Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

SOURCES:

http://www.bib-arch.org

http://www.biblos.com

http://www.jw.org

http://www.toutankharton.com

http://www.histoire-archeologie.comm

Recherche

Archives

2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 21:48

Beaucoup se représentent ainsi le Dieu de l’“Ancien Testament” comme un personnage sanguinaire et belliqueux. Partant, certains doutent même du Dieu d’amour que dépeint le “Nouveau Testament”. De fait, comment pourrait-on avoir envie de servir un Dieu qui semble souffrir de dédoublement de la personnalité?

“Toutes ses voies sont justice”

Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître que les humains sont assez mal placés pour critiquer les actes du Créateur. Un enfant comprend-il tout de suite pourquoi son père lui fait subir l’épreuve d’une visite chez le dentiste? Pareillement, il se peut que nous ne comprenions pas tous les faits et gestes de Dieu sur le coup. “Sachez que Jéhovah est Dieu, déclare le psalmiste. C’est lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes.” — Psaume 100:3.

N’est-ce donc pas manquer de sagesse que de taxer hâtivement Dieu de cruauté? “‘Vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies’, telle est la déclaration de Jéhovah. ‘En effet, comme les cieux sont plus hauts que la terre, ainsi mes voies sont plus hautes que vos voies, et mes pensées plus hautes que vos pensées.’” (Ésaïe 55:8, 9). Par ailleurs, la Bible nous assure que “toutes ses voies sont justice”. Jéhovah est encore dépeint comme un “Dieu de fidélité, chez qui il n’y a pas d’injustice”. (Deutéronome 32:4.) Examinons de plus près certains cas dans lesquels il a estimé nécessaire d’exécuter un jugement.

Le déluge

“Jéhovah vit que la malice de l’homme était abondante sur la terre et que toute inclination des pensées de son cœur n’était toujours que mauvaise.” (Genèse 6:5). Tel était l’état du monde avant le déluge. “Ainsi Dieu vit la terre et voici qu’elle était dégradée, car toute chair avait dégradé sa voie sur la terre.” (Genèse 6:12). À cela, d’aucuns rétorqueront qu’il aurait dû laisser les hommes libres de faire ce que bon leur semblait. Ce qu’ils oublient, c’est qu’il y avait encore des gens honnêtes et droits sur terre. N’aurait-il pas été cruel de la part de Dieu de laisser les méchants effacer de notre planète toute trace de moralité? On comprend donc que Dieu ait recouru à un déluge universel pour débarrasser notre demeure de ceux qui la dégradaient.

Qui plus est, un Dieu cruel n’aurait rien prévu pour la survie de l’homme et des animaux. En revanche, Jéhovah y a pensé. Un Dieu cruel n’aurait jamais averti les hommes de la venue du cataclysme. Mais Lui a établi Noé “prédicateur de justice” au moins 40 ou 50 ans à l’avance (II Pierre 2:5), de sorte que chacun a pu choisir entre la vie et la mort.

Sodome et Gomorrhe

Quand deux anges se sont rendus à Sodome, les habitants de cette ville n’ont pas tardé à montrer à quel point ils étaient corrompus. Nous lisons: “Les hommes de la ville, les hommes de Sodome, entourèrent la maison [de Lot], depuis le garçon jusqu’au vieillard, tout le peuple en un seul attroupement. Et ils appelaient vers Lot et lui disaient: ‘Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit? Fais-les sortir vers nous pour que nous ayons des relations avec eux.’” (Genèse 19:4, 5). C’était là ‘aller après la chair pour en faire un usage contre nature’. — Jude 7; voir aussi Romains 1:26, 27.

Dieu, “qui scrute les cœurs”, voyait bien que Sodome et Gomorrhe étaient irréformables et qu’elles méritaient la destruction (Romains 8:27). Pensez donc: On ne pouvait même pas trouver dix justes à Sodome (Genèse 18:32)! La conduite des Sodomites représentait un grave péril pour le juste Lot et sa famille. Aussi le salut de Lot et de ses filles témoignait-il de l’amour de Dieu. — Genèse 19:12-26.

L’exécution des Cananéens

Jéhovah avait promis à Abraham que sa postérité finirait par occuper le pays de Canaan. Cependant, il est à noter que l’exécution des Cananéens ne devait pas avoir lieu à l’époque d’Abraham. Pourquoi? Jéhovah répond: “Car la faute des Amorites [la principale des tribus cananéennes] n’est pas encore complète.” (Genèse 15:16). Quelque 430 ans devaient passer avant que la méchanceté de cette nation ait atteint des proportions susceptibles d’amener Moïse à déclarer: “C’est vraiment à cause de la méchanceté de ces nations [celles de Canaan] que Jéhovah, ton Dieu, les expulse de devant toi.” — Deutéronome 9:5.

Voici ce que nous pouvons lire à ce sujet dans le livre L’Archéologie et l’Ancien Testament (angl.): ‘La brutalité, la luxure et la licence qui caractérisaient la mythologie cananéenne ont nécessairement produit chez les adorateurs des divinités locales les traits de personnalité les plus détestables. Elles les ont amenés à se livrer aux pratiques les plus avilissantes de l’époque, tels la prostitution sacrée, les sacrifices d’enfants et le culte du serpent, et à sombrer dans une totale dégénérescence morale et religieuse.’ Néanmoins, les Gabaonites et les habitants de trois autres villes ont été épargnés (Josué 9:17, 18). Un Dieu cruel l’aurait-il permis?

