ ”. Il pense néanmoins qu’il y a 90 chances sur 100 que le Jacques mentionné sur le reliquaire soit le demi-frère de Jésus Christ.

 

 

Aussi intéressante soit-elle, la découverte archéologique du nom Jacques n’est pas indispensable pour attester l’historicité de Jésus. À vrai dire, nous trouvons des preuves de son existence dans ce qu’ont écrit des historiens profanes, sur lui et sur ses disciples.

 

 

Témoignages d’historiens

 

 

Voyez, par exemple, le témoignage de Flavius Josèphe, un Pharisien et historien juif du Ier siècle. Dans son livre Antiquités judaïques, il fait allusion à Jésus Christ. Si certains doutent de l’authenticité de sa première référence à Jésus, où il le présente comme le Messie, selon le professeur Louis Feldman, de l’université Yeshiva, peu de personnes remettent en question sa deuxième référence. On lit : “ [Ananus le grand prêtre] réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ. ” (Antiquités judaïques, XX, 200). Ainsi, même un Pharisien, un membre d’une secte dont beaucoup d’adeptes étaient des ennemis jurés de Jésus, a confirmé l’existence de “ Jacques, frère de Jésus ”.

 

 

L’existence de Jésus est attestée par les actes de ses disciples. Lorsque l’apôtre Paul a été emprisonné à Rome vers 59 de notre ère, les principaux personnages d’entre les Juifs lui ont dit : “ Pour ce qui est de cette secte, nous savons que partout on parle contre elle. ” (Actes 28:17-22). Ils appelaient les disciples de Jésus “ cette secte ”. Si partout on parlait contre eux, n’est-il pas logique de penser que des historiens profanes les citeraient, eux aussi ?

 

 

Tacite, né vers 55 de notre ère et considéré comme l’un des plus grands historiens du monde, a parlé des chrétiens dans ses Annales. Voici ce qu’il a écrit au sujet de Néron qui jugeait les chrétiens responsables de l’incendie de Rome, en 64 de notre ère : “ Néron supposa des coupables et fit souffrir les tortures les plus raffinées à ces hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Pontius Pilatus. ” Les détails de ce récit s’accordent avec les renseignements que l’on trouve sur Jésus dans la Bible.

 

 

Pline le Jeune, gouverneur de Bithynie, s’est lui aussi exprimé au sujet des disciples de Jésus. Vers 111 de notre ère, il a écrit à l’empereur Trajan pour lui demander comment s’y prendre avec les chrétiens. D’après Pline, ceux qu’on accusait faussement d’être chrétiens répétaient une invocation aux dieux et adoraient la statue de Trajan pour démontrer qu’ils ne l’étaient pas. “ On ne peut jamais forcer ceux qui sont véritablement chrétiens ”, poursuit Pline. Voilà qui prouve que le Christ a bel et bien existé : ses disciples étaient prêts à donner leur vie à cause de la foi qu’ils avaient mise en lui.

 

 

Après avoir résumé les propos des historiens des deux premiers siècles sur Jésus Christ et ses disciples, l’Encyclopædia Britannica (édition 2002) conclut : “ Ces récits indépendants montrent qu’à des époques reculées même les adversaires du christianisme n’ont jamais douté que Jésus ait réellement existé. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe, au cours du XIXe, et au début du XXe siècle que l’historicité de Jésus a été pour la première fois, et pour des motifs insuffisants, contestée par divers écrivains. ”

 

 

Témoignage des disciples de Jésus

 

 

“ Le Nouveau Testament fournit presque tous les éléments qui permettent une reconstitution historique de la vie et de la destinée de Jésus, et ces mêmes éléments ont permis aux premiers chrétiens d’en interpréter la signification ”, lit-on dans l’Encyclopedia Americana. Des sceptiques n’accepteront peut-être pas les preuves bibliques de l’existence de Jésus. Pourtant, deux séries d’arguments bibliques permettent d’établir que Jésus a bien existé.

 

 

Comme évoqué précédemment, les grands principes énoncés par Einstein prouvent qu’il a existé. Pareillement, les enseignements de Jésus attestent la véracité de son existence. Prenons, par exemple, le Sermon sur la montagne, discours célèbre de Jésus (Matthieu chapitres 5-7). L’apôtre Matthieu a décrit les répercussions qu’il a eues sur les gens : “ Les foules étaient frappées de sa manière d’enseigner ; car il les enseignait en homme qui a pouvoir, et non pas comme leurs scribes. ” (Matthieu 7:28, 29). Soulignant l’effet de ce sermon sur les hommes au fil des siècles, le professeur Hans Betz a déclaré : “ D’une manière générale, les influences exercées par le Sermon sur la montagne transcendent largement les frontières du judaïsme et du christianisme, voire de la culture occidentale. ” Il a “ un attrait singulièrement universaliste ”, a-t-il ajouté.