Un Dieu à deux visages?

Quelques-uns soutiennent toutefois que le Dieu de l’“Ancien Testament” aurait subi un changement de personnalité dans le “Nouveau Testament”. ‘Les enseignements de Jésus mettaient l’accent sur l’amour’, disent-ils. — Matthieu 5:39, 44, 45.

Cependant, la destruction qui s’est abattue sur Jérusalem en l’an 70 a été l’expression d’un jugement de Jéhovah, ainsi que Jésus lui-même l’avait annoncé (Matthieu 23:37, 38; 24:2). D’autre part, à titre individuel des injustes comme Ananias, Sapphira et Hérode ont été punis de mort. Dieu n’avait pas changé (Actes 5:1-11; 12:21-23; Malachie 3:6). Quant aux enseignements de Jésus concernant l’amour, ils ne constituaient pas en soi une nouveauté. Longtemps auparavant, la loi mosaïque renfermait déjà ce précepte: “Tu devras aimer ton prochain comme toi-même.” (Lévitique 19:18). Il est vrai qu’en prônant l’amour désintéressé qui porte au sacrifice de soi Jésus est allé au delà de ce commandement (Jean 13:34). Cependant, n’oubliez pas qu’il a lui-même prononcé de violentes condamnations à l’endroit des chefs religieux hypocrites de son temps. Lisez le chapitre 23 de l’Évangile selon Matthieu et vous verrez avec quelle verve il les a fustigés.

Ainsi donc, le récit de la Bible témoigne, non pas de la cruauté de Dieu, mais de son amour profond et constant pour le genre humain. Voilà qui nous pousse à faire plus ample connaissance avec Jéhovah et ses marques d’amour.
Repost 0
25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 16:22

LES anecdotes actuelles de rencontres avec des anges suscitent diverses réactions. Il y a d’abord les convaincus, qui disent que ces histoires sont forcément vraies tant elles sont nombreuses et répandues. Il y a ensuite les sceptiques, qui signalent qu’aucun fait solide n’étaie de telles affirmations. ‘ Ce n’est pas parce que beaucoup de monde y croit que quelque chose est vrai, disent-ils. Tenez, dans le temps on croyait aux sirènes ! ’ Enfin, il y a les neutres, dont le point de vue se retrouve dans Ces anges qui dérangent (angl.), en ces termes : “ Quantité de gens disent avoir vu des anges. Il leur est impossible de le prouver ; on les croit sur parole. Cependant, les sceptiques ne peuvent pas les réfuter non plus, et peu s’y essaient. ”

 

 

Bon nombre de personnes acceptent l’idée que la Bible est une source fiable d’informations sur le monde des esprits. Elle peut donc nous aider à jauger les histoires d’anges qui ont cours de nos jours. Comme vous le savez probablement, elle nous assure que les anges sont des créatures réelles, puissantes et glorieuses. Au fil de ses pages, on en voit transmettre des messages et sauver des serviteurs de Dieu en péril. — Psaume 104:1, 4 ; Luc 1:26-33 ; Actes 12:6-11.

 

 

La Bible indique aussi qu’il existe des anges mauvais, des créatures spirituelles qui trompent et égarent les humains afin de les détourner de Dieu (2 Corinthiens 11:14). Ce n’est pas pour rien qu’elle recommande : “ Ne croyez pas toute parole inspirée, mais éprouvez les paroles inspirées pour voir si elles viennent de Dieu. ” (1 Jean 4:1). Par exemple, avant de croire les prédictions d’un soi-disant prophète, nous aurions la sagesse de confronter ses propos avec la Parole de Dieu qu’il affirme peut-être représenter. De même, nous sommes tout à fait en droit d’attendre des récits actuels d’apparitions d’anges qu’ils résistent au même examen. Que révèle donc la confrontation ?

 

 

Les anges ne sont pas ce que beaucoup croient

 

 

Commençons par rectifier deux idées fausses très courantes. Contrairement à la croyance populaire, les anges n’ont pas été d’abord des humains. Ils existaient au ciel longtemps avant que Dieu ne crée la vie sur terre. La Bible dit qu’à l’époque où Dieu a “ fondé la terre [...] tous les fils de Dieu [les anges] poussaient des acclamations ”. — Job 38:4-7.

 

 

Une autre idée fausse est celle selon laquelle les anges sont laxistes et tolérants en ce qui concerne les mauvaises actions. Bien au contraire, les anges fidèles soutiennent les principes justes de Dieu et agissent conformément à sa direction. Ils ne sont pas au service des humains, mais de Dieu. — Psaume 103:20.

 

 

Les anges s’intéressent à notre bien-être spirituel

 

 

Les histoires d’anges sont souvent des récits de sauvetages. Un certain succès de librairie est l’histoire d’une jeune fille doucement soustraite à une maison en flammes par une main invisible. Un autre livre conte l’aventure de deux universitaires pris dans une tempête de neige, quand un camion surgi de nulle part les emmène en lieu sûr, sans laisser aucune trace de roues ! Ailleurs, on fait connaissance avec Ann, atteinte du cancer, qui, trois jours avant d’être hospitalisée pour une opération, reçoit la visite d’un inconnu très grand qui lui dit s’appeler Thomas et être envoyé par Dieu. Thomas lève la main, et Ann sent que son corps est traversé d’une lumière chaude et blanche. Plus tard, au moment de son opération, les médecins perplexes lui annoncent que son cancer a disparu !

 

 

Devant ces récits, une question logique se pose : si nous avons tous un ange gardien, pourquoi quelques-uns sont-ils secourus et beaucoup d’autres non ? Des millions d’humains sont morts à cause d’une maladie, d’une guerre, d’une famine ou d’une catastrophe naturelle. Pourtant, beaucoup ont certainement imploré de l’aide. Pourquoi n’ont-ils pas eu le secours d’un ange gardien ?

 

 

La Bible est utile pour répondre à cette question. Elle signale que Dieu n’est pas partial (Actes 10:34). De plus, même si les anges fidèles de Dieu s’intéressent à notre bien-être physique, ils se préoccupent davantage de notre bien-être spirituel. C’est ce que l’apôtre Paul laissa entendre dans cette question : “ [Les anges] ne sont-ils pas tous des esprits pour un service public, envoyés pour servir ceux qui vont hériter du salut ? ” (Hébreux 1:14). L’aide physique apporte des bienfaits temporaires, mais l’aide spirituelle peut valoir des bienfaits éternels.

 

 

Les histoires d’anges sont souvent plutôt frivoles. On raconte ainsi que des anges ont aidé une mère fatiguée à changer les draps d’un lit, ont rappelé à une personne qui faisait ses courses d’acheter des allumettes ou ont aidé des conducteurs à trouver une place de parking. Une jeune femme écossaise pouffe : “ Depuis trois semaines, je gare ma voiture sur une ligne jaune dans la rue St Mary. J’ai demandé à mon ange de l’entourer d’amour et de compassion. S’il arrive qu’un agent de la circulation s’approche, il se trouve tant inondé d’amour qu’il laisse ma voiture tranquille. Je n’ai encore jamais eu de p.-v. ” On ne s’étonnera pas que certains comparent l’ange gardien d’aujourd’hui à une bonne fée ou à un Père Noël pour adultes.

 

 

Les anges fidèles ne contredisent pas la Parole de Dieu

 

 

Les livres sur les anges sont truffés d’adages et de conseils censés provenir du monde des esprits. L’un d’eux, par exemple, affirme contenir des enseignements communiqués par l’archange Michel (Mikaël dans certaines bibles françaises) à une Américaine du Colorado. Il lui aurait dit, entre autres choses : “ Tous les chemins mènent à Dieu. Toutes les croyances, toutes les vérités de lumière mènent à Dieu. ” Or Jésus a dit qu’il existe seulement deux routes religieuses et qu’une seule mène à la faveur de Dieu et à la vie éternelle, l’autre menant à sa désapprobation et à la destruction éternelle (Matthieu 7:13, 14). Il est évident que ces affirmations ne peuvent pas être vraies toutes les deux.

 

 

Quelle est la position des “ anges ” de la “ nouvelle spiritualité ” sur le mariage et la moralité ? Un livre nous parle de Roseann, à qui un “ ange ” aurait dit : “ Tu as beaucoup de monde à voir, et ton chemin avec lui [ton mari] doit s’arrêter là. Tu l’aimes et il t’aime, mais le moment est venu de vous séparer. ” Roseann a divorcé. Pourtant, la Bible dit que Dieu déteste que l’on divorce pour des raisons futiles (Malaki 2:16). Voici une autre histoire, celle d’un homme et d’une femme qui vivent dans l’adultère, convaincus que les anges se réjouissent de leur conduite et les entourent d’une aura. Or la Bible dit : “ Tu ne dois pas commettre d’adultère. ” — Exode 20:14.

 

 

Se pourrait-il que ces messages d’aujourd’hui soient une actualisation de la Bible ? Non, car la Parole de Dieu ne change pas. L’apôtre Paul écrivit à des chrétiens au Ier siècle : “ Je m’étonne que vous vous laissiez éloigner si vite de Celui qui vous a appelés avec la faveur imméritée de Christ pour passer à une autre sorte de bonne nouvelle. Mais ce n’en est pas une autre ; seulement il y en a certains qui vous troublent et veulent dénaturer la bonne nouvelle concernant le Christ. Cependant, même si nous ou un ange du ciel, nous venions à vous annoncer comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que nous vous avons annoncé comme une bonne nouvelle, qu’il soit maudit. ” — Galates 1:6-8.

 

 

Appel à tous les anges !

 

 

Devrions-nous, face à une difficulté ou à un danger, appeler les anges à l’aide ? C’est ce que beaucoup de livres préconisent. Voici deux exemples. Dans Demandez à vos anges (angl.), le lecteur apprend ‘ comment puiser à la force des anges pour retrouver son moi intérieur et atteindre ses objectifs ’. Un autre livre de même nature s’intitule Appel à tous les anges ! Cinquante-sept façons d’inviter un ange dans votre vie  (angl.).