 

 

Notez ces paroles sages, concises et pratiques : “ Qui te gifle sur la joue droite, tourne aussi vers lui l’autre joue. ” “ Prenez bien garde de ne pas pratiquer votre justice devant les hommes. ” “ Ne vous inquiétez jamais du lendemain, car le lendemain aura ses propres inquiétudes. ” “ Ne jetez pas vos perles devant les porcs. ” “ Continuez à demander, et on vous donnera. ” “ Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, de même vous aussi, vous devez le faire pour eux. ” “ Entrez par la porte étroite. ” “ C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. ” “ Tout bon arbre produit de beaux fruits. ” — Matthieu 5:39 ; 6:1, 34 ; 7:6, 7, 12, 13, 16, 17.

 

 

Sans doute avez-vous déjà entendu certaines de ces déclarations, du moins leur substance. Peut-être même sont-elles devenues des proverbes dans votre langue. Toutes sont extraites du Sermon sur la montagne. L’influence qu’il exerce sur bon nombre de gens et de cultures atteste de manière probante que le “ grand Enseignant ” a bien existé.

 

 

Supposons que quelqu’un ait inventé un personnage du nom de Jésus Christ. Partons du principe qu’il ait été suffisamment intelligent pour imaginer les enseignements que la Bible attribue à Jésus. N’aurait-il pas présenté Jésus et ses préceptes de manière à les faire accepter autant que possible ? Or, l’apôtre Paul a précisé : “ Les Juifs demandent des signes et les Grecs cherchent la sagesse ; mais nous, nous prêchons Christ attaché sur un poteau, pour les Juifs occasion de trébucher, mais pour les nations sottise. ” (1 Corinthiens 1:22, 23). Christ attaché sur un poteau était un message peu attrayant, tant pour les Juifs que pour les nations. C’est pourtant le Christ que les chrétiens du Ier siècle proclamaient. Pourquoi prêchaient-ils Christ attaché sur un poteau ? Il n’y a qu’une seule explication logique : les rédacteurs des Écritures grecques chrétiennes ont écrit la vérité sur la vie et sur la mort de Jésus.

 

 

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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 00:21

IL Y A plus de quatre mille ans, Noé et sa famille ont survécu à un déluge universel en prenant place dans une énorme arche de bois. La Bible nous dit qu’après le déluge “l’arche se posa sur les montagnes d’Ararat”. (Gen. 8:4.) Mais elle ne nous dit pas ce qu’est ensuite devenue l’arche.

 

Au printemps de 1974, des articles de presse largement diffusés ont révélé qu’au moins huit équipes américaines cherchaient à obtenir les autorisations nécessaires pour escalader les 5 165 mètres du massif d’Ararat, afin d’y rechercher l’arche. Ces autorisations sont difficiles à obtenir, car ces montagnes sont situées en bordure de la Turquie , de l’Iran et de l’Arménie soviétique, zone stratégique sur le plan politique. En fait, quatre équipes seulement se sont rendues dans les monts Ararat en 1974.

 

Mais pourquoi la recherche de l’arche de Noé suscite-t-elle tant d’intérêt ? Ces expéditions dans les montagnes d’Ararat ont-elles apporté des preuves que l’arche se trouve toujours en cet endroit ?

 

Ils affirment l’avoir vue

 

Beaucoup affirment que l’arche se trouve toujours dans les montagnes d’Ararat. Citons, par exemple, le folklore de certaines tribus kurdes qui font paître leurs troupeaux de brebis sur les premières pentes du massif d’Ararat. Toutefois, plus d’un explorateur étranger s’est aperçu, à son grand désarroi, que les porteurs indigènes refusent de gravir la montagne au delà d’une certaine limite. Pourquoi ? Parce que, d’après eux, au delà de cette limite la montagne est “enchantée”. Selon leurs croyances superstitieuses, l’arche est bien là, mais Dieu ne permettra à aucun homme de s’en approcher.