 

 

Pourtant, jamais, au grand jamais, la Bible ne nous encourage à invoquer les anges. Jésus a été clair sur ce point dans la prière modèle ; il a dit : “ Vous devez donc prier ainsi : ‘ Notre Père dans les cieux [...]. ’ ” (Matthieu 6:9). De même, l’apôtre Paul écrivit : “ En tout, par la prière et la supplication avec action de grâces, faites connaître vos requêtes à Dieu. ” — Philippiens 4:6.

 

 

Au nom des anges

 

 

La “ nouvelle spiritualité ” estime très important d’apprendre les noms des anges. Des livres en vogue recensent les supposés noms de milliers d’anges. Simple curiosité à satisfaire ? Non ; mais c’est afin de pouvoir faire appel à eux, ce qui est étroitement associé à la magie. Selon l’Encyclopédie des anges (angl.), avec les rites, les objets magiques et les invocations, “ l’emploi des ‘ noms à pouvoir ’, autrement dit des noms précis d’esprits, libère des vibrations puissantes qui ouvrent la porte entre le monde physique et le monde des esprits, ce qui permet au magicien de [...] communiquer avec les esprits ”. Cependant, la Bible dit tout net : “ Vous ne devez pas pratiquer la magie. ” — Lévitique 19:26.

 

 

La Bible révèle les noms de seulement deux anges fidèles, Mikaël (ou Michel) et Gabriel (Daniel 12:1 ; Luc 1:26). De cette façon, elle montre que les anges sont effectivement des personnes, des êtres spirituels individuels. Mais pourquoi n’en nomme-t-elle pas davantage ? Sans doute est-ce pour empêcher que les humains n’élèvent des anges à un rang indu, privilège auquel les anges eux-mêmes ne se permettent pas d’aspirer. Ainsi, interrogé par Jacob sur son identité, un ange refusa de la lui dévoiler (Genèse 32:29). Plus tard, l’ange qui apparut à Josué ne se fit pas connaître sous son nom, mais en tant que “ prince de l’armée de Jéhovah ”. (Josué 5:14.) Pareillement, lorsque le père de Samson demanda à un ange comment il s’appelait, il reçut cette réponse : “ Pourquoi donc t’informes-tu de mon nom, alors que c’est un nom prodigieux ? ” (Juges 13:17, 18). Les anges fidèles de Dieu veulent que nous honorions et invoquions Dieu, pas eux.

Repost 0
4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 23:06

Au milieu d’une argumentation sur la résurrection céleste, l’apôtre Paul a rédigé un passage pour le moins étonnant. La Bible d’Osty le rend ainsi : “ Autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si vraiment les morts ne sont pas relevés, pourquoi se fait-on baptiser pour eux ? ” — 1 Corinthiens 15:29.

 

 

Paul recommandait-il de baptiser les vivants à la place des morts qui n’avaient pas reçu le baptême ? On pourrait le penser à en juger d’après cette traduction de la Bible et d’autres. Cependant, un examen attentif tant des Écritures que du grec original utilisé par Paul suggère une autre conclusion. Paul voulait dire que les chrétiens oints sont baptisés, ou immergés, dans un mode de vie qui doit les mener, comme le Christ, à mourir fidèles, puis à être ressuscités pour une vie spirituelle.

 

 

Les Écritures confirment cette explication. Paul a écrit aux Romains : “ Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés dans Christ Jésus, nous avons été baptisés dans sa mort ? ” (Romains 6:3). Aux Philippiens, Paul a dit de lui-même qu’il ‘ participait aux souffrances du Christ, se soumettant à une mort semblable à la sienne, pour voir s’il pouvait de quelque manière parvenir à cette résurrection d’entre les morts qui aurait lieu de bonne heure ’. (Philippiens 3:10, 11.) L’apôtre indiquait ici que la voie suivie par un disciple oint du Christ implique de demeurer intègre dans l’épreuve, d’affronter quotidiennement la mort et finalement de mourir fidèle, avant d’être ressuscité au ciel.

 

 

Il est à noter que ces versets et d’autres où la relation entre la mort et des baptisés est explicite font référence à un baptême de personnes vivantes et non de personnes mortes. Paul a également dit à d’autres chrétiens oints : “ Vous avez été enterrés avec lui dans son baptême, et par votre relation avec lui vous avez aussi été relevés ensemble grâce à votre foi en l’opération de Dieu, qui l’a relevé d’entre les morts. ” — Colossiens 2:12.

 

 

La préposition grecque hupér, que plusieurs versions de la Bible traduisent par le terme “ pour ” en 1 Corinthiens 15:29, signifie également “ dans le but de ”. C’est donc avec raison que certaines traductions en harmonie avec d’autres textes bibliques, rendent ce verset ainsi : “ Que feront-ils, ceux qui sont en train d’être baptisés pour être des morts ? Si les morts ne doivent nullement être relevés, pourquoi aussi sont-ils en train d’être baptisés pour être des morts ? ”

 

 

 

 

 

Repost 0
3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 21:49

L’UN des rédacteurs de la Bible demanda un jour: "Qui a recueilli le vent dans le creux des deux mains? Qui a enveloppé les eaux dans un manteau? Qui a fait se lever toutes les extrémités de la terre? Quel est son nom et quel est le nom de son fils, si tu le sais?" (Proverbes 30:4). En ce qui nous concerne, comment pouvons-nous connaître le nom de Dieu? C’est là une question capitale. La création prouve avec force que Dieu existe, mais elle ne nous découvre pas son nom (Romains 1:20). Au reste, il nous serait impossible de savoir quel est ce nom si le Créateur lui-même ne nous l’avait dévoilé. Heureusement, il l’a fait dans les pages de la Sainte Bible, le livre dont il est l’Auteur.

En une circonstance mémorable, Dieu a prononcé son nom à plusieurs reprises en présence de Moïse. Celui-ci a rédigé un récit de l’événement qui fait toujours partie des Saintes Écritures (Exode 34:5). Mieux encore, l’Être suprême est allé jusqu’à écrire son nom de son propre "doigt". Effectivement, après avoir énuméré de vive voix à Moïse les préceptes que nous appelons aujourd’hui les Dix Commandements, il les a miraculeusement couchés sur un document. Nous lisons: "Dès qu’il eut fini de parler avec lui au mont Sinaï, il donna à Moïse deux tablettes du Témoignage, tablettes de pierre écrites du doigt de Dieu." (Exode 31:18). Or il est à remarquer que le nom divin apparaît huit fois dans le texte original de ce Décalogue (Exode 20:1-17). Ainsi, le Créateur a révélé son nom à l’homme, tant verbalement que par écrit. Alors, quel est ce nom?

En hébreu, il s’orthographie הוהי. Ces quatre consonnes qu’on désigne communément par le mot "Tétragramme" se lisent de droite à gauche. Dans notre alphabet, on peut les transcrire YHWH ou JHVH. Ce mot revient près de 7 000 fois dans le texte de base des Écritures hébraïques (l’"Ancien Testament").

Ce vocable est une forme du verbe hawah (הוה), qui se traduit par "devenir", et il signifie "Il fait devenir". Il présente donc le Créateur comme l’Être qui réalise progressivement ses promesses et qui accomplit immanquablement ses desseins. Seul le vrai Dieu peut porter un nom si riche de sens.

Vous souvenez-vous des différentes façons dont le nom divin était rendu en Psaume 83:18 (ou 19), selon ce que nous avons lu dans la section précédente (page 5)? Deux des traductions citées le remplaçaient purement et simplement par un titre, "SEIGNEUR" ou "l’Éternel". En revanche, dans les deux autres termes, Yahvé et Jéhovah, on retrouvait au moins partiellement les quatre lettres du nom de Dieu. Somme toute, ces deux dernières graphies diffèrent surtout par leur prononciation. Mais pourquoi?

Comment se prononce-t-il?

Le fait est que personne ne sait vraiment comment ce nom s’articulait à l’origine. Quelle en est la raison? Rappelons que la première partie de la Bible a été rédigée en hébreu. Or, dans cette langue, on n’écrivait à l’époque que les consonnes, et pas les voyelles. Évidemment, quand les rédacteurs divinement inspirés ont mentionné le nom du Créateur, ils ont suivi la même règle: ils n’en ont inscrit que les consonnes.

Tant que l’hébreu ancien était une langue vivante, cela ne présentait aucune difficulté. Les Israélites avaient l’habitude d’utiliser le nom par excellence. De ce fait, lorsqu’ils le rencontraient dans un texte ils rajoutaient les voyelles nécessaires à sa prononciation sans même y penser, un peu comme un francophone lira naturellement les abréviations "vx" vieux et "gd" grand.

Mais aujourd’hui les choses ont changé, et ce pour deux raisons: Primo, une superstition a amené les Juifs à croire qu’il était mal de prononcer le nom divin. Quand donc ils le trouvaient en lisant la Bible à haute voix, ils lui substituaient un autre mot hébreu, ´Adhônây ("Souverain Seigneur"). Secundo, avec le temps l’hébreu ancien a cessé d’être employé dans les conversations quotidiennes, de sorte que la prononciation originale du nom de Dieu a fini par tomber en désuétude.

Pour que l’usage de la langue hébraïque dans son ensemble ne se perde pas, au cours de la deuxième moitié du premier millénaire de notre ère des docteurs juifs ont élaboré un système de signes représentant les voyelles manquantes, et ils l’ont introduit dans le texte consonantique de la Bible hébraïque. Désormais, les voyelles étaient écrites au même titre que les consonnes, ce qui a permis à la prononciation en vigueur à l’époque de se perpétuer.

Néanmoins, quand ils ont rencontré le nom de Dieu, ces scribes ne lui ont pas ajouté les signes vocaliques qui en auraient défini l’articulation. Dans la plupart des cas, ils ont plutôt mis d’autres points-voyelles afin de rappeler au lecteur qu’il devait dire ´Adhônây. C’est de cet assemblage de lettres qu’est née la forme Iehouah ou Yehôwâh, qui s’est transformée au fil des siècles pour donner Jéhovah, l’orthographe reçue du nom divin en français. Ce terme a conservé les éléments essentiels du nom de Dieu tels qu’ils apparaissent dans l’original hébreu.