 

Dans son livre L’arche de Noé : une réalité ou une fable ? (angl.), Violet Cummings cite plus d’une douzaine de “rapports sur la découverte d’une construction qui ressemble à l’arche ou de poutres façonnées par l’homme sur les monts Ararat, en des endroits où il n’y a plus d’arbres”. Certains de ces rapports datent du milieu du dix-neuvième siècle.

 

Ce livre parle également de plusieurs personnes qui auraient atteint l’arche. Par exemple, un vieil Arménien aurait rapporté qu’en 1856 son père et lui avaient servi de guides à trois savants et s’étaient rendus là où se trouve l’arche. Ils auraient trouvé l’arche et, ayant pénétré à l’intérieur, ils auraient remarqué qu’elle était composée de nombreux compartiments. Mais, paraît-il, ces savants voulaient absolument prouver que le récit biblique sur l’arche est faux. Ils auraient donc menacé de mort les guides s’ils disaient seulement un mot sur leur découverte.

 

Ce n’est que longtemps après, quand il eut la certitude que les hommes qui l’avaient menacé de mort étaient décédés, que cet Arménien raconta son histoire à un ami, qui l’écrivit. Plus tard encore, cet ami prétendit avoir lu dans un court article de presse que, sur son lit de mort, un savant londonien avait confessé avoir vu l’arche. Mais, malheureusement, la coupure de presse et le récit de l’Arménien disparurent dans un incendie.

 

Le 10 août 1883, le Chicago Tribune rapporta qu’un groupe d’hommes avait été envoyé dans les monts Ararat par le gouvernement turc, afin d’y étudier le mécanisme des avalanches. Selon cet article, ces hommes “se trouvèrent devant une énorme construction de bois très noire qui sortait d’un glacier”. Les habitants de cette région auraient vu cette construction en bois pendant six ans mais auraient eu peur de s’en approcher parce qu’un “esprit d’apparence féroce aurait été vu à une fenêtre du haut”. Toujours selon le Chicago Tribune, les explorateurs seraient entrés à l’intérieur et se seraient aperçus que la construction était divisée en compartiments de 4,50 m de haut.

 

Un autre Arménien prétendit que son grand-père et lui avaient visité l’arche en 1905. Fait intéressant, il compara l’arche à “une barge” longue et étroite, avec une proue et un fond plats. Elle était percée de fenêtres, peut-être une cinquantaine, sous le toit en surplomb. Ces ouvertures avaient environ 45 centimètres de haut et 70 centimètres de large. Il y en avait tout autour de la construction. Celle-ci était de toute évidence en bois, bien qu’elle fût pétrifiée.

 

Des preuves incertaines

 

Beaucoup sont convaincus que ces prétendus témoins oculaires ont dit la vérité. Pour quelle raison auraient-ils inventé cette histoire ? Toutefois, un examen impartial de la question révèle que les preuves avancées sont incertaines.

 

Considérons, par exemple, le cas des photographies aériennes qui montrent l’endroit où se trouverait l’arche. Déjà en 1917, le tsar de Russie s’était intéressé aux récits concernant l’arche. Il envoya deux compagnies de soldats gravir la montagne. On a prétendu qu’ils auraient localisé l’arche, pris des photos de celle-ci et adressé un rapport complet au tsar. Toutefois, un récit concernant cette affaire ajoute : “Quelques jours après que les membres de cette expédition eurent envoyé leur rapport au tsar, le gouvernement fut renversé par les bolcheviks athées qui prirent le pouvoir, si bien que le rapport ne fut jamais publié, mais probablement détruit.”

 

Plus récemment, en été 1953, un ingénieur affirma qu’il possédait des photographies et des cartes très nettes de la région et qu’il pouvait situer sur celles-ci ce qui paraissait être un grand navire échoué sur une corniche. Mais il mourut quelques jours plus tard, et les photographies disparurent avec lui.

 

Cependant, des photographies aériennes peuvent être trompeuses. Par exemple, en 1960, on photographia d’un avion quelque chose que l’on croyait être l’arche. En fait, il fut démontré qu’il ne s’agissait que d’une masse rocheuse. Beaucoup plus récemment, en février 1974, un sénateur américain annonça que des photographies prises par un satellite faisaient voir quelque chose “qui paraît être différent des matériaux que l’on trouve dans la montagne. (...) Il a les dimensions et la forme qui conviennent pour être l’arche”. Mais un représentant de l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace déclara à un journal qu’il était “tout à fait improbable” qu’un objet des dimensions de l’arche puisse être visible sur une photo prise à l’altitude à laquelle passe un satellite.