Comment le prononcerez-vous?

Dès lors, d’où viennent les autres graphies du nom divin, comme Yahvé? Elles ont été avancées par des hébraïsants contemporains qui cherchaient à définir la prononciation primitive de ce nom à travers un certain nombre de déductions. Quelques-uns — ils ne font pas l’unanimité — sont d’avis qu’avant l’époque de Jésus les Israélites articulaient probablement le nom divin Yahvé. Toutefois, personne n’est en droit de l’affirmer. Peut-être le prononçaient-ils d’une autre manière encore.

Quoi qu’il en soit, nombreux sont ceux qui préfèrent employer l’orthographe "Jéhovah". Pourquoi? Parce qu’elle est autrement plus répandue et plus usuelle que sa rivale. Cependant, ne serait-il pas préférable d’utiliser la forme qui a le plus de chances de ressembler à la prononciation originale? Pas nécessairement, car ce n’est pas ainsi qu’on procède d’ordinaire avec les noms bibliques.

Pour prendre l’exemple le plus marquant, citons le cas de Jésus. Savez-vous comment ses amis et ses parents l’appelaient dans leurs conversations quotidiennes, pendant son enfance à Nazareth? En fait, nul ne peut se montrer catégorique sur ce point. Peut-être le dénommait-on Yéshoua` ou Yehôshoua`, mais sûrement pas "Jésus".

Pourtant, quand ils ont rédigé en langue grecque les récits relatifs à sa vie, les évangélistes divinement inspirés n’ont pas tenté de préserver la prononciation hébraïque de son nom, car ils l’ont écrit Iêsous. Aujourd’hui, les traductions le présentent différemment selon les langues: Les Espagnols trouvent dans leur Bible la forme Jesús (prononcez khéssouss), les Italiens l’écrivent Gesù (Djèzou) et les Anglais Jesus (Djizess).

Allons-nous cesser d’employer le nom de Jésus sous prétexte que peu de gens — sinon personne — savent aujourd’hui comment il se prononçait au départ? Pour le moment, aucun traducteur n’est allé jusque-là. Au fond, nous aimons nous servir de ce nom, car il évoque en nous l’image du Fils bien-aimé de Dieu qui a donné son sang pour nous. Serait-ce honorer Jésus que d’écarter systématiquement son nom des Écritures pour le remplacer par de simples titres comme "Enseignant" ou "Médiateur"? Non, bien sûr. Il nous est beaucoup plus facile de nous représenter Jésus lorsque nous utilisons son nom personnel de la façon dont on le prononce généralement en français.

On pourrait faire les mêmes remarques à propos de tous les noms propres de la Bible. Effectivement, nous les lisons selon les règles de notre langue, et nous n’essayons pas d’imiter la prononciation des temps bibliques. Ainsi, nous disons "Jérémie", et non Yirmeyâhou. Pareillement, nous parlons d’Ésaïe, alors qu’à son époque le prophète était sans doute appelé Yesha‘yâhou. D’ailleurs, les biblistes qui connaissent la prononciation hébraïque de ces noms en emploient aussi la forme la plus courante quand ils en font mention.

Ce principe s’applique tout autant au vocable Jéhovah. Même si cette orthographe ne correspond pas exactement à la prononciation originelle du nom divin, cela ne diminue en rien sa valeur. En effet, ce mot identifie bien le Créateur, le Dieu vivant, le Très-Haut à qui Jésus a dit: "Notre Père qui es dans les cieux, que ton nom soit sanctifié!" — Matthieu 6:9.

Un nom irremplaçable

Bien que quantité de traducteurs soient partisans de la prononciation Yahvé, la Traduction du monde nouveau et un certain nombre d’autres versions continuent à utiliser la forme Jéhovah parce qu’elle est connue et employée depuis des siècles. En outre, elle conserve au moins aussi bien que les autres les quatre lettres du Tétragramme, YHWH ou JHVH.

Alexandre Westphal, docteur en théologie de langue française, a jadis fait le même choix pour des raisons tout à fait similaires. Dans son ouvrage intitulé "Jéhovah" il déclarait: "Si quelque lecteur venait à s’étonner de ce que nous écrivons Jéhovah, et non pas Jahvéh, ou Jahvé (...), nous répondrons que nous nous sommes fait un devoir de n’adopter dans notre livre que les modifications qui s’imposent. (...) Il est certain que le mot Jéhovah, mot classique en français, consacré par les maîtres de notre langue comme par la littérature chrétienne qui depuis des siècles fait l’édification de l’Église, est un vocable conventionnel. (...) On comprendra dès lors que nous n’ayons pas cru devoir jeter le désarroi parmi nos lecteurs, en rompant avec une tradition qui (...) exprime dans le vocable Jéhovah le tétragramme JHVH." — Édition de 1924, pages 36, 37.