 

Le bois de l’arche ?

 

Des explorateurs ont trouvé du bois que l’on a dit provenir de l’arche. En 1876, James Bryce trouva à environ 4 000 mètres d’altitude un morceau de poutre, travaillé par l’homme, d’un mètre vingt de long et de douze centimètres de large. En 1955, Fernand Navarra remonta un morceau de bois travaillé d’une crevasse profonde de plus de vingt-quatre mètres. Il fit une découverte semblable en 1969. Mais les examens de laboratoire concernant l’âge du bois se révélèrent contradictoires.

 

Mais même s’il était démontré que ce bois date de l’époque de Noé, c’est-à-dire de plus de 4 300 ans, cela prouverait-il qu’il provient de l’arche ? À l’époque de Noé, il y avait sans aucun doute d’autres constructions en bois (Luc 17:26-28). Des débris de celles-ci ont fort bien pu être emportés très loin, même jusque sur les monts Ararat, par les eaux du déluge. On n’a donc toujours pas de preuves certaines que le bois trouvé dans les montagnes d’Ararat provient de l’arche de Noé.

 

Les recherches continuent

 

Malgré les difficultés et les déceptions, les recherches en vue de trouver l’arche de Noé suscitent toujours un intérêt très vif. Un explorateur contemporain, Eryl Cummings, de Farmington (États-Unis), a gravi seize fois l’Ararat au cours de six expéditions. Pendant trente ans, sa femme et lui ont rassemblé des renseignements sur cette question. Il prévoit que la découverte de l’arche aura lieu au cours des “deux ou trois prochaines années”.

 

Un groupe d’explorateurs du Texas (le Holy Ground Mission Changing Center of Palestine) a publié des affirmations extravagantes sur l’endroit où, selon lui, se trouverait l’arche. Tom Crotzer, porte-parole du groupe, a prétendu qu’ils avaient vu et photographié l’arche alors qu’ils se trouvaient à “quelque 800 mètres” d’elle, mais qu’ils n’avaient pu s’en approcher davantage parce qu’ils n’avaient pas l’équipement de montagne nécessaire.

 

Ce groupe a envoyé au journal Réveillez-vous ! un agrandissement en noir et blanc, de 25 centimètres sur 20 centimètres, de la prétendue photographie de l’arche. S’agit-il d’une preuve convaincante ? L’agrandissement a été examiné par sept photographes professionnels. Pour cinq d’entre eux, cette photographie très floue n’a pas été développée à partir d’un négatif original, mais à partir d’une épreuve elle-même de deuxième génération. De plus, elle a été manifestement retouchée, notamment pour donner ou accentuer l’impression de bordages sur le côté de l’objet. Quant aux deux autres photographes, ils ont dit que la photographie était de qualité si mauvaise qu’elle “pouvait représenter pratiquement n’importe quoi”.

 

Dick Kent, dont les œuvres ont été publiées dans Time, Life et Newsweek, déclara : “Il peut s’agir d’une masse rocheuse dont quelqu’un a retouché la photo afin de donner l’impression de bordages.”

 

En été 1974, deux équipes sont allées dans les montagnes d’Ararat pour tourner un film sur les recherches entreprises en vue de retrouver l’arche. Toutes deux ont affirmé avoir visité l’endroit où Fernand Navarra avait trouvé du bois. Gunnar Smars, un autre explorateur, déclara qu’il était allé dans les montagnes d’Ararat en août 1974 pour explorer “une dizaine de sites précis”. Pourquoi ? Pour limiter le nombre des sites où l’arche pourrait se trouver. Mais Smars n’a pas l’intention de retourner en ces lieux.

 

Aucun des groupes d’explorateurs qui sont allés dans les montagnes d’Ararat en été 1974 n’a trouvé quoi que ce soit qui puisse prouver de façon incontestable que l’arche se trouve bien là. Ces prétendues preuves ne sont en fait que des présomptions.

 

La question des mobiles

 

Étant donné les grandes difficultés qu’ont rencontrées ces explorateurs dans les montagnes d’Ararat, qui sont dangereuses, on ne peut mettre en doute leur sincérité. Il est évident que beaucoup croient vraiment que l’arche se trouve là. L’un d’eux déclara que la découverte de l’arche “constituera le summum de toutes les découvertes archéologiques, car elle démontrera incontestablement que l’histoire biblique est exacte et digne de foi”. Ces hommes croient que la publicité qui sera faite autour de la découverte de l’arche amènera de nombreux incroyants à exercer la foi en Dieu.