De même, dans sa Grammaire de l’hébreu biblique (édition de 1923, note au bas de la page 49), le professeur Paul Joüon, membre de l’Institut biblique de Rome, dit: "Dans nos traductions, au lieu de la forme (hypothétique) Yahweh, nous avons employé la forme Jéhovah (...) qui est la forme littéraire et usuelle du français." Dans bien d’autres langues, des traducteurs de la Bible ont recouru à une orthographe analogue, comme cela ressort de l’encadré de la page 8.

Est-il donc mal d’utiliser une graphie comme Yahvé ou Yahweh? Pas du tout. L’avantage du vocable Jéhovah consiste en ce que celui-ci a plus de chances d’éveiller tout de suite un écho chez le lecteur du fait qu’il a été adopté par la plupart des langues. Quoi qu’il en soit, ce qui compte, c’est que nous employions le nom par excellence et que nous le proclamions devant nos semblables. "Rendez grâce à Jéhovah, s’exclame le prophète. Invoquez son nom. Faites connaître parmi les peuples ses manières d’agir. Faites mention de ceci: que son nom est mis en haut." — Ésaïe 12:4.

Voyons maintenant comment les serviteurs de Dieu ont répondu à cette invitation au fil des siècles.

Au sujet de la graphie Yahvé, Alexandre Westphal précise dans son Dictionnaire encyclopédique de la Bible (1932-35): "On n’a pas la preuve que cette forme soit la véritable. Le fait que les Juifs d’Éléphantine écrivaient Jahou autorise à penser que la vocalisation du nom propre du Dieu d’Israël garde encore son secret." — Tome I, page 295.

Dans le glossaire de la version Segond révisée (1978, page 9) on trouve la remarque suivante: "La prononciation Yahvé, proposée dans des versions récentes repose sur quelques témoignages anciens qui ne sont pas décisifs: on pourrait tout aussi bien reconstituer la prononciation en Yaho ou Yahou, en tenant compte des noms de personnes, dans lesquels le nom divin entre en composition, par exemple le nom hébreu du prophète Élie: ´Éliyahou."

Dans son Dictionnaire de la Bible (1722-1728), Augustin Calmet énumérait ainsi quelques-unes des différentes orthographes du nom divin: "Les anciens l’ont exprimé différemment. Sanchoniathon écrit Jevo, Diodore de Sicile, Macrobe, saint Clément d’Alexandrie, saint Jérôme et Origène prononcent Jao; saint Épiphane, Théodoret et les Samaritains, Jabé, ou Javé. On trouve aussi dans les anciens Jahoh, Javo, Jaou, Jaod. Louis Cappel est pour Javo; Drusius, pour Javé; Mercerus [Mercier], pour Jehevah; Hottinger, pour Jehvah." — Édition de 1863, tome II, colonne 913.

Il est donc évident que la prononciation originelle du nom de Dieu s’est perdue. Mais cela n’a pas une grande importance, sinon le Créateur aurait veillé à ce qu’elle soit préservée à notre intention. L’essentiel, c’est que nous nous servions du nom de Dieu dans la forme consacrée par notre langue, quelle qu’elle soit.

Repost 0
27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 15:05

TOUT au long de l’histoire humaine les religions se sont servies d’emblèmes. Dans la littérature et dans l’art religieux on retrouve souvent des étoiles, des croissants de lune, des poissons, des dragons et des gargouilles.

 

 

Les chrétiens ont-ils un emblème ? Vous pensez peut-être à la croix. Mais que dire du poisson qui apparaît sur certains objets que l’on a associés aux chrétiens ? N’ont-ils pas encore d’autres emblèmes ?

 

 

Voyons d’abord la croix. Beaucoup de traductions des Écritures chrétiennes en français appellent “croix” l’instrument sur lequel on a cloué Jésus (Phil. 2:8, Bible de Jérusalem). Était-ce bien une croix ?

 

 

Le Dictionnaire impérial de la Bible (angl.) dit : “Le mot grec stauros, que l’on traduit par croix, signifie à proprement parler ‘poteau’ ; c’est un pieu dressé, un pal, un gibet, ou un piquet que l’on enfonce dans le sol. (...) Même chez les Romains, la crux (dont dérive notre mot croix) devait être à l’origine un poteau droit.” Il est vrai qu’en certains endroits ces mots désignent des objets en forme de croix, et dans tous ces cas le contexte décrit une croix. Mais au départ, ni le stauros grec ni la crux latine n’avaient ce sens.

 

 

D’autre part, la Bible utilise le mot grec xylon pour désigner l’instrument sur lequel Jésus est mort. Le dictionnaire de Liddell et Scott dit que ce mot signifie “bois (...) II. Baguette ou morceau de bois (...) III. Plus tard, arbre”. La Bible Segond rend ce mot par “bois”, par exemple dans Actes 5:30, où nous lisons : “Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois.” — Voir aussi Actes 13:29 ; Galates 3:13 ; I Pierre 2:24, dans Segond.

 

 

Mais n’y a-t-il pas des écrivains du début de notre ère qui disent que Jésus est mort sur une croix ? Justin le Martyr (114-167 de notre ère) décrivit comme suit l’instrument sur lequel, d’après lui, Jésus était mort : “La première poutre est placée à la verticale, avec une branche qui dépasse lorsque la seconde est fixée dessus ; les deux branches de celle-ci sont réparties symétriquement de chaque côté, donnant ainsi l’impression d’être montée sur la première par assemblage.” Cette description indique que Justin croyait, lui aussi, que Jésus était mort sur une croix.