 

C’est là un mobile digne d’éloges. Toutefois, d’autres facteurs méritent d’être pris en considération. De nombreux explorateurs n’aimeraient-ils pas se glorifier d’avoir été à l’origine du “summum de toutes les découvertes archéologiques” ? Que dire aussi des avantages matériels qu’ils en retireraient ? Certains d’entre eux ont déjà rentabilisé leurs travaux en publiant des livres sur cette question.

 

À propos des mobiles, on notera aussi le manque de confiance et de coopération entre les différentes équipes d’explorateurs. Navarra raconte que lorsque les membres de son équipe sont redescendus des montagnes d’Ararat avec le bois qui, selon eux, provient de l’arche, ils ont rencontré d’autres groupes qui montaient. Mais ils ne leur ont pas fait part de leur découverte. Parlant de leurs relations avec eux, il reconnaît qu’il y avait “une atmosphère quasi mystérieuse”.

 

En été 1974, il y eut de nouvelles preuves de cet esprit de rivalité. Les divers groupes de chercheurs ont travaillé sans la moindre coopération entre eux. Une équipe ignorait complètement la présence d’une autre au même endroit, alors que les membres de l’une et de l’autre partageaient le même hôtel. Même après leur retour aux États-Unis, ces équipes n’ont échangé aucune des informations qu’elles avaient pu recueillir.

 

Cette “atmosphère quasi mystérieuse” n’a-t-elle pas provoqué une multiplication des efforts ainsi que des dépenses supplémentaires qui auraient pu être évitées ? Pourquoi ce manque de coopération si le seul mobile de tous ces explorateurs est la recherche de l’arche de Noé ?

 

Voici un autre problème : John Bradley, de l’organisation SEARCH (RECHERCHE) qui a organisé plusieurs expéditions dans les monts Ararat au cours des années passées, a déclaré que personne n’avait obtenu l’autorisation officielle d’aller dans les montagnes d’Ararat en 1974. Pourtant, quatre équipes y sont allées. Bart Larue avoue que son équipe n’a pas reçu d’autorisation, mais qu’elle a pu explorer la région en recourant “aux pots-de-vin”. Selon un article paru dans le Washington Star, une compagnie de soldats turcs figurait parmi ceux qui furent ainsi achetés. Des gens qui recourent à la tromperie et aux pots-de-vin pour parvenir à leurs fins ne sont-ils pas prêts à arranger un peu la vérité ?

 

Il faut donc tenir compte de ces faits avant d’ajouter foi trop rapidement à certaines affirmations. On doit veiller à ne pas accepter comme preuves de simples suppositions. Mais il faut encore considérer autre chose qui est plus important. Quoi donc ?

 

N’oubliez pas que, selon l’apôtre Paul, les chrétiens ‘marchent par la foi, non par la vue’. (II Cor. 5:7.) D’après Hébreux 11:1, “la foi est (...) la claire démonstration de réalités que pourtant l’on ne voit pas”. Les chrétiens n’ont pas besoin de “voir” des objets qui datent de l’Antiquité pour avoir foi en Dieu et dans sa Parole inspirée. — II Tim. 3:16.

 

D’autre part, devrions-nous espérer que la découverte de l’arche de Noé incitera de nombreux sceptiques à croire à la Bible ? Dans une de ses illustrations, Jésus a déclaré que beaucoup de ces gens-là “ne se laisseront pas non plus persuader si quelqu’un ressuscite d’entre les morts”. Pourtant ce serait beaucoup plus impressionnant que la découverte de l’arche (Luc 16:31). Jésus Christ avait tout à fait raison, car, quand il ressuscita Lazare, ses ennemis religieux tinrent conseil pour le tuer ainsi que Lazare. — Jean 11:45-53 ; 12:9, 11.

 

Les recherches faites pour trouver l’arche de Noé intéressent tous les chrétiens, car ils désirent être informés sur tout ce qui a un rapport avec l’histoire biblique. Toutefois, il est important de se rappeler que ni les découvertes archéologiques sensationnelles ni les miracles ne sont nécessaires pour exercer la foi chrétienne. L’apôtre Jean écrivit : “Oui, Jésus opéra, devant les disciples, encore bien d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce rouleau. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, croyant, vous ayez la vie grâce à son nom.” — Jean 20:30, 31.

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