 

 

Mais Justin n’était pas inspiré de Dieu comme le furent les rédacteurs de la Bible. Quand il est né, cela faisait quatre-vingts ans que Jésus était mort, et il n’avait pu voir comment il avait été exécuté. D’après ce qu’on sait, Justin suivait la description d’un ouvrage antérieur intitulé la “Lettre de Barnabas”. Cet ouvrage apocryphe prétendait que, d’après la Bible , Abraham aurait circoncis trois cent dix-huit hommes de sa maisonnée. Ensuite il en tirait une déduction à partir des lettres I, H et T avec lesquelles s’écrit le chiffre 318 en grec. Il disait que le I et le H représentaient les deux premières lettres du nom de Jésus, en grec, et que le T indiquait la forme de l’instrument sur lequel il était mort.

 

 

À ce sujet, l’Encyclopédie de M’Clintock et Strong (angl.) fait le commentaire suivant : “Il semble que l’auteur ne connaissait pas les Écritures hébraïques. De plus, il a commis la bourde de supposer qu’Abraham, connaissait l’alphabet grec plusieurs siècles avant son apparition.” Dans la version anglaise de cette “lettre de Barnabas”, le traducteur fait remarquer qu’elle “fourmille d’inexactitudes” et “d’interprétations absurdes et insipides des Écritures”, ainsi que “de fanfaronnades stupides sur la connaissance supérieure dont se targue l’auteur”. Allez-vous faire confiance à ce genre d’écrivain ou à ses adeptes pour recueillir des informations exactes sur le type de poteau sur lequel Jésus est mort ?

 

 

Il a fallu attendre le quatrième siècle de notre ère pour que la croix devienne un emblème populaire dans la chrétienté. À l’époque, l’empereur Constantin avait adopté le labarum, qui était un drapeau orné de la figure (étendard militaire où figurait une croix). Cependant ce signe ne représente pas le poteau sur lequel Jésus est mort, mais les lettres khi (Χ) et rô (Ρ) superposées. Beaucoup se sont mis à croire que cette figure représentait les deux premières lettres du mot “Christ” en grec (XRristos).

 

 

 

 

The Companion Bible fait le commentaire suivant dans l’appendice 162 sur “La croix et la crucifixion” :

 

 

“Les croix symbolisaient le dieu-soleil à Babylone, et elles sont apparues pour la première fois sur une monnaie frappée par Auguste, l’héritier de César, en 20 avant notre ère. Du temps de Constantin, les pièces portent surtout le signe, mais on rencontre aussi le même emblème sans le cercle qui l’entoure et avec quatre branches égales, se coupant à angle droit ; on le vénérait comme la ‘roue solaire’. Il faut dire que Constantin était un adorateur du dieu-soleil, et qu’il n’est entré dans l’‘Église’ qu’un quart de siècle après avoir eu la vision de la croix dans les cieux. (...) Le Seigneur a été mis à mort sur un poteau droit et non sur deux morceaux de bois placés à angle droit.”

 

 

En outre, Bacchus, le dieu romain de la nature, était parfois représenté ayant sur la tête un bandeau couvert de croix.

 

 

Et le poisson ? On a retrouvé des objets datant du second siècle qui comportaient cette image associée au mot grec ICHTHÝS, qui veut dire poisson. On pense que c’est l’anagramme de l’expression Iêsous CHristos THéou Yios Soter, qui veut dire “Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur”, en grec. S’agit-il vraiment d’un emblème chrétien ?

 

 

Le Dictionnaire interprétatif de la Bible (angl.) fait remarquer que l’on trouve à maintes reprises le poisson dans le symbolisme païen de l’Antiquité, souvent en dehors de toute scène aquatique. Cet ouvrage note que “dans ces cas-là, il semble avoir un sens symbolique ; il doit représenter quelque chose comme la divinité, la puissance ou la fécondité”.

 

 

Le même ouvrage fait remarquer ensuite que certains Juifs ont emprunté le poisson aux religions païennes, puis il ajoute : “Il est probable que ces considérations expliquent pourquoi le poisson est apparu dans les plus vieilles catacombes chrétiennes. Nous ne savons pas (...) quand on a commencé à interpréter le mot ‘poisson’ (ichthýs) comme cryptogramme de ‘Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur’ ; mais à la suite de cette interprétation, le poisson s’est généralisé comme emblème chrétien.”

 

 

Pourtant, la Bible ne dit pas que le christianisme serait représenté par des choses visibles. Les chrétiens doivent donc veiller à ne pas adopter d’emblèmes. Jésus a déclaré que, au lieu de choses visibles, “à ceci tous reconnaîtront, que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour entre vous”. — Jean 13:35.

 

 

Les emblèmes religieux ont toujours représenté des cultes non fondés sur la Bible , ce qui explique pourquoi les premiers chrétiens n’en possédaient pas. Il en va de même aujourd’hui, car les chrétiens suivent ce conseil des Écritures : “Nous marchons par la foi, non par la vue.” — II Cor. 5:7.

Repost 0